• 3ème Partie: La Restauration De La Torah

                                                                                                                Chapître 10

               Comprendre Ce que Paul Entend par le Terme Oeuvre de la Loi

     

    La discussion qui suit est basée sur des informations trouvées dans les commentaires du Nouveau Testament de David Stern,

    « The Jewish New Testament Commentary ».

    Je préférerais ne pas utiliser des arguments fondés sur les textes grecs, même si cela peut être bénéfique.

    Bien que je ne lise pas le grec, je crois que certains arguments fondés sur cette langue nous fourniront plus amples informations et aideront le lecteur dans sa décision.  

    Littéralement le mot hébreu Torah signifie instructions ou enseignements.

    Lorsque le Tanakh fut traduit en grec, le mot Torah fut traduit pas le mot "nomos,".

    Ce mot signifie "loi", dans le sens d’un décret légal.

    C’est pourquoi, lorsque nous lisons le grec, il est nécessaire d’examiner le contexte pour déterminer si l’auteur se réfère à des lois humaines (c'est-à-dire au véritable sens du mot grec) ou bien s’il se réfère à la Torah d’Adonaï (la Loi de Moïse).

    Paul utilise le terme “en nomo”, que nous pouvons traduire par “avec la Loi.” Ce terme peut également se traduire par la phrase “en connexion avec la Loi,” ou alors “dans le cade de la Loi,”, pour promouvoir l’idée qu’une personne vit d’une manière conforme à l’intention de la Torah (une foi démontrée par des œuvres, pratiquées dans une véritable foi envers Adonaï), comme par exemple, Yeshoua, Marie, David etc.

    Paul n’utilise pas cette expression lorsqu’il se réfère à quelqu’un qui vit dans une servitude légaliste vis-à-vis de la Torah, comme les pharisiens par exemple.

    Dans les trois versets qui suivent, Paul utilise l’expression « en nomos » pour communiquer l'idée de quelqu'un qui vit conformément à la Torah (c'est-à-dire, une personne qui met en pratique la Torah d’Adonaï (qui est sainte, éternelle et parfaite), non dans un esprit légalistique, mais avec une attitude d’humilité et de foi envers Adonaï).

    • Romains 2:12 : “ Tous ceux qui ont péché sans la Loi périront aussi sans la Loi, et tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la Loi.”

    • Romains 3:19 : “ Or, nous savons que tout ce que dit la Loi, elle le dit à ceux qui sont sous la Loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu.”

    • I Corinthiens 9:21 : “ avec ceux qui sont sans Loi, comme sans Loi (quoique je ne sois point sans la Loi de Dieu, étant sous la Loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans Loi.”  

    Paul utilise la phrase “upo nomon”, littéralement “sous la loi”, pour exprimer l’idée d’une personne qui vit dans une servitude légaliste vis-à-vis de la Torah ou qui l’interprète de façon rigoriste. Bien que la préposition upo puisse avoir un sens, signifiant “dans le cadre de” (par exemple, sous sa tutelle), elle peut également avoir une connotation négative, suggérant une oppression, « assujetti à » ou « accabler par ».

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    Lorsque Paul utilise la phrase upo nomos, il fait clairement ressortir le sens oppressif du terme.

    Pour le démontrer, nous notons que la phrase “upo nomon” apparaît généralement dans un contexte d’oppression, d'esclavage, d'emprisonnement, ou contrôlé par les mauvais désirs.  

    • Romains 3:9 :“ Quoi donc ! sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché,”  

    • Romains 6:14 : “ Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.”

    • Galates 4:3 : “ Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des principes élémentaires du monde ;”  

    Notez qu’en Romains 6:14, la phrase “sous la grâce” est suivie par l’exhortation d’obéir, comme des esclaves de justice.

    Lorsque Paul utilise la phrase grecque « erga nomou », littéralement « les oeuvres de la loi », traduite par les oeuvres/la pratique de la loi, il ne parle pas des œuvres pratiquées conformément à la Torah, tel que Adonaï l’entend, c'est-à-dire dans la foi.

    Il entend par ce terme les œuvres perverties d’une interprétation légaliste de la Torah.

    Dans la section X. D, nous avons vu la raison pour laquelle, le terme « les oeuvres de la loi » ne peut signifier des actes faits dans l'obéissance, tels qu’Adonaï nous le prescrit.

    Les mots « erga nomou » apparaissent dans Romains 3:20a.

    Paul, les utilise pour exprimer toutes oeuvres légalistes faites en dehors de la foi, dans le but de se justifier.

    Cela est tout à fait clair, lorsque nous nous rendons compte que Paul et Yeshoua ont toujours eu des choses positives à dire au sujet de la Torah, et des choses négatives à l’encontre de sa perversion légaliste.

    Il est regrettable que la plupart des traductions ne reconnaissent pas ce point, qui est la cause d’un tel malentendu.

    La « Complete Jewish Bible » traduit Romains 3:20b de la façon suivante :  

    Car à Ses yeux aucun vivant ne sera justifié en s’appuyant sur une observance légaliste des commandements de la Torah, puisque en réalité, ce que la Torah fait, c’est de montrer aux gens combien ils sont pécheurs.”   

    Il se peut que vous pensiez que l’interprétation d’un juif messianique ne soit pas très convaincante.

    Voici donc deux citations d’érudits chrétiens à propos de la question des « œuvres de la loi ».

    Comment se fait-il qu’il n’y en ait pas davantage ?  

    Tout simplement parce que la plupart des dirigeants chrétiens ne veulent pas entendre cette vérité.

    Ils choisissent plutôt de croire que « nous sommes libérés de la Loi».

    Les citations qui suivent sont extraites des commentaires de David Stern (Jewish New Testament Commentary).  

    Afin que ma défense face à cette présente interprétation n'apparaisse pas comme étant un plaidoyer hors du commun.

    Je vais établir mon cas en citant deux universitaires chrétiens distingués, qui n’agissent pas dans un but intéressé. C. E. B. Cranfield, dans son commentaire sur le livre des Romains, écrit :  

    « …Il serait bien de garder à l'esprit le fait (qui, jusqu'à présent comme nous le savons, n'avait pas reçu d'attention avant d’apparaître dans [l'article de Cranfield] dans le « Scottish Journal of Theology, Volume 17, 1964, p. 55 ») que la langue grecque à l’époque de Paul, ne possédait pas de groupe de mots correspondant à nos mots « légalisme » et « légaliste ».

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    Cela signifie qu'il manquait à Paul la terminologie nécessaire pour exprimer une distinction essentielle.

    Cela a sûrement entravé, de manière sérieuse, les travaux pour clarifier la position chrétienne, en ce qui concerne la Loi.

    Dans ce contexte, nous pensons que nous devrions toujours être prêts à envisager la possibilité selon laquelle les déclarations de Paul, qui à première vue semblent dénigrer la Loi, n’étaient en fait pas dirigées contre la Loi elle-même, mais contre l’erreur d’interprétation et la mauvaise utilisation de celle- ci (que nous pouvons désormais exprimer avec la bonne terminologie).

    Paul était pionnier sur un terrain très difficile.

    Si nous nous rendons compte de ces circonstances, nous ne serons pas si facilement déroutés ou induit en erreur par certaines déclarations qu’il nous arrive parfois de rencontrer (C.E.B Cranfield, The International Critical Commentary, Romains, 1979, P. 853).”  

    Cranfield a raison.

    Quarante-trois ans plus tôt, dans son commentaire sur Galates, Ernest De Witt Burton, affirme également clairement que, dans le verset, qui nous intéresse, le mot nomos signifie légalisme et non pas la Torah d’Adonaï :   

    « De toute évidence le mot « Nomou » est utilisé ici…dans son sens légaliste, montrant la Loi divine comme étant un système purement légaliste, composé de lois, sur la base desquelles l'obéissance ou la désobéissance approuve ou condamne les hommes (des dettes, sans la grâce).

    C’est la Loi divine, telle qu’elle est définie d’un point de vue légaliste. Dans la pensée de l'apôtre cet élément ne constitue qu’un des aspects de la Loi divine, détaché de tous les autres. Ce détachement déforme la volonté et l’attitude d’Adonaï envers les hommes.

    Par erga nomou Paul entend l'obéissance aux lois, dans un esprit légaliste, et dans l’attente de s'assurer l’approbation divine et de recevoir des récompenses… (E. Burton, The International Critical Commentary, Galates, 1921, p. 120).”

     Bien que cela puisse vous paraître nouveau, ce n’est pas le cas pour plusieurs universitaires chrétiens, qui depuis longtemps, ont compris que nous ne sommes pas “libérés de la Loi”, comme cela est enseigné dans les assemblées aujourd’hui. 

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                                                               Chapitre 11

                       Passages des Ecritures qui Apparemment Voient la Torah                                                        Comme Etant Négative

    Certaines décisions et déclarations faites au concile de Jérusalem sont souvent citées comme étant la « preuve » que nous ne sommes plus « sous la Loi ».

    De plus, ces passages des Ecritures sont utilisés pour affirmer que la Torah était un joug.  

    1)            Actes 15: 1-11 : “Quelques hommes, venus de Judée, enseignaient les frères, en disant : Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.

    2)            Paul et Barnabas eurent avec eux un débat et une vive discussion ; et les frères décidèrent que Paul et Barnabas, et quelques–uns des leurs, monteraient à Jérusalem vers les apôtres et les anciens, pour traiter cette question.

    3)            Après avoir été accompagnés par l’Eglise, ils poursuivirent leur route à travers la Phénicie et la Samarie, racontant la conversion des païens, et ils causèrent une grande joie à tous les frères.

    4)            Arrivés à Jérusalem, ils furent reçus par l’Eglise, les apôtres et les anciens, et ils racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.

    5)            Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire les païens et exiger l’observation de la loi de Moïse.

    6)            Les apôtres et les anciens se réunirent pour examiner cette affaire.

    7)            Une grande discussion s’étant engagée, Pierre se leva, et leur dit : Hommes frères, vous savez que dès longtemps Dieu a fait un choix parmi vous, afin que, par ma bouche, les païens entendent la Parole de l’Evangile et qu’ils croient.

    8)            Et Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage, en leur donnant le Saint–Esprit comme à nous ;

    9)             il n’a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi. 10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter ? 11 Mais c’est par la grâce du Seigneur Jésus (Yeshoua) que nous croyons être sauvés, de la même manière qu’eux.”  

    Le premier verset de ce passage nous montre clairement que la question qui fait débat (voir la fin du verset 2) n'est pas celle de savoir si les païens doivent obéir à la Torah.

    La question est de savoir si oui ou non, POUR ÊTRE SAUVÉS, les croyants non juifs doivent être circoncis selon « le rite de Moïse »!

     Le joug dont il est question au verset 10 n'est pas la Torah, mais sa perversion légaliste, qui imposait aux païens de faire des œuvres pour GAGNER leur salut.

    Une preuve supplémentaire nous est donnée au verset onze, lorsque Pierre nous dit que « c’est par la GRACE du Seigneur Jésus (Yeshoua) que nous croyons être SAUVES », contrairement au salut par les ŒUVRES, qui exigeait de passer par la circoncision.

    Il est question de grâce, non pas d’une perversion légaliste de la Torah.

    Une fois de plus, la question qui fait débat est celle de savoir « la manière dont une personne est sauvée ».

    La question n’est pas celle de savoir si « une personne doit observer la Torah ou pas ». Pierre nous apporte la réponse, lorsqu’il nous dit que nous sommes SAUVES par la grâce de notre Seigneur Yeshoua !  

    Notez également que le joug du légalisme est prescrit par les hommes.

    Il s’agit d’un commandement/d’une doctrine des hommes.

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    A partir du moment où nous suivons les prescriptions humaines, nous annulons la Parole d’Adonaï, comme Paul nous l’explique plus tard dans sa lettre aux Galates.

    Nous avons vu dans le chapitre X, que « les oeuvres de la loi » dont il est question dans Romains 3:20, ne se réfèrent pas à une obéissance fidèle aux commandements d’Adonaï, mais à une perversion légaliste des commandements de la Torah  2) Romains 6:14 : “ Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la Loi, mais sous la grâce.”   

    Romains 6:14 est un excellent exemple de la manière dont Paul utilise les mots grecs “upo nomon » pour indiquer une mise en pratique légaliste de la Loi. Nous devons vivre « en », “dans le cadre de” la Loi, plutôt que « upo », “dans la soumission au” légalisme.  

    3)  Romains 7:4 : “ De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la Loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.”   

    J’ai plusieurs questions. A quelle partie de la Torah avons-nous été mis à mort ?  

    • La partie qui nous enseigne d’aimer Adonaï de tout notre coeur? • La partie qui nous enseigne d’aimer nos prochains comme nous-mêmes ?

    • La partie qui nous parle de l’oeuvre rédemptrice de Yeshoua ? •

     Les parties spirituelles, justes, saintes, et profitables, comme Paul le déclare ?

    • Les parties dont David nous parle dans le Psaume 119.  

    Celles que nous devons…

    1) cacher dans nos coeurs,

    2) nous réjouir en,

    3)  méditer sur,

    4) faire d’elle nos délices,

    5) obéir,

    6) attendre patiemment,

    7) comprendre,

    8) espérer,

    9) parler aux autres,

    10) inscrire sur nos cœurs,

    11) mettre en chanson,

    12) remercier Adonaï pour,

    13) aimer,

    14) ne pas oublier,

    15) admirer, et

    16) incliner notre cœur à mettre en pratique, etc.

    VOYEZ VOUS OÙ JE VEUX EN VENIR ?

    J'essaye de vous montrer que les aspects énumérés ci-dessus ne sont pas choses auxquelles nous devrions être mis à mort.

    A quoi cela nous servirait-il sur le plan spirituel ?

    Nous sommes morts à certains aspects de la Torah, non pas à l'ensemble de la Torah.

    De quels aspects pensez-vous qu’il s’agisse ?

    A quelles parties de la Torah, la mort de Yeshoua, nous a-t-elle permis de mourir ?

    Paul nous explique que nous avons été mis à mort à trois aspects de la Torah :

    • Sa capacité à faire abonder le péché en nous (v. 5-14).  Paul nous montre qu’en dehors de la Torah, le péché est mort.  Les versets 5-14 nous démontrent que la Torah a en elle la capacité de « provoquer les péchés » chez l’homme. Notez que cette faiblesse est en nous, il ne s’agit pas de la Torah.  A travers la mort de Yeshoua, nous avons été mis à mort en ce qui concerne cet aspect de la Torah car nous avons désormais l’Esprit d’Adonaï en nous. C’est Lui qui écrit Ses Lois dans nos esprits, sur nos cœurs, et qui nous donne la puissance de vivre d’une manière victorieuse par rapport au péché ! 

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    • Sa capacité à produire des sentiments de culpabilité en nous (v. 15-25).  Les versets 15-25 nous montrent qu’il y a une autre loi, appelée la loi du péché et de la mort, qui nous asservit et qui produit des sentiments de culpabilité en nous. Cette loi du péché et de la mort est activée par la Torah d’Adonaï, mais à travers la mort de Yeshoua, nous avons été mis à mort en ce qui concerne cet aspect de la Torah, car nous avons désormais l’Esprit d’Adonaï en nous. C’est Lui qui écrit Ses Lois dans nos esprits, sur nos cœurs, et qui nous donne la puissance de vivre d’une manière victorieuse par rapport au péché ! « En effet, la Loi de l'Esprit de vie en Jésus–Christ (Yeshoua Ha'Mashia'h) m'a affranchi (j’ai été mis à mort) de la loi du péché et de la mort ».  

    • Ses pénalités, sa malédiction, sa condamnation (8:1-4). Ces versets, couplés à Galates 3:13 : “ Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi, étant devenu malédiction pour nous –– car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois”, nous montrent que nous sommes morts à la Loi. A travers notre union à Yeshoua, nous sommes donc morts à toutes les malédictions, à toutes les pénalités, et à la condamnation, qui se trouvent dans la Torah. Une preuve supplémentaire que nous sommes uniquement morts à certains aspects, et non pas à l’ensemble de la Torah, se trouve dans les arguments développés par Paul dans les versets 7:1-4.  

    4)  Romains 7:1-4 : “Ignorez-vous, frères, –– car je parle à des gens qui connaissent la loi –– que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit ?

    2 Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant ; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari.

    3 Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère ; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre.

    4 De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.”   

    Le décès du mari d’une femme mariée, la libère d'un aspect de la Torah, la loi régulant son mariage.

    Elle reste tenue à toutes les autres obligations de la Torah.

    De la même manière, nous avons été libérés de certains aspects de la Torah (énumérés ci-dessus).

    Tous les autres aspects de la Torah doivent toujours être observés dans nos vies, comme par exemple Jacques 2:8: “ Si vous accomplissez la Loi royale, selon l’Ecriture : Tu aimeras ton prochain comme toi–même, vous faites bien.”   

    5)  Galates 3:10-14 : “Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le mets pas en pratique. 11 Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit : Le juste vivra par la foi. 12 Or, la loi ne procède pas de la foi ; mais elle dit : Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles. 13  Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous –– car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois –– 14  afin que la bénédiction d’Abraham ait pour les païens son accomplissement en Jésus–Christ, et que nous recevions par la foi l’Esprit qui avait été promis.”  

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    Verset 10—comme je l’ai montré plus tôt, Adonaï s’attend à ce que tout le monde obéisse à Sa Torah.

    Elle contient des dispositions pour le pardon des péchés, lorsque cela est nécessaire.

    Par conséquent, « s’attacher aux œuvres de la loi » doit forcément faire référence à une observance légaliste de celle-ci.

     Ce verset n'est pas en train de nous dire que si nous manquons à une des ordonnances de la Torah, nous sommes sous une malédiction !

    Il nous dit que toute personne qui croit être justifiée parce qu’elle met son espérance dans la perversion légaliste de la Torah, ne sera pas sauvée.

    Pourquoi ? Parce que la Torah elle-même nous dit que nous sommes imputés à justice (et, par implication, justifiés) par la foi, non pas par les oeuvres.   

    Verset 11—voici la preuve que la Torah nous enseigne que nous sommes justifiés par la foi, non pas par des oeuvres légalistes.

     Verset 12—De toute évidence suivre la Torah d’Adonaï doit être fondé sur la foi, comme nous le déclare clairement Habacuc 2:4.

    La perversion légaliste de la Torah, quant à elle, n'est pas fondée sur la foi. Elle consiste à baser son salut sur des œuvres, qui ne sont pas fondées sur la foi. En fait, cette hérésie est celle de la plupart des religions.

    Il en est de même pour les non-croyants, qui pensent avoir accès au paradis à cause de leurs bonnes œuvres !  

    6)  II Corinthiens 3:4-11 : “Cette assurance-là, nous l’avons par Christ auprès de Dieu. 5 Ce n’est pas à dire que nous soyons par nous–mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous–mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu.

    Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie. 7 Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire ait été passagère, 8 combien le ministère de l’Esprit ne sera–t-il pas plus glorieux ! Si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire.

    10 Et, sous ce rapport, ce qui a été glorieux ne l’a point été, à cause de cette gloire qui lui est supérieure.

    11 En effet, si ce qui était passager a été glorieux, ce qui est permanent est bien plus glorieux.”  

    A travers ce passage, on pourrait considérer la Torah de manière négative car il nous parle du « ministère de la mort ».

    Sachant qu’aux yeux de Paul, la Torah est sainte, éternelle et parfaite, quel message essaie-t-il de nous faire passer ?

    La Torah entraîne la mort de la façon suivante :   

    • Elle nous dit que la mort est la pénalité pour le péché.  

    • Elle nous apprend ce qu’est le péché, elle le fait abonder, et donc entraîne la mort.

    • Elle donne une occasion aux pêcheurs de pervertir la Torah, pour en faire un système légaliste.

     • En elle-même, elle n’a pas le pouvoir de justifier les hommes.

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    Paul n’est pas en train de nous dire que la Nouvelle Alliance est meilleurs que l’Ancienne, mais que le ministère de l’Esprit est supérieur au ministère de la lettre.

    Il nous apprend que sans l'Esprit, la lettre est morte. C'est exactement ce que Yeshoua nous enseigne dans Jean 6:63:

    « C’est l'Esprit qui vivifie ».   

    La plus grande gloire se trouve dans le fait que dans la Nouvelle Alliance, la Torah est inscrite non pas sur des tables de pierre mais sur nos propres cœurs !

    Cette vérité est l‘un des principaux arguments de ce document.

    La Torah n'a pas été abolie, mais renouvelée.

    Elle a été écrite dans nos cœurs par l'Esprit.

    C’est la raison pour laquelle elle reste la fondation/base de la Nouvelle Alliance.  

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                                                           Chapitre 12

                             Notre Véritable Liberté Par Rapport à la Torah

    Environ deux ans après avoir écrit ce document,

    Adonaï m’a donné une formidable révélation sur les déclarations suivantes de Paul :  

    Nous ne sommes pas sous la Torah, mais sous la grâce. Nous sommes morts à la Torah à travers le corps du Messie. Nous avons été délivrés de la Torah.  

    Cet enseignement s’intitule NOTRE VERITABLE LIBERTE PAR RAPPORT A LA TORAH.

    Il est disponible en français à l’adresse suivante :  

    http://www.kama-tov-ata.com/notre-veritable-liberte-par-rapport-a-la-torah-a128931762

    Dans la mesure où il s’agit d’une telle révélation, j’ai préféré le séparer de ce document.

    Je vous invite à le lire.

    Il s’agit probablement de la partie la plus importante de ce livre car il aborde de manière franche les trois déclarations de Paul ci-dessus (qui semblent avoir été mal comprises par la plupart) concernant la Torah et le croyant de la Nouvelle Alliance.  

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                                                                 Chapitre 13

                                              Les Apparente Contradictions

    Ce chapitre a été ajouté dans le but d’examiner de plus près les quelques passages, habituellement utilisés, pour prouver que le croyant de la Nouvelle Alliance n'est plus sous la Torah.

    La plupart des malentendus à propos de la Torah et de la grâce proviennent de mauvaises traductions, de traditions extra-biblique de l’Eglise et de fausses théologies.

    Dans la mesure où la Torah est toujours d’actualité pour le croyant de la Nouvelle Alliance, nous devons chercher à réconcilier les passages qui semblent se contredire.

    En d'autres termes, si les passages suivants semblent contredire le fait que la Torah est toujours valable, au lieu de choisir l’un ou l'autre comme étant vrai, à nous de voir comment les deux interprétations s’accommodent avec le reste de la Parole.

    Nous espérons que la discussion, que nous avons eu à propos de la contradiction apparente entre le salut par les œuvres et la foi, vous a montré comment ce type de contradictions pouvait parfaitement être réconcilié, à l’aide d’une bonne exégèse.  

    Nous avons malheureusement hérité d’une théologie incorrecte, en particulier d'un hérétique nommé Marcion.

    Marcion rejetait entièrement la Torah.

    Il enseignait (aux alentours de 150-200 de notre ère) que le Dieu de l'Ancienne Alliance était un Dieu cruel et méprisable, alors que Celui révélé dans la Nouvelle Alliance était un Dieu d'amour.

    Pour Marcion, le message de la grâce prêché par Paul s'opposait à celui de la Torah.

    Il alla jusqu’à supprimer certains enseignements de Paul qui étaient en désaccord avec sa vision.

    Il créa par la suite sa propre église, ajoutant à sa vision (qui prônait l’ascèse, le célibat, et qui était en totale opposition avec le judaïsme) des éléments du Gnosticisme.

    Bien qu'il fût condamné en tant qu’hérétique, ses enseignements continuèrent à avoir une influence durant plusieurs siècles.

    Sa vision de la grâce en opposition à la Torah fut reprise plus tard par un moine catholique du nom d’Augustin.

    Au moment de la Réforme, des hommes tels que Jean Wycliffe (qui fut le premier à traduire la Nouvelle Alliance en anglais) et Miles Coverdale (qui fut le premier à traduire l’ensemble de la Bible en anglais) furent fortement influencés par Augustin. Rappelons-nous que les réformateurs étaient d'anciens catholiques.

    Il n’y a donc rien d’exceptionnel à ce qu'ils conservent certaines des tendances théologiques du catholicisme.

    Bien que les réformateurs firent une très bonne chose en mettant en avant le salut par la foi, ils maintinrent la vision erronée à propos de la grâce et de la Torah d’Adonaï.  

    1)    Colossiens 2:13-14 : « Et vous, étant morts dans les erreurs et le prépuce de votre chair, Il vous a revivifiés avec Lui en rémission de toutes nos erreurs. 14 Il a effacé avec Ses ordonnances l’acte manuscrit, qui nous était contraire et Il l’a fait disparaître en le clouant sur la croix.” (CHOU)  

    Voilà un exemple de mauvaise traduction.

    Le texte est rédigé d’une telle manière, que la phrase « l’acte manuscrit, qui nous était contraire » semble se référer à la Torah. C'est ce que j'ai ai toujours pensé. La NEG traduit l'expression par « l’acte dont les ordonnances ».

                                                                                    58

    Le fait que cette  interprétation nous pousse à croire qu’il s’agisse de la Torah est renforcé parce que le verset déclare qui « qui nous était contraire ».

    Cela étant, voici deux autres possibilités :  

    Le mot « acte » (dans la traduction Chouraqui) est traduit par « document » dans la TOB. En grec, il s’agit du mot cheirographon, qui fait référence à quelque chose écrit à la main, plus particulièrement, à un document légal, ou à une obligation.

    Ce document légal est en fait une reconnaissance de dettes ! N’est-ce pas ce que la Nouvelle Alliance nous enseigne ?

    A savoir que nous sommes tous pêcheurs (Rom. 3:23), par conséquent, avant de pouvoir entrer en communion avec le Messie, nous avons envers Adonaï, une dette pour nos péchés. Pour vous montrer qu’il s’agit de l'interprétation correcte du mot « acte », considérons la chose suivante.

    Lorsqu’un prisonnier était crucifié, il était d'usage de clouer la liste de ses crimes sur la croix.

    Un exemple parfait nous est donné avec l’inscription placée sur la croix de Yeshoua, sur laquelle était inscrit : « Yeshoua de Nazareth le roi des juifs » (Jean 19:19-24).

    N’était-ce pas le crime dont Yeshoua était accusé ?

    De toute évidence, ce verset n’est pas en train de nous dire que la Torah, qui est sainte, bonne, parfaite, et éternelle a été clouée sur la croix de Yeshoua.

    Ce qui a été cloué sur la croix est notre reconnaissance de dettes, ou nos obligations.  

    Le mot, « ordonnances » vient du grec « dogma », qui signifie des décrets humains, des règles, des lois, des préceptes, etc.

    Dans ce verset, Paul n’est pas en train de parler de la Loi d’Adonaï.

    Le contexte du chapitre 2 nous montre clairement que Paul écrit aux Colossiens pour les mettre en garde contre les commandements humains, non pas contre la Torah d’Adonaï. Notez les phrases suivantes, qui établissent le contexte du verset 14.

    Au verset 22 Paul nous parle de choses qui sont destinées à périr par l’usage.

    Il est clair qu’il n’est pas en train de faire référence à la Torah, que la Bible déclare comme étant ETERNELLE.

    • Col. 2:8 : “ Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les principes élémentaires du monde, et non sur Christ.”

    • Col 2:18 : “ Que personne, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course ; tandis qu’il s’abandonne à ses visions, il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles,”

    • Col 2:20-22 : “Si vous êtes morts avec Christ aux principes élémentaires du monde, [comment cela pourrait-il s’appliquer à la Torah d’Adonaï ?] pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes : 21 Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas ! 22 préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, [de toute évidence, cela ne peut s’appliquer à la Torah, dont le Psaume 119.89 nous dit : “ A toujours, ô Eternel ! Ta parole subsiste dans les cieux.”] et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ?”   

    Le mot « dogmatizo » (un dérivé du mot dogma) est utilisé dans Colossiens 2:20, dans Luc 2:1, dans Actes 17:7 et dans Ephésiens 2:15.

    A chaque fois, il fait référence aux ordonnances ou aux décrets humains, et non pas aux lois d’Adonaï.

    Dans les versets suivants, lorsque il est question des lois, des décrets ou des ordonnances divines, le mot utilisé est le mot grec « dikaioma »--Luc 1:6 et Hébreux 9:1,10.  

    Qu’est-ce qui a donc été cloué à la croix ?

    Le certificat sur lequel figurait la dette de nos péchés, pour avoir suivit les traditions et les commandements des hommes (qui annulent la Parole d’Adonaï).

                                                                                     59

    Cette interprétation ne s’aligne-t-elle pas avec le reste de la Parole ?

    N’est-ce pas là ce que Yeshoua nous enseigne ?

    Marc 7:7-8 : “C’est en vain qu’ils M’honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. 8 Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes.”  

    Rappelez-vous, qu’un traducteur utilise son propre jugement pour décider du choix d’un mot.

    La plupart des traducteurs traduisent de manière incorrecte le mot grec «cheirographon » (qui, littéralement, signifie une reconnaissance de dette ou une obligation), ce qui entraîne une confusion chez le lecteur, qui peut penser que c’est la Torah qui a été clouée sur la croix.  

    • CHOU--Il a effacé avec Ses ordonnances l’acte manuscrit …

    • TOB--Il a annulé le document accusateur…

    • NEG--Il a effacé l’acte dont les ordonnances …  

    • Les traductions ci-dessous sont meilleures et évitent les mauvaises interprétations :

    • DRB--ayant effacé l’obligation qui était contre nous…

    • JER--Il a effacé, au détriment des ordonnances légales, la cédule de notre dette…

    • NBS--il a effacé l’acte rédigé contre nous en vertu des prescriptions légales, acte qui nous était contraire…  

    Pour conclure, voici quelques arguments basés sur le bon sens spirituel.   

    • Quel que soit ce qui fut cloué sur la croix de Yeshoua, soit c’était mal et devait être enlevé (comme la reconnaissance de dette pour nos péchés) ; soit c’était Saint et bon (comme notre Seigneur, l’Agneau d’Adonaï, saint et sans péché [comme devait l’être l’offrande sous l’Ancienne Alliance]).

    De toute évidence, il ne peut s’agir de la Torah d’Adonaï, qui est sainte, éternelle et parfaite.

    • Relisez le chapitre VII. Selon vous, est-ce la volonté d’Adonaï de faire disparaître sur la croix quelque chose qui comporte tant de caractéristiques positives ?

    • Pourquoi un document dont l’ensemble du message est « d’aimer son prochain comme soi-même » aurait-il besoin d'être aboli en étant cloué sur une croix ?  

    2)    Colossiens 2:16-17 : “Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : 17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.”

    Paul commence sa phrase par la conjonction donc.

    Il veut donc nous dire, « à la lumière de ce que je viens de vous dire… ».

    Dans la mesure où la reconnaissance de dette pour nos péchés a été cloué sur la croix (rappelons-nous que nous péchions parce qu’au lieu d’écouter la Parole d’Adonaï, nous suivions des doctrines humaines), Paul est en train de nous dire de ne pas nous laisser juger par des personnes (trompeuses), à propos des fêtes religieuses, etc., selon leurs traditions païennes.

     Une fois de plus, n'oublions pas le contexte.

    Aux versets 4, 8 et 18, nous voyons les Colossiens se faire juger par des trompeurs à propos des choses que nous voyons au verset 16.

    Ces trompeurs voulaient imposer leurs doctrines humaines (dogma) aux Colossiens.  

                                                                                      60

    En fait, Paul avait affaire à deux groupes distincts (qui cherchaient à imposer des commandements humains aux colossiens) :  

    1)  Les judaïsant et leurs exigences vis-à-vis des croyants non juifs (versets 2:11-15).

    La cérémonie d'introduction pour un prosélyte [au judaïsme non messianique] comprenait :

    1) la circoncision dans la chair,

    2) l'immersion dans un mikvé [bain rituel],

    et 3) l'offrande d’un sacrifice au Temple.

    Dans les versets 11-15, Paul nous démontre que les Colossiens qui avaient la foi en Yeshoua n’avaient pas besoin de suivre les exigences des judaïsant, car

    1) dans le Messie ils étaient circoncis de manière spirituelle,

    2) dans le Messie ils avaient été purifiés de manière spirituelle par les eaux du baptême et

    3) le Messie est notre sacrifice.

    Nous nous identifions avec Lui à travers notre mort dans le baptême.  

    2)  L’hérésie gnostique est adressée dans les versets 1:14-19 et 2:2-10.

    Les gnostiques déclaraient que Yeshoua n’était jamais vraiment venu sur terre sous une forme humaine.

    Notez la manière dont Paul adresse la plénitude d’Adonaï demeurant CORPORELLEMENT dans Yeshoua.

    Notez que Paul s’en prend aux commandements d'hommes, non pas à la Torah !

    Les phrases suivantes sont tirées du chapitre 2 de l’épître aux Colossiens.

    A vous de décider si UNE de ces phrases peut ou devrait être appliquée à la TORAH d’Adonaï, qui est SAINTE et ÉTERNELLE!

     • …par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes…

    • …sur les principes élémentaires du monde…

    • …aux principes élémentaires du monde…

    • …Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas ! préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus…

    • …fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes… • …Ils ont, en vérité, une apparence de sagesse…

    • …cela est sans valeur réelle…

    • …ne sert qu’à satisfaire la chair.  

    Voyez-vous la folie ?

    Pendant des siècles, on nous a enseigné que dans Colossiens 2:16 Paul était en train de dire aux croyants que les jours saints étaient terminés, qu’ils n’étaient pas nécessaire de les observer, etc.

    D’après-vous, les phrases ci-dessus se réfèrent-elles à la Torah ? La Torah est le contraire même de tous ces concepts humains, que Paul énumère.

    Il est temps que nous nous levions afin que le Messie nous donne Sa lumière !  

    Le contexte nous montre donc que les croyants des nations ne devaient pas se laisser juger par des opinions fondées sur les traditions et les commandements des hommes (ceux des judaïsant et des gnostiques) !

    Les Colossiens avaient parfaitement le droit de participer aux festivals, aux Sabbats, etc., sans être jugés comme citoyens de deuxième classe dans le Royaume d’Adonaï, pour le simple fait de ne pas avoir été circoncis dans la chair, de ne pas avoir été immergés dans un mikvé ou, de ne pas avoir offert de sacrifice. De plus, Paul les encourage à ne pas se laisser juger par ceux des gnostiques, qui rendaient un culte aux anges, qui pratiquaient l’ascèse et qui suivaient des croyances religieuses futiles !

     

                                                                          61             

    En fait, comprendre le contexte nous PROUVE que 

    les croyants de Colosse célébraient les fêtes d’Adonaï.

    C’est la raison pour laquelle Paul les exhorte à ne pas se laisser juger (à propos des fêtes) et ainsi se faire voler le prix de leur obéissance aux commandements relatifs aux festivals.

    Comprendre la tradition juive et le contexte historique de l’époque, nous aide à interpréter ce que Paul voulait dire.  

    3)  Romains 10:4 : “ Car Christ est la fin de la loi pour la justification de tous ceux qui croient.”  

    Cette traduction est fausse, et comme vous allez le voir, l'erreur commise par le traducteur est à peine excusable !

    Tel qu’il est traduit, ce verset implique, une fois qu’une personne a trouvé le Messie, elle n’a plus besoin d’obéir à la Torah.

    Voici mon explication.  

    • La concordance Strong nous montre que le mot traduit par fin est le mot grec «telos ».

    Ce mot signifie le point à atteindre, à savoir le but ou la finalité.

    Il ne signifie pas la fin, dans le sens de l’achèvement. Apparemment, le mot telosest utilisé 45 fois dans les écrits de la Nouvelle Alliance.

    Uniquement à 4 ou 5 reprises sur 45, il veut bien dire fin dans le sens de terminaison.

    En fait, le sens du mot telos se retrouve dans le mot téléologie, qui est une doctrine philosophique qui repose sur l'idée de finalité.

    • La version Chouraqui traduit ce verset correctement. Voici quelques exemples de traductions conduites par une théologie incorrecte.

    • NBS--“car le Christ est la fin de la Loi, pour que la justice soit à quiconque croit.”

    • KJF-- “Car Christ est la fin de la Loi, pour impartialité de quiconque croit.”

    • JER-- “Car la fin de la Loi, c’est le Christ pour la justification de tout croyant.”  

    • DRB-- “Car Christ est la fin de la Loi pour justice à tout croyant.”

    • BBA-- “En effet, la fin de la lLi, c’est Christ pour la justification de tout croyant.”

    • CHOU-- “La finalité de la torah, c’est le Messie, pour la justification de tous ceux qui adhèrent.”  

    Une fois de plus, voici un argument fondé sur le bon sens spirituel : sachant que la Torah est sainte, bonne, parfaite et éternelle, comment pourrait-elle se terminer ?  

    4)  Ephésiens 2:14-16 :  “Car il est notre paix, Lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, 15 ayant anéanti par Sa chair la Loi des ordonnances dans Ses prescriptions ; Il a voulu créer en Lui–même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, 16 et les réconcilier avec Dieu l’un et l’autre en un seul corps, par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.”   

    Regardons dans un premier temps comment plusieurs traductions traduisent ces versets :  

    • NBS-- “Car c’est Lui qui est notre paix, Lui qui a fait que les deux soient un, en détruisant le mur de séparation, l’hostilité. Il a, dans Sa chair, 15  réduit à rien la Loi avec Ses commandements et leurs prescriptions, pour créer en Lui, avec les deux, un seul homme nouveau, en faisant la paix, 16  et pour réconcilier avec Dieu les deux en un seul corps, par la croix, en tuant par elle l’hostilité.”

                                                                                 62

    • TOB-- “C’est Lui, en effet, qui est notre paix : de ce qui était divisé, Il a fait une unité. Dans Sa chair, Il a détruit le mur de séparation : la haine. 15 Il a aboli la Loi et ses commandements avec leurs observances. Il a voulu ainsi, à partir du Juif et du païen, créer en Lui un seul homme nouveau, en établissant la paix, 16  et les réconcilier avec Dieu tous les deux en un seul corps, au moyen de la croix : là, Il a tué la haine.”

    • KJF-- “Car Il est notre paix, qui des deux en a fait un, et a abattu le mur mitoyen de séparation entre nous. 15  Ayant aboli en Sa chair l’inimitié, c’est-à-dire la Loi des commandements, qui consistait en ordonnances; pour faire en Lui-même des deux un homme nouveau, faisant ainsi la paix; 16  Et qu’Il puisse réconcilier les deux à Dieu en un |seul| corps par la croix, ayant de cette manière tué l’inimitié,”

    • JER-- “Car c’est Lui qui est notre paix, Lui qui de deux réalités n’a fait qu’une, détruisant la barrière qui les séparait, supprimant en Sa chair la haine, 15 cette Loi des préceptes avec ses ordonnances, pour créer en Sa personne les deux en un seul Homme Nouveau, faire la paix, 16 et les réconcilier avec Dieu, tous deux en un seul Corps, par la Croix : en Sa personne Il a tué la Haine.”

    • DRB-- “Car c’est Lui qui est notre paix, qui des deux en a fait un et a détruit le mur mitoyen de clôture, 15 ayant aboli dans Sa chair l’inimitié, la Loi des commandements qui consiste en ordonnances, afin qu’Il créât les deux en Lui–même pour être un seul homme nouveau, en faisant la paix ; 16 et qu’Il les réconciliât tous les deux en un seul corps à Dieu par la croix, ayant tué par elle l’inimitié.”

    • CHOU-- “Oui,Il est notre paix, celui qui des deux a fait un, ayant aboli le mur mitoyen de la séparation, la haine, dans Sa propre chair; 15 annulant la torah des misvot en ses ordonnances, pour que des deux soit créé en Lui un seul homme nouveau par Lui artisan de paix, 16 et qu’Il réconcilie les deux en un seul corps pour Elohîms, à travers la croix, tuant la haine en Lui,”

    • NEG-- Car Il est notre paix, Lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, 15 ayant anéanti par Sa chair la Loi des ordonnances dans ses prescriptions ; Il a voulu créer en Lui–même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, 16 et les réconcilier avec Dieu l’un et l’autre en un seul corps, par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.”  

    Le mur de séparation entourant le Temple était un mur sur lequel figurait l’inscription « mur de séparation ». Ce mur interdisait aux étrangers de pénétrer sous peine de mort.

    Il y avait également une cour pour les femmes uniquement.

    C'est le mur dont parlait Paul.

    Il est intéressant de noter l'origine de ce mur.

    Était-il prescrit par la Torah ? La réponse est négative.

    En fait, Adonaï stipulait clairement que les israélites ne devaient pas maltraiter les étrangers qui vivaient parmi eux.

    Eux-mêmes avaient été étrangers en Égypte, Exode 23:9 : “ Tu n’opprimeras point l’étranger ; vous savez ce qu’éprouve l’étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d’Egypte.”

    Nous avons vu dans les chapitres précédents qu'un croyant des nations qui se joignait à Israël devait être considéré comme étant égal aux israélites.

    Nous avons même vu que Caleb, l’un des deux espions qui entra dans la terre promise, et qui reçut un héritage, était un prosélyte non juif. D’où venait ce mur ? Des commandements des hommes. Il n’aurait pas du être là en premier lieu.

    Pour comprendre son origine, il nous faut comprendre le point de vue juif de l'époque. 

                                                                              63

    Dans Actes 10:28: Pierre déclare, “…Vous savez qu’il est contraire à la loi pour un homme qui est Juif de se lier avec quelqu’un d’une autre nation, ou d’aller chez lui; mais Dieu m’a montré à n’appeler aucun homme impur ou souillé.”

    (KJF) Le mot traduit par « loi » est une mauvaise traduction. Rappelez-vous, que le mot grec, généralement utilisé pour définir la Torah est le mot « nomos ».

    Nous ne retrouvons pas ce mot dans le verset ci-dessus, par conséquent, le mot «loi » ne devrait pas être compris comme se référant à la Torah, comme le laisse entendre la traduction KJF (King James en français).

    Le mot grec utilisé est le mot « athemitos », qui ne signifie pas illicite ou contraire à la Torah, mais plutôt « tabou, hors de question, considéré comme n’étant pas juste, contre une pratique standard, ou contraire aux normes culturelles ».

    Nous voyons donc que la Torah n’est pas la source du mur de séparation, ni de l'idée selon laquelle les juifs ne devaient pas s'associer avec les non juifs.

    Bien que la Torah ne dise pas que les païens eux-mêmes soient impurs ou vulgaires, nombreux étaient leurs produits et leurs pratiques qui étaient considérés comme transmettant une impureté rituelle.

    C’est la raison pour laquelle il était tabou de s'associer aux païens, non pas parce que la Torah l’interdisait.  

    Il est évident que lorsque Paul nous dit que Yeshoua « a renversé le mur de séparation, l’inimitié », Il se réfère au mur érigé dans le Temple pour séparer les païens des juifs.

    De plus, l'origine de ce mur ne se trouve pas dans la Torah !

    Il fut construit pour répondre à des exigences extra-bibliques, à des traditions et des ordonnances rabbiniques, c'est-à-dire à des traditions et des commandements d’hommes !   

    Ce mur de séparation a été détruit par Yeshoua, et ce à juste titre.

    Il nous a véritablement UNI avec Lui.

    Toutes les traductions ci-dessus font ressortir cette interprétation.  

    Ces traductions nous disent ensuite, de diverses façons, que la Torah a été abolie, ou annulée.

    Une fois de plus, c’est la théologie du traducteur, qui détermine son interprétation.

    Quatre des traductions ci-dessus nous disent explicitement que la loi des commandements a été abolie.

    Comment ces interprétations peuvent elles s’accorder avec la déclaration de Yeshoua dans Matthieu 5:17-19, lorsqu’Il nous dit qu’Il n’est pas venu pour détruire la Torah ou les prophètes ?

    S’Il n’est pas venu pour les détruire, qui sommes nous pour dire le contraire ?

    Nous avons vu et revu que la Torah est sainte, éternelle, et parfaite.

    Pourquoi devrait-elle être annulée ?  

    Le fait est que la Torah n'a jamais été annulée.

    Une fois de plus, l'examen du Grec nous montre que le mot traduit par «prescriptions » est le mot « dogma ».

    Comme je l’ai montré ci-dessus, l'utilisation de ce mot ne se réfère pas aux commandements divins, mais aux décrets des hommes !

    Se pourrait-il que ce qui a été aboli fût le dogme des traditions et des enseignements humains, et plus précisément celui qui stipulait la construction d’un mur de séparation ?

    Évidemment oui.

    Si nous voulons être en accord avec les enseignements de l'ensemble de la Bible, de la Torah à la Nouvelle Alliance, alors nous ne pouvons aboutir qu’à une seule conclusion.

    L’inimitié était causée par les traditions et les commandements humains.

    En d'autres termes, l’inimitié était due à la perversion de la Torah d’Adonaï.

    Yeshoua a détruit l’inimitié qui existait entre juifs et païens, pour créer un nouvel homme.

    Pourquoi Paul déclarerait-il que la Torah a été abolie, alors qu’il s’efforçait avec tant de diligence de la garder ?

    Voici deux traductions qui saisissent la signification telle que Paul voulait nous la transmettre.

    Ces traductions prennent en considération la Torah et le fait que les écris de la Nouvelle Alliance réfutent clairement toute idée qu’elle puisse être abolie.

                                                                            64

    De plus, elles prennent en compte le fait que l’inimitié entre juifs et non juifs était causée par les ordonnances des hommes (dogma), qui effectivement devaient être détruites.  

    • Ephésiens 2:15: “(Lorsque Yeshoua était ici) sous Sa forme physique, Il rendit inutile [katargeo] l’opposition (entre les deux) causée par les opinions des hommes [dogma] concernant la Loi des Commandements, c’est donc à travers Lui qu’un nouvel homme a été fait à partir des deux.”

    • Ephésiens 2:14-15: “Car Il est Lui-même notre Shalom—Il a fait de nous un, et a renversé le m’chitzah [mur] qui nous divisait, en détruisant dans Son propre corps l’inimitié occasionnée par la Torah, avec ses commandements publiés sous la forme d’ordonnances.”  

    En dehors du mur de séparation, la Torah causait (ou devrions-nous dire, occasionnait) une inimitié entre juifs et païens, par d’autres moyens.   

    • Les païens enviaient le statut spécial donné par Adonaï au peuple juif  

    • La fierté des juifs parce qu'ils faisaient partie du peuple élu par Adonaï

    • Le ressentiment des païens envers cette fierté 

                                                                                65

                                                             Chapitre 14

                                     Comment la Nouvelle Alliance Voit la Torah

    Tout au long de ce livre, j’affirme que la Torah n'a pas été abolie.

     Dans ce chapitre, je souhaiterais présenter ce que j’ai appris à propos de la manière dont nous devons la mettre en pratique.

    Je ne couvrirai pas l’ensemble des questions, mais j'espère que mon aperçu vous démontrera qu’en ce 21e siècle, la Torah est toujours applicable aux croyants de la Nouvelle Alliance.   

    Le concept même de la Nouvelle Alliance (ou plutôt de l’Alliance Renouvelée) implique des changements, une transformation et/ou un changement de priorité.

    Dans la langue grecque, il y a deux mots pour dire « nouveau », “kainos” et “neos.”

    Neos” signifie quelque chose qui n'a jamais existé auparavant, alors que “kainos” signifie fraîcheur et/ou le renouvellement de quelque chose qui existait auparavant.  

    Voilà ce que le “Vines Complete Expository Dictionary of Old and New Testament Words” nous dit à propos du mot “kainos” : “signifie quelque chose de “nouveau”,dans le sens d’inhabituel ou d’inutilisé, pas quelque chose de « nouveau » dans le temps, ou de récent, mais quelque chose de « nouveau » dans la forme, ou dans la qualité, d’une nature différente par rapport à ce qui est ancien.

    « Les nouvelles langues », “kainos” en Mar c 16:17 sont les « autres  langues »,  « heteros », d’Actes 2:4.  

    Ces langages étaient à la fois “nouveaux” et “différents”, mais pas dans le sens où on ne les avait jamais entendu auparavant…ils étaient nouveau pour ceux qui les parlaient…”12  

    A propos du mot “neos”, il nous dit : “signifie nouveau”, par rapport au temps, quelque chose de récent…”13  

    Nous voyons donc que le mot « nouveau », en grec (et également en hébreu) signifie “renouvelé”, nouveau dans la forme ou dans la qualité, d’une nature différente par rapport à ce qui est ancien.

    Notre tache consiste donc à déterminer en quoi la Nouvelle Alliance est « nouvelle », au niveau de sa forme et de sa qualité. De plus, nous devons également déterminer, sa nouvelle nature par rapport à l’Ancienne Alliance.  

    Hébreu 7.12 nous parle d’une transformation de la Torah selon la Nouvelle Alliance.  

    • Hébreux 7:12 : “ Car, le sacerdoce étant changé, il y a aussi nécessairement un changement de loi.”  

    Vous allez peut être me dire, « comment ce verset nous enseigne-t-il que la Torah se transforme en Nouvelle Alliance ?

    En grec, le groupe de mots « changement de loi » se traduit par « nomou metathesis ».

    Littéralement, cette expression signifie la transformation de la Torah.

                                                                                   66

    Notez, qu’il s’agit d’une transformation, non pas d’une abrogation ou d’une suppression.

    Il est de notre responsabilité de déterminer la manière dont la Nouvelle Alliance transforme la Torah.  

    La Nouvelle Alliance nous enseigne qu'avec la venue de Yeshoua, la Torah a été renouvelée/transformée.

    Elle n’a pas été abolie.

    Elle a été renouvelée de diverses manières.

    La Torah est composée des Lois d’Adonaï écrites sur des tables de pierre.

    La Nouvelle Alliance (l’Alliance Renouvelée) est composée des Lois d’Adonaï écrites sur nos cœurs et dans notre esprit par Son Souffle de Sainteté.

    En fait, les Ecritures nous montrent qu'il s’agissait là de Son intention initiale.

    Voilà une des façons dont la Torah a été renouvelée, dans sa forme et dans sa qualité.

    Elle est désormais de nature différente par rapport à l’Ancienne. Notez une fois de plus que la Torah n’a pas été abolie.

    Revoyons les faits.  

    La Torah comprenait les Instructions d’Adonaï, écrites sur des tables de pierre.  

    • Exode 24:12 : “ L’Eternel dit à Moïse : Monte vers Moi sur la montagne, et reste là ; Je te donnerai des tables de pierre, la loi et les ordonnances que J’ai écrites pour leur instruction.”  

    • Deutéronome  10:4-5 : “L’Eternel écrivit sur les tables ce qui avait été écrit sur les premières, les dix Paroles qu’Il vous avait dites sur la montagne, du milieu du feu, le jour de l’assemblée ; et l’Eternel me les donna. 5 Je retournai et je descendis de la montagne, je mis les tables dans l’arche que j’avais faite, et elles restèrent là, comme l’Eternel me l’avait ordonné.”  

    • II Corinthiens 3: 7-8 : “Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire ait été passagère, 8  combien le ministère de l’Esprit ne sera–t–il pas plus glorieux !”

    • Hébreux 9:4 : “renfermant l’encensoir d’or pour les parfums, et l’arche de l’alliance, entièrement recouverte d’or. Il y avait dans l’arche un vase d’or contenant la manne, la verge d’Aaron, qui avait fleuri, et les tables de l’Alliance.”  

    En ce qui concerne l’intention original d’Adonaï, où voulait-Il que Sa Torah soit ?  

    • Exode 13:9 : “ Ce sera pour toi comme un signe sur ta main et comme un souvenir entre tes yeux [c-a-d. dans ton esprit], afin que la loi de l’Eternel soit dans ta bouche ; car c’est par sa main puissante que l’Eternel t’a fait sortir d’Egypte.”  

    • Deutéronome 11:18 : “ Mettez dans votre cœur et dans votre âme ces paroles que je vous dis. Vous les lierez comme un signe sur vos mains, et elles seront comme des fronteaux entre vos yeux.”

    • Jérémie 31:33 : “ Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Eternel : Je mettrai ma loi au–dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.”

    • Deutéronome  6:6-9 : “ Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. 7 Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. 8 Tu les lieras comme un signe sur tes mains, et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux. 9 Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes.” 

                                                                                   67

    Comment la Nouvelle Alliance a-t-elle “transformée” la Torah, par rapport à                                                         l’intention originale d’Adonaï ?

    • Hébreux 8:8-10 : “Car c’est avec l’expression d’un blâme que le Seigneur dit à Israël : Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,

    9 Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Egypte ; Car ils n’ont pas persévéré dans mon alliance, Et moi non plus je ne me suis pas soucié d’eux, dit le Seigneur.

    10 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur esprit, Je les écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.”

    • II Corinthiens 3:1-3 : “ Commençons-nous de nouveau à nous recommander nous– mêmes ? Ou avons-nous besoin, comme quelques–uns, de lettres de recommandation auprès de vous, ou de votre part ? 2 C’est vous qui êtes notre lettre, écrite dans nos cœurs, connue et lue de tous les hommes. 3 Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite par notre ministère, non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs."

    • Romains 7:6 : “ Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un Esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli.”  

    Comme nous le voyons donc, dans la Nouvelle Alliance la Torah d’Adonaï a simplement été écrite sur nos cœurs et dans notre esprit—C’était là Son intention première.

    C’est l’un des exemples qui nous montre que la Torah n’a pas été abolie, mais transformée par l’Alliance Renouvelée.

    Notez que la Parole stipule que les commandements d’Adonaï devaient être dans nos cœurs et dans nos âmes.

    C’est exactement ce qu’a accomplit le Souffle de Sainteté (Saint esprit) dans la Nouvelle Alliance !

    Par conséquent, nous avons exécuté le commandement de la Torah dans son essence.

    Elle n’a pas besoin d’être abolie.

    La seule différence, c’est que désormais, ce commandement est accomplit.

    Nous voyons ici comment la Nouvelle Alliance souligne l’intention originale d’Adonaï et comment elle nous montre le plus grand but spirituel de Son commandement.  

    La Torah nous enseigne qu’Adonaï allait habiter avec Son peuple et être son Dieu.

    Elle nous dit également que le peuple de Yahweh pourrait seulement Lui rendre un culte dans le lieu où Il ferait demeurer Son Nom.

    Dans la Torah, Adonaï habitait au sein de Son peuple dans le Tabernacle/Temple.

    Son intention initiale a toujours été d’habiter avec Son peuple dans son Tabernacle.  

    • Exode 25:8-9 : “Ils me feront un sanctuaire, et j’habiterai au milieu d’eux. 9 Vous ferez le tabernacle et tous ses ustensiles d’après le modèle que je vais te montrer.”

    • Exode 29:44-45 : “Je sanctifierai la tente d’assignation et l’autel; je sanctifierai Aaron et ses fils, pour qu’ils soient à mon service dans le sacerdoce.

    45 J’habiterai au milieu des enfants d’Israël, et je serai leur Dieu.” 

                                                                           68 

    • Deutéronome 12:11-14 : “Alors il y aura un lieu que l’Eternel, votre Dieu, choisira pour y faire résider son nom. C’est là que vous présenterez tout ce que je vous ordonne, vos holocaustes, vos sacrifices, vos dîmes, vos prémices, et les offrandes choisies que vous ferez à l’Eternel pour accomplir vos vœux.

    12 C’est là que vous vous réjouirez devant l’Eternel, votre Dieu, vous, vos fils et vos filles, vos serviteurs et vos servantes, et le Lévite qui sera dans vos portes ; car il n’a ni part ni héritage avec vous. 13 Garde-toi d’offrir tes holocaustes dans tous les lieux que tu verras ; 14 mais tu offriras tes holocaustes au lieu que l’Eternel choisira dans l’une de tes tribus, et c’est là que tu feras tout ce que je t’ordonne.”  

    Comment la Nouvelle Alliance a-t-elle “transformée” l’Ancienne, par rapport à l’intention première d’Adonaï ?

    • I Corinthiens 3:16-17 : “Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? 17 Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes.” 

    • I Corinthiens 6:19-20 : “ Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint– Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous–mêmes ? 20 Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.” 

    • II Corinthiens 6:16 : “ Quel rapport y a–t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.” 

    • Ephésiens 3:17 : “ en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi ; afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour,” 

    • Ephésiens 2:21-22 : “En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur.

    22 En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit.” 

    • Apocalypse 21:3 : “ J’entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui–même sera avec eux.”

    Une fois de plus, nous voyons la Nouvelle Alliance remplir le commandement de la Torah.

    Littéralement, l’intention initiale d’Adonaï était d’habiter avec Son peuple, comme dans le jardin.

    Nous devrions même nous attendre à ce que notre expérience actuelle (« la façon dont Il habite en nous ») change, car nous voyons dans le livre de l'Apocalypse, Son tabernacle dans le ciel descendre sur terre !

    Dans la mesure où nous sommes le temple d’Adonaï, là où nous adorons, c’est là que Son Nom demeure.

    En fait, c’est ce que Yeshoua nous enseigne dans Jean 4:21-24 : “Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. 22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. 23 Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. 24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité.”  

    Jean 4:21-24 est un très bon exemple, qui nous montre la raison pour laquelle les gens pensaient que Yeshoua essayait de faire disparaître la loi mosaïque.

    Il leur était interdit de sacrifier en dehors du Temple, là où Yahweh avait fait demeurer Son Nom.

    Et voici Yeshoua disant que, dans un proche avenir, les gens n’adoreraient plus sur cette montagne ni à Jérusalem [au temple]. 

                                                                                   69 

    Pour un juif orthodoxe sous l'Ancienne Alliance, une telle déclaration était hérétique !

    C’est la raison pour laquelle Yeshoua a du déclaré de manière explicite, qu'Il n’était pas venu pour détruire la Torah et les prophètes.

    Il est venu pour transformer l'Ancienne Alliance, en faisant ressortir sa véritable signification spirituelle profonde, et l’intention première d’Adonaï. 

    Yeshoua, sachant :

    1) que Adonaï allait demeurer DANS Son peuple par Son Esprit Saint, et sachant

    2) que dans la Nouvelle Alliance nos corps physiques SONT le temple d’Adonaï, prophétisa dans Jean 4:21-24, que les vrais adorateurs n’adoreraient pas dans le Temple à Jérusalem. 

    Donc, lorsque nous adorons dans le cadre de la Nouvelle Alliance, nous répondons toujours à l’ordonnance de la Torah, même si nous n’adorons pas à Jérusalem.

    L’intention première d’Adonaï (la plus grande intention spirituelle) se trouve déjà dans la Torah.

    Cela étant, cela ne nier pas le fait que l’adoration dans le Temple de Jérusalem sera rétablie durant le règne millénaire.  

    La Torah nous enseigne que le pardon de certains péchés était uniquement possible si une personne offrait en sacrifice un substitut pour son péché.

    Ce sacrifice ne pouvait être offert que par l’intermédiaire d’un prêtre lévite. 

    Dans la Torah, comment l’adorateur :

    1) obtenait-il le pardon et

    2) qui était l'intermédiaire pour l’obtention de son pardon ?  

    • Lévitique 5:5-6 : “Celui donc qui se rendra coupable de l’une de ces choses, fera l’aveu de son péché. 6 Puis il offrira en sacrifice de culpabilité à l’Eternel, pour le péché qu’il a commis, une femelle de menu bétail, une brebis ou une chèvre, comme victime expiatoire. Et le sacrificateur fera pour lui l’expiation de son péché.” 

    • Nombres 15:27-29 : “Si c’est une seule personne qui a péché involontairement, elle offrira une chèvre d’un an en sacrifice pour le péché. 28 Le sacrificateur fera l’expiation pour la personne qui a péché involontairement devant l’Eternel ; quand il aura fait l’expiation pour elle, il lui sera pardonné.

    29 Pour l’indigène parmi les enfants d’Israël et pour l’étranger en séjour au milieu d’eux, il y aura pour vous une même loi, quand on péchera involontairement.” 

    • Lévitique 17:11 : “ Car la vie de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il serve d’expiation pour vos âmes, car c’est par la vie que le sang fait l’expiation.”  

    Nous voyons donc que le seul moyen de se faire pardonner passer par le sacrifice d’un animal.

    La seule personne accréditée pour offrir ce sacrifice était le sacrificateur.  

    Quelle était l’intention originale d’Adonaï pour le pardon de nos péchés ?

    • Esaïe 1:11-13 : “ Que m’importe la multitude de vos sacrifices ? dit l’Eternel. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux ; Je ne prends point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs.

    12  Quand vous venez vous présenter devant moi, Qui vous demande de souiller mes parvis ? 13  Cessez d’apporter de vaines offrandes : J’ai en horreur l’encens, Les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées ;

    Je ne puis voir le crime s’associer aux solennités.” 

                                                                                      70 

    • I Samuel 15:22-23 : “Samuel dit : L’Eternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Eternel ? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. 23 Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l’est pas moins que l’idolâtrie et les théraphim. Puisque tu as rejeté la parole de l’Eternel, il te rejette aussi comme roi.” 

    • Psaume 51:16-17 : “ Si tu avais voulu des sacrifices, je t’en aurais offert ; Mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes. 17 Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé : O Dieu ! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit.” 

    • Psaume 40:6-8 : “ Tu ne désires ni sacrifice ni offrande, Tu m’as ouvert les oreilles ; Tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire. 7 Alors je dis : Voici, je viens Avec le rouleau du livre écrit pour moi. 8 Je veux faire ta volonté, mon Dieu ! Et ta loi est au fond de mon cœur.” 

    • Hébreux 10:5-10 : “ C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m’as formé un corps ; 6  Tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. 7 Alors j’ai dit : Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté.

    8  Après avoir dit d’abord : Tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices ni offrandes, Ni holocaustes ni sacrifices pour le péché

    9  (ce qu’on offre selon la loi), il dit ensuite : Voici, je viens Pour faire ta volonté. Il supprime ainsi la première chose pour établir la seconde.

    10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus–Christ, une fois pour toutes.” 

    • Jean 1:29 : “ Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit : Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.” 

    • Apocalypse 13:8 : “ Et tous les habitants de la terre l’adoreront, ceux dont le nom n’a pas été écrit dans le livre de vie de l’Agneau qui a été immolé dès la fondation du monde.”  

    Ces versets nous montrent que le sang des taureaux et des boucs ne pouvait pas enlever le péché.

    Dans Hébreux 10:5-10, Yeshoua nous dit que le Psaume 40 nous annonçait de manière prophétique, qu’Il allait être notre sacrifice. Ces versets nous montrent également que l'ensemble Torah n'a pas été mis de côté.

    Seul le système sacrificiel.

    Dans un autre passage de l’épître aux Hébreux nous lisons également que le sacerdoce lévitique a été mis de côté.

    Ces versets nous enseignent clairement que le plan d’Adonaï était d’envoyer Yeshoua, en tant qu’Agneau sacrificatoire.  

    En ce qui concerne l’intention originale d’Adonaï, de quelle manière la Nouvelle Alliance a-t-elle renouvelée l’Ancienne ?

    Lorsque nous croyons dans la mort sacrificielle de Yeshoua, les commandements de la Torah sont toujours accomplis.

    Ils ont simplement été transformés, en nous révélant l’intention originale d’Adonaï.

    Yeshoua remplit les exigences des sacrifices pour le péché, que nous trouvons dans la Torah. De plus, Il est maintenant notre Souverain Sacrificateur, pour le pardon des péchés que nous continuons à commettre.

    Cela étant, les Ecritures enseignent que certains types de sacrifices (pas ceux pour le péché) peuvent maintenant être offerts par les croyants.

    A travers la Nouvelle Alliance, nous accomplissons donc la Torah.  

    • Psaume 51:17 : “ Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé : O Dieu ! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit.” 

                                                                               71 

    • I Pierre 2:9 : “ Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière,” 

    • Hébreux 13:15-16 : “Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est–à–dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. 16 Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir.” 

    • Romains 12:1 : “ Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.”  

    Le message, c’est que la Nouvelle Alliance a transformé la Torah, elle ne l’a pas abolie.

    Voilà comment nous pouvons réconcilier les deux.

    Certains des commandements ont été transformés par leur accomplissement.

    D’autres ont été remplacés par la Parole d’Adonaï Elle-même. Nous voyons la même chose dans le Tanakh, lorsque le Temple de Salomon a remplacé le Tabernacle.

    Comme nous l’avons vu ci-dessus, le sacrifice de Yeshoua avait pour objet d’accomplir les sacrifices pour le péché.

    Plutôt que d’être abolis, certains commandements ont vu leur priorité changer.

    Les fêtes bibliques/Festivals (surtout la Pâque) n'ont pas été abolies.

    Elles ont désormais une nouvelle signification.

    Si vous vous demandez pourquoi nous ne pratiquons plus la lapidation, c’est parce que les pénalités pour nos péchés ont déjà été payées par le sang de Yeshoua.

    Comme vous le voyez donc, la Nouvelle Alliance n’annule pas la Torah, Elle l’a confirme !

    Le temps me manque pour parler des aliments purs et impurs, de l’observation du Sabbat, etc.

    Je dirais simplement qu’en tant que croyants de la Nouvelle Alliance, il est de notre responsabilité de laisser l'Esprit Saint écrire Sa Torah dans nos cœurs, afin que nous sachions ce à quoi obéir et la manière de nous y conformer. 

                                                                                 72  

                                                            Chapitre 15  

    Que les Paroles de Yeshoua Règlent la Question Une Bonne Fois pour                                                               Toute   

    La Bible nous apprend de plusieurs manières que la Torah d’Adonaï n'a pas été supprimée/abolie.

    Je le croyais pourtant auparavant. L’argument le plus convaincant reste celui de Yeshoua. Qu’a-t-Il à nous dire à ce sujet ?  

    • Matthieu 5:17-19 : “Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. 18 Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. 19 Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui–là sera appelé grand dans le royaume des cieux.”  

    La seule question qui devrait être posée est la suivante : que voulait dire Yeshoua

                                                                par accomplir ?

    Comme Yeshoua a accomplit la Torah, certains pensent qu'il est inutile pour nous de la suivre.

    En d'autres termes, Il l’a accomplie pour nous, par conséquent elle (la Torah) est supposée être accomplie en nous par notre foi en Lui. Ce raisonnement n’est pas biblique.

    En fait, Paul adresse ce point dans Romains 3:31: “ Annulons-nous donc la loi par la foi ? Loin de là ! Au contraire, nous confirmons la loi.”

    Le mot “accomplir” en grec est le mot “pleroo”.

    Ce mot pourrait être traduit par “terminer”.

    Littéralement, il signifie “rendre parfait, remplir à pleine mesure”.

    Figurativement, nous pourrions le traduire par “fournir, satisfaire, accomplir (une fonction), achever (une tache) ».

    Au sens figuratif, Yeshoua a achevé la tache en répondant aux justes exigences de la Torah.

    Il obéit à tout ce dont Il devait obéir.

    Cette implication est sous entendue lorsque Yeshoua dit à Jean qu’il fallait qu’Il soit baptisé. Accomplir signifie simplement obéir.  

    • Matthieu 3:15 :“ Jésus lui répondit : Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions [OBEISSIONS] ainsi tout ce qui est juste. Et Jean ne lui résista plus.”  

    Concernant le sens littéral, Yeshoua est venu parfaire la Torah, en nous montrant pleinement sa signification !

    N’est-ce pas ce qu’Il fait lors de Son Sermon sur la montagne.

    Il n’y avait pas de contradiction dans Ses enseignements.

    Il faisait ressortir la signification spirituelle profonde des commandements, dont Il révélait l’intention originale d’Adonaï.

    Notez qu’à aucune reprise Yeshoua nous dit avoir aboli quelconque loi. En réalité, Il leur donnait un sens plus profond en les remplissant jusqu’à ras bord avec les vérités d’Adonaï.

    Il faisait ressortir ces significations profondes afin que nous puissions les vivre pleinement, et par conséquent, accomplir Sa volonté dans nos vies. 

                                                                                  73 

    Voici une citation de Brigid Younghughes :

    « …je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir ».

    Assurément, le terme “accomplir” signifie « achever, dans le sens d'amener à la perfection ».

    Il n’a pas le sens que lui donne trop souvent les chrétiens, à savoir « rendre obsolète ».

    Accomplir de telle manière à perfectionner une fondation sur laquelle bâtir davantage (Christianity’s Jewish Heritage, West Sussex: Angel Press, 1988, p.8).”  

    Si vous n’êtes toujours pas convaincus que l’intention de Yeshoua était que nous mettions en pratique Sa Torah, voici un dernier exemple. Un des commandements essentiels de la Torah était le Sabbat.

    Les versets suivants nous montrent que Yeshoua voulait que ses disciples continuent de l’observer :

    • Matthieu 24:14-21 : 14 “ Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.

    15 C’est pourquoi, lorsque vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, –– que celui qui lit fasse attention ! –– 16  alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes ;

    17  que celui qui sera sur le toit ne descende pas pour prendre ce qui est dans sa maison ;

    18  et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau.

    19 Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là !

    20 Priez pour que votre fuite n’arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat.

    21 Car alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais.”  

    Ce passage nous montre sans l'ombre d’un doute que Yeshoua s’attend à ce que ses disciples observent le Sabbat.

    Le contexte ici est celui de Sa seconde venue !

    Si le Sabbat avait été aboli (avec les autres commandements de la Torah) alors pourquoi une telle admonition ?

    A la lumière de tout ce que nous dit l'Ecriture à propos de la Torah, prenons le sens le plus évident.

    Ni la Torah, ni le commandement du Sabbat n'ont été abolis par Yeshoua.

    Après tout, c’est ce qu’Il nous dit clairement dans Matthieu 5:17-19 : Il n'est pas venu pour abolir la loi ou les prophètes !  

    Regardons Matthieu 7:21-23 :  “Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. 22 Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? 23 Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.”   

    Le mot grec traduit par « iniquité » est le mot « anomia ». Dans un contexte non hébraïque, ce mot signifie « absence de loi ». Comme j’ai déjà eu l’occasion de le signaler, « nomos » est le mot grec que le peuple juif a choisi pour traduire le mot hébreu, Torah.

    Par conséquent, nous devrions lire « … retirez-vous de moi, vous qui ne suivez pas la Torah ».

    Une fois de plus, les traducteurs n’ont pas respecté la traduction originale, qui donne un tout autre sens à ce verset.

    Notez les versets suivants qui devraient être traduits par Torah. Chacun de ces versets utilise le mot grec nomos

                                                                                    74 

    Le contexte nous montre clairement qu'il est question de la Torah d’Adonaï, et non pas d’une loi propre à la Nouvelle Alliance, différente de celle de l’Ancienne.

    Ne trouvez- vous pas que ces versets ont maintenant un goût différent ?  

    • Jacques 2:8-13 : “Si vous accomplissez la Torah royale, selon l’Ecriture : Tu aimeras ton prochain comme toi–même, vous faites bien. 9 Mais si vous faites du favoritisme, vous commettez un péché, vous êtes condamnés par la Torah comme des transgresseurs.

    10 Car quiconque observe toute la Torah, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. 11 En effet, celui qui a dit : Tu ne commettras point d’adultère, a dit aussi : Tu ne tueras point. Or, si tu ne commets point d’adultère, mais que tu commettes un meurtre, tu deviens transgresseur de la Torah.

    12 Parlez et agissez comme devant être jugés par une Torah de liberté,

    13 car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement.”

     • I Corinthiens 15:56 : “ L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la Torah.”

     Les traducteurs modernes ont-ils mal traduit ces passages de façon intentionnelle, ou bien est-ce à cause de leurs traditions qu’ils en ont supprimé la saveur hébraïque ?

    Je ne sais pas. Une chose est certaine, en revanche : peu de temps après la mort des apôtres, il y eu une tentative prémédité de supprimer toutes les influences hébraïques des Ecritures.

    Ce livre a essayé de vous montrer le « fruit » de cet effort et de le corriger. 

                                                                              75  

                                                           Chapitre 16 

                                                           Conclusion  

    Quelle devrait donc être notre attitude vis-à-vis de la Torah ?

    Des lois de la cacheroute, des lois vestimentaires, etc. ?

    Chaque croyant devrait se laisser guider et instruire par le Saint Esprit.

    Telle est ma conviction actuelle. Nous devrions tous, de manière honnête, nous efforcer de comprendre l'ensemble de la Révélation qu’Adonaï nous a donnée.

    Le Concile de Jérusalem, en Actes 15, nous démontre qu’il n’était pas nécessaire pour les païens de devenir juifs (circoncision, mikvé et sacrifice animal) pour être sauvé.

    Cela étant, on attendait d’eux à ce qu’ils grandissent dans la connaissance de la Torah.

    Je ne serais pas dogmatique sur ces questions. Un des objectifs de ce livre était simplement de démontrer que la Torah n’a pas été supprimée et que nous sommes toujours tenus de la respecter.

    Ce livre est le résultat d'environ six mois d'étude intensive.

    Je sais par avance, que je n'ai pas les réponses à toutes les questions.

    De plus, je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre.

    Je ne serais donc dogmatique que sur un point : la Torah n'a pas été abolie !

    Il est de notre responsabilité, en tant que croyants, de déterminer la manière dont Adonaï veut que nous l’appliquions dans nos vies (telles que l’expriment les écrits de la Nouvelle Alliance).

    Que tous ceux qui lisent ce document puissent le lire avec un esprit ouvert. Telle est ma prière.

    La période dans laquelle nous vivons est celle dont nous parlent les prophètes d’Adonaï, à propos de la restauration de toutes choses.

    Allez-vous rejeter une vérité qu’Adonaï essaie de rétablir parce que celle-ci ne s’aligne pas avec votre expérience ?

    Je crois que la Bible est claire.

    Je crois aussi que les centaines d'années de traditions humaines font qu’il est difficile de voir la vérité.

    C'est malheureux. J'ai défendu les deux côtés de cette question, et je suis persuadé qu’Adonaï m'a conduit dans mon choix.

    Avant, je rejetais cet enseignement parce qu’on ne m’avait jamais présenté cette vérité de façon globale.

    J'avais toujours quelques contre arguments pour réfuter cette interprétation. Mais depuis que j'ai ai pris l'ensemble de la Bible comme témoin, j’en suis arrivé à une seule conclusion.

    La Torah n'a pas été abolie.  

    Je ne renie aucune des choses que Adonaï a faites dans mon passé ou dans le vôtre !

    Je ne dis pas que notre façon de marcher en tant que chrétiens était du diable. Cela serait ridicule.

    Adonaï a véritablement fait de grandes choses pour nous, car Sa miséricorde est infinie.

    S’il vous plait, n’entendez pas des choses que je ne dis pas. Ce que je dis, c’est que Adonaï nous appelle à répondre à Sa restauration de Sa vérité afin que nous puissions Lui obéir plus pleinement. Puisse- t-Il vous conduire vous aussi.  

    Voici quelques réflexions supplémentaires :  

    • Tout comme le peuple juif essaie de mettre en pratique une loi de justice en dehors de la foi, nous (en tant que chrétiens) essayons de mettre en pratique notre foi en dehors de l'obéissance à la Torah. Les deux façons de faire sont erronées. Comme cela est souvent le cas, la vérité se situe au milieu.

     • Ce que Yeshoua enseigne lors de Son Sermon sur la montagne n'était pas une nouvelle doctrine. Il met simplement en lumière le véritable sens spirituel des commandements de la Torah, les révélant dans toute leur profondeur. 

    Tous Ses commandements sont encore valides. 

                                                                            76 

    • L'ensemble de la Torah (tout comme Yeshoua) nous enseigne d’aimer Adonaï. L’amour de Dieu consiste à garder Ses commandements. 

    • La Torah est venu à travers Moïse, la grâce et la vérité à travers Yeshoua, notre Messie. 

    • Pensez à l’expression « nous ne sommes pas sous la Loi » comme voulant dire que nous ne sommes pas tenus d’observer la Torah (et ses ajouts humains), de manière légaliste telle qu’elle était écrite dans la pierre. 

    • Pensez à l’expression « nous sommes sous la grâce » comme voulant dire que nous ne sommes sous la Nouvelle Alliance : la Loi mosaïque est écrite sur nos cœurs par l'Esprit, qui nous donne également la force (la grâce) dont nous avons besoin pour surmonter la loi du péché et de la mort. 

    • La Torah est toujours la base de la Nouvelle Alliance. La différence, c’est que l'Esprit a maintenant écrit Ses commandements sur notre cœur. Il nous donne la force de les mettre en pratique.  

    • Les commandements relatifs aux Fêtes bibliques sont importants car à travers eux, nous répétons le plan de rédemption d’Adonaï. Sachant que ce plan n'est pas encore terminé, nous avons encore beaucoup à apprendre des Saintes convocations. 

    • L'intention d’Adonaï a toujours été que Sa Torah soit écrite sur nos coeurs, nous fournissant ainsi le pouvoir et la motivation intérieure pour la mettre en pratique. 

    • Les hommes ont toujours été sauvés par la grâce, par le moyen de la foi. Cela étant, l'erreur des judaïsant de la Nouvelle Alliance était de forcer les Païens à suivre la lettre de la Torah, COMME CONDITION PREALABLE pour être sauvé et justifié, en dehors de la FOI. 

    • En Matthieu 19.16-17, notez que lorsque l’homme demande à Yeshoua comment obtenir la vie éternelle, Sa réponse n’est pas de lui dire « crois en moi », mais « obéis aux commandements » [par implication, à la Loi de Moïse]. 

    • L’intention d’Adonaï a toujours été que les croyants juifs et non juifs soient UNIS. 

    La division vient de l'adversaire. 

    L'Esprit, quant à Lui, veut ramener l'unité. 

                                                                               77     

    End notes  

    1 Epître de Barnabé, Chapitre 4:6b-7a, http://www.earlychristianwritings.com/text/barnabas-lightfoot.html. 

    2 Dixon, M., The Rebirth and Restoration of Israël, Chichester, Sovereign World, 1988, p. 80. 

    3 Martyr, Justin, Dialogue avec Trypho, un juif, Chapitre 11, http://www.piney.com/FathJustinDiaTrypho.html. 

    4 St Augustin : Réponse à Faustin le Manichéen XII:10-11. 

    5 Epître d’Ignace, Evêque d’Antioche, aux Magnésiens, 115 CE. 

    6 Ambrose, Evêque de Milan, Lettre XL, http://www.ucalgary.ca/~vandersp/Courses/texts/sym- amb/ambrseep.html#XL. 

    7 Traité de Tertullien Contre les juifs et Origène Contre Celsus. 

    8 Martin Luther.  Des juifs et leurs mensonges, 1543, http://www.humanitas- international.org/showcase/chronography/documents/luther-jews.htm. 

    9 Stern, Jewish New Testament Commentary, p.688. 

    10 Ibid, pp. 25, 334, 344-345, 374, 464, 536-537, and 552. 

    11 Ibid, p. 536-537. 

    12 Vine, W.E., Merrill F. Unger and William White, Jr., Vine’s Complete Expository Dictionary of Old and New Testament Words, (Nashville: Thomas Nelson, Inc., 1996), pp. 430-431. 

    13 Vine, p. 431.

     

    http://lasaineparole.blogspot.fr/2014/04/3eme-partie-la-restauration-de-la-torah.html?view=magazine

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