• La source de toutes confusions et de toutes divisions et son remède - Paracha Berechit et Noah

    Etude Exclusive -

    Un grand et beau Shabbat Shalom à tous ceux et celles qui observent le 4ème commandement que l'Eternel a donné à ses enfants selon qu'il est écrit quelque part dans les Ecritures non abolies du Père qui ne change pas : « Sanctifiez mes Shabbats, et qu'ils soient entre moi et vous un signe auquel on connaisse que je suis l'Eternel, votre Dieu. » (Ezechiel 20.20)

    Avec un peu de retard, je suis absolument ravi de vous partager cette nouvelle étude inédite et capitale faite sur les deux premières parachots (portion d'étude de la Torah) du livre de Berechit (Genèse) qu'une grande partie du peuple de Dieu a commencé à étudier depuis quelques semaines. Comme toujours, parmi l'infinité de précieux joyaux contenue dans ces parachots, nous nous contenteront ici de contempler un joyaux extrait du grand trésor de Dieu.

    Le sujet abordé ici est aussi sensible que crucial et fondamental car de lui dépend la compréhension d'une infinité de maux dans le monde, dans "l'Eglise" officielle et au sein d'Israël. Je vous invite de tout mon coeur à prendre le temps de lire posément cette étude dans un esprit non pas légaliste (étroitesse d'esprit) mais avec un coeur bien disposé et remplie d'amour de la vérité car cela risque de bousculer sérieusement certaines de nos compréhensions faussées émanant d'une apostasie multi-millénaire ainsi que les prophètes et les apôtres l'avaient prophétisée.
     
    L'enjeu est trop grand : Le Dieu des esprits de toute chair est en train de sanctifier et de purifier son épouse au travers de "ce reste" fidèle à la Saine Doctrine de Dieu désireux de se détacher des commandements et traditions d'hommes. 
     
    Voyez-vous, le monde s'enfonce dans les ténèbres, le monde croyant, d'une manière générale, s'enfonce également et, il semble que nous pouvons encore entendre l'Eternel nous dire au travers de la bouche du prophète Ésaïe : 
     
    « Qui a livré Jacob au pillage, Et Israël aux pillards ? N'est-ce pas l'Eternel ? Nous avons péché contre lui. Ils n'ont point voulu marcher dans ses voies, Et ils n'ont point écouté sa loi (Torah). Aussi a-t-il versé sur Israël l'ardeur de sa colère Et la violence de la guerre; La guerre l'a embrasé de toutes parts, et il n'a point compris; Elle l'a consumé, et il n'y a point pris garde. » (Ésaïe 42.24)
     
    Pour ceux qui penseraient : "mais non, ces textes s'adressaient à Israël", non seulement ce raisonnement est faux dans la mesure ou en Yéshoua nous sommes entés sur Israël (Romains 11) mais n'oubliez pas ce que dit Paul : « Ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction » (1 Cor 10.11)
     
    Je sais que ceux qui ont l'amour de la vérité seront ravis de voir certaines forteresses tomber avec cette étude et je m'en réjouis avec eux ! Ces forteresses ne peuvent être abattues que si l'on décide d'abandonner l'orgueil, les commandements et les traditions d'hommes pour se revêtir du Messie Yéshoua et La Torah du Père au travers de cette humilité qui plaît au Seigneur et qui nous conduira certainement et surement vers la délivrance finale et le Royaume de Gloire de notre sauveur selon qu'il est dit : « C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Yéshoua. » (Apocalypse 14.12) ; Mais attention à ceux qui ont une barre de fer à la place de la nuque car la nuée de l'Eternel se déplace et il convient de la suivre jusqu'au bout au risque de voir venir sur nous une puissance d'égarement comme il est dit : « ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés. Aussi l'Eternel leur envoie une puissance d'égarement, pour qu'ils croient au mensonge » (2 Thessaloniciens 2.11) !
     
    Que le Seigneur des seigneurs pardonne nos fautes et nous conduise avec joie et sérénité jusqu'au bout de la course en nous accordant sa glorieuse protection !
                                                                   
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    Berechit : Genèse 1 à 6.8 ; Noah : Genèse 4.9 à 11.32

    « Lorsqu’ils entendirent qu’il leur parlait en langue hébraïque, ils redoublèrent de silence. » (Actes 22.2)

    fausse doctrine torah yeshoua modif04De Genèse à Apocalypse, le Dieu vrai et unique qui ne change pas n’a de cesse de nous rappeler l’importance de rester attaché et fidèle à Ses enseignements. Et pourtant, malgré tous les efforts des uns et des autres, nous constatons dans le monde croyant une réelle division et une grande confusion doctrinale prophétisée pour la fin des temps ainsi qu’il est dit :

    « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une FOULE DE DOCTEURS selon leurs propres désirs, DÉTOURNERONT L’OREILLE DE LA VÉRITÉ » (2 Timothée 4 : 3-4)

    Les deux premières paracha de la Torah (portion d’étude de la Torah, voir glossaire), à savoir Bérechit et Noah (de Genèse 1 à Genèse 11.32), contiennent là encore un océan de secrets et de trésors. Faisons donc ensemble le focus sur une de ces gouttelettes infiniment raffraichissantes provenant de cet océan divin de sagesse et de vérité et regardons de plus près un enseignement précieux, qu’une analyse précise du texte en accord avec les commentaires des sages d’Israël, nous permettent de découvrir.

    Regardons ce passage de Genèse 2.23 :  « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l’appellera femme (Icha), parce qu’elle a été prise de l’homme (Ich). »

    A première vue, ce verset n’a rien à voir avec notre sujet et nous n’apprenons pas grand chose si ce n’est qu’en hébreu, le mot « homme » se dit « Ich », et le mot « femme » se dit « Icha ». Cependant, regardons le commentaire de Rachi, ce commentateur de la Torah aussi célèbre que respecté dans le monde juif et chrétien :

    Icha (« femme ») est dérivé de ich (« homme »). De là on voit que le monde a été créé avec la langue sainte.

    Commentaire très surprenant ! Selon l’explication des divers sages d’Israël rapporté par le RavDynovisz,

    Rachi veut nous faire comprendre que le Lachon HaKodesh (Langue Sainte qui est l’hébreu) est un langage qui langue saintenous ramène constamment à la source. Dans le nom de la femme, on nous rappelle sa source : elle (Icha) vient de l’homme (Ich). De là, nous apprenons que la sainteté contient cette capacité à remonter à la source : savoir et comprendre d’où je viens, être reconnaissant envers la source et s’y connecter.

    Voyez-vous, ce simple commentaire de Rachi expliqué par les sages, cache une montagne !

    Effectivement, n’est-il pas vrai qu’un des plus grand problème de l’homme est qu’il nie constamment sa source ? Nous entendons souvent ce genre de phrase dans la pensée du monde : « Je ne dépens que de moi » ; « j’ai réussi tout seul », « c’est grâce à moi » ou encore, dans le new age : « Vous êtes votre propre Dieu » etc. 

    Paradoxalement, dans l’esprit du monde, dès lors qu’une personne contribue à la réussite de son prochain et s’aperçoit que ce dernier se glorifie à ses dépens, elle n’hésitera pas à lui faire la remontrance : « Je te rappelle que sans moi, tu n’aurais jamais réussi ». Nous voyons clairement à quel point le refus de reconnaissance, lorsqu’il touche directement la personne source, produit l’irritation et un sentiment d’injustice et pourtant : l’homme continue de cultiver l’ingratitude, mettant ainsi en oublie une ordonnance si importante : ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse.

    Et qu’elle n’est pas la plus grande preuve d’ingratitude et de reniement de sa propre source si ce n’est le refus de reconnaissance envers la source même de toute existence à savoir Dieu !? Voyez la perversion faite au sujet de la source de l’existence (Dieu) et l’immense insulte à son égard qu’il y a dans la pensée et le discours de plusieurs : « L’homme s’est fait tout seul », « L’homme descend du singe » et finalement, « l’homme provient du néant, il s’est formé par hasard » ou pire encore : il y a ce mensonge et une séduction répandu dans la pensée New Age et remontant aux temps anciens : « nous sommes chacun notre propre dieu » ainsi que le serpent ancien a voulu le faire croire à Eve dans le Gan Eden en Genèse 3.5 : « Vous serez comme des dieux ».

    Ce refus de reconnaissance et de gratitude envers la source véritable de toute existence (Dieu) entraîne nécessairement un refus généralisé et/ou pervertis de toutes les autres sources intermédiaires aboutissant à une ingratitude généralisée : ingratitude envers ses parents, envers son prochain et finalement, envers Dieu. C’est précisément ce que l’on observe dans le monde, d’une manière générale.

    Hashem priere merciMais regardez, depuis des millénaires, avant même que le christianisme n’existait, quel est le premier mot qu’aujourd’hui encore, un vrai juif dit le matin selon l’enseignement de la Torah ? « Merci HaShem (Dieu) » ! Nous avons ici la reconnaissance de la source de l’existence et une marque de gratitude envers celui qui est le vrai Dieu comme il est dit de la bouche même de David, ce juif aimé de Dieu :

    « Eternel ! Le matin tu entends ma voix; Le matin je me tourne vers toi, et je regarde. » (Psaumes 5.4)

    et encore :

    « Dès le matin, je célébrerai ta bonté. » (Psaumes 59.17)

    Il est intéressant de remarquer que le Messie vient de la tribu de juda : « tribu du merci » puisque Juda signifie en hébreu « louange à Dieu ». Mais de la même manière, si Israël a beaucoup souffert dans son histoire, c’est aussi parce qu’en plusieurs reprises, il y a eut un mépris et une négligence de sa propre source : l’Eternel son Dieu, certains prophètes envoyés et le Messie lui même.

    En quelques mots : savoir reconnaître qu’il y a une origine, une source, est une clé indispensable sans laquelle bien des souffrances surgiront. Tous les grands hommes de Dieu étaient constamment en train de louer, de bénir et de remercier Dieu pour ses bienfaits.

    Le Messie Yéshoua lui-même, lors de sa première venue en tant que Messie Ben Yossef, nous montre l’exemple : Il était constamment en train de rendre grâce à Dieu, reconnaissant ainsi Sa propre Source qui est Son Père, sans se glorifier aux dépens de Dieu :

    « Yéshoua tressaillit de joie par le Rouah HaKodesh (Esprit Saint), et il dit : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre (…) Oui, Père, je te loue » (Luc 10.21)

             « Le Père est plus grand que moi. » (Jean 14.28)

             « Je ne puis rien faire de moi-même : selon que j’entends, je juge; et mon  jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. » (Jean 5.30)

    « En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. » (Jean 5.19)

    « Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé. » (Jean 7.16)

    « Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde; maintenant je quitte le monde, et je vais au Père. » (Jean 16.28)

    Yéshoua était parfaitement Saint et constamment, il reconnaissait et agissait selon la source de toute chose : Dieu le Père.

    Ainsi donc, dans le nom de la femme, on nous rappelle sa source : « on l’appellera femme (Icha), parce qu’elle a été prise de l’homme (Ich) ». Avec ce verset de Genèse et le commentaire associé de Rachi, les sages d’Israël nous font donc remarquer que la Sainteté, c’est cette capacité à remonter à la source.

    Lorsque la reconnaissance de la source est authentique et véritable, il y aura nécessairement également la reconnaissance envers toutes les sources intermédiaires, notamment celle qui est au niveau humain.

    De quelle source humaine parlons-nous ? Il y en a plusieurs à commencer par le Messie et nos propres parents mais regardons une des sources principales si souvent négligée par beaucoup : Israël !

    Afin de se dévoiler au monde, bénir les nations du monde entier et apporter la rédemption à une humanité déchue et pécheresse, Dieu a choisi un homme du nom d’Abraham, à partir duquel sortirait un peuple bénis du nom d’Israël et à partir duquel sortirait le Messie et Sauveur du Monde : voilà la seconde source qui est humaine : Israël.

    Si le monde savait, comprenait et intégrait les bienfaits inimaginables que le peuple d’Israël a apporté à l’humanité, il rougirait de honte pour son ingratitude. Voyez cet article pour vous en rendre compte un minimum : Israël : la bénédiction pour les nations ou le suicide du monde entier par le Boycott ?

    Reconnaître réellement la source des sources qui est YHWH, nous amènera à reconnaître, à remercier et à faire preuve de gratitude envers la seconde source qui est humaine : le peuple juif ! Ce n’est pas sans raison que le peuple juif sera aussi l’objet des attaques incessantes de satan tout le long de son histoire : le diable rugit contre ceux que Dieu aime le plus et contre tout ce qui est source de bénédiction.

    Nous comprenons mieux pourquoi, dans l’Alliance renouvelée, Le Messie Yéshoua ainsi que Paul, qui sont les deux personnages principaux des Ecrits de la nouvelle alliance, rendent continuellement hommage au peuple juif, reconnaissant et honorant ainsi une des sources humaines les plus importantes : le peuple juif !

    Salut juif menorahLe Messie n’a-t-il pas dit :

    « le salut vient des Juifs » (Jean 4.22)

    ou encore :

    « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël » (Matthieu 15.24),

    puis en envoyant ses disciples :

    « allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël ».

    Yéshoua, n’a-t-il pas pleuré sur Jérusalem en sachant qu’une grande partie du peuple juif ne le reconnaîtrait pas en tant que Messie Ben Yossef venu accomplir les prophéties d’Ésaïe 53 :

    « Comme il approchait de Jérusalem, Yéshoua, en la voyant, pleura sur elle, et dit : Si toi aussi, au moins en ce jour qui t’est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix ! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux. Il viendra sur toi des jours où tes ennemis t’environneront de tranchées, t’enfermeront, et te serreront de toutes parts; ils te détruiront, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée. » (Luc 19.41-44).

    Et que dire de Paul qui n’a de cesse de remettre Israël et le peuple juif à sa juste place en faisant preuve de reconnaissance et de gratitude :

    « Quel est donc l’avantage des Juifs, ou quelle est l’utilité de la circoncision ? Il est grand de toute manière, et tout d’abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés. » (Romains 3.1-2). 

    Paul lui même, sachant qu’une partie de la révélation du Messie était cachée à son propre peuple, ne dit-il pas comme d’un cri du coeur :

    « Je voudrais moi-même être anathème et séparé du Messie pour mes frères, mes parents selon la chair, qui sont Israélites, à qui appartiennent l’adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte, et les promesses, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Messie, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen ! » (Romains 9.3-5)

    N’est-ce pas le même Paul, qui régulièrement met le peuple juif en première place :

    « Gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, pour le JUIF PREMIÈREMENT, puis pour le Grec ! » (Romains 2.10) ; « Car je n’ai point honte de l’Evangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du JUIF PREMIÈREMENT, puis du Grec » (Romains 1.16).

    Nous voyons donc effectivement à quel point la reconnaissance de la source divine puis humaine est une marque de sanctification car assurément, Yéshoua et Paul, tous deux juifs, étaient des modèles de sanctification.

    Un autre simple exemple distinctif de ce trait de caractère précieux : le peuple juif a toujours cette reconnaissance humaine envers leurs propres maîtres et les différents sages d’Israël qui leur ont appris et donné les clés de la Torah : constamment, ils honorent leur mémoire en les citant régulièrement.

    Mais comme nous l’avons déjà dit, dès lors qu’il y a une déconnexion, une dépravation et/ou un refus de reconnaissance de la source divine, alors, il se produit nécessairement un effet domino : il n’y aura également plus de reconnaissance envers les sources humaines. De même, celui qui ne reconnait pas les sources humaines et qui est ingrat envers elles, démontre en vérité sa déconnexion d’avec le divin et/ou un manque de sanctification.

    C’est précisément ce que l’on constate aujourd’hui au travers de l’antisémitisme dans le monde, de l’antisionisme et de la haine envers tous les authentiques convertis à Dieu, qu’ils soient juifs ou non juifs.

    Egalement, afin que nul ne se regarde comme sage, il est important de regarder en face une importante réalité : dans une large partie du monde chrétien, nous retrouvons encore bien malheureusement ce refus de reconnaissance envers le peuple juif au travers de la dramatique théologie du remplacement (L’Eglise qui remplacerait Israël), une fausse théologie qui, si elle est de plus en plus dénoncée, est encore bien implantée de manière inconsciente dans le coeur de beaucoup de chrétiens qui se sont enorgueillis au dépens d’Israël. Cette théologie est un désastre inimaginable tant les dégâts causés sont nombreux avec de multiples répercussions dans l’ensemble du christianisme.

    Effectivement, lorsque l’on se coupe de « ceux à qui les oracles ont été confiés » (Romains 3.2), il est normal que l’on aboutisse inévitablement à une foule de doctrines diverses et étrangères accompagnée d’interprétations erronées et éloignées de la Torah de Dieu. Quoi de plus grave que de pervertir la Parole de Dieu en pensant être dans le juste chemin ainsi qu’il est dit : « Telle voie paraît droite à un homme, Mais son issue, c’est la voie de la mort. » (Proverbes 14:12)

    Cependant, notre texte nous le montre : un des traits caractéristiques de la véritable Sainteté passe par le reconnaissance de la source. Le monde a été créé avec la langue Sainte afin que l’on puisse comprendre qu’il y a une source disent les sages d’Israël. Tant de drame émanent de ce simple refus de reconnaître sa source et de répondre sincèrement à cette question : « pourquoi je suis là et d’où je viens ? ».

    Ce refus de reconnaissance est une terrible maladie liée au péché. Ce n’est pas sans raison que bien des enfants de cette génération sont rebelles envers leurs parents et si enclin à montrer leur ingratitude en dépit du fait que leurs parents ont tout fait pour eux ! Ce n’est pas sans raison que Dieu a pris la peine de graver sur les tables de la loi l’importance d »honorer ses parents et d’être reconnaissant envers eux : il sait à quel point c’est une maladie liée au péché !

    Le monde ne peut tenir que lorsque nous prenons conscience que nous ne nous sommes pas fait tout seul et que nous ne pouvons pas exister tout seul. Effectivement, nous devons finalement beaucoup plus aux autres que nous devons nous féliciter nous même : Merci à mes parents, merci à ma femme et à mes proches qui m’ont permis de grandir et de me former, merci à mes instructeurs, professeurs, enseignants, merci à un tel et à un tel, merci même à mes ennemis qui permettent à leur insu de nous rapprocher de Dieu et de nous faire grandir dans notre relation avec Dieu, merci au peuple d’Israël pour la connaissance de Dieu, de sa Torah et enfin : Merci au Messie Yéshoua et merci à Dieu !

    Nous voyons donc ici le cercle vertueux de la Sainteté : être reconnaissant envers toutes les sources intermédiaires jusqu’à la source de toutes les sources : Dieu ! J’honore mes parents, j’honore tout être humain ayant contribué de près ou de loin à ma croissance, j’honore le peuple juif, j’honore le Messie d’Israël et enfin, j’honore Dieu le Père !

    La génération de la tour de Babel

    tower-of-babel-19-jun-091Ainsi, nous pouvons maintenant comprendre avec plus de profondeur le grave et grand problème de la génération de Babel : l’homme a voulu être sa propre source :

    « Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. » (Genèse 11.4)

    Rachi fait un formidable commentaire qu’il serait bon de méditer grandement :

    « Qui avait commis le plus grand péché, les hommes de la générations du déluge ou ceux de la génération de la tour de Babel ? Les premiers n’avaient pas porté atteinte au principe de l’existence de Dieu, les seconds l’avaient bel et bien fait en voulant en quelque sorte porter la guerre contre Dieu. Et pourtant, les premiers ont été anéantis, les seconds ne l’ont pas été. Mais c’est que les hommes de la génération du déluge étaient des voleurs et se querellaient. C’est pourquoi ils ont péri. Ceux de la tour de Babel pratiquaient entre eux l’amour et la fraternité, ainsi qu’il est dit : « Même langue et mêmes paroles ». Tu apprends de là combien la division entre hommes est haïe de Dieu, et combien grande est la paix »

    Ce commentaire est rempli d’enseignements. En premier lieu, nous voyons effectivement, qu’aux yeux de Dieu, le plus grand péché est celui du refus de reconnaissance et de gratitude envers la divinité, ce qui est le trait caractéristique de la génération de Babel. Deuxièmement, cela leur a valu d’être jugé selon leurs oeuvres : Dieu a fait venir sur eux ce qu’ils redoutaient le plus : la dispersion, la division et la confusion ainsi qu’il est dit « Ce que redoute le méchant, c’est ce qui lui arrive » (Proverbes 10.24).

    Vouloir être unis sans reconnaître la source amène la désunion, la division et la confusion : c’est ici une loi spirituelle que nous dévoile la Torah.

    D’un autre côté, nous voyons que la génération de Babel n’a pas été exterminé en raison de cette paix et de cette unité qui régnaient parmi eux tandis que la querelle, la haine, le vol, le meurtre et la méchanceté, caractéristiques de la génération de Noë, amène directement la destruction et la mort. De là, comme souligne Rachi, nous apprenons à quel point Dieu a en estime le Shalom (paix), l’union et la communion fraternelle entre les hommes mais que ne pas reconnaître et honorer sa propre source amène la confusion et la division.

    Ce n’est pas sans raison que la Brit Hadasha (nouvelle alliance) rappelle souvent la nécessité de « Rechercher la paix avec tous ».

    Ainsi, avec ces quelques grandes clés que nous délivre la Torah du Dieu d’Israël, nous comprenons avec toujours plus de discernement l’état du monde actuel :

    Le monde cumule le péché de la génération de Noë avec celui de la génération de Babel à tel point que :

    le parlement Européen n’a pas hésité à construire son bâtiment en souvenir de l’architecture de la tour eu_strasbourg_babeleu_parliament_building_tower_of_babel_brueghelde Babel, ce qui est un indicateur infiniment fort et représentatif de l’esprit qui anime l’Europe : être unis sans Dieu, en rejetant ses lois et sa volonté parfaite. Ainsi, la destruction, la mort, la division et la confusion règne de plus en plus dans ce monde : c’est un fait avéré.

    L’Eglise, quand à elle, a commis une erreur de la même nature : se séparer de sa source originelle d’où elle a été tirée :

    Israël, le peuple juif « à qui les oracles ont été confiés », de qui provient le salut et qui ont la sagesse et les clés pour bien comprendre les Saintes Ecritures.

    L’Eglise, comme de nombreux ouvrages spécialisés le montrent ainsi que de plus en plus de pasteurs et/ou de serviteurs de Dieu, pendant presque toute son histoire, a adopté la théologie du remplacement, aboli de nombreux commandements de Dieu, méprisé la Torah et, pendant des siècles et même des millénaires, elle a développé une haine envers le peuple juif, viscérale chez certains et refoulée pour d’autres (les preuves sont innombrables, un article spécial à ce sujet sortira bientôt).

    Les impacts spirituels sont énormes et sans une ferme prise de position à ce sujet, une vraie repentance qui porte du fruit, et une volonté de bénir le peuple que Dieu a choisi et béni éternellement, l’Eglise en restera victime et malade. Effectivement, bien que la réforme ait apporté un réel renouveau nécessaire au niveau de la foi, une large partie du monde protestant est encore victime de ces millénaires de folies et n’a pas réussi à s’extraire complètement des liens de l’apostasie et c’est même de nouvelles chaînes qui ont été jeté sur l’église reformée via l’oeucuménisme.

    Racine Yeshoua IsraelCet héritage spirituel se fait largement ressentir par ce type de discours malheureusement très répandu dans le monde chrétien : « On ne doit rien aux juifs » ; « cessez vos juiveries », mais aussi : dès qu’une personne aime Israël ou désire revenir à l’observation de commandements de Dieu et à certaines coutumes et pratiques de ses pères, il n’est pas rare d’entendre : « attention tu judaïses, tu es déchu de la grâce, maudit, hérétique, faux frère, apostat etc » ! Quelle tragédie qui appelle à la repentance de beaucoup !

    N’oublions pas que le Dieu qui ne change pas, dans une traduction plus fidèle à l’hébreux déclare ceci en parlant du peuple juif : « Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai (Arar) ceux qui te mépriseront et/ou t’outrageront (Qalal) » (Genèse 12.3).

    Il est visible de constater parfois si ce n’est souvent, comme une terrible allergie se déclenchant dès qu’une personne décide sérieusement de se repentir de toute cette folie pour venir se greffer véritablement sur Israël, remplie d’amour pour les juifs et revenant à TOUTE la vérité des Ecritures et de la Torah de l’Eternel, marchant sur les traces de l’humble Ruth la moabite, cette non juive qui a su se greffer avec humilité au peuple d’Israël (cela lui a tout de même valu d’engendrer le Messie) donnant ainsi un modèle pour l’Eglise des gentils :

    « Si toi, olivier sauvage, as été enté au milieu des branches, et as été fait participant de la racine et de la sève de l’olivier, Ne te glorifie pas aux dépens des rameaux; toutefois, si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte. » (Romains 11.17-18)

    Cette allergie est certainement due à ce colossal héritage antisémite ayant entraîné une confusion doctrinale et une terrible apostasie encore pleinement visible aujourd’hui : lorsque l’on se coupe de la source, ainsi que nous l’avons vu avec la génération de Babel, de tels dégâts se produisent. Se couper de ceux à qui les oracles ont été confiés et qui ont la sagesse et les clés pour bien comprendre les Saintes-Écritures est une chose terrible. Le résultat ? Confusion, multitude de fausses doctrines, division, dispersion : on compte plus de 20 000 branches dans le christianisme, autant de fausses doctrines et beaucoup sont littéralement engagé entre eux dans une guerre doctrinale et ne se comprennent pas ou peu :  le jugement de la génération de Babel !

    Don Finto, dans son ouvrage remarquable « ton peuple sera mon peuple » confirme cet état de fait dans le chapître « La division, l’ADN de l’église des gentils » :

    « Les premiers croyants étaient ensemble et avaient tout en commun (actes 2.44). Ils n’étaient qu’un coeur et qu’une âme (Actes 4.32).

    (…) Il existe à ce jour plus de 160 formes différentes de traditions ecclésiastiques, avec 23300 dénominations distinctes et séparées les unes des autres à l’intérieur du corps de Christ »

    En se séparant de ceux qui lui avaient donné naissance, l’Église a produit division sur division. La loi naturelle à toute la création de Dieu : l’ADN, pour ainsi dire, a eu des repercussions surBranchesChristians_1 l’Eglise. Nous nous sommes reproduits « selon notre espèce » (Genèse 1.11).

    C’est ainsi que, dix neuf siècles plus tard, nous avons : les orthodoxes orientaux et les catholiques romains ; les anglicans et les protestants ; le calvinisme et l’arminianisme ; les luthériens, les baptistes, les méthodistes, les nazaréens et les pentecôtistes ; les confessionnels et les non confessionels. Selon Marty Waldman : La blessure béante du schisme entre les juifs et les gentils est l’ancêtre de toutes les blessures du corps du Messie. Toutes les autres blessures de division, dans l’Eglise, proviennent de cette blessure originelle. »

    Ce comportement « babélique » de refuser ce qui revient de droit au peuple juif en refusant de leur donner la place réelle qui leur convient, engendre un mépris conscient ou inconscient envers la source de l’existence à savoir Dieu dont l’amour et les promesses envers son peuple Israël sont éternelles. Cette rupture d’avec sa source, entraîne d’innombrables séductions dans l’Eglise accompagnées de toute sortes de « miracles et de prodiges mensongers » émanant du Satan. Evidemment, bien d’autres raisons existent, tout n’est pas aussi simple mais c’est ici un point important à ne pas négliger qui est une des racines de bien des maux, notamment dans l’histoire de l’Eglise.

    Ce n’est pas sans raison que Dieu parle de la génération de Babel dans la Torah, afin que nous comprenons l’enseignement capital qu’il y a dans le refus de reconnaissance envers la source divine premièrement puis envers les sources intermédiaires, notamment le peuple juif, de qui vient le Salut. Paul ne dit-il pas que les Écritures « ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. » (1 Corinthiens 10.11) ?

    Paul avait clairement averti de ne pas se livrer à l’orgueil envers Israël et de se rappeler que les païens qui viennent à la foi au travers de Yéshoua ne sont que des branches arrachées d’un olivier malade et sauvage et venant se greffer par la grâce de Dieu sur l’olivier franc et verdoyant représentant Israël.

    L’Église devrait se repentir de tout son coeur à ce sujet et devrait le faire non pas avec la bouche seulement mais par des actes concrets qui manifestent ce réel retour à la source : bénir Israël, revenir à la Torah et à la Saine Doctrine, rejeter toutes les traditions d’hommes d’origines païennes, revenir à l’autorité complète et totale des Ecritures puis rétablir une relation d’amour, de soutiens, de respect, d’humilité envers leurs frères aînés, le peuple d’Israël sur lequel, Dieu, dans sa grâce, les a enté par le moyen de la foi dans le Messie Yéshoua comme il est écrit :

    « Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice, reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham. » (Galates 3.6-7).

    Ainsi et comme peut en témoigner tous ceux de l’Eglise qui ont eu à coeur d’agir ainsi, la faveur et la pleine bénédiction du Grand Dieu Souverain d’Israël reposera, « avec des persécutions » (Marc 10.30), sur les assemblées ayant décidé de leur plein gré de cesser de « marcher dans la voie de Jéroboam » afin de ne plus se livrer « aux péchés que Jéroboam avait commis pour faire pécher Israël. » comme il est dit :

    « N’entre pas dans le sentier des méchants, Et ne marche pas dans la voie des hommes mauvais. » (Proverbes 4 : 14)

    C’est ici une marque profonde et véritable de cette église sans tâche ni ride de la fin des temps, ce fameux « reste » que Dieu sanctifie :

    Rendre à César ce qui est à César, au peuple d’Israël ce qui est au peuple d’Israël et à Dieu ce qui est à Dieu : Revenir aux racines hébraïques de la foi chrétienne et à la Torah (Saine Doctrine), se repentir au nom des horreurs passées commises hélas par une large partie de l’Eglise à l’égard d’Israël et de la Torah de Dieu, se détourner des traditions et des commandements d’hommes, adopter une attitude d’humilité, d’amour et de reconnaissance envers nos frères aînés juifs, ce qui, comme le démontre cet article, fait parti intégrante de « la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur. » (Hébreux 12.14)

    La prière de Daniel est plus que jamais d’actualité :

    « Seigneur, Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et qui fais miséricorde à ceux qui t’aiment et qui observent tes commandements ! Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons été méchants et rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances. Nous n’avons pas écouté tes serviteurs, les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos chefs, à nos pères, et à tout le peuple du pays. A toi, Seigneur, est la justice, et à nous la confusion de face, en ce jour, aux hommes de Juda, aux habitants de Jérusalem, et à tout Israël, à ceux qui sont près et à ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés à cause des infidélités dont ils se sont rendus coupables envers toi. Seigneur, à nous la confusion de face, à nos rois, à nos chefs, et à nos pères, parce que nous avons péché contre toi.

    (…) Maintenant donc, ô notre Dieu, écoute la prière et les supplications de ton serviteur, et, pour l’amour du Seigneur, fais briller ta face sur ton sanctuaire dévasté ! Mon Dieu, prête l’oreille et écoute ! ouvre les yeux et regarde nos ruines, regarde la ville sur laquelle ton nom est invoqué ! Car ce n’est pas à cause de notre justice que nous te présentons nos supplications, c’est à cause de tes grandes compassions. Seigneur, écoute ! Seigneur, pardonne ! Seigneur, sois attentif ! agis et ne tarde pas, par amour pour toi, ô mon Dieu ! Car ton nom est invoqué sur ta ville et sur ton peuple. » (Daniel 9).

    Un grand Shalom à chacun, que l’Eternel, le Dieu d’Israël, nous aide à toujours faire ce qui lui est agréable au nom du Messie et Sauveur Yéshoua !

    Etude de Thomas, inspirée d’un enseignement du Rav Dynovisz sur la paracha.

    Source: http://www.rencontrerdieu.com/

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