• Par Ruth:


    La Résurection du Seigneur Yéhoshoua-Jésus comme ayant eu lieu le jour du Dimanche est une fausse croyance qui a été véhiculée afin de donner du crédit à l'abandon du Shabbat au profit du Dimanche.

    En effet, la Parole d'Elohim par les écrits des Apôtres dans les textes des Evangiles, démontre que le Jour de la Résurection du Seigneur Yéhoshoua est le Jour Saint et Béni du Shabbat (Samedi) et non le premier Jour de la semaine nommé Dimanche.


    Evangile de Matthieu:

    Matthieu 28:1-7
    Après le shabbat, à l'aube du premier jour de la semaine, Myriam de Magdala et l'autre Myriam vinrent pour voir le sépulcre.
    Et voici, il y avait eu un grand tremblement de terre, car un ange de YHWH, descendu du ciel, était venu, avait roulé la pierre en dehors de l'entrée du sépulcre, et s'était assis dessus.
    Son visage était comme un éclair, et son vêtement blanc comme la neige.
    Et dans leur frayeur les gardes avaient tremblé et étaient devenus comme morts.
    Or l'ange, prenant la parole, dit aux femmes: Pour vous, ne craignez point, car je sais que vous cherchez Jésus le crucifié.
    Il n'est pas ici, car il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez, voyez le lieu où le Seigneur était couché;
    Et partez promptement et dites à ses disciples qu'il est ressuscité des morts; et voici il vous devance en Galilée; là vous le verrez, je vous l'ai dit.


    Quand on lit bien ce texte, on se rend compte qu'en réalité, Yéhoshoua est déjà ressuscité le matin du premier jour de la semaine, quand les femmes arrivent au Tombeau.

    Et le texte dit même que Yéhoshoua est déjà en Galilée ce même matin. Rien dans le texte ne dit en réalité que Yéhoshoua a ressuscité le jour du Dimanche, mais le texte dit qu'Il est déjà ressuscité le jour du Dimanche quand les femmes vînrent au Tombeau.

    Prenons les autres textes des Evangiles:


    Evangile de Marc:

    Marc 16:1-7
    Après que le shabbat fut passé, Myriam de Magdala, Myriam, mère de Ya'akov, et Shlomith (Salomé), achetèrent des aromates pour venir embaumer le corps.
    Et elles vinrent au sépulcre de grand matin, le premier jour de la semaine, comme le soleil venait de se lever.
    Et elles disaient entre elles: Qui nous ôtera la pierre de l'entrée du sépulcre?
    Et ayant regardé, elles virent que la pierre avait été ôtée; or, elle était fort grande.
    Puis, étant entrées dans le sépulcre, elles virent un jeune homme assis du côté droit, vêtu d'une robe blanche; et elles furent épouvantées.
    Mais il leur dit: Ne vous effrayez point; vous cherchez Yéhoshoua de Nazareth qui a été crucifié; il est ressuscité, il n'est point ici; voici le lieu où on l'avait mis.
    Mais allez, dites à ses disciples et à Pierre qu'il vous devance en Galilée; vous le verrez là, comme il vous l'a dit.

    Ici, nous constatons la même chose que dans Matthieu, Yéhoshoua est déjà ressuscité à l'aube du premier jour de la semaine et qu'Il est déjà en Galilée.

    Et si l'on prend le verset de Marc 16:9 plus bas dans le texte, nous lisons exactement ceci dans le texte Grec :

    αναστας δε πρωι πρωτη σαββατου εφανη πρωτον μαρια τη μαγδαληνη αφ ης εκβεβληκει επτα δαιμονια

    "Or étant ressuscité le matin le premier jour de la semaine apparut premièrement à Myriam de Magdala de laquelle il avait chassé sept démons."

    Il faut bien avoir conscience que dans le texte Grec original, il n'y a pas de virgule et que le texte peut prendre des sens différents suivant la manière dont la phrase est lue ici.

    En effet, dans les traductions classiques que nous avons, voici comment le texte a été écrit :

    Or (Jésus) étant ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, apparut premièrement à Myriam de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons.

    Notons que dans ce verset le Nom de Jésus a été rajouté dans le verset car dans le verset Grec il ne s'y trouve pas, c'est afin de donner une meilleure compréhension pour faire connaître de qui il s'agit dans ce verset.

    Notez ici où les traducteurs ont placé les virgules en fonction de leur compréhension erronée de ce texte, alors qu'en réalité voici la bonne lecture de ce texte :

    αναστας δε πρωι πρωτη σαββατου εφανη πρωτον μαρια τη μαγδαληνη αφ ης εκβεβληκει επτα δαιμονια

    "Or étant ressuscité, le matin le premier jour de la semaine (Yéhoshoua) apparut premièrement à Myriam de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons."


    Cela change la compréhension de ce verset ici, voici comment bien comprendre.

    Comme Yéhoshoua était déjà ressuscité, Il apparut premièrement à Myriam de Magdala le matin du premier jour de la semaine. En réalité le texte ici parle du jour de l'apparition de Yéhoshoua à Myriam de Magdala et non du jour de sa résurection.


    Prenons ensuite les autres textes des Evangiles.

    Evangiles de Luc et de Yo'hanan-Jean

    Luc 24:1-3
    Mais le premier jour de la semaine, elles vinrent de grand matin au sépulcre, apportant les parfums qu'elles avaient préparés; et quelques personnes les accompagnaient.
    Et elles trouvèrent que la pierre qui était à l'entrée du sépulcre avait été ôtée.
    Et étant entrées, elles ne trouvèrent point le corps du Seigneur Yéhoshoua.

    Jean 20:1-2
    Le premier jour de la semaine, Myriam de Magdala vint le matin au sépulcre, comme il faisait encore obscur; et elle vit la pierre ôtée du sépulcre.
    Elle courut donc et vint vers Shimon Even (Pierre), et vers l'autre disciple que Yéhoshoua aimait; et elle leur dit: On a enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où on l'a mis.


    là aussi le récit confirme les deux autres, Yéhoshoua est déjà ressuscité quand les femmes vinrent au sépulcre le premier jour de la semaine (Dimanche), donc Yéhoshoua était déjà ressuscité.

    De plus, il faut entrer dans la cohérence des textes Bibliques, car Il est bien écrit que Yéhoshoua devait ressusciter durant le 3ème jour et non au tout début d'un jour tout juste commencé qui était le premier jour de la semaine quand les femmes trouvèrent le tombeau vide.

    Luc 24:7
    et qu'il disait : Il faut que le Fils de l'homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu'il soit crucifié, et qu'il ressuscite le troisième jour.


    et nous savons que le jour qui précède ce matin du premier jour de la semaine est le jour Saint et Béni du Shabbat (Samedi).

    Il faut également savoir que le Calendrier de YHWH que suivaient les Juifs de Qumran nommés ceux de Yahad ou Esséniens,  même Calendrier solaire Torahique décrit dans les Livres d'Hénok, de la Genèse,  des Jubilés,  de Daniel et de l'Apocalypse,  dont les jours de la semaine des fêtes sont toujours les mêmes d'années en années, confirme que Yéhoshoua est bien ressucité le jour du Shabbat qui est ce 3ème jour dont parle les Evangiles.

    Regardez bien ce schéma tout en prenant bien en compte que les jours des fêtes dans ce calendrier sont toujours les mêmes d'années en années, chaque année le soir de Pessa'h est un Mardi soir et le premier jour des sans levain tombe toujours un Mercredi...



    Et voici ci-dessous une autre lecture des versets qui portent à confusion sur le terme de préparation et du grand Jour du Shabbat cité au moment de la mort de Yéhoshoua.

    (Je tiens à dire que j'avais eu une explication erronée sur ce sujet de la préparation par le passé, je m'en excuse).

    Jean 19:31 :
    Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, -car c'était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour, -les Juifs demandèrent à Pilate qu'on rompît les jambes aux crucifiés, et qu'on les enlevât.


    Selon moi, si l'Apôtre Jean nous parle de ce Shabbat comme étant un Grand Jour, c'est parce qu'il s'agit du Jour de la Résurection de notre Seigneur et Sauveur Yéhoshoua.

    Matthieu 12:40
    Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.


    Nous savons d'après des sources historiques que la préparation du Shabbat hebdomadaire citée dans les écrits Bibliques du Nouveau Testament ne commence pas le vendredi mais le jeudi, en effet les Juifs ont gardé la tradition de commencer à souhaiter Shabbat Shalom le Jeudi.

    Nous avons confirmation par des écrits de Socrate:
    Livre 5 chapitre 23 :

    "Le Jeudi et le Vendredi que l'on appelle la préparation ; c'est-à-dire la veille du jour du Sabbat..."

    Pourquoi, la préparation commençait-elle le Jeudi ?
    Tout simplement car à l'époque, préparer le Shabbat était beaucoup plus long qu'aujourd'hui, car il fallait aller aux fours communautaires pour faire cuire les plats du Shabbat, si jamais tuer et apprêter un animal du bétail et cela prend du temps, aller aux puits remplir les jarres d'eau pour les amener dans les maisons, ect... deux jours n'étaient donc pas de trop pour que tout soit prêt pour le Shabbat.

    Jean 19:31
    Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le shabbat, -car c'était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour, -les Juifs demandèrent à Pilate qu'on rompît les jambes aux crucifiés, et qu'on les enlevât.



    Marc 15:42
    Le soir étant venu, comme c'était la préparation, c'est-à-dire, la veille du shabbat



    ici l'expression "veille du Shabbat" a été mal traduite du mot Grec :
    προσάββατον prosabbaton qui signifie littéralement "avant le Shabbat" et non comme suggéré dans nos traduction "le jour avant le Shabbat".

    La nuance est importante ici car cela laisse entendre qu'il peut y avoir plusieurs jours de délai avant ce grand Shabbat et non un seul jour.


    Bien comprendre donc que Yéhoshoua a été livré le Mardi soir, soir de Pessa'h le 14 Aviv car Il mangea la Pâque selon le Commandement de la Torah et selon le Calendrier Torahique que suivaient les Esséniens, lire Matthieu,  Marc et Luc en opposition avec le suivi de la Pâque des pharisiens sur le suivi d'un autre calendrier, lire Jean.

    Puis le lendemain le Mercredi 1er Jour des pains sans levain où un Sacrifice pour l'expiation des péchés du peuple devait être offert, Il fut mis à mort.

    Puis sur le Mercredi soir qui est donc le début du Jeudi car le Jour dans la Bible commence le soir qui précède, allant d'un soir à l'autre, il s'agissait donc de la préparation du Shabbat, Il fut mis dans le tombeau.

    Mercredi soir au Jeudi soir = 1 soir et 1 jour = Préparation
    Jeudi soir au Vendredi soir = 1 soir et 1 jour
    Vendredi soir au Samedi soir = 1 soir et 1 Jour = Résurection

    Il Ressuscita le 3ème Jour donc le Samedi Jour du Saint Shabbat.

    Ce Shabbat fut un Grand Shabbat !

    Gloire et Louange Soient rendues à notre Seigneur et Sauveur Yéhoshoua qui laissa le tombeau vide, la mort a été vaincu !
    Amen.

    Source: http://messianique.forumpro.fr

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  • « La mémoire du juste est en bénédiction » (Proverbes 10.7)

    Je suis très heureux de vous faire découvrir le merveilleux témoignage authentique d'Isaac Lichtenstein. Né le siècle dernier et éduqué dans le rejet des écrits de la "nouvelle alliance", mieux traduit par "l'alliance renouvelée" (Brit Hadacha en hébreu), ce rabbin respecté, par un étonnant concourt de circonstance, fut amené par la providence à scruter et à sonder les textes de ce que les chrétiens appellent "Nouveau Testament".

    Découvrez sa merveilleuse histoire pleine de fraîcheur et de vérité et n'hésitez évidemment pas à partager ce récit au plus grand nombre :

    « Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous. » (Matthieu 5.11-12)

    rabbi Isaac lichtenstein ss RD 640pxIl n’avait pas encore vingt ans quand il devint rabbin, et après avoir desservi pendant plusieurs années différentes communautés dans le nord de la Hongrie, Isaac Lichtenstein s’installa finalement à Tapio Szele. Il y resta pendant presque quarante ans, travaillant sans cesse durement et généreusement pour le bien de son peuple.

    Un jour, un mélamed, un instituteur d’une des écoles  juives de son quartier, lui montra une bible en allemand. En tournant les pages, les yeux du rabbin Lichtenstein tombèrent  sur le nom « Jésus Christ ». Il devint furieux, et réprimanda sèchement le mélamed d’avoir un tel livre en sa possession et  lui ordonna d’aller se laver les mains. Dans sa rage, il lança la bible à travers la pièce où elle tomba derrière d’autres livres sur une étagère ; elle y resta, poussiéreuse et oubliée pendant trente et quelques années.

    Au cours d’une vague furieuse d’antisémitisme dans la pittoresque petite ville hongroise de Tisza Elsar, située sur la Theiss, douze juifs et une juive furent jetés en prison, accusés d’avoir tué une petite fille chrétienne afin d’utiliser son sang dans des buts rituels. Comme dans tous les autres cas où une accusation si diabolique était portée contre des juifs, l’accusation de sang à Tisza Eslar fut en fin de compte prouvée comme fausse et sans fondement.

    Il vint à l’esprit du rabbin Lichtenstein qu’il devait y avoir quelque chose dans les enseignements du Nouveau testament qui  excitait l’inimitié envers les juifs, et en fouillant dans ses livres, il tomba sur la bible allemande que trente ans plus tôt il avait jetée avec colère. Il la ramassa et avec hésitation l’ouvrit et l’examina attentivement ; Son état d’esprit, à cette époque, se révèle le mieux au travers de sa publication, JUDENSPIEGEL, «  Miroir juif », dans laquelle il écrit :

    « ‘Ils m’ont beaucoup affligé depuis ma jeunesse, qu’Israël le dise maintenant’ (Psaume 129 :1). Il n’y a pas besoin d’une longue explication pour montrer que dans ces quelques mots le psalmiste résume les expériences et les chagrins amers que nous, au moins la génération aînée, avons souffert depuis notre jeunesse, livrés aux mains des populations de gentils qui nous entouraient.

       Comme les impressions des premiers moments de la vie s’ancrent profondément en nous et comme ces dernières années je n’ai pas encore eu de raisons de les modifier, il n’est pas étonnant que j’en sois venu à penser que le Christ lui-même était le fléau et la malédiction des juifs, la cause de nos chagrins et de nos persécutions.

          Je suis arrivé à l’état adulte dans cette conviction, et j’ai vieilli en l’entretenant. Je ne connaissais aucune différence entre le véritable  christianisme et celui qui ne l’est que de nom ; de la source même du Christianisme, je ne savais rien.

       D’une manière assez étrange,  ce fut l’horrible  accusation du sang de Tisza Eslar qui m’amena pour la  première fois à lire ce que les gentils appellent le « Nouveau Testament ». Ce jugement sortit tous nos ennemis de leurs endroits cachés, et une fois de plus, comme dans les temps anciens, le cri se fit à nouveau entendre : « Mort aux juifs ! » La fureur était excessive et parmi les meneurs de la révolte, il y en avait beaucoup qui se servait du nom du Christ comme d’un  manteau pour couvrir leurs actions abominables.

       Ces pratiques méchantes d’hommes qui portaient le nom du Christ seulement pour poursuivre leurs desseins mauvais soulevèrent l’indignation de quelques chrétiens authentiques, notamment  celle du Professeur Franz Delitzsch de l’Université de Leipzig ; avec une plume de feu et une voix de sévérité remontrance, ils dénoncèrent la colère menteuse des antisémites.

       Dans des articles écrits par ce dernier pour la défense des juifs, j’ai souvent rencontré des passages où l’on parle du christ comme de quelqu’un qui apporte la joie à l’homme, le Prince de la Paix, et le Sauveur ; et son message était prôné comme un message d’amour et de vie pour tous les hommes.

       J’étais surpris et en croyais à peine mes yeux, quand je trouvai dans un coin caché le livre que quelques trente années auparavant j’avais dans ma colère arraché des mains d’un instituteur juif. J’ouvris le livre, en tournai les pages et lus.

    Comment puis-je exprimer l’impression que je ressentis ?

       On ne m’avait pas dit la moitié de la grandeur, de la puissance et de la gloire de ce livre, jusqu’alors un livre scellé pour moi. Tout paraissait si nouveau, et pourtant il me fit du bien, comme la vue d’un vieil ami qui a déposé ses vêtements poussiéreux et usés par le voyage et apparaît en habit de fête, comme un marié en vêtement de noces ou une mariée ornée de ses bijoux. »

    Pendant deux ou trois ans le rabbin Lichtenstein garda ces convictions enfermées dans son cœur. Cependant, il se mit à prêcher dans sa synagogue d’étranges et de nouvelles idées qui à la fois intéressaient et étonnaient ses auditeurs. Finalement, il ne put plus se contenir. Dans sa drashah (prédication) lors d’un shabbath, il mentionna  la « parabole des sépulcres blanchis », il admit ouvertement que son sujet était tiré de livre intitulé la Brith ha-rhadashah que les gentils appellent le Nouveau Testament et il parla de (Jésus) Yéshou’a comme le Messie qui doit venir, le sauveur d’Israël, mais qui est jusqu’à présent le Serviteur souffrant du Saint Béni soit-il.

    Il inclut ses idées dans trois publications qui parurent l’une après l’autre rapidement et qui firent sensation parmi les Juifs, non seulement en Hongrie mais dans tout le continent européen. Et ce n’était pas étonnant ! Car voilà qu’un rabbin âgé et respectable, encore en activité, sommait ses ouailles de se ranger sous la bannière de Yéshoua ha-notzri et de le saluer comme le Serviteur souffrant et leur vrai Messie à venir.

    Comme cela était inévitable, aussitôt que les officiels juifs se rendirent compte de la signification de la position du rabbin Lichtenstein, une tempête de persécution s’abattit sur lui. Et celui qui, quelques semaines seulement auparavant était classé parmi leurs plus nobles chefs et professeurs, était maintenant décrit comme un déshonneur et un reproche.

    On l’accusa de s’être vendu aux missionnaires. Certains même affirmèrent qu’il n’avait jamais écrit les pamphlets lui-même, mais avait seulement été soudoyé pour y apposer sa signature. Il fut convoqué pour comparaître devant le Rabbinat assemblé à Budapest. Il obéit. En entrant dans la salle, il fut accueilli par le cri : « Rétractez-vous ! Rétractez-vous ! »

    « Messieurs », répondit-il, « je me rétracterai très volontiers si vous pouvez me convaincre que j’ai tort. »

    Le Grand-Rabbin Kohn proposa un compromis : le rabbin Lichtenstein pouvait croire ce qu’il voulait s’il acceptait de s’abstenir de prêcher le Mashiarh. Et quant à ces épouvantables pamphlets qu’il avait déjà écrits, le mal pouvait être réparé d’une manière très simple : la conférence des rabbins rédigerait un document disant que le rabbin Lichtenstein avait agi dans un accès de folie passagère !

    Le rabbin Lichtenstein répondit calmement, mais avec indignation que la proposition qu’on lui faisait était plutôt bizarre, puisque pour la première fois il avait toute sa raison. Alors ils lui demandèrent de renoncer à sa position de rabbin et de se faire dûment baptiser. Il répondit qu’il n’avait pas l’intention de se joindre à une église ; qu’il avait trouvé dans la Brith ha-rhadashah le véritable Judaïsme ; et qu’il voulait rester comme avant avec son kahal (ses paroissiens). C’est ce qu’il fit et ceci en dépit de nombreuses persécutions et reproches accumulés contre lui. De par sa position officielle de rabbin, il continua d’enseigner et de prêcher dans son district en citant la Brith-harhadasha. C’était un touchant témoignage du solide attachement de sa propre communauté qui seule avait le pouvoir de réclamer sa démission. A vrai dire, il eut beaucoup de pressions à supporter ; certains membres de la kehilah (paroisse) et de la famille de sa femme furent complètement ruinés par la perte de leur commerce, mais ils lui restèrent toujours attachés.

    Vers cette époque le rabbin Lichtenstein et ses écrits étaient devenus bien connus, et différentes organisations missionnaires et ecclésiales cherchaient ses services. La papauté aussi apprit l’existence et l’importance de cet homme et un émissaire spécial envoyé par le Pape visita Tapio Szele avec des offres tentantes pour le cas où le rabbin accepterait d’entrer au service du Vatican.

    Le rabbin Lichtenstein avait une seule réponse pour tous : « Je resterai parmi les miens. J’aime Yéshou’a mon goël et Mashiarh,  je crois dans la Brith-harhadashah ; mais je ne me sens pas poussé à devenir membre d’une église chrétienne. De même que le prophète Jérémie, après la destruction de Jérusalem préféra rester et se lamenter au milieu des ruines de la Ville Sainte avec ce qui restait de ses frères, ainsi je resterai moi aussi parmi mes frères, comme un gardien à l’intérieur des murs, pour les avertir et les supplier de voir en Yéshou’a la véritable gloire d’Israël. »

    Finalement, sa santé étant très affectée par les nombreuses épreuves et chagrins qui s’abattaient sur lui, il démissionna de ses fonctions de rabbin de district, il s’installa à Budapest où il trouva une grande liberté d’action pour ses talents ; mais l’opposition était implacable.

    Il fut filé et même physiquement attaqué dans la rue. Son barbier fut soudoyé pour enlaidir sa très belle barbe. Son propriétaire surveillait de près tous ceux qui lui rendaient visite et faisait des rapports aux autorités rabbiniques. Mais, de même qu’un torrent arrêté dans sa course se creuse de nouveaux lits, de même il était sans cesse interviewé et amené à discuter avec des Juifs de toutes positions sociales.

    « La sagesse crie et fait entendre sa voix dans la rue », écrivait-il à son ami de Londres, David Baron. « Docteurs, professeurs d’université et officiels viennent chez moi. Beaucoup de familles haut placées viennent aussi nous visiter et condamnent la dure conduite du rabbinat d’ici à mon égard. J’ai souvent de graves et importantes discussions avec des experts du Talmud et des rabbins qui désirent m’amener à un compromis, et cela vaut la peine de remarquer que beaucoup d’entre eux qui auparavant n’avaient aucune connaissance de la Brith-harhadashah m’en ont ensuite demandé une copie. »

       Pendant plus de vingt ans, le rabbin Lichtenstein, en de nombreux endroits du Continent, rendit témoignage à la vérité comme il la voyait dans le Mashiarh. A la fin, les tempêtes de la controverse, de la mésentente et de l’antagonisme, commencèrent à porter sur sa santé. Toutefois son esprit restait intrépide. 

    Vers cette époque il écrivit : « Chers frères juifs : j’ai été jeune et maintenant je suis vieux. J’ai atteint l’âge de quatre-vingts ans, âge dont le psalmiste parle comme étant la dernière période de la vie humaine sur terre. Alors que les gens de mon âge récoltent avec joie les fruits de leurs labeurs, moi je suis seul, presque abandonné, parce que j’ai élevé la voix en avertissement :’Reviens, ô Israël, reviens vers le Seigneur ton Dieu ; car tu as trébuché à cause de ton iniquité. Munis-toi de paroles (de repentir), et reviens vers le Seigneur.’ (Oshiyah/Osée 14 :2-3).

    « Moi, rabbin honoré pendant presque quarante ans, je suis maintenant dans ma vieillesse traité par mes amis comme si j’étais possédé d’un esprit mauvais et par mes ennemis comme un proscrit. Je deviens le souffre-douleur des moqueurs qui me montrent du doigt. Mais tant que je vis je veux me tenir sur ma tour de guet, bien que je puisse y être tout seul. Je veux écouter les paroles de Dieu et scruter le temps où Il reviendra vers Sion dans sa miséricorde, où Israël remplira le monde de son joyeux cri : ‘Oshi’anna au Fils de David ! Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur ! ‘Oshi’anna au plus  haut des cieux ! »

    Sans qu’on s’y attende, il tomba malade et ne fut alité que peu de temps. Comme il se rendait compte que sa fin approchait, il dit, en présence de sa femme et de l’infirmière :

    « Présentez mes  remerciements et mes salutations les plus chaleureux  à mes frères et amis ; mes enfants ; bonsoir, mes ennemis, vous ne pouvez plus me faire de mal. Nous avons un seul Dieu et un seul père, nous qui sommes appelés ses enfants dans le ciel et sur la terre, et un seul messie Yéshou’a qui a donné sa vie pour le salut des humains. Dans tes mains je remets mon esprit. »

       Le jour était lugubre ; il était huit heures du matin du vendredi 16 octobre 1909 quand le vieux rabbin entra dans la présence de son Seigneur.

    Quelle différence il y avait entre son merveilleux esprit d’amour et de pardon et l’esprit amer de ses ennemis ! Le lendemain de son enterrement parut un éditorial dans le « Allgemeine Jüdische Zeitung », l’organe du parti juif orthodoxe de Budapest ; le voici reproduit ici pour montrer la haine et la persécution implacables qu’un juif disciple de Yéshou’a, bien que sa vie fut irréprochable, dut supporter parce qu’il eut le courage de ses convictions et parce qu’il exprima la vérité comme il la vit.

    Bien sûr, l’éditorial contient beaucoup de mensonges et de calomnies et ce fut une nouvelle tentative pour discréditer le témoignage du rabbin Lichtenstein aux yeux des juifs. Cependant, à sa manière, il porta témoignage au caractère unique en son genre de l’homme qui dans l’exercice de ses fonctions proclamait les doctrines fondamentales du Tanach (Torah-Neviim, Ketoubim) et de la Brith-harhadashah.

    Une traduction littérale de l’éditorial yiddish se lit comme suit :

    « Hier, l‘ancien rabbin de Tapio Szele, I. Lichtenstein -puisse son nom être effacé !- fut enterré ici. Quand il était encore rabbin, il était au service de la mission qui prend les âmes au piège. De la bimah  juive il proclamait les doctrines fondamentales du Christianisme et écrivit un pamphlet dans lequel il invitait les juifs à reconnaître le fondateur de la religion chrétienne. Le scandale avait duré un bon moment quand le rabbinat de Budapest réussit enfin à persuader les représentants de la communauté de Tapio Szele, composée pour la plus grande part de parents et d’amis de Lichtenstein, d’exiger sa démission et son retrait du rabbinat.

    Depuis cette époque, le vieil apostat a vécu à Budapest de l’argent que lui fournissaient des sociétés missionnaires anglaises parce qu’il prêtait son nom dans des buts missionnaires. Cependant, il ne fut pas dûment baptisé et ainsi ce ‘fourbe et cet imposteur’ fut enterré dans le cimetière de la Synagogue réformée de Budapest. ‘Le nom des méchants disparaîtra’. »

    L’éditeur du « Allgemeine Jüdische Zeitung » peut être assuré Rabbin Isaac Lichtensteinque « le nom des méchants » et de tous les menteurs et calomniateurs sera vraiment « effacé » et « disparaîtra », mais qu’on se rappellera le nom du rabbin Isaac Lichtenstein parmi ceux des héros de l’Esprit.

    « J’ai pensé que la Brith harhadashah, « le Nouveau Testament » est impur, une source d’orgueil, de haine, et la pire espèce de violence, mais quand je l’ai ouvert, je me suis senti particulièrement et merveilleusement captivé par son message.

    Une gloire soudaine, une lumière a jailli dans mon âme. Je cherchais des épines, et j’ai recueilli des roses ; j’ai découvert des perles au lieu de cailloux ; au lieu de haine, je découvrais l’amour; au lieu de la vengeance, le pardon; à la place de l’esclavage, la liberté; au lieu de l’orgueil, l’humilité; à la place de l’inimitié, la conciliation, au lieu de la mort, la vie, le salut, la résurrection, un trésor céleste. » Isaac Lichtenstein.

    _____

    כִּי-יֶלֶד יֻלַּד-לָנוּ, בֵּן נִתַּן-לָנוּ, וַתְּהִי הַמִּשְׂרָה, עַל-שִׁכְמוֹ; וַיִּקְרָא שְׁמוֹ פֶּלֶא יוֹעֵץ, אֵל גִּבּוֹר, אֲבִי-עַד, שַׂר-שָׁלוֹם

    ישעיה. ט,ה

    C’est qu’un enfant nous est né, un fils nous est accordé: la souveraineté repose sur son épaule, et on l’a appelé Conseiller merveilleux, Héros divin, Père éternel, Prince de la Paix.

    Esaïe 9 :5

    Auteur : Jonathan Kamer  d’après ANAF HA-ZAIT

    Source: http://www.rencontrerdieu.com/

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    Par Ruth:

    Les Juifs Esséniens


    En introduction,  il faut que les lecteurs aient bien conscience d'une chose essentielle, c'est que les découvertes archéologiques et historiques nous démontrent que du temps de Yéhoshoua et après Yéhoshoua aux temps des Apôtres, une multitude de groupes religieux Juifs dans la mouvance du Judaïsme existaient.

    Aujourd'hui,  les gens ne retiennent que les Pharisiens qui sont les ancêtres du Judaïsme orthodoxe actuel et les Sadducéens, mais du temps de Yéhoshoua,  ces deux groupes n'étaient absolument pas les seuls bien que fortement mentionnés dans les Ecritures du Nouveau Testament. Cette mention appuyée s'explique simplement par le fait que ces deux groupes étaient ceux appuyés par les romains et avaient donc le pouvoir politique à Jérusalem, pouvoir lié au Temple.

    Cette étude ici va parler d'un groupe religieux Juif qui était un des plus importants avec celui des Pharisiens et des Sadducéens au temps de Yo'hanan-Jean et de Yéhoshoua, mouvement religieux Juif qui a fait parler de lui dans des écrits historiques et des écrits découverts à Qumran.

    Comprendre aussi que d'autres groupes après Yéhoshoua virent le jour avec des dissensions profondes sur la Personne de Yéhoshoua en tant que Messie, mais ce n'est pas ici le sujet de cette étude.

    Cette autre communauté Juive aussi importante que les Pharisiens et les Sadducéens est celle-ci :

    - La communauté de Yahad dont les membres sont nommés Esseniens par ceux qui ont parlé d'eux. On parle aussi des Juifs de Qumran pour les désigner. C'est dans la région désertique où l'une de leur communauté se trouvait, que l'on a retrouvé la grande Bibliothèque Biblique de Qumran pleine des richesses de la Parole d'Elohim. Cette communauté Juive est celle qui a gardé  le Calendrier d'Elohim authentique fidèle à la Torah. Ils étaient les adversaires théologique des Pharisiens et des Sadducéens en place.


    Yo'hanan-Jean l'immergeur et
    la communauté Essenienne


    Beaucoup ont vu une corrélation étroite entre Yo'hanan-Jean l'immergeur et la communauté de Yahad à Qumran. Il y a en effet beaucoup d'éléments Bibliques qui tendent à faire penser que Yo'hanan-Jean faisait partie de leur communauté.

    Nous savons que tout comme la communauté de Yahad s'était installée dans le désert,  Yo'hanan-Jean fut élevé dans le désert.

    Luc 1:67-80
    Alors Zacharie son père fut rempli du Souffle Saint, et il prophétisa, en disant: Béni soit YHWH, l'Elohim d'Israël, de ce qu'Il a visité et racheté son peuple, Et de ce qu'il nous a suscité un puissant Sauveur, dans la maison de David son serviteur;
    Comme il en avait parlé par la bouche de ses saints prophètes, depuis longtemps; De ce qu'il nous a sauvés de nos ennemis, et de la main de tous ceux qui nous haïssent, pour exercer sa miséricorde envers nos pères, et se souvenir de sa sainte alliance,
    Savoir du serment qu'il avait fait à Abraham notre père,
    de nous accorder que, étant délivrés de la main de nos ennemis, nous le servirions sans crainte, dans la sainteté et dans la justice, en sa présence, tous les jours de notre vie. Et toi, petit enfant, tu seras appelé le Prophète du Très-Haut; car tu marcheras devant la face de YHWH, pour préparer ses voies, Afin de donner la connaissance du salut à son peuple, dans la rémission de leurs péchés, par les entrailles de la miséricorde de notre Elohim, par lesquelles le soleil levant nous a visités d'en haut; Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, et pour conduire nos pas dans le chemin de la paix. Et le petit enfant croissait et se fortifiait en esprit; et il demeura dans les déserts jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël.


    Joseph Flavius nous dit que les Esséniens élevaient couramment les enfants d'autres personnes. (Josèphe; 2: 8: 3).

    Et ce qui est intéressant de découvrir,  c'est dans quelle région désertique Yo'hanan-Jean se trouvait lorsqu'il immergeait le peuple.

    Yo'hanan-Jean 1:26-28
    Yo'hanan-Jean leur répondit et dit: Pour moi, j'immerge d'eau mais il y a quelqu'un parmi vous, que vous ne connaissez point.
    C'est celui qui vient après moi et qui est au-dessus de moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers. Ces choses se passèrent à Béthabara, au-delà du Jourdain, où Yo'hanan-Jean immergeait.


    Béthabara se situe juste à 8 miles (environ 13 km) du site de la Communauté Juive de Qumran. Les grottes où a été découverte la Bibliothèque Biblique ne sont qu'à 5 miles (environ 7 km) de Béthabara.

    Autre point, les autres manuscrits trouvés à Qumran tout comme les Ecrits du Nouveau Testament désignent l'expression "dans le désert" comme un nom propre pour désigner un lieu bien précis.

    Yo'hanan-Jean mangeait des sauterelles, viande kasher qui faisait partie d'un repas plus commun dans la communauté de Qumran que dans les autres communautés dû à leur localisation spécifique dans le désert.  C'est pour cela que nous retrouvons dans le Manuscrit de Damas trouvé à Qumran, la bonne méthode pour tuer les sauterelles.

    Matthieu 3:4 (Shem Tov)
    Et voici, Yo'hanan avait un vêtement de poil de chameaux, et une ceinture de peau de cuir noire autour de la taille; et sa nourriture (était) des sauterelles et du miel des forêts.


    Manuscrit de Damas
    En ce qui concerne les différents types de sauterelles, celles-ci doivent être mis dans le feu ou dans l'eau alors qu'elles sont encore en vie; car c'est ce que demande leur nature.


    Nous avons aussi dans les manuscrits Bibliques de Qumran une résurgence de la prophétie d'Esaie 40 :3, et nous lisons que Yo'hanan-Jean dit :

    Jean 1:22-23
    Ils lui dirent donc: Qui es-tu? afin que nous rendions réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi-même?
    Il dit: Je suis la voix de celui qui crie dans le désert: Aplanissez le chemin de YHWH, comme a dit le prophète Ésaïe.


    Et voici ce que nous lisons dans la règle de l'Assemblée trouvée à Qumran.

    Règle de l'Assemblée 21:12
    Lorsque ces hommes existent en Israël, ce sont la disposition selon lesquelles ils doivent être tenus à l'écart de tout confort avec des hommes pervers, et à la fin qu'ils puissent en effet « aller dans le désert pour préparer le chemin » c'est à dire , faire ce que l'Écriture enjoint quand il dit , "Une voix crie: Préparez dans le désert le chemin de YHWH; aplanissez dans la solitude une route pour notre Elohim!" [Ésaïe 40:3].


    Et c'est ce que fit Zacharie,  le père de Yo'hanan-Jean,  il amena son fils dans le désert afin qu'il soit à l'écart des Pharisiens et des Sadducéens qui avaient les pouvoirs politiques à Jérusalem.

    Et ensuite, vient le principe même de l'immersion pour le pardon des péchés que l'on sait être l'immersion de repentance annoncée par Yo'hanan-Jean. Nous savons que les différents rites d'immersion, étaient pratiqués par les Juifs de Qumran en dehors du Temple. Voici ce que nous lisons dans la règle de l'Assemblée.

    Règle de l'Assemblée 4:5-12
    Un tel homme (mauvais) ne peut pas être compté comme parmi ceux essentiellement irréprochables.
    Il ne peut pas être lavé par de simples cérémonies d'expiation, ni purifié par les eaux de l'ablution, ni sanctifié par immersion (baptême) dans les lacs des rivières, ni purifié par un bain.
    Impur il reste tant qu'il rejette le gouvernement d'Elohim et refuse la discipline de la communion avec Lui.
    Car ce n'est que par l'intelligence spirituelle de la Vérité d'Elohim que les voies de l'homme peuvent être dirigées correctement.
    C'est seulement ainsi que toutes ses iniquités peuvent être absoutes afin qu'il puisse contempler la vraie lumière de la vie.
    Ce n'est que par le Saint-Esprit qu'il peut réaliser l'union avec la vérité d'Elohim et être purgé de toutes ses iniquité.
    Seulement par un esprit de droiture et d'humilité son péché peut être expié. Seulement par la présentation de son âme à toutes les ordonnances d'Elohim sa chair peut être rendu propre.
    Seulement ainsi peut-il vraiment être arrosé avec des eaux de l'ablution. Seulement ainsi peut-il vraiment être sanctifié par les eaux de la purification.



    Notre Seigneur Yéhoshoua et
    la Communauté Essénienne



    Parlons à présent de notre Seigneur et Sauveur Yéhoshoua.
    Bien que notre Seigneur Yéhoshoua-Yéshoua semble avoir grandi au milieu du peuple Juif sans distinction religieuse particulière,  puisqu'allant dans des synagogues regroupant aussi des pharisiens et allant même manger chez des pharisiens.

    Nous remarquons que Yéhoshoua se distingue bien sûr par Son Statut Divin dans tout Son Comportement mais nous remarquons aussi qu'Il aime employer des expressions qui sont spécifiques retrouvées dans les autres manuscrits Bibliques de Qumran comme par exemple "les fils de la lumière contre les fils des ténèbres",  expression typique qui revient très souvent dans les autres Écritures Bibliques de Qumran.

    Yéhoshoua cite aussi le Livre d'Hénok et des Jubilés,  Livres que les Juifs de Qumran ont dans leur canon.

    Comme nous l'avons vu plus haut, tout porte à croire que Yo'hanan-Jean faisait partie de la communauté de Qumran.
    Peut-on penser que Zacharie son père l'ait confié à des croyants dont il aurait douter de la véracité doctrinale ? Bien sûr que non.

    Quel calendrier suivait par conséquent Yo'hanan-Jean ?
    Celui bien sûr que nous ont laissé les Juifs de Qumran, conforme avec la Torah.

    De même, n'oubliez pas que  Yo'hanan-Jean est cité comme un modèle parmi les prophètes par Yéhoshoua Lui-Même :

    Matthieu 11:11
    Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n`en a point paru de plus grand que Yo'hanan-Jean l'immergeur. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui.


    Nous remarquons aussi que notre Sauveur et Seigneur Yéhoshoua-Yéshoua dira à Nicodème un pharisien :

    Yo'hanan-Jean 3:1-22
    En vérité, en vérité je te dis, que nous disons ce que nous savons, et que nous rendons témoignage de ce que nous avons vu; mais vous ne recevez point notre témoignage.


    Nous remarquons ici que Yéhoshoua-Jésus ne parle pas ici à la première personne mais dit bien "nous" en distinguant bien ce "nous" du groupe de Nicodème,  c'est à dire des pharisiens qu'Il désigne par "vous". Quel est donc ce "nous" dans lequel Yéhoshoua se met ? Visiblement,  il s'agit de Juifs qui suivent la Torah de manière juste et droite par le Souffle Saint d'Elohim.

    voici ce que dit Yéhoshoua à Nicodème :

    Yo'hanan-Jean 3:1-21
    Or il y avait un homme, d'entre les pharisiens, nommé Nicodème, l'un des principaux Juifs.
    Cet homme vint, de nuit, trouver Yéhoshoua et lui dit: Maître, nous savons que tu es un docteur venu de la part d'Elohim; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Elohim n'est avec lui.
    Yéhoshoua lui répondit: En vérité, en vérité je te dis que si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume d'Elohim.
    Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître, quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère, et naître une seconde fois?
    Yéhoshoua répondit: En vérité, en vérité je te dis, que si un homme ne naît d'eau et d'esprit, il ne peut entrer dans le royaume d'Elohim.
    Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'esprit est esprit.
    Ne t'étonne point de ce que je t'ai dit: Il faut que vous naissiez de nouveau.

    Le vent (ou souffle) souffle où il veut; et tu en entends le bruit; mais tu ne sais ni d'où il vient, ni où il va. Il en est de même de tout homme qui est né de l'esprit.
    Nicodème lui dit: Comment ces choses se peuvent-elles faire?
    Yéhoshoua lui répondit: Tu es le docteur d'Israël, et tu ne sais pas ces choses?


    Nous pouvons comparer avec la Règle de l'Assemblée certains points communs avec le concept de nouvelle naissance décrit par Yéhoshoua, concept qui n'était pas étranger aux Juifs de Qumran.

    Règle de l'Assemblée Chapitre 4
    Toute personne qui refuse d'entrer dans la société ( idéale ) d'Elohim et persiste à marcher dans l'obstination de son cœur ne doit pas être admis à cette Assemblée de la vérité d'Elohim. Pour autant que son âme se soit révoltée à la discipline qu'implique la connaissance des justes jugements d'Elohim, il n'a montré aucune force réelle dans la modification de son mode de vie, et ne peut donc pas être compté avec les droits.
    Les ressources mentales, physiques et matérielles d'un tel homme ne doivent pas être introduites dans le stock de la communauté, car un tel homme " laboure dans la boue de la méchanceté" et "il y a des taches sur son repentir".
    Il n'est pas honnête dans la résolution de l'entêtement de sa passion. Sur des chemins de lumière qu'il voit, mais (il reste dans) les ténèbres.  
    Un tel homme ne peut pas être compté comme parmi ceux essentiellement irréprochables.

    Il ne peut pas être lavé par de simples cérémonies d'expiation, ni purifié par les eaux de l'ablution, ni sanctifié par immersion (baptême) dans les lacs des rivières, ni purifié par un bain.

    Impur il reste tant qu'il rejette le gouvernement d'Elohim et refuse la discipline de la communion avec Lui.
    Car ce n'est que par l'intelligence Spirituelle de la Vérité d'Elohim que les voies de l'homme peuvent être dirigées correctement.

    C'est seulement ainsi que toutes ses iniquités peuvent être absoutes afin qu'il puisse contempler la vraie lumière de la vie.
    Ce n'est que par le Saint-Esprit qu'il peut réaliser l'union avec la vérité d'Elohim et être purgé de toutes ses iniquité.

    Seulement par un esprit de droiture et d'humilité son péché peut être expié. Seulement par la présentation de son âme à toutes les ordonnances d'Elohim sa chair peut être rendu propre. Seulement ainsi peut-il vraiment être arrosé avec des eaux de l'ablution. Seulement ainsi peut-il vraiment être sanctifié par les eaux de la purification.
    Et c'est seulement ainsi qu'il peut vraiment diriger ses pas et marcher irréprochablement à travers toutes les vicissitudes de son destin dans toute la voie d'Elohim de la manière dont Il l'a commandé, sans tourner ni à droite ni à gauche et sans outrepasser tout de la Parole d'Elohim. Alors, en effet , il va être acceptable devant Elohim comme une offrande d'expiation qui rencontre Son plaisir, puis va en effet être admis à l'Alliance de l'Assemblée pour toujours.


    Un autre point ressort aussi qui est spécifique à la communauté de Qumran, c'est la question du célibat pour ne se consacrer qu'à Elohim. Notons que contrairement à ce qui peut être cru, le célibat n'était absolument pas une obligation dans cette communauté car des écrits prouvent que des règles étaient établies pour les mariages, mais contrairement au pharisianisme,  le mariage n'était absolument pas une obligation et le célibat de consécration était bien présent à Qumran.

    On retrouve dans les paroles de Yéhoshoua,  les eunuques qui sont choisis dès le ventre de leur mère ou ceux qui le sont par choix...

    L'Apôtre Paul priviligiera le célibat dans certains cas pour ceux qui en sont capables afin d'être entierement au Seigneur mais jamais sans en faire une règle obligatoire, seulement pour ceux qui sont appelés à être ainsi. Donc nous ne sommes absolument pas dans un système monacal comme certains ont essayé de le faire croire.

    Un élément très intéressant apparaît dans le Livre de la guerre des Juifs de Joseph Flavius dans sa description parfois exagérée sur certains détails concernant les Juifs de la Communauté de Qumran qu'il nomme Esséniens. Voici ce détail.

    Guerre des Juifs Livre 2 Chapitre 8:4
    ...Quand des frères arrivent d'une localité dans une autre, la communauté met tous ses biens à leur disposition, comme s’ils leur appartenaient : ils fréquentent chez des gens qu'ils n'ont jamais vus comme chez d'intimes amis. Aussi, dans leurs voyages n'emportent-ils rien avec eux, si ce n'est des armes à cause des brigands. Dans chaque ville est délégué un commissaire spécialement chargé de ces hôtes de la communauté ; il leur fournit des vêtements et des vivres. Leur habillement et leur tenue ressemblent à ceux des enfants élevés sous la férule d'un maître. Ils ne changent ni de robe ni de souliers avant que les leurs ne soient complètement déchirés ou usés par le temps. Entre eux rien ne se vend ni ne s'achète : chacun donne à l'autre sur ses provisions le nécessaire et reçoit en retour ce dont il a besoin ; mais, même sans réciprocité, il leur est permis de se faire donner de quoi vivre par l'un quelconque de leurs frères.


    Matthieu 10:9-14
    Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie dans vos ceintures;
    Ni sac pour le voyage, ni deux habits, ni souliers, ni bâton; car l'ouvrier est digne de sa nourriture.

    Et dans quelque ville ou bourgade que vous entriez, informez-vous qui y est digne; et demeurez chez lui jusqu'à ce que vous partiez.
    Et quand vous entrerez dans quelque maison, saluez-la.
    Et si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; mais si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne à vous.
    Et partout où l'on ne vous recevra pas, et où l'on n'écoutera pas vos paroles, en sortant de cette maison ou de cette ville, secouez la poussière de vos pieds.


    Nous voyons aussi que les disciples de Yéhoshoua voyageaient armés d'épées.

    Luc 22:34-38
    Mais Yéhoshoua-Jésus lui dit: Pierre, je te le dis, le coq ne chantera point aujourd'hui, que tu n'aies nié trois fois de me connaître.
    Puis il leur dit: Lorsque je vous ai envoyés sans bourse, sans sac, et sans souliers, avez-vous manqué de quelque chose?
    Et ils répondirent: De rien. Mais maintenant, leur dit-il, que celui qui a une bourse, la prenne; et de même celui qui a un sac;
    Et que celui qui n'a point d'épée, vende son manteau, et en achète une. Car je vous dis, qu'il faut encore que ce qui est écrit, soit accompli en moi: Il a été mis au rang des malfaiteurs. Et les choses qui me concernent vont arriver.
    Et ils dirent: Seigneur, voici deux épées. Et il leur dit: Cela suffit.



    Nous savons aussi que les Juifs de Qumran suivaient le Livre Torahique des Jubilés où il est interdit de tuer le jour du Shabbat,  et nous voyons une autre parole du Seigneur Yéhoshoua qui confirme le Livre des Jubilés :

    Marc 3:4
    Puis il leur dit : Est-il permis, le jour du Shabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer ? Mais ils gardèrent le silence.


    Il n'y a rien de tel de mentionner dans les 5 Livres Saints de la Torah que nous avons. La réponse se trouve encore dans le 6ème Livre Saint de la Torah nommé "Jubilés", car en effet l'interdiction de tuer  le jour du Shabbat se trouve clairement mentionné dans ce Livre.

    Yobelim-Jubilés 50:13-14
    Et tout homme qui y fera un quelconque travail ou partira faire une course ou labourer [sa] ferme, que ce soit dans sa maison ou un autre endroit, et quiconque allume un feu ou monte sur une bête quelconque ou voyage par bateau sur la mer

    et quiconque frappe ou tue n’importe quoi, ou abatte une bête ou un oiseau ou quiconque attrape un animal ou un oiseau ou un poisson ou quiconque humilie son âme ou fait la guerre durant les Shabbats ;

    l’homme qui fera une de ces choses durant le Shabbat mourra, afin que les enfants d’Israël observent les Shabbats conformément aux ordres concernant les Shabbats de la terre comme il est écrit sur les tablettes qu’Il a mises dans mes mains afin que j’inscrive pour toi les lois des saisons et les saisons conformément à la partition de leurs dates. Ceci complète le compte de la partition des dates.


    Il est interdit de tuer le jour du Shabbat, voilà pourquoi Yéhoshoua leur dira :
    Est-il permis de tuer une personne ou de là sauver le jour du Shabbat?

    quand des gens lui repprochèrent de faire du bien le jour du Shabbat, car en effet, il est interdit de tuer le jour du Shabbat, de faire du mal, mais il n'est nullement interdit de faire du bien, de sauver une personne.
    Cette question est un reproche que leur fait Yéhoshoua, c'est une autre façon de dire, pourquoi donc me reprochez-vous de suivre pleinement la Torah en guérissant ce jour là, car il est absolument interdit de faire souffrir une personne ce jour-là, alors pourquoi laisserais-je souffrir une personne alors que J'ai le pouvoir de la guérir?

    C'est d'ailleurs pour cela qu'après que Yéhoshoua leur ait posé cette question personne ne lui répondit rien.

    Nous avons aussi un autre point de convergence dans la prise du repas :

    Manuscrit de la Discipline de Qumran 10:3
    ...tous doivent manger ensemble, prier ensemble et se concerter.


    Actes 2:46
    Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur


    Manuscrit de la Discipline de Qumran 10:4-6
    Partout où il y aura dix hommes qui sont formellement inscrits dans l'Assemblée, celui qui est un Sacrificateur ne doit pas s'en écarter.
    Quand ils sont assis en sa présence, ils doivent prendre leurs places en fonction de leurs rangs respectifs et dans le même ordre qui est d'obtenu quand ils rencontrent le conseil commun.
    Quand ils sont à table pour un repas ou pour se préparer à boire du vin, le Sacrificateur est le premier à mettre la main pour invoquer la bénédiction de la première partie du pain et du vin.


    Marc 14:22
    "Pendant qu'ils mangeaient, Yéhoshoua prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Prenez, ceci est mon corps.
    Ayant aussi pris la coupe et rendu grâces, il la leur donna
    , et ils en burent tous.
    Et il leur dit: Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est répandu pour plusieurs."


    et après Sa Résurection, c'est toujours Yéhoshoua qui prend le pain en premier et le distribue à ses disciples.

    Yo'hanan-Jean 21:12-13
    "Yéhoshoua leur dit: Venez dîner. Et aucun des disciples n'osait lui demander: Qui es-tu? sachant que c'était le Seigneur.
    Yéhoshoua donc s'approcha, et prit du pain, et leur en donna, ainsi que du poisson."



    Yéhoshoua suivait le Calendrier
    Torahique des Esseniens



    Un point important que l'on sait d'après le décompte fait dans le Nouveau Testament, c'est que tous s'accordent sur le fait que le dernier repas que prit Yéhoshoua fut un Mardi soir.

    Nous savons qu'il s'agit d'un Mardi Soir suivant le décompte des 3 jours et 3 nuits dans le tombeau avant Sa Résurection.

    Et il est un fait que dans le Calendrier Torahique suivi par les Esséniens, le repas de Pâque tombe toujours un mardi soir.
    Un hasard ?  Absolument pas, évidemment.

    Nous savons aussi que c'est dans le quartier Essénien situé à Jérusalem que se trouve la chambre haute qui selon la tradition aurait été la chambre haute de la dernière Pâque de notre Seigneur et Sauveur Yéhoshoua.


    Autre point qui a son importance et qui va confirmer ce que les archéologues ont découvert avec les manuscrits de Qumran, Yehoshoua ne prit pas la Pâque (sacrifice) le même jour que la Pâque des pharisiens et des sadducéens.

    En effet, les textes des Evangiles de Matthieu,  Marc et Luc sont très clairs, Yehoshoua prit bien le repas de Pâque, la Pâque étant le sacrifice d'un mouton, ou d'un bouc, ou d'un veau âgé d'un an.

    Matthieu 26:17-18
    Le premier jour des pains sans levain, les disciples s'adressèrent à Yéhoshoua, pour lui dire : Où veux-tu que nous te préparions le repas de la Pâque ?
    Il répondit : Allez à la ville chez un tel, et vous lui direz : Le maître dit : Mon temps est proche ; je ferai chez toi la Pâque avec mes disciples.


    Marc 14:12
    Le premier jour des pains sans levain, où L'ON IMMOLAIT LA PÂQUE, les disciples de Yéhoshoua lui dirent : Où veux-tu que nous allions te préparer la Pâque?

    Luc 22:7
    Le jour des pains sans levain, où l'on devait immoler la Pâque, arriva, et Yéhoshoua envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions.

    Luc 22:15
    Il leur dit : J'ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir


    Nous voyons donc très clairement que Yéhoshoua mangea la Pâque au temps fixé par Elohim, le Mardi soir 14 Aviv.


    Mais dans l'Evangile de Yo'hanan-Jean,  nous lisons ceci :

    Yo'hanan-Jean 18:28
    Ils menèrent ensuite Yéhoshoua de chez Caïphe au prétoire; c'était le matin, et ils n'entrèrent point dans le prétoire, afin de ne pas se souiller, et de pouvoir manger la Pâque.



    Ici nous voyons que les pharisiens et les sadducéens ne prirent  pas la Pâque le même jour que Yéhoshoua et Ses disciples.

    Il y a un décalage flagrant, tout simplement car comme nous l'apprenons dans les manuscrits Bibliques de Qumran un combat faisait rage dans la Communauté Juive entre les suiveurs du Calendrier lunaire babylonien des Pharisiens et des Sadducéens et les suiveurs du Calendrier solaire Torahique de 360+4 jours décrit dans la Genèse,  Hénok,  les Jubilés, Daniel et l'Apocalypse que suivaient les Juifs de Qumran dit Esséniens.

    De plus, il n'y a en effet que dans l'Evangile de Yo'hanan-Jean où nous avons l'expression "Fête des Juifs", alors que les Fêtes dans la Torah sont décrites comme les Fêtes de YHWH.

    Yo'hanan-Jean 5:1
    Après cela, il y eut une fête des Juifs, et Yéhoshoua monta à Jérusalem.

    Yo'hanan-Jean 6:4
    Or, la Pâque était proche, la fête des Juifs.

    Yo'hanan-Jean 2:13
    La Pâque des Juifs était proche, et Yéhoshoua monta à Jérusalem.

    Yo'hanan-Jean 7:2
    Or, la fête des Juifs, la fête des Huttes, était proche.


    Yo'hanan-Jean 11:55
    La Pâque des Juifs était proche. Et beaucoup de gens du pays montèrent à Jérusalem avant la Pâque, pour se purifier.


    la question est pourquoi Yo'hanan-Jean ne cesse de citer ces fêtes commes des fêtes Juives?

    Tout porte à croire ici que Yo'hanan n'arrête pas de parler des fêtes des Juifs pour les distinguer des fêtes de YHWH qui n'avaient pas lieu au même moment selon le calendrier tel qu'Elohim le donna au Mont Sinaï.

    Yéhoshoua ne monta pas publiquement à leur date de Souccoth mais en cachette puis Il dit au peuple présent au milieu de la fête, ceci :

    Yo'hanan-Jean 7:19
    " Moïse ne vous a-t-il pas donné la Torah? et aucun de vous n'observe la Torah..."


    pourquoi Yéhoshoua-Jésus leur dit-Il cela puisqu'ils célèbrent une fête ordonnée par Elohim?

    Probablement aussi parce qu'ils ne suivaient pas le calendrier selon les dates données par Elohim, en effet tout le peuple ici ne suivait pas la Torah de Moïse décalant le jour de la fête.

    Nous avons aussi ces paroles de notre Seigneur Yéhoshoua :

    Voici ce qui ressort de nos faibles traductions quand Yéhoshoua nous dit ceci :

    Jean 11:9-10
    Jésus répondit: N'y a-t-il pas douze heures au jour? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne bronche point, parce qu'il voit la lumière de ce monde. Mais s'il marche pendant la nuit, il bronche, parce qu'il n'a point de lumière.


    tout d'abord, toute personne sait bien qu'une journée ne contient pas 12 heures mécaniques excepté les quelques jours avant le jour J où le soleil entre par la Grande Porte décrite dans le Livre d'Hénok et nommé communément "équinoxe" de nos jours.

    Ceci dit, les heures mécaniques telles que nous les connaissons aujourd'hui n'étaient sûrement pas suivis ainsi au temps du Seigneur Yéhoshoua-Jésus, seules les heures solaires étaient suivies et nous savons aussi qu'une heure solaire n'est pas égale à une heure mécanique, en effet, une heure solaire ne contient pas forcemment 60 minutes, elles varient dans la journée et sont, soit plus courtes ou plus longues.

    Mais en réalité dans ce texte Yéhoshoua-Jésus ne nous parle pas d'heures mais plutôt de mois.

    Prenons donc ce verset dans le texte Grec Reçu du texte de Yo'hanan-Jean

    απεκριθη ο ιησους ουχι δωδεκα εισιν ωραι της ημερας εαν τις περιπατη εν τη ημερα ου προσκοπτει οτι το φως του κοσμου τουτου βλεπει
    εαν δε τις περιπατη εν τη νυκτι προσκοπτει οτι το φως ουκ εστιν εν αυτω.


    le mot souligné ωραι traduit par "heure" signifie plutôt un moment précis fixée par une loi naturelle et le retour à une année nouvelle en rapport avec les saisons de l'année, printemps, été, automne, hiver.

    Vouc pouvez vérifier ci-dessous cette définition :
    http://www.studylight.org/lexicons/greek/gwview.cgi?n=5610

    Continuons notre lecture

    απεκριθη ο ιησους ουχι δωδεκα εισιν ωραι της ημερας εαν τις περιπατη εν τη ημερα ου προσκοπτει οτι το φως του κοσμου τουτου βλεπει.
    εαν δε τις περιπατη εν τη νυκτι προσκοπτει οτι το φως ουκ εστιν εν αυτω.


    le mot souligné φως traduit par "lumière" signifie aussi "étoile" ou "feu" et l'on sait que le soleil est une étoile en feu.

    Vous pouvez vérifier ci-dessous cette définition :
    http://www.studylight.org/lexicons/greek/gwview.cgi?n=5457

    Continuons notre lecture

    απεκριθη ο ιησους ουχι δωδεκα εισιν ωραι της ημερας εαν τις περιπατη εν τη ημερα ου προσκοπτει οτι το φως του κοσμου τουτου βλεπει
    εαν δε τις περιπατη εν τη νυκτι προσκοπτει οτι το φως ουκ εστιν εν αυτω.


    le mot souligné κοσμου traduit par "monde" est en réalité le mot "cosmos" et nous savons ce que le cosmos évoque pour tous, il fait aussi spécifiquement référence au cercle de la terre et à l'arrangement des étoiles.

    Vous pouvez vérifier ci-dessous cette définition :
    http://www.studylight.org/lexicons/greek/gwview.cgi?n=2889

    sachant tout cela, voici ce texte relu sous un jour nouveau :

    Yo'hanan-Jean 11:9-10
    Yéhoshoua répondit : Cela ne fait-il pas douze mois ωραι ce jour? Si quelqu'un marche par ce jour (jour J de l'entrée du soleil par la Grande Porte nommé équinoxe) il ne trébuchera pas car cette lumière φως (cette étoile ou ce feu), ce cosmos κοσμου (cercle de la terre, arrangement des étoiles) (est) envoyé pour briller aux yeux des hommes. Mais si quelqu'un marche par cette nuit νυκτι (possible référence aux suivis des mois lunaires) (il) trébuchera car cette lumière φως (cette étoile ou feu) n'est pas avec elle.


    Ici Yéhoshoua parle visiblement un dernier jour de l'année.

    Nous avons d'ailleurs cette confirmation dans la chronologie de l'Evangile de Yo'hanan-Jean car au chapitre 10 qui précède notre passage en question, nous avons cette précision :

    Yo'hanan-Jean 10:22
    Or, on célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace, et c'était l'hiver.


    nous sommes donc au chapitre 10 en hiver, le dernier jour de la fête de la dédicace tombant le 1er jour du 10ème mois du calendrier solaire d'Elohim. Le 10ème mois étant le premier jour du mois de l'hiver, un des 4 jours de Mémoire de Noé.

    Nous savons ensuite dans la chronologie que Yéhoshoua-Jésus resta au delà du Jourdain avant d'aller voir Lazare et que c'est dans la période où Yéhoshoua-Jésus alla voir Lazare qu'Il évoqua le passage de cette étude sur le Calendrier qui évoque visiblement le dernier jour de l'année.

    Ici Yéhoshoua-Jésus se compare à cette lumière qui brille pour éclairer les hommes, Yéhoshoua décrit ici le Calendrier d'Elohim transmis par Hénok mais aussi par la Torah de Moïse, Il décrit le jour J de l'entrée du soleil par la grande porte-équinoxe, jour décrit dans le Livre d'Hénok, pour que les hommes ne trébuchent pas sur le bon calendrier à suivre et Yéhoshoua se met Lui-Même en parallèle disant qu'Il est comme ce soleil, cette lumière qui est là pour guider les hommes dans le bon chemin à suivre et Il dit bien que celui qui marche par la nuit trébuche, référence possible aussi aux suivis des mois lunaires qui faussent le bon Calendrier à suivre qu'Il image par les ténèbres spirituelles qui faussent la Voie Juste et bonne à suivre en La Personne de Yéhoshoua.


    Tout ceci dit, cela range t-il juste Yéhoshoua comme un simple Essénien ou membre d'une simple communauté Juive ? Bien sûr que non car Il Est beaucoup plus, Il Est le Machia'h Promis, le Fils Unique d'Elohim Engendré,  notre Sauveur et Seigneur.

    Mais tous ces éléments démontrent que les propos de Yéhoshoua sont dans l'ensemble en harmonie avec la vision de la communauté Juive de Qumran, même communauté où Yo'hanan-Jean fut élevé.

    De plus, cette communauté attendait le Messie et annonçait sa Venue comme étant Elohim venu en chair, ayant le titre de Fils d'Elohim et celui du type de Melchisédek tout comme Yéhoshoua sera plus tard décrit aussi dans la lettre aux Hébreux.

    Notons aussi que ceux nommés Esséniens ou Yahad ne peuvent pas être réduits à une simple étiquette,  ils étaient avant tout des Juifs qui suivaient la Torah et qui croyaient que seule une personne née d'eau et d'Esprit Saint était transformée et ainsi pouvait marcher en conformité avec la Torah d'Elohim, tout cela en attendant la Venue du Machia'h Sauveur nommé Fils d'Elohim.

    Et leur espérance Est Arrivé avec la Venue de Yéhoshoua, nous verrons ensuite les descendants naturels de la communauté de Yahad qui se nommeront Nazaréens-Netsarim car suiveurs du Rejeton de la souche de Yessé Yéhoshoua, des croyants à ne surtout pas confondre avec ceux nommés Ebionites.

    Source: http://messianique.forumpro.fr/

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