• La force, la valeur et l'immense impact spirituel des noms - Paracha Shemot et Vaera

    Bonjour à tous.

    Je suis rempli d'une joie profonde et très heureux de vous proposer cette étude inédite pour honorer ce Shabbat du 9 janvier 2016 portant sur l'étude du début du livre d'Exode (Exode 1 à 9.35)

    Voici donc une étude aussi originale qu’importante démontrant par l’Ecriture, par l’expérience et par des témoignages authentiques, l’importance inouïe des noms : L’impact spirituel est grand et véritable et à ce sujet, la Torah nous délivre quelques merveilleux secrets de sagesse et d’intelligence en vue de la paix et de la sanctification de ceux qui aiment la vérité.

    L'Etude est longue mais pour tous ceux qui ont soif du Dieu vivant, je ne peux que vous encourager de tout mon coeur à prendre du temps pour lire avec attention cette étude. Vous ne verrez plus jamais les prénoms et les noms de la même façon et vous découvrirez ici quelques secrets de la Torah (Saine doctrine du Dieu d'Israël) ...

    Excellente étude et lecture à toutes et à tous et n'hésitez pas à la partager au plus grand nombre

     

    Voici une étude aussi originale qu’importante démontrant par l’Ecriture et par l’expérience, l’importance inouïe des noms : L’impact spirituel est grand et véritable et à ce sujet, la Torah nous délivre quelques merveilleux secrets de sagesse et d’intelligence en vue de la paix et de la sanctification de ceux qui aiment la vérité.

     
     

    Introduction

    torah tresor parachaAvant même de commencer, voici un cri du coeur : Grande est la Torah d’Israël ! Comment ne pas aimer l’Eternel Dieu et le peuple d’Israël lorsque l’on voit, lorsque l’on entend, lorsque l’on se souvient et lorsque l’on sait à quel point la Torah d’Israël est un vaste trésor rempli de toute sorte de perles et de joyaux s’étendant jusqu’au confin de l’horizon infini ! Comment ne pas adorer le Dieu tout puissant et le Messie d’Israël pour de tels cadeaux ? Comment ne pas aimer le peuple d’Israël lorsque l’on comprend qu’il chérit à très juste titre la Torah depuis la nuit des temps, ayant persévérer contre vent et marée pour la garder fidèlement en dépit de tout, bravant tous les pharaons de toutes les époques, de manière à ce qu’aujourd’hui encore, en 2016, La Torah est étudiée aux 4 coins du monde, se répandant comme jamais depuis l’avènement d’internet et le retour d’Israël sur sa terre… !? N’est-il pas dit de la bouche du prophète Habakuk :

    « Car la terre sera remplie de la connaissance de la gloire de l’Éternel, comme le fond de la mer des eaux qui le couvrent. » (Habakuk 2:14)

    Qu’HaShem (le seul vrai Dieu) soit magnifié et que sa louange soit sur notre bouche !

    Dans le grand coffre au trésor de la Torah, quantité de joyaux et de perles brillent et étincellent ensemble au sein de la paracha étudiée chaque semaine (voir glossaire pour explication du terme paracha). Nous débutons ici le livre d’Exode, 2ème livre de la Torah, mieux traduit par le livre de Shemot (livres des Noms). Cette étude s’attardera sur quelques versets clés présents dans ces deux premières parachot, afin d’extraire plusieurs précieux enseignements.

    Le début du livre des noms nous parle, entre autres, du séjour des enfants d’Israël en Egypte (Mitsraïm en hébreu) et du tout premier exil appelé exil de Mitsraïm (Egypte) au cours duquel Dieu a manifesté sa puissance par de grandes plaies envoyées sur pharaon et son empire « Car l’Ecriture dit à Pharaon : Je t’ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre. » (Romains 9.17)

    Avant de rentrer dans le vif du sujet, regardons brièvement le génie de l’hébreu, langue sainte (lachon hakodesh) dans laquelle rien n’est laissé au hasard :  « Mitsraïm » se réfère au mot hébreu « metsarim », signifiant « frontières » ou « limites ».

    De là nous comprenons un des sens profonds de la sortie d’Egypte-Mistraïm : il s’agit de « sortir de nos propres frontières », de notre zone de confort, pour aller au delà de nos propres frontières que nous nous imposons souvent nous-même par notre intellect, notre nature parfois encore trop charnelle et/ou nos pensées si souvent limitées. Ces frontières sont propres à chacun et nécessitent un pas de foi pour être franchies en vue de suivre la volonté de Dieu et voir ainsi sa main puissante agir dans nos vies selon que nous le montre notre modèle : « Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » (Marc 14.36) et aussi : « Puis, ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. » (Marc 8:34) et encore : « Yéshoua (Jésus) lui dit : Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » (Jean 11:40)

    « Sortir de nos propres frontières » c’est allez au delà de nos propres possibilités en marchant par la foiliberte yeshoua torah shemot jesus en la Parole de Dieu, dans la vraie liberté ainsi que l’enseigne l’Ecriture : « Je puis tout par celui qui me fortifie. » (Philippiens 4:13) et encore : « tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. » (1 Jean 5.4)

    Le site Loubavitch explique : « Dans ce contexte, le concept de Mitsraïm, « l’Egypte », devient personnel. Chacun a son « Egypte » qui le limite et dont il doit se libérer. Pour l’un, les forces, empêchant sa foi de s’exprimer, peuvent être ses pulsions physiques non maîtrisées et pour un autre, elles peuvent être les réserves émises par son intellect, ses sentiments. (Note Thomas : Pour un autre encore, c’est sortir des faux enseignements inculqués par des siècles d’apostasie (Egypte de l’apostasie)). La nature de nos « Egypte » personnelles peut différer mais l’obligation de nous battre pour transcender ces limites est universelle. Tel est le sens de l’injonction de se rappeler chaque jour la sortie d’Egypte. Les Sages d’Israël relatent qu’aucun esclave ne pouvait s’échapper d’Egypte. De la même façon, tout environnement, dans lequel vit la personne, crée une inertie qui résiste au changement. Pour emprunter une expression à nos Sages, « une personne entravée ne peut se libérer ». Puisqu’aujourd’hui, le processus intellectuel de la personne est totalement modelé par l’environnement de l’exil, de nombreuses personnes trouvent difficile de se projeter au-delà. »

    La foi en Dieu et en sa puissante parole nous donne de sortir de nos « Egypte » spirituelles afin de se diriger vers la terre promise et le royaume de Dieu. Cela n’est évidemment pas sans efforts et nécessite un réel investissement car Dieu se plait à intervenir lorsque nous avons fait notre part mais gardons à l’esprit que si nous avons une part à faire, elle reste bien petite en regard de ce que Dieu lui même fera ensuite en ouvrant une route au milieu de l’océan de nos problèmes et difficultés.

    La sortie d’Egypte nous en donne un bel exemple : la part des enfants d’Israël était d’obéir à Dieu et de quitter leur Egypte physique et spirituelle dans laquelle, malgré l’esclavage, plusieurs se sentaient bien (on se rappelle des murmures dans le désert à ce sujet). Rappelons-nous que selon la tradition orale, 4/5ème des hébreux sont restés en Egypte et seulement 1/5ème est sorti. Sortir d’Egypte a l’air simple mais si on fait l’effort de vivre le texte biblique, on se rend compte que pour beaucoup, cela représentait un certain pas de foi pas toujours évident à faire en raison du conditionnement que produit des siècles de vies dans un pays tel que l’Egypte… Ce n’est pas sans raison que seulement 1/5 des enfants d’Israël sortirent d’Egypte comme nous le rapporte la tradition orale. Aujourd’hui encore, si Dieu demandait à des personnes ou un groupe de personnes de tout quitter pour changer de pays, il y aurait probablement une fois encore 1/5 des personnes seulement qui obéirait à la volonté divine (crainte de perdre son entourage affectif, de perdre la sécurité du logement, de perdre la voiture, plus de repère, plus de travail, abandon des facilités quotidienne qu’offre notre société occidentale, etc)… Rien de nouveau sous le soleil. Ce qui semble peu est en réalité beaucoup mais la part de Dieu qui s’en suit est infiniment plus glorieuse et en vaut véritablement la peine.

    Mitsraïm (l’Egypte) vient aussi de la racine « Métsér » qui signifie étroitesse et qui correspond à la situation étouffante vécu par les Juifs devant la difficulté de l’esclavage en Egypte.

    Aussi, nous pouvons comprendre qu’il s’agit de fuir deux types d’étroitesse : l’étroitesse de notre propre Egypte matérielle et spirituelle qui ne permet pas à Dieu d’agir pleinement et qui nous rend captif de l’esprit de ce monde. Et il y a aussi l’étroitesse d’esprit qui est le légalisme, un virus qui nous enveloppe si facilement et nous fait oublier le coeur de la Torah : l’amour du prochain, l’ouverture d’esprit, la bonté, l’humilité, la miséricorde, la compassion, la patience, la douceur, la paix. Cette étroitesse d’esprit peut émaner de diverses sources : orgueil spirituel mais aussi, les coups dur de la vie qui peuvent aigrir le coeur et le rendre « étroit » et intolérant à cause de ces « plaies vives, qui n’ont point été pansées, ni bandées, ni adoucies avec l’huile » (Esaïe 1.6).. D’où l’importance de garder son coeur et de veiller régulièrement sur son âme.

    Fuir le légalisme et l’étroitesse de notre Egypte étouffante, aller au delà de nos frontières en sortant de nos Egyptes spirituelles : autant d’éléments permettant d’accueillir avec joie et vérité un enseignement dès plus étonnant sur la paracha Shemot et la paracha Vaera : l’inimaginable importance des noms.

    Un enseignement qui, s’il peut sembler dérisoire pour certain, regorge en réalité de sagesse et de vérité spirituelle permettant de grandir dans la sanctification en dehors des frontières de nos Egypte.

    La grandeur et la puissance spirituelle des noms dans la Torah

    torah mots noms puissance bibleRegardons le premier verset : « Voici les noms des fils d’Israël qui vinrent en Égypte(mitsraim) avec Yaacov (Jacob). » (Exode 1.1). Cette formulation est étonnante :  Si nous voulons parler de telle ou telle personne partie dans tel pays, allons-nous dire : « son nom est parti dans tel pays » ? Pourquoi donc la Torah nous parle « des noms » qui descendirent en Egypte ?

    Rachi fait un intéressant commentaire : « On nous montre ici combien on les aime car ils sont comparés aux étoiles, que Dieu fait sortir et rentrer en les comptant et en les nommant ainsi qu’il est dit : « Il fait sortir en ordre leur armée, et qui les appelle toutes par leur nom; » (Esaïe 40.26)

    Mais pourquoi les noms reçoivent tant d’attention ? Rabbi Nathan enseigne : « Dans le récit de l’exil et de la délivrance, la Torah a commencé par les noms d’Israël qui sont « venus » en Egypte,

    pour nous montrer que la force essentielle qui a permis de se maintenir en exil et d’en être libéré se situe au niveau des noms des douze enfants d’Israël qui sont Réouven, Chimon, Lévy etc. »

    Le Rav Jean Schwarz explique : « Si la Torah qui, en règle générale, s’exprime d’une façon très concise, a repris ici les noms des enfants d’Israël, c’est pour nous faire comprendre – au moment où allait commencer pour les descendants de Yaacov (Jacob) un séjour à l’étranger – l’importance qu’allaient revêtir pendant leur exil les noms hébreux qu’ils avaient.

    Ces noms, ils se devaient absolument de les maintenir et de les conserver si, le moment venu, quand aura sonné l’heure de la libération prévue et prédite par l’Eternel, ils voulaient qu’on les retrouvât en tant qu’enfants d’Israël au milieu des Egyptiens.

    II ne fallait pas que, tentés par l’assimilation, les Hébreux, petit à petit, en arrivent à adopter des noms égyptiens, puis la manière de vivre et de se comporter des étrangers au milieu desquels ils séjournaient provisoirement : un peu de levain fait lever toute la pâte.

    En conservant leurs noms, ils maintenaient, en même temps, leur propre personnalité et préservaient leur véritable identité.

    Mais, de plus, ils gardaient, dans leur for intérieur, leur liberté malgré l’asservissement; Aussi, la Torah a-t-elle tenu à signaler aux enfants d’Israël, au moment de leur départ à l’étranger, l’extrême importance de leurs noms. Leurs noms hébreux constituent leur sauvegarde et sont les garants de leur identité.

    Rav Yéhouda Halévy explique que la grande particularité que possède l’être humain est la force de la parole.

    Le grand sage Shlomo (Salomon) le rappelle très bien : « La mort et la vie sont au pouvoir de la langue; Quiconque l’aime en mangera les fruits. » (Proverbes 18:21)

    Le disciple de Yéshoua Yaacov (Jaques) nous remémore également très bien cette vérité :

    « Celui qui ne commet jamais de faute dans ses paroles est un homme parvenu à l’étatmots dits importance torah bible yeshoua d’adulte, capable de maîtriser aussi son corps tout entier (…) La langue aussi est un feu; c’est le monde de l’iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, étant elle-même enflammée par la géhenne (…) la langue, aucun homme ne peut la dompter; c’est un mal qu’on ne peut réprimer; elle est pleine d’un venin mortel. Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu. De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi. La source fait-elle jaillir par la même ouverture l’eau douce et l’eau amère ? » (Jacques 3)

    Cette force de parole est aussi cette capacité qu’a l’être humain de nommer les choses et par les noms ainsi donnés, de leur conférer une force, une identité comme nous allons le voir.

    Ceci est particulièrement significatif et mis en évidence dans le livre de Béréchit (Genèse) où nous voyons l’importance accordée par Dieu aux noms. En effet, quelle était l’activité principale d’Adam avant la faute ? Nommer les créatures que Dieu avait créé :

    « l’Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs, et tous les oiseaux des cieux; et il les fit venir vers Adam, pour voir comment il les nommerait, et que tout nom qu’Adam donnerait à chacun des êtres vivants, fût son nom. » (Genèse 2.19)

    Le Rav Shraga simmons enseigne : « Egalement, une partie de la mitsva (commandement) de la brit mila(circoncision à 8 jours) est celle de donner un nom au nouveau né : C’est le nom par lequel il sera appelé au sein du peuple de Dieu, nom donné au moment de la circoncision le 8ème jour. »

    A ce sujet, L’Évangile de Lukos (Luc), qui est l’Evangile le plus imprégnée de la pensée juive et de référence au judaïsme, nous montre cette réalité :

    « Le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l’enfant, et ils l’appelaient Zekharia (Zacharie), du nom de son père. » (Luc 1:59). Mais aussi, au sujet du Messie lui même : « Le huitième jour, auquel l’enfant devait être circoncis, étant arrivé, on lui donna le nom de Yéshoua » (Luc 2:21)

    Les noms, dans les Écritures et dans le judaïsme, sont d’abord porteurs d’un message : très souvent les personnages reçoivent leurs noms pour des raisons bien précises. Dans notre paracha, nous voyons cela avec Moshé (Moïse) : « La fille de Pharaon le nomma Moshé (sauvé des eaux), parce que, dit-elle, je l’ai retiré des eaux. » (Exode 2.10)

    Le Talmud rapporte que les parents reçoivent un soixantième de prophétie quand ils choisissent un nom. Un ange vient leur chuchoter à l’oreille le nom juif que l’enfant portera. 

    nom torah parents bébé judaisme torah talmudBien que cela ne semble pas aider les parents qui se font beaucoup de souci à propos du nom à adopter, rappelons-nous qu’il est écrit que « toute décision vient de l’Eternel. » (Proverbes 16.33) et que « c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. » (Philippiens 2.13).

    Le site hadracha.org explique : « Les sages nous enseignent que le nom a une influence sur la personne et que la nomination d’un bébé est une déclaration de son caractère, de ses particularités, et son chemin dans la vie. C’est la raison pour laquelle on trouve parfois dans la Torah des changements de nom. Le prénom d’une personne est quelque chose auquel il faut donc accorder de l’importance.

    Nous savons que lors de Yom Kipour, une des fautes pour lesquelles le peuple d’Israël demande pardon est le fait d’appeler quelqu’un avec un surnom. Il est en effet interdit de nommer quelqu’un avec un nom qui ne lui convient pas. A l’inverse, lors de la seconde guerre mondiale, pour déshumaniser au maximum les hommes, les Nazis,ימח שמם avaient compris que retirer le nom d’une personne et le remplacer par un numéro avait un impact considérable.

    Le Rav Benjamin Blech enseigne : « Qui fut le premier à désigner une personne ou un objet par son nom ? C’est Dieu lui-même comme nous révèle la Torah. Mais les noms qu’Il attribua dépassaient la simple volonté d’identification ; ils étaient dotés d’une puissance créatrice !

    Ainsi, lorsque la Torah écrit : « Dieu créa », cela ne signifie pas qu’Il façonna matériellement, mais simplement qu’Il nomma la création en question – et les mots qu’Il verbalisa se matérialisèrent. Dieu dit : « Que la lumière soit, et la lumière fut ». L’Eternel dénomma la lumière, et les lettres de ce nom se matérialisèrent dans une structure atomique.

    Ce principe explique pourquoi :

    Le nom d’Abram fut changé en Abraham quand il reconnut le monothéisme : « On ne t’appellera plus Abram (père élevé); mais ton nom sera Abraham (père d’une multitude), car je te rends père d’une multitude de nations. » (Genèse 17:5). Le changement de destinée du patriarche exigeait une modification de son prénom.

    À sa naissance, le troisième patriarche fut nommé Yaacov (Jacob), un prénom issu de la racine hébraïque « talon », et qui était parfaitement adapté à la nature passive de celui qui affrontait communément les aléas de l’existence par la fuite. Mais également, Yaacov en hébreu, veut dire aussi tordu, c’est Essav (Esaü) qui révèlera cela suite « aux coups tordus » (d’apparence) que lui a fait Yaacov sous les conseils de sa mère : « Essav (Esaü) dit : Est-ce parce qu’on l’a appelé du nom de Yaacov qu’il m’a supplanté deux fois ? » (Genèse 27.36)

    Mais lorsque la confrontation avec l’ange le contraignit subitement à se battre, ce dernier l’informa : « On ne t’appellera plus Yaacov (Jacob), mais Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec les hommes, et tu as été vainqueur » (Genèse 32:29). Cette fois encore, le changement de personnalité donne lieu à une nouvelle définition personnelle. »

    Nous voyons donc clairement l’influence véritable du nom dans la vie de celui qui le porte : Essav (Esaü) a compris que si Yaacov a agit comme il a agit en le supplantant deux fois, c’est parce qu’il portait cette caractéristique dans son nom.

    De plus, Esav (Esaü) signifie en hébreu « velu, poilu, chevelu » et effectivement, c’est ce qu’il était. Mais aussi, nous comprenons toujours mieux pourquoi la Torah change le Nom de Esav en Edom comme il est dit : « Laisse-moi, je te prie, manger de ce rouge, de ce rouge-là (…) C’est pour cela qu’on a donné à Esaü le nom d’Edom. ». Comme rapporté dans une étude majeure sur ce site (voir le lien de l’étude) : « La Torah montre qu’Esav était un chasseur, ce qui laisse entendre qu’il aimait à faire couler le sang, qui est de couleur rouge (dans la Bible, la chasse est toujours présentée péjorativement). Or, c’est la même racine hébraïque qui est à l’origine des mots désignant le rouge ( adom’ ) et le sang. Lorsqu’il se trouva devant le plat de lentilles et qu’il exprima le désir d’en manger en le désignant par son aspect extérieur uniquement, et plus précisément par sa couleur, cela signifiait qu’il avait bien une attirance particulière pour le rouge et ce que cette couleur symbolise. Il avait donc bien une tendance sanguinaire et on le nomma « Edom » pour cela. »

    Egalement, Moshé, dont le nom signifie « Sauvé des eaux », est effectivement devenu un « Sauveur », « un libérateur », ainsi que  son nom en témoigne.

    Et que dire du Messie, dont le nom porte parfaitement tout le sens de sa Mission accompli à la perfection : Yeshoua signifie « Dieu sauveur » : la vie, l’oeuvre et la personne matérialise parfaitement le nom « Dieu sauveur » !

    Le Rav Benjamin Blech continue : « Nos sages ont d’ailleurs décelé une allusion à ce principe dans le terme hébraïque désignant l’âme : le mot « nechama » (âme). En effet, au centre de ce mot se trouvent les lettres hébraïques « chine » et « mem », qui composent le mot « chem », lequel signifie « nom » en hébreu.

    Cela vient nous enseigner que notre nom renferme la clé de notre âme et qu’il y a un lien évident entre l’âme et le nom.

    Le Rav Kook développe cette idée dans son commentaire en s’appuyant sur la Torah orale : le nom donné à un enfant n’est pas choisi au hasard par les parents, ils ont l’impression d’être les seuls à décider du nom de leur progéniture mais en fin de compte le nom, insufflé par D… , aura un lien avec l’avenir de cet enfant ou de ses descendants.

    Cela explique également ce fascinant midrach qui nous livre qu’à l’issue de notre existence ici-bas, lorsque nous passerons en Jugement céleste, l’une des premières questions qui nous sera posée sera : « Quel est ton nom ? En as-tu été digne ?

    Lorsque les enfants d’Israël furent sauvés d’Égypte, le Midrach affirme que trois éléments spécifiques eurent le mérite d’attirer la miséricorde du Tout-Puissant sur la souffrance de Ses enfants et de déclencher leur délivrance. Les juifs furent certainement imparfaits à bien des égards, mais malgré leurs nombreux péchés,

    « ils ne changèrent pas leurs noms, leur langue, et leur mode vestimentaire. » En tête de liste, on trouve donc l’attachement à leur identité profonde, manifestée par la fidélité à leurs prénoms hébraïques.

    Les sages d’Israël offrent d’innombrables exemples de l’étroite relation entre les noms des personnages bibliques et leurs actions. Serions-nous condamnés à jouer un rôle que nos parents nous ont assigné lorsque nous étions enfants ? Notre libre arbitre est-il limité par notre nom ? Bien sûr que non. Nos noms sont des indicateurs de notre potentiel et des facteurs prédictifs de nos futurs possibles. Ce ne sont pas nos noms qui nous forcent à être ce que nous sommes. C’est ce que nous sommes qui se transmet d’une manière prophétique à ceux à qui est confiée la tâche sacrée de choisir nos noms. »

    Une personne qui s’appelait Nimrod (signifie rebelle), après avoir commis un meurtre, a malgré tout eut le désir, en prison, de faire téchouva (de se repentir). Cette personne, ayant parlé à un Rav, a reçu comme injonction de commencer par changer d’urgence son prénom avant de faire quoique ce soit d’autre…

    levites leviimDans la paracha Vaera, nous voyons encore l’importance du nom au travers d’une anomalie que fait ressortir la Torah. Comme nous le savons, rien dans la Torah n’est laissé au hasard et chaque « anomalie » a pour but de faire ressortir un message que les sages d’Israël ont le « chic » de déceler. Regardons ce passage du début de la paracha Vaéra dans le livre d’Exode au chapitre 7 (en rouge, nous faisons ressortir l’anomalie) :

    « L’Eternel parla à Moïse et à Aaron, et leur donna des ordres au sujet des enfants d’Israël et au sujet de Pharaon, roi d’Egypte, pour faire sortir du pays d’Egypte les enfants d’Israël.

    Voici les chefs de leurs familles. Fils de Ruben, premier-né d’Israël : Hénoc, Pallu, Hetsron et Carmi. Ce sont là les familles de Ruben.

    Fils de Siméon : Jemuel, Jamin, Ohad, Jakin et Tsochar; et Saül, fils de la Cananéenne. Ce sont là les familles de Siméon.

    Voici les noms des fils de Lévi, avec leur postérité : Guerschon, Kehath et Merari. Les années de la vie de Lévi furent de cent trente-sept ans.- Fils de Guerschon : Libni et Schimeï, et leurs familles.- Fils de Kehath : Amram, Jitsehar, Hébron et Uziel. Les années de la vie de Kehath furent de cent trente-trois ans.- Fils de Merari : Machli et Muschi.-Ce sont là les familles de Lévi, avec leur postérité.

    Amram prit pour femme Jokébed, sa tante; et elle lui enfanta Aaron, et Moïse. Les années de la vie d’Amram furent de cent trente-sept ans. »

    Les sages d’Israël font remarquer l’anomalie : Pourquoi seul les fils de Ruben et les fils de Siméon sont-ils nommés ? Et pourquoi, au sujet des fils de Ruben et de Siméon il est dit : « Fils de Ruben » et « Fils de Siméon » alors que pour les fils de Levi, il est dit : « Voici les noms des fils de Lévi »

    Voici la réponse : Levi, dans l’ordre de naissance est le troisième fils d’Israël, les deux premiers étant Ruben et Siméon. Ainsi, Ruben et Siméon sont nommés, non pas qu’ils sont plus important que ceux qui ne sont pas nommés, mais pour permettre de faire ressortir l’anomalie et le contraste avec Levi : la Torah veut nous montrer que Les fils de Levi, durant le séjour en Egypte, sont les seuls à avoir garder leur nom au niveau des membres de la tribu entière, ce qui n’est pas le cas des autres tribus ; ils ont ainsi mérité de voir le libérateur (Moshé) sortir de leur tribu, c’est pourquoi il est dit : « Voici les noms des fils de Lévi » tandis que pour les autres, il est seulement dit : « Fils d’un tel ».

    A noter : Dans toute la Bible, nous voyons seulement les prénoms être donnés ou se voir changés par Dieu. Jamais les noms de famille n’apparaissent : les noms de familles sont une invention moderne et selon le modèle biblique et les témoignages reçus à ce sujet, Dieu ne donne ni ne change un nom de famille. Par contre, ce n’est pas le cas du prénom qui est attribué et peut-être changé selon le modèle des Saintes Lettres de Dieu et selon beaucoup de témoignages vécus par des croyants authentiques qui ont vu leur prénom être changé par révélation divine. Attention donc à ceux qui prétendent que Dieu leur a changé leur prénom ainsi que leur nom de famille… Si possible, il faut savoir discerner et éprouver les esprits à la lumière de la révélation biblique et retenir ce qui est bon tout en rejetant ce qui n’est pas conforme au modèle que la Parole nous montre. Un homme peut changer son nom pour des raisons qui lui sont propres sans pour autant que cela vienne de Dieu qui, selon le modèle biblique qu’il nous a laissé, n’agit pas de la sorte.

    A ce sujet, il est intéressant de lire ce que le Rav Benjamin David rapporte : « Le nom de famille n’a pas vraiment d’importance dans le judaïsme. En effet dans le passé, les juifs n’avaient pas de nom de famille. Leur vrai nom était : Prénom, fils de Prénom. Seuls les cohanims rajoutaient à cela Acohen. Les noms de famille ont été institués par les autorités non-juives pour établir un état civil. Il n’y avait pas d’importance aux noms de famille qui sont une invention du monde moderne. »

    Sur le site techouvot.org, nous voyons à ce sujet un intéressant échange entre un anonyme et un Rav :

    Anonyme : J’ai fais beaucoup de changements dans ma vie, et pour marquer ce changement j’ai décidé de changer mon prénom et nom de famille. Il ne me reste aujourd’hui plus qu’à signer les papiers. Seulement voilà, avant de signer j’aimerais savoir, est-ce mal de faire ça ? Je me suis dis que changer de prénom et de nom de famille pouvait être une forme de mensonge ? Et de plus si je ne porte plus mon nom de famille alors je n’honore pas mon père ? J’ai besoin de ce changement de prénom et de nom c’est un détachement (psychologique bien sure) à ma vie d’avant, forte difficile. Qu’en pensez-vous ?

    Réponse du Rav Marc Meyer :

    Je comprends bien la dimension psychologique de ce besoin, mais est-ce correct vis-à-vis non seulement de votre père, mais de tous vos proches ! Pensez un peu au long terme et aux problèmes que cela risque de poser, pas dans l’immédiat mais beaucoup plus tard. « Quel est le sage ? c’est celui qui voit ce qui va naître dans le futur. » nous enseignent les ‘Hachamim (sages). Rappelons-nous de ce que nos Sages ont rapporté à propos des Enfants d’Israël en Egypte. Ceux-ci ont mérité, entre autre, de sortir d’Egypte car ils n’avaient pas changé leur nom, leur langue etc…

    La puissance du Nom ineffable de Dieu

    adonai_hashem dieuNous avons vu jusqu’ici la grande importance qu’accorde la Torah aux noms. Qu’en est-il du nom même du seul vrai Dieu ?

    Dans notre paracha, Moshé lui même insistera sur cette importance : « J’irai donc vers les enfants d’Israël, et je leur dirai : Le Dieu de vos pères m’envoie vers vous. Mais, s’ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je ? Dieu dit à Moïse : « Je serais celui qui je serais ». Et il ajouta : C’est ainsi que tu répondras aux enfants d’Israël : Celui qui s’appelle « Je serais » m’a envoyé vers vous. Dieu dit encore à Moïse : Tu parleras ainsi aux enfants d’Israël : « L’Eternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob, m’envoie vers vous. » Tel est mon nom à jamais, tel est mon invocation dans tous les âges. » (Exode 3.13-16)

    Rachi fait un intéressant commentaire : « Zeh sh’mi L’OLAM — Ceci est Mon Nom à jamais ». Puisque le mot l’olam (à jamais) est écrit sans le Vav habituel, il peut être prononcé l’alam qui signifie « sceller » » ; ainsi Rashi nous avertit que le Nom Divin ne doit pas être prononcé par ses quatre lettres.

    Au sujet de « tel est mon invocation dans tous les âges. » Rachi explique : Dieu apprend ici à Moshé comment prononcer son nom. David dit également : « Seigneur, c’est ton nom pour l’éternité,  Seigneur, on t’invoquera ainsi de génération en génération ». (Psaumes 135.13).

    Par ailleurs, il est aujourd’hui impossible de connaître la prononciation exacte du Nom ineffable de Dieu car le Yod et le Vav qui composent son Nom ne se prononcent pas en hébreu comme on le ferait en français. De plus, le Nom ineffable de Dieu n’a jamais été vocalisé comme un mot de quatre lettres, mais l’on prononçait chacune des lettres individuellement. C’est cela qui rend le Nom sacré car aucun autre nom en hébreu n’est prononcé de cette manière. Ajoutons à cela l’absence de points massorétiques pouvant permettre la vocalisation des lettres.

    Selon la Mishna Yoma 6:27, le Cohen Gadol (Grand Prêtre) se voyait autorisé à faire usage du Nom ineffable de Dieu lorsqu’il officiait dans le Temple durant le Yom Kippour et la confession des péchés d’Israël. La Mishna poursuit en accordant le droit aux Cohenim (prêtres) d’utiliser le Nom ineffable de Dieu lors de la bénédiction journalière dans l’enceinte du Temple. Lors de cette cérémonie, seuls les prêtres pouvaient utiliser le Nom et le peuple présent ne répondait que par un « Baruch Shem Kavod Malkuto Leolam Va’ed » (Béni soit le Nom de Son Glorieux Royaume, à jamais). Après la mort de Shimon haTzaddik, le successeur d’Ezra et grand Prêtre du Second Temple (le « Simon » des évangiles qui prophétise sur Yéshoua), il n’y eut plus de cérémonie utilisant le Nom ineffable de Dieu. Et les Cohenim suivirent en ne prononçant plus le Nom lors des bénédictions. Selon la Mishna Yoma 391, Sotah 33a, la prononciation du Nom était interdite en dehors du Temple.

    D’après la tradition, Le prophète Elisée aurait justement utilisé le Nom ineffable de Dieu :

    « Il monta de là à Béthel; et comme il cheminait à la montée, des petits garçons sortirent de la ville, et se moquèrent de lui. Ils lui disaient : Monte, chauve ! monte, chauve ! Il se retourna pour les regarder, et il les maudit au nom de l’Eternel. Alors deux ours sortirent de la forêt, et déchirèrent quarante-deux de ces enfants. » (2 Rois 2.23)

    A ce sujet, le Rav Azriel Cohen-Arazi rapporte un commentaire du Rav Chmouel Olivier :

    « En ce qui concerne le passage des ours, ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’Elicha (Elisée) réagit face à une perception prophétique.

    Les Sages expliquent que si Elicha s’est permis de réaliser un miracle en provoquant la venue des ours de la foret (ou la création même des ours à cet endroit, s’ils n’étaient pas naturellement dans la foret, les avis divergent), c’est qu’il avait bien vu qu’aucun, mais absolument aucun élément positif n’allait sortir de ces enfants ni de leur descendance et ce à jamais. (voir également commentaire du Ramad Wali, élève de Luzatto, qui voit dans ces jeunes la concentration du mal). Il faisait donc un grand bien pour l’humanité.

    Ceci dit, les Sages nous apprennent que cet acte lui fut reproché et qu’il en fut grandement puni. »

    De là, nous voyons effectivement que Le Nom ineffable de Dieu est chargé de la puissance de la Création de l’Univers lui-même. Il est dit que si cette puissance est mal comprise ou mal dirigée, elle peut être destructrice.

    Osons donc méditer sur le Nom ineffable de l’Eternel, mais dans le respect et la crainte du pouvoir qui est en Lui.

    Certains « chrétiens bien pensant » pourrait s’offusquer de voir de telles règles établies par des hommes concernant le nom divin. Mais avant de trop vite conclure, il convient de méditer certains points.

    Dieu accorde une grande importance à la parole des chefs et des sages d’Israël lorsqu’il y a « un différent » au sujet de la loi :

    « Tu iras vers les sacrificateurs, les Lévites, et vers celui qui remplira alors les fonctions de juge; tu les consulteras, et ils te feront connaître la sentence. Tu te conformeras à ce qu’ils te diront dans le lieu que choisira l’Eternel, et tu auras soin d’agir d’après tout ce qu’ils t’enseigneront. Tu te conformeras à la loi qu’ils t’enseigneront et à la sentence qu’ils auront prononcée; tu ne te détourneras de ce qu’ils te diront ni à droite ni à gauche. L’homme qui, par orgueil, n’écoutera pas le sacrificateur placé là pour servir l’Eternel, ton Dieu, ou qui n’écoutera pas le juge, cet homme sera puni de mort. Tu ôteras ainsi le mal du milieu d’Israël, afin que tout le peuple entende et craigne, et qu’il ne se livre plus à l’orgueil. » (Deutéronome 17.9-13)

    C’est ce verset que Paul cite lorsqu’il dit : « Otez le méchant du milieu de vous. » (1 cor 5.13), car n’oublions pas que Paul, était élevé dans la l’instruction exact de la Torah de Dieu au pied d’un sage d’Israël nommé Gamaliel.

    Ainsi, il y a tellement de puissance dans le nom divin et ce nom est si grand et sacré, que la Torah décrète au sein même des 10 commandements :

    « Tu ne prendras point le nom de l’Eternel, ton Dieu, en vain; car l’Eternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain. » (Exode 20.7 ; Deut 5.11)

    Ainsi, les sages d’Israël, au travers de la Halakha (loi juive), ont mis en place des règles secondaires qui entourent les lois principales pour réduire les chances de violermoshe_tzitzit crainte dieu hashem celles-ci. Dans les conversations, beaucoup de Juifs appellent Dieu, ‘HaShem‘, mot hébreu pour « Le Nom » (ceci apparaît en Lévitique 24:11).

    Au sujet des règles secondaires, Rabbi Yonah de Gerone, dans son ouvrage magistral « Les portes du repentir » explique la chose d’une manière simple et pertinente :

    « C’est grâce à la crainte que les hommes sont agréés par Le Créateur comme il est écrit : « Dieu désire ceux qui le craignent » (psaumes 147. 11). Or les décrets et les mesures de précaution imposées par nos sages sont essentiels pour parvenir à la crainte de Dieu.

    En effet, nos sages ont pris des mesures pour réduire le risque de transgression de certaines interdictions de la Torah, comme un fermier entourerait son précieux champ d’une haie de peur qu’on y pénètre et que l’on y fasse entrer son bétail.

    Le verset dit en effet : « vous observerez ma charge » (Lévitique 18. 30), ce qui signifie : « faites une protection(michméreth) pour Ma charge » (Yevamot 21a)

    Par exemple, l’homme qui s’abstient de s’isoler avec une femme de crainte de fauter – ainsi que l’ont décrété nos maîtres – est indubitablement mû en son âme par l’éclat de la crainte de Dieu.

    Ces considérations faites, il est intéressant de remarquer que si le nom divin ineffable renferme une grande puissance à tel point que le prononcer en vain est sévèrement sanctionné (d’où les haies de protection pour ne pas prononcer son Nom en vain), les noms de ses créatures, bien qu’infiniment moindre en puissance, possèdent également une grande influence dans la mesure ou ils renferment aussi une certaine puissance qui, si elle est mal dirigée, peut détruire, comme nous l’avons vu plus haut.

    Il est intéressant de noter également que les différents aspects de Dieu ont différents noms, selon le rôle que Dieu est en train de jouer, selon le contexte dans lequel Dieu est cité et selon les aspects particuliers qui sont mis en exergue. C’est du même ordre que la façon d’appeler une personne ‘papa’, ‘capitaine’, ‘monsieur’, ‘chéri’, etc, selon le rôle qu’il est en train de jouer et selon la personne à qui il parle. Ces appelations, en accord avec l’Ecriture, permettent en outre de se préserver de prononcer le véritable nom de Dieu en vain.

    Encore une fois, admirons le génie de l’hébreu qui montre clairement cette allusion : Shemot signifie « les noms » et si l’on change quelque peu l’orthographe : « shamot », nous obtenons le mot « destructions. »

    Dans le le mot « shemot » qui signifie « noms », l’hébreu nous fait donc cette claire allusion au mot « destruction » pour bien nous faire comprendre que les mots et les noms, lorsque leur valeur et leur sens sont pervertis et falsifié, mènent à la destruction comme le dit Salomon le sage : « La vie et la mort sont au pouvoir de la langue. »

    Le grand exil des noms

    Comme nous l’avons vu, un nom est comme l’identité, le sens, la définition d’une chose ou d’une personne. Chaque chose a un nom et le nom nous permet de savoir à qui ou à quoi l’on a affaire. Le nom est le révélateur du but, du projet, du sens de celui qui porte ce nom.

    Dans son excellent ouvrage « la paracha », le Rav Eliaou Hassan rapporte un enseignement important sur ce verset :

    « Le roi d’Egypte parla aussi aux sages-femmes des Hébreux, nommées l’une Chifra, et l’autre Poûa. Il leur dit : Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux… si c’est un garçon, faites-le périr… » (Exode 1.15-16)

    Ces deux sages femmes n’étaient autre que Yokhévède, futur mère de Moshé, et Miriam, sa fille. C’est Pharaon qui les nomma Chifra et Poûa, des noms égyptiens, car il savait que le nom d’une personne renferme son essence et qu’avec des noms juifs elles ne pourraient modifier leur nature et se transformer en meurtrières. C’est  pourquoi il changea leurs noms avant de leur ordonner : « si c’est un garçon, faites-le périr ».

    La force d’une personne réside en partie dans son nom, c’est pourquoi le cacher ou le modifier (parce qu’il serait trop juif !) revient à étouffer son être et son caractère.

    Seulement…

    Une chose que Pharaon ignorait, c’est que Chifra et Poûa avaient aussi une signification en hébreux ! En effet, le premier vient de Chafar qui signifie « être beau », « plaire », et le second de Poâ qui signifie « emettre un cri », « s’exclamer ». Ainsi, sans le vouloir, Pharaon fit exactement le contraire de ce qu’il voulait. En renommant ces deux sages femmes, non seulement il échoua dans son projet, mais en plus il les dota de nouvelles qualités qui leur permirent de mieux s’occuper des nouveaux-nés. Chifra, c’est à dire Yokhévède « embelissait » les nouveaux-nés par les soins diligents qu’elle leur prodiguait, tandis que Poûa, autrement dit Miriam, leur « parlait », comme le font les femmes pour calmer un enfant qui pleure. »

    De plus, les sages femmes, par leur crainte de Dieu, ont fait vivre les enfants hébreux et ainsi, Yokhévède, mère de Miriam, aura le mérite de voir le libérateur Moshé sortir d’elle. Mesure pour mesure : elles ont tout fait pour sauver la vie des hébreux alors, de ses femmes vertueuses qu’elles sont sortira le libérateur qui sauvera les enfants d’Israël de l’Egypte : Moshé. Notons également une fois de plus la magie de l’hébreu et de la providence divine : comme nous l’avons dit, lors du séjour en Egypte, les Lévites sont les seules qui ont gardé leur nom au niveau de la tribu entière : ce n’est donc pas sans raison que Moshé soit précisément issu de la tribu de Lévi, et que de surcroît, dans son prénom même se trouve les mêmes lettres que Shemot (Les noms) ou HaShem (Le Nom) : en hébreu, HaShem peut se lire à l’envers : Moshé. Magie de l’hébreu !

    perversion valeur exil nom shemotC’est ici un trait caractéristique de l’influence satanique : changer ou modifier les noms en dehors de la volonté de Dieu car le diable sait l’importance des noms et ce n’est pas en vain qu’Hitler supprimait les noms pour les remplacer par des numéros ou encore que Pharaon changea le nom des sages femmes…

    Mais de plus, en agissant ainsi, le Satan montre une fois encore son désir de « singer » Dieu en se permettant de modifier ou d’effacer des noms. Effectivement, ce n’est pas sans raison que Dieu parle d’effacer les nom dans le livre de la vie :

    Dans les parachot à venir, nous verrons la plainte de Moshé au sujet du peuple d’Israël : « Pardonne maintenant leur péché ! Sinon, efface-moi de ton livre que tu as écrit. » (Exode 32:32)

    Et encore, dans le livre de l’apocalypse, nous voyons le Messie déclarer : « Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges. » (Apocalypse 3:5)

    Regardons un autre exemple : Dans le livre de Berechit, quel est le premier nom transformé ? Le nom de Dieu ! Et qui en est l’auteur ? Le Serpent ! Effectivement, juste avant l’apparition du serpent, Dieu est appelé de son nom ineffable suivi du nom Elohim. En français, nous traduisons cela par l’Eternel-Dieu et en hébreu : HaShem-Elohim.

    Et voici que juste après l’apparition du serpent (Nachach en hébreu), lorsque le serpent s’adresse à Eve, il ôte la moitié du nom sous lequel Dieu se présente : « Dieu (Elohim) a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? » : Nous voyons ici le serpent changer le nom divin et donner seulement la moitié du nom. De là nous voyons  qu’une des origines du mal est la falsification des valeurs et des noms.

    Le mal commence dans la bouche de ceux qui transforment les noms car lorsque tu transformes le sens d’une valeur, d’un nom, d’un mot, alors tu participes à la confusion et à la destruction du monde : c’est ce que le serpent a fait. Notez que le serpent ne l’a pas fait avec n’importe quel nom : il a modifier la moitié du nom même du Maitre du monde…

    Etre un homme selon la Torah, c’est trouver les vraies valeurs et appeler les choses par leur nom en sachant de quoi on parle. Dans cette société moderne confuse ou tellement de valeurs sont inversées, nous avons tous beaucoup de travail à ce niveau mais Dieu, qui regarde au coeur, aidera ceux qui veulent se conformer à la vérité et pardonneras certainement leurs manquements involontaires.

    Si le sens d’un mot ou d’un nom est dénaturé, déplacé ou falsifié, c’est comme si le nom est en exil, c’est à dire que son sens et sa valeur sont déplacés, dénaturés et déconnectés de sa source ; si le nom est en exil, c’est évidemment tout son sens qui est en exil et les conséquences sont bien plus graves qu’on ne l’imagine.

    C’est ici un enseignement profond que la paracha veut nous faire comprendre : lorsqu’il nous est parlé des noms qui descendent en Egypte, il est aussi fait allusion à l’exil du sens des noms : de la même façon qu’en exil, le peuple de Dieu perd ce qui lui est précieux, c’est à dire sa terre, son pays, sa nation, de la même façon, en exil, les noms perdent aussi ce qui leur sont précieux : leur sens, leur valeur, leur signification. 

    Regardons quelques simple exemples de ce terrible exil des noms, quelques exemples parmi des millions :

    Au Mali, les criminels originaire du pays sont appelés « terroristes ». Pourtant, les même criminels, en Palestine, alors qu’ils ne sont pas sur leur terre, sont appelés libérateur… Tout le monde s’offusquerait d’appeler les terroristes du Mali des « libérateurs » et pourtant, personne ne s’en offusque lorsque ces mêmes terroristes sont appelés « libérateurs » en Palestine, et de surcroît, sur une terre qui n’est même pas la leur (les preuves sont multiples voir série inédite sur le conflit Israélo-Palestinien). Nous avons là un bel exemple de l’exil des noms.

    Un autre exemple : en exil, le mot liberté est complètement dépouillé de son véritable sens. La vraie liberté consiste à être libre de choisir le bien et de refuser le mal. Par exemple, quelqu’un qui se prétend libre mais qui n’est pas capable d’arrêter une quelconque drogue, c’est une personne qui en vérité est esclave. Le disciple de Yéshoua Kefa (Pierre) l’avait très bien compris : « Ils leur promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui.  » (2 Pierre 2.19)

    Quelqu’un qui se prétend libre mais qui est incapable de s’empêcher de mentir ou incapable de contrôler sa colère est une personne qui n’est pas réellement libre. La vraie liberté c’est être capable de dominer son corps, son âme, son esprit, ses situations et de choisir ce qui est bon en repoussant ce qui est mal et seule la puissance libératrice de Dieu au travers de la foi en Yéshoua est capable de cela.

    En Exil, la liberté consiste à faire ce que l’on veut, que cela soit bien ou mal. En Exil, la liberté, comme beaucoup d’autres mots, est un voile qui recouvre toute sorte de méchanceté et de mauvaises actions/paroles. En exil, les valeurs sont pervertis et les mots aussi. En Exil, la liberté, dans la bouche de la majorité, signifie l’inverse de la liberté.

    Un dernier exemple : 1 an après les dramatiques attentats de Charlie Hebdo, le dessinateur Riss patron du journal, met en avant son droit de « rire du religieux ». Nous avons ici un autre bel exemple d’exil d’un nom. Le mot « rire » est ici confondu et amalgamé avec « mépris » et « moquerie » du sacré au mépris de la sensibilité de milliards de personnes : bien des dessins de Charlie Hebdo, au sujet du religieux, sont en vérité obscène et irrespectueux : c’est ce qu’on appelle l’humour malsain ou le rire malsain.

    infochretienne-pardonneleur-400sur le site du « nouvelobs », une vidéo titrée « Sur le web : Un Dieu assassin à la une du numéro anniversaire de Charlie Hebdo », ne fait que montrer cette perversion des noms et des valeurs en exil : Le Dieu sauveur qui donne la vie et le souffle à toute chaire, est ici comparé à un Dieu assassin et en fuite, responsable des attentats… A ce sujet, nous rejoignons la réaction du site infochrétienne qui a publié un dessin que nous vous invitons à partager (Ci-contre), accompagné de ce simple texte :

    « La une tient Dieu pour responsable des tueries de ces attentats. Oui, cela laisse sans voix tant c’est désolant… Info Chrétienne a souhaité y répondre par un dessin et opposer à l’offense, le pardon. »

    Ainsi, les noms et les surnoms, comme toutes paroles qui sortent de notre bouche, ont un pouvoir spirituel et des conséquences sur notre vie, toute la Bible en témoigne : « la vie et la mort sont au pouvoir de la langue ». De plus, comme nous l’avons déjà dit, les noms ne sont jamais choisis au hasard et ont une lourde signification, une influence spirituelle sur la  vie des individus et justement, sur leur identité !

    Comme à son habitude, le Messie d’Israël nous rappelle ces précieuses vérités avec efficacité : « Ce qui sort de la bouche vient du coeur; c’est là ce qui souille l’homme. Car c’est du coeur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les fornications, les larcins, les faux témoignages, les blasphèmes. Ce sont ces choses-là qui souillent l’homme » (Matthieu 15.18-20) et encore : « L’homme de bien tire de bonnes choses du bon trésor de son coeur, et l’homme méchant tire de mauvaises choses du mauvais trésorde son coeur; car c’est de l’abondance du coeur que la bouche parle. » (Luc 6:45)

    Chaque nom a sa signification et son importance, Dieu n’a pas donné les noms et les changements de nom pour le simple plaisir, il faut donc faire attention et éviter de parler en vain et de donner des noms en vain car cela a un impact certain dans le monde spirituel, sur notre vie et sur nos relations.

    Témoignage personnel : pour ma part, rédacteur de cette étude, mon prénom est Thomas. Il est très intéressant de remarquer que spirituellement, j’ai suivi le parcours du Te’oma (Thomas) des Evangiles car chacun le sait : sa spécificité fut d’être un grand sceptique et incrédule ce qui fut complètement mon cas jusqu’à ce que le Dieu d’Israël se révèle par de puissants miracles pour me convaincre de sa glorieuse existance et de la véracité des Saintes Ecritures et du Messie d’Israël Yéshoua ; C’est comme si, spirituellement, il m’avait aussi dit : «  Avance ici ton doigt, et regarde mes mains; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois pas incrédule, mais crois. » (Jean 20.27)

    Ce n’est pas tout : Thomas était un apôtre et le Messie Yéshoua, lorsqu’il appelait ses apôtres à le suivre, a souvent fait cette déclaration : « Suis-moi ». De même, au début de ma conversion, tandis que je ne connaissais personne partageant ma foi, la vérité de Dieu bouillonnait tellement dans mon coeur et me remplissait d’une telle joie, que j’ai un jour décidé de me lancer tout seul dans la distribution de tracts pour parler du site web rencontrerdieu et de l’Evangile en plein Paris, afin de partager la merveilleuse nouvelle du Royaume de Dieu. Ainsi, lors de cette journée, j’ai reçu un merveilleux encouragement venant du ciel pour être sorti de « mes frontières » et de mon « Egypte » spirituelle, en décidant d’aller propager la Vérité à un monde souffrant et sans Dieu. Ayant besoin d’un encouragement d’en Haut et priant dans mon coeur à ce sujet, c’est dans cette même journée, quelques minutes après avoir prié, que Le Dieu d’Israël a permis que Yéshoua se révèle à moi d’une façon particulièrement forte pour confirmer lui-même sa volonté à mon sujet en me disant spécifiquement : « Suis-moi » (Voir mon témoignage pour plus de détails).

    De plus, l’apôtre Thomas est issue de la Tribu d’Isaacar. Les descendants d’Issacar dédiaient leur temps à l’étude et à l’enseignement de la Torah, ce qui est précisément le chemin vers lequel Dieu m’a aiguillé ces dernières années, d’ou une nouvelle rubrique « Torah » créé sur le site. Mais ce n’est pas tout : mes parents ont également décidé de choisir un deuxième prénom qui est Jérémie. Il se trouve que le premier verset biblique que j’ai entendu et qui m’a amené, après un long parcours, à la conversion fut une phrase du prophète Jérémie (voir mon témoignage) : Aujourd’hui encore je me sens une affinité particulière avec ce prophète et c’est par ce même livre que l’Eternel m’a avertit surnaturellement sur la montée de l’Islam radical dans le monde et en France (Voir témoignage audio à ce sujet en cliquant ici : la montée de l’Islam radical)… Par ce court témoignage, nous voyons à quel point les noms ont effectivement une réelle influence spirituelle, ce qui vient confirmer davantage l’enseignement de cette étude.

    yeshoua jesus torah vrai nomRevenons à l’étude et prenons le nom du sauveur Yéshoua qui est le vrai nom de Jésus. Yéshoua veut dire « Dieu sauve ». En exil, son précieux nom a été déformé pour devenir « Jésus », nom qui n’a malheureusement plus aucun sens… Ainsi, sur ce site, le prénom originel Yéshoua est désormais privilégié.

    Note personnelle : Si auparavant j’appelais Yéshoua « Jésus », Dieu a permis de me rapprocher de la vérité au sujet de son nom en me démontrant une réalité : plus un homme ou une femme se rapproche de la vérité, plus la puissance de Dieu se déverse dans sa vie et plus les bénédictions spirituelles augmentent. Heureusement que Dieu regarde au coeur et qu’il fait grâce à tous ceux qui appellent encore le Messie « Jésus » comme ce fut mon cas pendant longtemps : le vrai Dieu, qui sonde les intentions du coeur, comprend que beaucoup, par ignorance, s’adresse malgré tout dans leur coeur au Messie d’Israël. Cependant, en réponse à notre désir de lui plaire, Dieu nous conduira dans toute la vérité et il ne nous laissera pas dans l’erreur. Ce n’est donc pas une raison pour demeurer dans l’erreur lorsque le seul vrai Dieu nous révèle la vérité sur un quelconque sujet. Pour ma part, pour avoir vu certains désolants comportements à ce sujet, voici ce que je dis : ne jugeons pas trop rapidement avec mépris et légalisme ceux qui n’ont pas encore compris que le vrai nom de « Jésus » est Yéshoua et restons dans la Vérité sans compromis mais dans l’amour, la douceur et la patience avec chacun. Comme dit Paul : « La Loi (Torah) est bonne, pourvu qu’on en fasse un usage légitime ». Car si je blesse la conscience faible de mon frère prétextant suivre la Torah, je deviens alors transgresseur de la Torah. Soyons donc circonspect avec chacun et sachons faire preuve de discernement.

    Il est significatif de constater l’influence réelle et spirituelle de ce changement dans le prénom du sauveur « Yéshoua » en « Jésus ». Effectivement :

    « Yéshoua » fait référence à la culture juive et au véritable personnage biblique, censé être le modèle de tout chrétien. L’Ecriture dépeint Yéshoua comme quelqu’un qui craint Dieu, ne flirt jamais avec le paganisme, pratique la bonté, la miséricorde et la compassion, coeur de la loi de Dieu, sans jamais « négliger les autres choses » (Matthieu 23.23) : ainsi, il mangeait également cachère, observait le shabbat, les fêtes de Dieu, portait les Tzit-tzot et plus globalement, il observait en esprit et en vérité la Loi de Dieu en enseignant à ses disciples à faire de même. Il est notable de constater que beaucoup de ceux qui l’appelle « Yéshoua » voit leur pratique religieuse s’aligner plus ou moins, selon le degré de connaissance et de foi de chacun, avec le modèle ici dépeint, modèle fidèle à la Parole de Dieu.

    « Jésus » fait référence à la culture greco-romaine et cette appellation est en lien avec le catholicisme qui, on le sait de source historique certaine, a fait rentrer en masse le paganisme dans l’Eglise naissante dès le 4ème siècle sous l’empereur Constantin. Là aussi, sans porter aucun jugement, il est notable de remarquer ce fait (que j’ai personnellement vécu) : beaucoup de ceux qui l’appelle « Jésus » voient leur pratique religieuse s’aligner avec le modèle dépeint par le « Jésus catholique » : flirt avec le paganisme, abolition de nombreux commandements, un Jésus qui ne fait pas shabbat, qui mange impur, qui ne porte plus de Tzit-Tzot mais un costume cravate, un Jésus qui fête Noël, le nouvel an et la St-Valentin mais qui oublie les fêtes de l’Eternel en allant jusqu’à les déclarer abolis et caduque tout en enseignant toutes sorte de fausses doctrines émanant de la fausse doctrine de l’abolition de la Torah…

    Alexandre Hislope dans son livre « les deux Babylones » explique : « Cette tendance de la part desapostasie chrétiens à faire des concessions au paganisme se développa de bonne heure; et nous voyons Tertullien lui-même, vers l’an 230, déplorer amèrement la faiblesse des chrétiens à cet égard, et l’opposer à la stricte fidélité des païens à leur propre superstition :

    « C’est nous, dit-il, nous qui sommes étrangers aux shabbats, aux nouvelles lunes, et aux fêtes, nous qui étions autrefois agréables à Dieu, c’est nous qui fréquentons maintenant les Saturnales, les fêtes du solstice d’hiver, les Matronales; on porte ça et là des présents, les cadeaux du nouvel an se font avec fracas, les jeux, les banquets se célèbrent avec des cris ; oh ! comme les païens sont plus fidèles à leur 140 religion; comme ils prennent soin de n’adopter aucune solennité chrétienne (Note Thomas : solennité qui devrait être fidèle à la Torah) ! »

    Des hommes vertueux s’efforcèrent d’arrêter le flot, mais en dépit de tous leurs efforts, l’apostasie se développa, jusqu’à ce que l’Église, à l’exception d’un petit reste, fut engloutie sous la superstition païenne. Il est hors de doute que Noël, le jour de l’an sont à l’origine une fête païenne ».

    Témoignage personnel : A chaque fois que je parlais de l’Evangile en utilisant le nom « Jésus », les gens n’ont eu de cesse de me prendre pour un catholique et cela, malgré que je leur ait expliqué à maintes reprises que je n’étais pas catholique. Depuis que j’utilise le nom de « Yéshoua », je constate que non seulement plus aucun ne me prend pour un catholique mais au contraire : un nombre significatif de personne, sans même me connaître, et parfois, sans même que je n’ai prononcé le nom de Yéshoua, me demandait si j’étais juif… Face à ce genre de remarque, ma réponse est régulièrement celle-ci : « Mais celui-là est Juif qui l’est au-dedans, et la circoncision est celle du coeur, selon l’esprit, et non selon la lettre; et la louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu. » (Romains 2:29) (NB : Paul n’enseigne pas ici contre la circoncision mais rappelle une réalité importante : Si un homme est juif de chair, circoncis mais n’observe pas la loi de Dieu avec le coeur, sa circoncision ne lui sert de rien car la circoncision qui est importante et prioritaire, c’est la circoncision du coeur).

    Ainsi, l’impact spirituel des noms est si vrai que le seul vrai Dieu ordonnera même de ne pas prononcer certains noms liés à des divinités païennes :

    « Vous observerez tout ce que je vous ai dit, et vous ne prononcerez point le nom d’autres dieux : qu’on ne l’entende point sortir de votre bouche. » (Exode 23.13).

    Cela nous montre encore une fois l’importance des noms et la sanctification que Dieu nous demande d’avoir à ce sujet.

    Qu’en est-il des surnoms ?

    Rappelons ce que nous avons dit plus haut : Tout comme Dieu nous interdit de prononcer le nom d’autres dieux (Exode 23.13), nous savons que lors de Yom Kipour, une des fautes pour lesquelles nous demandons pardon est le fait d’appeler quelqu’un avec un surnom. Il nous est en effet interdit de nommer quelqu’un avec un nom qui ne lui convient pas.

    Les sages d’Israël vont jusqu’à dire qu’une personne nommant son prochain avec un surnom négatif et méchant comme « p’tit gros » par exemple, n’aura pas de part au monde futur sauf s’il se repent bien évidemment.

    Un converti à Dieu qui garderait un ou des surnoms païens liés à un passé pécheur engendrera de nombreuses entraves à son processus de sanctification ce qui aura pour effet de générer des blocages et des problèmes spirituels à bien des niveaux, les exemples sont innombrables. Garder un individu rattaché à une ancienne identité par le biais d’un surnom lié à un mode de vie dans le péché, est une faute grave dont il faut se repentir et dont les impacts sont réels.

    A la conversion, un certain nombre de choses doivent disparaître. Il n’est par exemple pas normal de vouloir garder les surnoms d’une ancienne identité liée au péché car il est dit :

    « Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur coeur. » (Ephésiens 4.17-18)

    Mais aussi :

    « Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance. Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint. » (1 Pierre 1.14-16).

    sanctification torah saine doctrineLa sanctification n’est pas un concept ou une mode, c’est un style de vie qui influe véritablement sur tous les domaines de notre vie car émanant de l’enseignement même du seul vrai Dieu. Le Seigneur nous ordonne de travailler à notre sanctification et cela, jusqu’à notre mort en s’alignant avec sa parole, ce qui démontre la réalité de notre salut. Dieu veut notre bien et il veut nous bénir mais notre part et de lui obéir. C’est très important car une personne qui dit avoir la foi mais qui ne se sanctifie pas, se trompe elle-même et prend le risque éternel de ne pas voir le Seigneur selon qu’il est écrit : « la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. » (Hébreux 12.14).

    « Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. » (Jacques 1:22)

    N’est-il pas écrit que les choses anciennes sont passées et toutes choses sont nouvelles dans le Messie Yéshoua ? Paul ne dit-il pas clairement que « conformément à la vérité qui est en Yéshoua, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme » ? (Ephésiens 4.21)

    Dieu au travers Paul nous enseigne de nous dépouiller de notre vieil homme et de cette vie passée. Nous devons « revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. » (Ephésiens 4.24). Il est évident que cela implique de se débarrasser de tous ces surnoms qui ne sont surement pas inspirés par Dieu, qui impactent négativement la vie spirituelle et dont l’origine est souvent liée au péché.

    Egalement, il est important de soigner son vocabulaire, de soigner sa bouche et de rechercher le vrai sens des mots afin de suivre la volonté de Dieu qui, dans ces derniers temps, est en train de mettre un terme aussi bien à l’exil des ses enfants que des noms et des mots… Il faut suivre la nuée de l’Eternel car assurément, elle se déplace vers « ce bon pays où coule le lait et le miel ».

    « Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise » (Ephésiens 4 : 29).

    Dépouillons-nous donc de toutes faussetés et n’allons pas à l’encontre de l’enseignement divin que nous révèle la Torah et l’Evangile ainsi qu’il est dit :

    « La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des oeuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière. » (Romains 13.12)

    La fin d’exil des noms et leur Alyah (retour)

    Nous avons vu qu’en exil, le sens des mots est largement falsifié, corrompu, dénaturé et leur sens souvent pervertis, ce qui entraîne de nombreux maux dont beaucoup ignorent l’origine, comme il est dit : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien  mal » (Esaïe 5:20)

    Effectivement, un des domaines majeurs dans lequel travail l’ennemi est dans celui des noms : il est le grand initiateur de cet exil des noms, du déplacement des valeurs non seulement au niveau des noms mais aussi des mots.

    Mais en cette période de la fin des temps, il se passe une chose extraordinaire : Le peuple juif revient surracine juive foi chretien jesus yeshoua torah sa terre : Dieu met un terme à ce grand exil ayant duré plus de 2000 ans et ainsi, la fin d’exil du peuple d’Israël marque donc aussi le retour des noms et des mots à leur véritable sens et à leur véritable appellation : c’est précisément ce que l’on observe en bien des domaines et cela correspond à cette parole de l’Ecriture qui nous parle des « temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. » (Actes 3.21)

    Regardons deux simples exemples parmi des milliards :

    Premier exemple : Durant de nombreux siècles et aujourd’hui encore, dans une large partie du christianisme, le mot « loi » a une connotation négative et aujourd’hui encore, pour beaucoup, ce mot est synonyme de malédiction, de condamnation et de fardeau dont il faut se débarrasser. Or en réalité, la Loi de Dieu, mieux traduit par le mot Torah (Loi, commandement, enseignements, voie, route), signifie toute autre chose. la Torah de Dieu est une source de bénédictions amenant la sanctification. Paul lui même le dit : « La loi (Torah) est bonne » et encore : « la loi (Torah) est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. » (Rom 7.2). En elle se cache des trésors de sagesse et d’intelligence spirituelle précieux pour la sanctification, ce qui est normal puisqu’il s’agit des voies de Dieu, de Ses enseignements… La loi ne condamne et ne maudit que l’impie et le pécheur comme il est dit :

    « La Loi est faite pour les méchants et les rebelles, les impies et les pécheurs, les irréligieux et les profanes, les parricides, les meurtriers, les impudiques, les infâmes, les voleurs d’hommes, les menteurs, les parjures, et tout ce qui est contraire à la saine doctrine » (1 Timothée 1.9)

    Ainsi, une large partie du Christianisme a mis en exil le mot « Loi » en lui attribuant un sens négatif et en ne voyant dans la loi uniquement un seul de ses rôles : celui de pédagogue, nous montrant notre besoin du Messie et du Salut par la grâce. Mais, le christianisme a mis en oubli tous les autres rôles importants que Dieu attribue à la loi, apportant bénédictions à son peuple pour qui l’observe avec le coeur par  et par amour, chose qui découle de la foi biblique.

    Heureusement, nous sommes dans cette fin « d’exil des noms » et c’est avec joie que de plus en plus de chrétiens comprennent cette falsification et cet amalgame qu’il y a eut durant trop longtemps au sein même des différents rôles et fonctions de la Loi de Dieu.

    Deuxième exemple : dans le monde chrétien, le mot Israël a longtemps été lu dans les Ecritures comme étant attribué aux chrétiens (doctrine du « nouvel Israël ») et non plus au peuple juif et aux descendants israélites selon la chair : c’est ce que l’on appelle la fausse théologie de la substitution, du remplacement d’Israël par l’Eglise. Seul un puissant exil des noms et des valeurs a permis une telle aberration, mettant en oublie la réalité des Ecritures : Dieu n’a qu’un seul peuple, Israël, qu’il n’abandonnera jamais et qu’il « aime d’un amour éternel » (Jérémie 31.3 ; Romains 11.2). Ce que l’on appelle « les chrétiens » sont en vérité les convertis au Dieu d’Israël par la foi en Yéshoua, qui rentrent dans l’alliance renouvelée par le sang du Messie : ils sont entés/greffés parmis les branches de l’olivier Franc, olivier qui représente Israël (lire Romains 11). Heureusement, d’une manière parfaitement providentielle et synchronisée avec la fin d’Exil du peuple d’Israël et leur retour sur leur terre, cette théologie du remplacement, bien que persistante dans l’esprit de nombreux croyants, est de plus en plus balayé par le retour à la Saine Doctrine et abandonné : cela correspond une fois encore à la fin de l’exil des noms et des mots qui s’aligne sur cette fin de l’exil physique du peuple d’Israël…

    Troisième exemple : Les noms bibliques véritables, en exil depuis des siècles, sont de plus en plus utilisés et refont leur apparition. Par Exemple, David H. Stern a publié un livre nommé « le nouveau testament, un livre juif » dans lequel les vrais noms des personnages bibliques sont mentionnés, ce qui apporte une vraie fraîcheur.

    L’auteur Pierre Desbordes enseigne : « Effectivement, nous oublions souvent que les témoins et écrivains de la Brit Hadacha (Alliance renouvelée) étaient pratiquement tous Juifs mais l’hellénisation forcée de la parole de Dieu a influencé de façon fort dommageable la pensée hébraïque d’origine, ce qui n’améliore en rien la compréhension des textes. Le retour aux vrais prénoms et au vrai sens des mots n’en sera que plus bénéfiques comme le démontre toute cette étude. Faisons un petit tour d’horizon de certains noms importants :

    YÉSHOUA, Nom sublime du Sauveur de l’humanité qui signifie (HaShem Sauveur), fut transformé en Jésus qui n’évoque rien aux yeux de l’immense majorité des gens, si ce n’est le petit Jésus dans une crèche responsable de l’inquisition et de toutes sortes de fausses doctrines.

    Pourtant l’Évangile du salut, et la plénitude de la divinité qui habite Yéchoua (Jésus) explosent aux yeux des plus malvoyants, par Son beau Nom de Yéchoua « HaShem Sauveur ». (Le Dieu : Yahvé Sauveur)

    Yohanan signifie (YHWH fait Grâce). Ici encore l’Évangile est annoncé par ce beau nom, qui fut malheureusement remplacé par celui de Yoann, puis Johan. Enfin Jean.

    MatitYahou signifie (cadeau est YHWH), fut remplacé par Matthieu.

    Kipha qui signifie (rocher) fut remplacé phonétiquement par (Képhas ou Céphas) qui signifie (se balancent) en araméen, et (roc) en grec, mais aussi (Cépha) qui signifie (tête) en latin, ceci dans le but probable de placer l’apôtre à la tête de l’église catholique en tant que pierre d’angle.  Enfin ce nom fut latinisé en Pierre qui signifie (pierre) ici encore pour installer l’apôtre en tant que principale de l’angle en lieu et place du Messie d’Israël Yéchoua Ha Mashiah (Jésus-Christ)

    Shimon qui signifie (entendre) fut remplacé par Simon.

    Shaoul qui signifie (désiré) en araméen fut remplacé par Saül qui est une déformation grecque du nom Shaoul, lui-même remplacé par (Paulus) qui signifie (petit et faible) en latin, puis par Paul.

    Yéhouda qui signifie (YHWH est loué) fut remplacé par Juda nom qui n’évoque que trahison, et qui fut injustement imputé par l’église romaine à l’ensemble du peuple juif.

    Ya’akov qui signifie (il supplante) fut remplacé par Jacob dans l’AT puis par Jacques dans le Nouveau Testament, le tout dans un illogisme surprenant.

    Eléâzar qui signifie (Dieu a aidé) fut remplacé par Lazare.

    Yossef qui signifie (YHWH ajoutera) fut remplacé par Joseph.

    Yoel qui signifie (YHWH est Dieu) fut remplacé par Joël.

    Myriam qui signifie (celle qui élève) fut remplacé par Marie.

    Elisheva signifie (Eli = mon Dieu) (Shéva = serment, subsistance) deux traductions (Mon Dieu est mon serment, et Mon Dieu est ma subsistance). Ce nom fut traduit par Elisabeth.

    Hannah qui signifie (la grâce) fut remplacé par Anne.

    Certains noms araméens ou hébreux n’ont pas été transformés, probablement parce qu’ils ne portaient pas en eux le Nom de Dieu ou de notion théologique.

    Barthélemy signifie (Riche en sillons).

    Thomas, Teʾoma en araméen signifie (jumeaux).

    Thaddée signifie (Cœur, désiré).

    Daniel signifie (Jugement de Dieu).

    David signifie (le chéri).

    Esther signifie (je cacherai).

    En conclusion, La Torah de Vérité du Dieu d’Israël nous permet d’affirmer sans l’ombre d’un doute, appuyé par l’expérience de témoignages authentiques, la réalité de l’impact et de la portée spirituelle des noms que l’on attribue aux personnes, d’où l’extrême importance de ne pas nommer à la légère son prochain, que cela soit par un surnom ou que cela soit au niveau du prénom. Ceci est également vrai dans l’utilisation que l’on fait des prénoms bibliques, dont le sens et la portée spirituelle ont effectivement une certaine influence d’où, là aussi, l’importance d’être autant que possible au plus proche de leur origine. Evidemment, ces réalités spirituelles, comme le démontre l’étude, ont tout autant d’impact dans les mots que l’on emploi.

    Que le véritable Dieu unique et son Messie Roi des rois, pardonne nos fautes involontaires et nous aide à lui être agréable au moyen d’une bouche sanctifiée, d’une langue véridique, de lèvres propres et d’un coeur zélé pour la vérité, l’amour nous poussant à la pratique de bonnes oeuvres. Amen vé Amen

    Une étude de Thomas, inspirée de diverses sources juives, des enseignements du Rav Dynovisz sur la paracha Shemot ainsi que de son excellente conférence à Paris que nous recommandons à chacun : La grande conference du rav Dynovisz aux salons Hoche Paris Fevrier 2013

    http://www.rencontrerdieu.com/

     

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