• 1ère PARTIE : La Restauration de la Torah

    Les Apparentes Contradictions de la Torah:

    Tony Robinson

    Les Apparentes Contradictions de la Torah

     

     La plupart des malentendus à propos de la Torah et de la grâce proviennent de mauvaises traductions, de traditions extra-biblique de l’Eglise et de fausses théologies.

    Dans la mesure où la Torah est toujours d’actualité pour le croyant de la Nouvelle Alliance, nous devons chercher à réconcilier les passages qui semblent se contredire.

    En d'autres termes, si les passages suivants semblent contredire le fait que la Torah est toujours valable, au lieu de choisir l’un ou l'autre comme étant vrai, à nous de voir comment les deux interprétations s’accommodent avec le reste de la Parole.

     

    Nous avons malheureusement hérité d’une théologie incorrecte, en particulier d'un hérétique nommé Marcion.

    Marcion rejetait entièrement la Torah.

    Il enseignait (aux alentours de 150-200 de notre ère) que le Dieu de l'Ancienne Alliance était un Dieu cruel et méprisable, alors que Celui révélé dans la Nouvelle Alliance était un Dieu d'amour.

    Pour Marcion, le message de la grâce prêché par Paul s'opposait à celui de la Torah.

    Il alla jusqu’à supprimer certains enseignements de Paul qui étaient en désaccord avec sa vision.

    Il créa par la suite sa propre église, ajoutant à sa vision (qui prônait l’ascèse, le célibat, et qui était en totale opposition avec le judaïsme) des éléments du Gnosticisme.

    Bien qu'il fût condamné en tant qu’hérétique, ses enseignements continuèrent à avoir une influence durant plusieurs siècles.

    Sa vision de la grâce en opposition à la Torah fut reprise plus tard par un moine catholique du nom d’Augustin.

     

    Au moment de la Réforme, des hommes tels que Jean Wycliffe (qui fut le premier à traduire la Nouvelle Alliance en anglais) et Miles Coverdale (qui fut le premier à traduire l’ensemble de la Bible en anglais) furent fortement influencés par Augustin. Rappelons-nous que les réformateurs étaient d'anciens catholiques.

    Il n’y a donc rien d’exceptionnel à ce qu'ils conservent certaines des tendances théologiques du catholicisme.

    Bien que les réformateurs firent une très bonne chose en mettant en avant le salut par la foi, ils maintinrent la vision erronée à propos de la grâce et de la Torah d’Adonaï.  

     

    1)    Colossiens 2:13-14 : « Et vous, étant morts dans les erreurs et le prépuce de votre chair, il vous a revivifiés avec lui en rémission de toutes nos erreurs. 14 Il a effacé avec ses ordonnances l’acte manuscrit, qui nous était contraire et il l’a fait disparaître en le clouant sur la croix.” (CHOU)  

     

    Les Apparentes Contradictions de la Torah


    Voilà un exemple de mauvaise traduction.

    Le texte est rédigé d’une telle manière, que la phrase « l’acte manuscrit, qui nous était contraire » semble se référer à la Torah. C'est ce que j'ai ai toujours pensé. La NEG traduit l'expression par « l’acte dont les ordonnances ».

     

    Le fait que cette  interprétation nous pousse à croire qu’il s’agisse de la Torah est renforcé parce que le verset déclare qui « qui nous était contraire ».

    Cela étant, voici deux autres possibilités :  

     

    Le mot « acte » (dans la traduction Chouraqui) est traduit par « document » dans la TOB. En grec, il s’agit du mot cheirographon, qui fait référence à quelque chose écrit à la main, plus particulièrement, à un document légal, ou à une obligation.

    Ce document légal est en fait une reconnaissance de dettes ! N’est-ce pas ce que la Nouvelle Alliance nous enseigne ?

    A savoir que nous sommes tous pêcheurs (Rom. 3:23), par conséquent, avant de pouvoir entrer en communion avec le Messie, nous avons envers Adonaï, une dette pour nos péchés. Pour vous montrer qu’il s’agit de l'interprétation correcte du mot « acte », considérons la chose suivante.

    Lorsqu’un prisonnier était crucifié, il était d'usage de clouer la liste de ses crimes sur la croix.

    Un exemple parfait nous est donné avec l’inscription placée sur la croix de Yeshoua, sur laquelle était inscrit : « Yeshoua de Nazareth le roi des juifs » (Jean 19:19-24).

    N’était-ce pas le crime dont Yeshoua était accusé ?

    De toute évidence, ce verset n’est pas en train de nous dire que la Torah, qui est sainte, bonne, parfaite, et éternelle a été clouée sur la croix de Yeshoua.

    Ce qui a été cloué sur la croix est notre reconnaissance de dettes, ou nos obligations.  

     

    Le mot, « ordonnances » vient du grec « dogma », qui signifie des décrets humains, des règles, des lois, des préceptes, etc.

    Dans ce verset, Paul n’est pas en train de parler de la Loi d’Adonaï.

    Le contexte du chapitre 2 nous montre clairement que Paul écrit aux Colossiens pour les mettre en garde contre les commandements humains, non pas contre la Torah d’Adonaï. Notez les phrases suivantes, qui établissent le contexte du verset 14.

    Au verset 22 Paul nous parle de choses qui sont destinées à périr par l’usage.

    Il est clair qu’il n’est pas en train de faire référence à la Torah, que la Bible déclare comme étant ETERNELLE.

     

    Col. 2:8 : “ Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les principes élémentaires du monde, et non sur Christ.”

     

    Col 2:18 : “ Que personne, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course ; tandis qu’il s’abandonne à ses visions, il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles,”

     

    Col 2:20-22 : “Si vous êtes morts avec Christ aux principes élémentaires du monde, [comment cela pourrait-il s’appliquer à la Torah d’Adonaï ?] pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes : 21 Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas ! 22 préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, [de toute évidence, cela ne peut s’appliquer à la Torah, dont le Psaume 119.89 nous dit : “ A toujours, ô Eternel ! Ta parole subsiste dans les cieux.”] et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ?”   

     

    Le mot « dogmatizo » (un dérivé du mot dogma) est utilisé dans Colossiens 2:20, dans Luc 2:1, dans Actes 17:7 et dans Ephésiens 2:15.

    A chaque fois, il fait référence aux ordonnances ou aux décrets humains, et non pas aux lois d’Adonaï.

    Dans les versets suivants, lorsque il est question des lois, des décrets ou des ordonnances divines, le mot utilisé est le mot grec « dikaioma »--Luc 1:6 et Hébreux 9:1,10.  

    Qu’est-ce qui a donc été cloué à la croix ?

    Le certificat sur lequel figurait la dette de nos péchés, pour avoir suivi les traditions et les commandements des hommes (qui annulent la Parole d’Adonaï). 

     

    Cette interprétation ne s’aligne-t-elle pas avec le reste de la Parole ?

    N’est-ce pas là ce que Yeshoua nous enseigne ?

     

    Marc 7:7-8 : “C’est en vain qu’ils m’honorent, En donnant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. 8 Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes.”  

     

    Rappelez-vous, qu’un traducteur utilise son propre jugement pour décider du choix d’un mot.

    La plupart des traducteurs traduisent de manière incorrecte le mot grec «cheirographon » (qui, littéralement, signifie une reconnaissance de dette ou une obligation), ce qui entraîne une confusion chez le lecteur, qui peut penser que c’est la Torah qui a été clouée sur la croix.  

     

    CHOU--Il a effacé avec ses ordonnances l’acte manuscrit …

     

    TOB--il a annulé le document accusateur…

     

    NEG--il a effacé l’acte dont les ordonnances …  

     

    Les traductions ci-dessous sont meilleures et évitent les mauvaises interprétations :

     

    DRB--ayant effacé l’obligation qui était contre nous…

     

    JER--Il a effacé, au détriment des ordonnances légales, la cédule de notre dette…

     

    NBS--il a effacé l’acte rédigé contre nous en vertu des prescriptions légales, acte qui nous était contraire…  

    Pour conclure, voici quelques arguments basés sur le bon sens spirituel.   

     

    Quel que soit ce qui fut cloué sur la croix de Yeshoua, soit c’était mal et devait être enlevé (comme la reconnaissance de dette pour nos péchés) ; soit c’était Saint et bon (comme notre Seigneur, l’Agneau d’Adonaï, saint et sans péché [comme devait l’être l’offrande sous l’Ancienne Alliance]).

     

    De toute évidence, il ne peut s’agir de la Torah d’Adonaï, qui est sainte, éternelle et parfaite.

     

    Selon vous, est-ce la volonté d’Adonaï de faire disparaître sur la croix quelque chose qui comporte tant de caractéristiques positives ?

     

    Pourquoi un document dont l’ensemble du message est « d’aimer son prochain comme soi-même » aurait-il besoin d'être aboli en étant cloué sur une croix ?  

     

    2)    Colossiens 2:16-17 : “Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : 17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.”

     

    Paul commence sa phrase par la conjonction donc.

    Il veut donc nous dire, « à la lumière de ce que je viens de vous dire… ».

    Dans la mesure où la reconnaissance de dette pour nos péchés a été cloué sur la croix (rappelons-nous que nous péchions parce qu’au lieu d’écouter la Parole d’Adonaï, nous suivions des doctrines humaines), Paul est en train de nous dire de ne pas nous laisser juger par des personnes (trompeuses), à propos des fêtes religieuses, etc., selon leurs traditions païennes.

       

    Une fois de plus, n'oublions pas le contexte.

    Aux versets 4, 8 et 18, nous voyons les Colossiens se faire juger par des trompeurs à propos des choses que nous voyons au verset 16.

     Ces trompeurs voulaient imposer leurs doctrines humaines (dogma) aux Colossiens.  

    En fait, Paul avait affaire à deux groupes distincts (qui cherchaient à imposer des commandements humains aux colossiens) :  

    1)  Les judaïsants et leurs exigences vis-à-vis des croyants non juifs (versets 2:11-15).

    La cérémonie d'introduction pour un prosélyte [au judaïsme non messianique] comprenait :

     

    1) la circoncision dans la chair,

    2) l'immersion dans un mikvé [bain rituel],

    et 3) l'offrande d’un sacrifice au Temple.

     

    Dans les versets 11-15, Paul nous démontre que les Colossiens qui avaient la foi en Yeshoua n’avaient pas besoin des suivre les exigences des judaïsants, car

     

     1) dans le Messie ils étaient circoncis de manière spirituelle,

    2) dans le Messie ils avaient été purifiés de manière spirituelle par les eaux du baptême et

    3) le Messie est notre sacrifice.

     

    Nous nous identifions avec Lui à travers notre mort dans le baptême.  

     

    2)  L’hérésie gnostique est adressée dans les versets 1:14-19 et 2:2-10.

     

    Les gnostiques déclaraient que Yeshoua n’était jamais vraimentvenu sur terre sous une forme humaine.

    Notez la manière dont Paul adresse la plénitude d’Adonaï demeurant CORPORELLEMENT dans Yeshoua.

     

    Notez que Paul s’en prend aux commandements d'hommes, non pas à la Torah !

     

    Les phrases suivantes sont tirées du chapitre 2 de l’épître aux Colossiens.

    A vous de décider si UNE de ces phrases peut ou devrait être appliquée à la TORAH D’Adonaï, qui est SAINTE et ÉTERNELLE!

      

    …par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes…

    …sur les principes élémentaires du monde…

    …aux principes élémentaires du monde…

    …Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas ! préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus…

    …fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes… • …Ils ont, en vérité, une apparence de sagesse…

    …cela est sans valeur réelle…

    …ne sert qu’à satisfaire la chair.  

     

    Voyez-vous la folie ?

     

    Pendant des siècles, on nous a enseigné que dans Colossiens 2:16 Paul était en train de dire aux croyants que les jours saints étaient terminés, qu’ils n’étaient pas nécessaire de les observer, etc.

    D’après-vous, les phrases ci-dessus se réfèrent-elles à la Torah ? La Torah est le contraire même de tous ces concepts humains, que Paul énumère.

    Il est temps que nous nous levions afin que le Messie nous donne Sa lumière !  

    Le contexte nous montre donc que les croyants des nations ne devaient pas se laisser juger par des opinions fondées sur les traditions et les commandements des hommes (ceux des judaïsants et des gnostiques) !

    Les Colossiens avaient parfaitement le droit de participer aux festivals, aux Sabbats, etc., sans être jugés comme citoyens de deuxième classe dans le Royaume d’Adonaï, pour le simple fait de ne pas avoir été circoncis dans la chair, de ne pas avoir été immergés dans un mikvé ou, de ne pas avoir offert de sacrifice. De plus, Paul les encourage à ne pas se laisser juger par ceux des gnostiques, qui rendaient un culte aux anges, qui pratiquaient l’ascèse et qui suivaient des croyances religieuses futiles ! 

     

    En fait, comprendre le contexte nous PROUVE que les croyants de Colosse célébraient les fêtes d’Adonaï.

    C’est la raison pour laquelle Paul les exhorte à ne pas se laisser juger (à propos des fêtes) et ainsi se faire voler le prix de leur obéissance aux commandements relatifs aux festivals.

     

    Comprendre la tradition juive et le contexte historique de l’époque, nous aide à interpréter ce que Paul voulait dire.   

     

    3)  Romains 10:4 : “ car Christ est la fin de la loi pour la justification de tous ceux qui croient.”  

     

    Cette traduction est fausse, et comme vous allez le voir, l'erreur commise par le traducteur est à peine excusable !

    Tel qu’il est traduit, ce verset implique, une fois qu’une personne a trouvé le Messie, elle n’a plus besoin d’obéir à la Torah.

    Voici mon explication.  

     

    La concordance Strong nous montre que le mot traduit par fin est le mot grec «telos».

    Ce mot signifie le point à atteindre, à savoir le but ou la finalité.

    Il ne signifie pas la fin, dans le sens de l’achèvement. Apparemment, le mot telos est utilisé 45 fois dans les écrits de la Nouvelle Alliance.

    Uniquement à 4 ou 5 reprises sur 45, il veut bien dire fin dans le sens de terminaison.

    En fait, le sens du mot telos se retrouve dans le mot téléologie, qui est une doctrine philosophique qui repose sur l'idée de finalité.

     

    La version Chouraqui traduit ce verset correctement. Voici quelques exemples de traductions conduites par une théologie incorrecte.

     

    NBS--“car le Christ est la fin de la loi, pour que la justice soit à quiconque croit.”

     

    KJF-- “Car Christ est la fin de la loi, pour impartialité de quiconque croit.”

     

    JER-- “Car la fin de la Loi, c’est le Christ pour la justification de tout croyant.”  

     

    DRB-- “Car Christ est la fin de la loi pour justice à tout croyant.”

     

    BBA-- “En effet, la fin de la loi, c’est Christ pour la justification de tout croyant.”

     

    CHOU-- “La finalité de la tora, c’est le messie, pour la justification de tous ceux qui adhèrent.”  

     

    Une fois de plus, voici un argument fondé sur le bon sens spirituel : sachant que la Torah est sainte, bonne, parfaite et éternelle, comment pourrait-elle se terminer ?  

     

    4)  Ephésiens 2:14-16 :  “Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, 15 ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions ; il a voulu créer en lui–même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, 16 et les réconcilier avec Dieu l’un et l’autre en un seul corps, par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.”   

     

    Regardons dans un premier temps comment plusieurs traductions traduisent ces versets :  

     

    NBS-- “Car c’est lui qui est notre paix, lui qui a fait que les deux soient un, en détruisant le mur de séparation, l’hostilité. Il a, dans sa chair, 15  réduit à rien la loi avec ses commandements et leurs prescriptions, pour créer en lui, avec les deux, un seul homme nouveau, en faisant la paix, 16  et pour réconcilier avec Dieu les deux en un seul corps, par la croix, en tuant par elle l’hostilité.”

     

     

    TOB-- “C’est lui, en effet, qui est notre paix : de ce qui était divisé, il a fait une unité. Dans sa chair, il a détruit le mur de séparation : la haine. 15 Il a aboli la loi et ses commandements avec leurs observances. Il a voulu ainsi, à partir du Juif et du païen, créer en lui un seul homme nouveau, en établissant la paix, 16  et les réconcilier avec Dieu tous les deux en un seul corps, au moyen de la croix : là, il a tué la haine.”

     

    KJF-- “Car il est notre paix, qui des deux en a fait un, et a abattu le mur mitoyen de séparation entre nous. 15  Ayant aboli en sa chair l’inimitié, c’est-à-dire la loi des commandements, qui consistait en ordonnances; pour faire en lui-même des deux un homme nouveau, faisant ainsi la paix; 16  Et qu’il puisse réconcilier les deux à Dieu en un |seul| corps par la croix, ayant de cette manière tué l’inimitié,”

     

    JER-- “Car c’est lui qui est notre paix, lui qui de deux réalités n’a fait qu’une, détruisant la barrière qui les séparait, supprimant en sa chair la haine, 15 cette Loi des préceptes avec ses ordonnances, pour créer en sa personne les deux en un seul Homme Nouveau, faire la paix, 16 et les réconcilier avec Dieu, tous deux en un seul Corps, par la Croix : en sa personne il a tué la Haine.”

     

    DRB-- “Car c’est lui qui est notre paix, qui des deux en a fait un et a détruit le mur mitoyen de clôture, 15 ayant aboli dans sa chair l’inimitié, la loi des commandements qui consiste en ordonnances, afin qu’il créât les deux en lui–même pour être un seul homme nouveau, en faisant la paix ; 16 et qu’il les réconciliât tous les deux en un seul corps à Dieu par la croix, ayant tué par elle l’inimitié.”

     

    CHOU-- “Oui, il est notre paix, celui qui des deux a fait un, ayant aboli le mur mitoyen de la séparation, la haine, dans sa propre chair; 15 annulant la tora des misvot en ses ordonnances, pour que des deux soit créé en lui un seul homme nouveau par lui artisan de paix, 16 et qu’il réconcilie les deux en un seul corps pour Elohîms, à travers la croix, tuant la haine en lui,”

     

    NEG-- Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, 15 ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions ; il a voulu créer en lui–même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, 16 et les réconcilier avec Dieu l’un et l’autre en un seul corps, par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.”  

     

    Le mur de séparation entourant le Temple était un mur sur lequel figurait l’inscription « mur de séparation ». Ce mur interdisait aux étrangers de pénétrer sous peine de mort.

    Il y avait également une cour pour les femmes uniquement.

    C'est le mur dont parlait Paul.

    Il est intéressant de noter l'origine de ce mur.

    Était-il prescrit par la Torah ? La réponse est négative.

    En fait, Adonaï stipulait clairement que les israélites ne devaient pas maltraiter les étrangers qui vivaient parmi eux.

    Eux-mêmes avaient été étrangers en Égypte, Exode 23:9 : “ Tu n’opprimeras point l’étranger ; vous savez ce qu’éprouve l’étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d’Egypte.”

     

    Nous avons vu dans les chapitres précédents qu'un croyant des nations qui se joignait à Israël devait être considéré comme étant égal aux israélites.

    Nous avons même vu que Caleb, l’un des deux espions qui entra dans la terre promise, et qui reçut un héritage, était un prosélyte non juif. D’où venait ce mur ? Des commandements des hommes. Il n’aurait pas du être là en premier lieu.

    Pour comprendre son origine, il nous faut comprendre le point de vue juif de l'époque.  

     

    Dans Actes 10:28: Pierre déclare, “…Vous savez qu’il est contraire à la loi pour un homme qui est Juif de se lier avec quelqu’un d’une autre nation, ou d’aller chez lui; mais Dieu m’a montré à n’appeler aucun homme impur ou souillé.”

     

    (KJF) Le mot traduit par « loi » est une mauvaise traduction. Rappelez-vous, que le mot grec, généralement utilisé pour définir la Torah est le mot « nomos ».

    Nous ne retrouvons pas ce mot dans le verset ci-dessus, par conséquent, le mot «loi » ne devrait pas être compris comme se référant à la Torah, comme le laisse entendre la traduction KJF (King James en français).

    Le mot grec utilisé est le mot « athemitos », qui ne signifie pas illicite ou contraire à la Torah, mais plutôt « tabou, hors de question, considéré comme n’étant pas juste, contre une pratique standard, ou contraire aux normes culturelles ».

     

    Nous voyons donc que la Torah n’est pas la source du mur de séparation, ni de l'idée selon laquelle les juifs ne devaient pas s'associer avec les non juifs.

    Bien que la Torah ne dise pas que les païens eux-mêmes soient impurs ou vulgaires, nombreux étaient leurs produits et leurs pratiques qui étaient considérés comme transmettant une impureté rituelle.

    C’est la raison pour laquelle il était tabou de s'associer aux païens, non pas parce que la Torah l’interdisait.  

    Il est évident que lorsque Paul nous dit que Yeshoua « a renversé le mur de séparation, l’inimitié », Il se réfère au mur érigé dans le Temple pour séparer les païens des juifs.

    De plus, l'origine de ce mur ne se trouve pas dans la Torah !

    Il fut construit pour répondre à des exigences extra-bibliques, à des traditions et des ordonnances rabbiniques, c'est-à-dire à des traditions et des commandements d’hommes !   

    Ce mur de séparation a été détruit par Yeshoua, et ce à juste titre.

    Il nous a véritablement UNI avec Lui.

    Toutes les traductions ci-dessus font ressortir cette interprétation.  

    Ces traductions nous disent ensuite, de diverses façons, que la Torah a été abolie, ou annulée.

    Une fois de plus, c’est la théologie du traducteur, qui détermine son interprétation.

    Quatre des traductions ci-dessus nous disent explicitement que la loi des commandements a été abolie.

    Comment ces interprétations peuvent elles s’accorder avec la déclaration de Yeshoua dans Matthieu 5:17-19, lorsqu’Il nous dit qu’Il n’est pas venu pour détruire la Torah ou les prophètes ?

    S’Il n’est pas venu pour les détruire, qui sommes-nous pour dire le contraire ?

    Nous avons vu et revu que la Torah est sainte, éternelle, et parfaite.

    Pourquoi devrait-elle être annulée ?  

    Le fait est que la Torah n'a jamais été annulée.

     

    Une fois de plus, l'examen du Grec nous montre que le mot traduit par «prescriptions » est le mot « dogma ».

    Comme je l’ai montré ci-dessus, l'utilisation de ce mot ne se réfère pas aux commandements divins, mais aux décrets des hommes !

    Se pourrait-il que ce qui a été aboli fût le dogme des traditions et des enseignements humains, et plus précisément celui qui stipulait la construction d’un mur de séparation ?

    Évidemment oui.

    Si nous voulons être en accord avec les enseignements de l'ensemble de la Bible, de la Torah à la Nouvelle Alliance, alors nous ne pouvons aboutir qu’à une seule conclusion.

    L’inimitié était causée par les traditions et les commandements humains.

    En d'autres termes, l’inimitié était due à la perversion de la Torah d’Adonaï.

    Yeshoua a détruit l’inimitié qui existait entre juifs et païens, pour créer un nouvel homme.

    Pourquoi Paul déclarerait-il que la Torah a été abolie, alors qu’il s’efforçait avec tant de diligence de la garder ?

    Voici deux traductions qui saisissent la signification telle que Paul voulait nous la transmettre.

    Ces traductions prennent en considération la Torah et le fait que les écris de la Nouvelle Alliance réfutent clairement toute idée qu’elle puisse être abolie.

     

     De plus, elles prennent en compte le fait que l’inimitié entre juifs et non juifs était causée par les ordonnances des hommes (dogma), qui effectivement devaient être détruites.  

     

    Ephésiens 2:15: “(Lorsque Yeshoua était ici) sous Sa forme physique, Il rendit inutile [katargeo] l’opposition (entre les deux) causée par les opinions des hommes [dogma] concernant la Loi des Commandements, c’est donc à travers Lui qu’un nouvel homme a été fait à partir des deux.”

     

    Ephésiens 2:14-15: “Car Il est Lui-même notre Shalom—Il a fait de nous un, et a renversé le m’chitzah [mur] qui nous divisait, en détruisant dans Son propre corps l’inimitié occasionnée par la Torah, avec ses commandements publiés sous la forme d’ordonnances.”  

     

    En dehors du mur de séparation, la Torah causait (ou devrions-nous dire, occasionnait) une inimitié entre juifs et païens, par d’autres moyens.   

     

    Les païens enviaient le statut spécial donné par Adonaï au peuple juif  

    La fierté des juifs parce qu'ils faisaient partie du peuple élu par Adonaï

    Le ressentiment des païens envers cette fierté 

     

    Source: http://lasaineparole.blogspot.fr/2014/04/1er-partie-la-restauration-de-la-torah.html

                   http://www.discernerlesondushofar.com/les-apparentes-contradictions-de-la-torah-a128656042

                                                                            SUITE...

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