• La Torah, Ce Trésor qui révèle l'orgueil du coeur - Paracha Choftim

    « Je garderai ta loi (Torah) constamment, A toujours et à Perpétuité. » (Psaumes 119 : 44)

    La Torah, Ce Trésor qui révèle l'orgueil du coeur - Paracha Choftim

    Une fois encore, sans être lassé de telles merveilles, nous voyons que cette paracha est semblable à une mer de joyaux qui brille de mille éclats sous le soleil du Dieu de vérité et de justice ! Tout homme censé trouvera bon d’y plonger ainsi que Jacques nous le conseille : « Celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite »

    Mais après une si bonne baignade dans le trésor de Dieu, quel joyau ou quelle perle ramener à nos semblables afin de leur montrer l’éclat magnifique de la science de Dieu et espérer ainsi éveiller en eux le désir de s’y baigner sans plus tarder ? Quel joyau saisir parmi tous les préceptes glorieux du Seigneur qui apparaissent dans cette paracha, tous donné avec une grande grâce par la bonne main du Maître éternel à ses enfants, afin qu’ils puissent rassasier leur âme des mets succulents préparé avec amour par Le Grand Cuisinier Cosmique et être ainsi heureux tous les jours de leur vie !?

    « Tu n’offriras en sacrifice à l’Eternel, ton Dieu, ni boeuf, ni agneau qui ait quelque défaut ou difformité; car ce serait en abomination à l’Eternel, ton Dieu. » nous dit notre paracha en Deutéronome 17.1 ! Ainsi, au travers de cet enseignement, il ne s’agit pas d’offrir à l’Eternel un boeuf ou un agneau avec quelques défauts, mais de bien sélectionner les joyaux qui seront exposés au regard de la multitude afin que le nom de Dieu soit magnifié et le sacrifice agréé ainsi que l’enseigne les sages d’Israël dans l’excellent ouvrage de Ramhal :

    « Nos lèvres remplaceront les offrandes de boeufs »  (osée 14.3) –

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    – puisses-tu considérer nos confessions comme des boeufs expiatoires et les accepter de bon gré en notre faveur. Le verset mentionne explicitement des boeufs parce que le sacrifice d’un boeuf expiatoire, contrairement aux autres expiatoires, était « intérieur » : son sang était aspergé dans l’enceinte intérieur du Temple sur le rideau et sur l’autel d’or. »

    Et encore : « Par le Messie Yéshoua, offrons sans cesse à Dieu unsacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. » (Hébreux 13:15)

    Résumons brièvement cette paracha : Moché (Moïse) donne l’instruction au peuple d’Israël de nommer des juges et des officiers pour assurer le respect de la loi, dans chaque ville : « La justice, la justice, vous poursuivrez, lui ordonne-t-il, et vous devez l’appliquer sans corruption ni favoritisme. Les crimes doivent subir une enquête méticuleuse et les preuves doivent être très soigneusement examinées. Un minimum de deux témoins est requis pour une accusation ferme et une sanction ».

    Dans chaque génération, dit Moché, certains seront chargés de la tâche d’interpréter et d’appliquer les lois de la Torah. « La loi qu’ils vous enseigneront et le jugement qu’ils vous instruiront, vous les accomplirez ; vous ne devez pas vous éloigner de ce qu’ils vous ont dit, ni à droite ni à gauche ».

    Choftim inclut également les interdictions de l’idolâtrie et la sorcellerie, les lois régissant la nomination et le comportement d’un roi, et un mode d’emploi pour l’établissement des « villes de refuge » pour le meurtrier involontaire. Sont également mises en avant de nombreuses lois concernant la guerre, l’exemption de combattre pour celui qui vient de construire son foyer, de planter une vigne, de s’être marié ou « a peur et possède un cœur tendre », avant d’attaquer une ville et l’interdiction d’une destruction injustifiée de quelque chose de valeur, ce qui est illustré par la loi qui interdit de couper les arbres fruitiers lorsque l’on fait un siège (c’est dans ce contexte que la Torah énonce les célèbres mots : « car l’homme est un arbre du champ »).

    La Paracha se conclut avec la loi de Eglah Aroufah, la procédure particulière que l’on doit suivre quand une personne a été tuée par un meurtrier inconnu et que son corps a été trouvé dans un champ, ce qui sous-entend la responsabilité de la communauté et de ses chefs, non seulement pour ce qu’ils font mais également pour ce qu’ils auraient pu empêcher. (Source du résumé : « La sidra de la semaine »).

    Ainsi, regardons ensemble un premier joyau divin discrètement posé dans quelques versets de notre paracha et mis en lumière par les sages d’Israël.

    I] Défendre l’honneur du prochain et couvrir ses fautes

    « A l’approche du combat, le sacrificateur s’avancera et parlera au peuple. Il leur dira : Ecoute, Israël ! Vous allez aujourd’hui livrer bataille à vos ennemis. Que votre coeur ne se trouble point; soyez sans crainte, ne vous effrayez pas, ne vous épouvantez pas devant eux. Car l’Eternel, votre Dieu, marche avec vous, pour combattre vos ennemis, pour vous sauver.

    Les officiers parleront ensuite au peuple et diront : Qui est-ce qui a bâti une maison neuve, et ne s’y est point encore établi ? Qu’il s’en aille et retourne chez lui, de peur qu’il ne meure dans la bataille et qu’un autre ne s’y établisse. Qui est-ce qui a planté une vigne, et n’en a point encore joui ? Qu’il s’en aille et retourne chez lui, de peur qu’il ne meure dans la bataille et qu’un autre n’en jouisse. Qui est-ce qui a fiancé une femme, et ne l’a point encore prise ? Qu’il s’en aille et retourne chez lui, de peur qu’il ne meure dans la bataille et qu’un autre ne la prenne. Les officiers continueront à parler au peuple, et diront : Qui est-ce qui a peur et manque de courage ? Qu’il s’en aille et retourne chez lui, afin que ses frères ne se découragent pas comme lui. » (Deutéronome 20.2-9)

    Nous voyons donc que la Torah donne 3 lois qui exemptent un homme de participer à la guerre + une autre loi qui exempte de la guerre celui qui a peur et manque de courage.

    Regardons un commentaire et une anecdote tirés du bon ouvrage « la paracha » du Rav Eliaou Hassan :

     

    « Rabbi Yossef Leib Nindik nous dévoile (d’après Rachi) que la Torah a ordonné les trois premières lois précitées qu’à cause de celui qui a peur de partir en guerre à cause de ses fautes. En effet, si le seul groupe de personnes à être exempté était le pêcheur, il serait démasqué aux yeux de tous : « il n’ose pas partir en guerre parce qu’il a fauté, ce n’est pas le bon garçon que nous croyions » se diraient ses voisins. (Note Thomas : Si vous ne l’avez pas déjà vu, voir cette vidéo de 15 minutes qui nous montre que la racine profonde de la peur se trouve dans les fautes que l’on commet, comme il est dit après la faute de Adam :« J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur » (Genèse 3) : Attentat de Nice du 14 juillet : les causes et les origines du carnage)

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    La Torah divine est tellement respectueuse de chacun, et empreinte de sensibilité, qu’elle ajoute 3 lois afin que le pêcheur puisse sauvegarder son honneur.

    Il ne retournera pas chez lui honteux et accablé par les regards accusateurs, et lorsque ses voisines le verront revenir et que l’une d’entre elles ne manquera pas de demander : « dis-moi, tu sais pourquoi le petit Moshe ne participe pas à la guerre ? » L’autre pourra rétorquer : « Oh, tu sais, il a sans doute planter une vigne (une des 3 lois qui exempte de la guerre) ».

    Hashem, dont la Torah est si concise d’ordinaire, n’a pas hésité à rajouter des versets entiers et à décréter des lois supplémentaires pour ne pas faire honte à un homme ! Et quel homme ? Un pêcheur !

    Nous voyons de la à quel point il est primordial de sauvegarder l’honneur de tout croyant et de s’empêcher d’occasionner la moindre offense ! »

    Ceci n’est pas sans nous rappeler la sagesse divine enseignée dans les proverbes biblique :

    « L‘amour couvre toutes les fautes. » (Proverbes 10:12) et encore :« Celui qui couvre une faute cherche l’amour, Et celui qui la rappelle dans ses discours divise les amis. » (Proverbes 17:9).

    « L’amour excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout, ne fait point de mal au prochain » Sans cela, nous sommes tel « un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit », rendant un bruit confus et désagréable, ponctué de fautes d’accords et déchirant les oreilles sensibles du musicien de l’amour que Yéshoua a répandu dans le coeur du craignant Dieu.

    Sans cet amour rempli de bonté, de douceur, d’humilité, de patience, de bienveillance envers notre prochain, toute notre Torah, toutes nos connaissances, toutes nos prophéties ne nous servent de rien, « Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien. » (1 Corinthiens 13).

    Oh que les commentaires des sages d’Israël ont l’art de faire ressortir dans la Torah de Moshé les enseignements les plus simple et merveilleux que nous retrouvons bien évidemment dans l’alliance renouvelée !

    Continuons dans le livre du Rav Eliaou Hassan :

    « Voici à présent une histoire touchante renforçant ce sujet de tout mettre en œuvre afin de préserver l’honneur de notre prochain

    « Une question assez simple fut soumise un jour au Rav d’une petite communauté juive d’Europe de l’Est. Malheureusement, la mémoire de celui-ci lui fit défaut, et il trancha à l’inverse du choul’han Aroukh (traité de nos lois). Un groupe de ses opposants profita de son erreur afin de prouver à tous qu’il n’avait pas le niveau nécessaire pour diriger leur communauté. Afin que leurs arguments aient plus de poids, ils envoyèrent une lettre au rabbi El’hanan Wasserman, lui demandant de trancher le même cas. Cependant, Rabbi El’hanan, comprenant que le Rav de cette petite communauté devait être contesté vu la simplicité de la question, et que sa propre réponse pourrait provoquer son renvoi, il décida d’user de sagesse.

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    Il envoya donc tout d’abord une première lettre dans laquelle il trancha exactement comme le Rav de leur petite communauté, et donc, contre l’avis du traité des lois. Puis il en expédia une seconde, dans laquelle il leur expliquait qu’il avait commis une erreur dans sa première lettre et que la réponse à leur problème était telle et telle selon la loi…

    Son intention était de prouver aux opposants du Rav de la petite ville que s’il peut arriver au grand décisionnaire de la génération d’oublier une loi, a fortiori cela peut-il se produire pour le rav d’une petite communauté. Il mit donc son honneur et celui de la torah de côté en prétendant s’être trompé lui-même, avec l’unique intention de préserver l’honneur du Rav de la petite ville ! »

    Somptueux de sagesse et d’amour pour son prochain ! Merci Dieu des cieux de susciter de tels hommes afin de nous rappeler à quel point Ta Torah est merveilleuse et tes voies agréables, abondantes d’amour et contrastant toujours autant avec les ténèbres qui emplissent la vie de ceux qui ne te connaissent pas, illuminant ce monde sombre par la splendide lumière qui émane des enseignements de Ta Bouche !

    Vous venez d’étudier ici une goutte du vaste et profond océan de la Torah de Dieu et si vous mettez en pratique cela dans votre vie, vous serez un observateur de la loi de Dieu, du moins, observateur de cet enseignement qui vient d’être donné et qui est d’un grand prix devant Dieu : préserver le shalom (paix) en protégeant l’honneur de son prochain : une voie d’amour par excellence.

    Maintenant, il convient malheureusement de laisser parler la rigueur de Dieu après avoir goûté à son bonté car je sais que plusieurs liront ces lignes, prétendant même avoir la Torah avec eux, et continueront pourtant à mal agir envers leur prochain, à médire et à laisser leur langue commettre le mal et le mensonge, enflés qu’ils sont dans leur coeur, dissimulant au sein d’eux même la rancoeur, la haine, le zèle amer et la rébellion, car sans le trésor de la Torah qui s’obtient par l’humilité et la repentance la plus profonde, il est clair que l’homme « tire de mauvaises choses de son mauvais trésor » (Matthieu 12.35) et pour eux, ces paroles des prophètes s’appliquent : 

    « Comment pouvez-vous dire : Nous sommes sages, La loi de l’Eternel est avec nous ? » (Jérémie 8)

    et encore : 

    « Quoi donc! tu énumères mes lois, Et tu as mon alliance à la bouche, Toi qui hais les avis, Tu livres ta bouche au mal,  Tu t’assieds, et tu parles contre ton frère. Voilà ce que tu as fait, Et je me suis tu. Tu t’es imaginé que je te ressemblais; mais je vais te reprendre, et tout mettre sous tes yeux. 22 Prenez-y donc garde, vous qui oubliez Dieu, De peur que je ne déchire, sans que personne délivre. » (Psaumes 50.16-22)

    D’autres encore, diront que la loi de Dieu est abolie pour le chrétien, prétextant qu’il s’agit d’un joug impossible à porter dont « Jésus » nous aurait libéré par sa mort à la croix, commettant ainsi avec leur bouche le pire des blasphèmes par la Folie d’un tel discours contraire à l’Evangile et au bon sens le plus simple ! 

    Ils affirment que Yéshoua serait mort afin de libérer les croyants de l’observation de la loi alors qu’en vérité, Yéshoua est mort et ressuscité précisément pour le contraire :

    Le Prince de la Paix a été maudit et pendu au bois du calvaire dans les plus atroces souffrances afin de nous sauver et de nous obtenir la bénédiction et le pardon de nos innombrables transgressions de la loi divine, et que ainsi racheté, nous vivions désormais une vie conforme à la Loi de Son Père, loin de tout péché, comme il est dit : « afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. » (2 Corinthiens 5.15)

    Sondez votre coeur et répondez : vivez-vous pour Celui qui a déclaré :

     

    « Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse.Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent; » (Matthieu 25.2)et encore : « Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. » (Matthieu 5.19)

    La Torah, Ce Trésor qui révèle l'orgueil du coeur - Paracha Choftim

    Aimez-vous réellement les Paroles du Messie d’Israël ou préférez-vous vous prosterner devant l’idole de votre mauvaise compréhension des épîtres d’un homme mortel du nom de Paul, bien aimé du Seigneur et moindre de tous les apôtres, sauvé par grâce et fidèle observateur de la loi de Moïse ?

    La première partie de cette étude concernait un échantillonnage de la loi divine enseignée par la Torah et les sages d’Israël et nous montrant l’importance inimaginable d’honorer son prochain, de couvrir sa nudité, sa honte et ses fautes.

    Sentez-vous qu’il y a un joug terrible à porter dans cet enseignement de sagesse dispensé par d’authentiques sages d’Israël ? N’aimez vous pas la sagesse de Dieu ? Pensez-vous que Sa loi est abolie et avec, l’enseignement qui vient d’être donné ?

    Pourtant, bien des croyants trompés par la perfidie de faux docteurs, lorsqu’ils entendent parler de la loi de Dieu, s’imaginent qu’il s’agit de lois durs, rigides et impossibles à observer donné par un Dieu qui abolirait sa propre Parole par la venue de son Fils, Lui qui a pourtant enseigné si positivement sur la loi de Son Père, la déclarant valide tant que le ciel et la terre que nous connaissons existeraient toujours ! D’autres encore, commettent l’immonde péché de mépriser les sages d’Israël dont les enseignements émanent du coeur même de Dieu !

    La loi de Dieu, Torah en hébreux, signifie instructions et enseignements de Dieu, c’est la voie de la sagesse divine qui est abondamment, intelligemment et si subtilement déposée dans chacun des plus petits versets des 5 livres de Moïse, ce qui inclut bien évidemment des commandements clairs et explicites tels que le Shabbat, la cacheroute, les fêtes de Dieu, les lois de puretés familiales etc, mais pas uniquement : dans chacune des lois se trouve des enseignements profonds et dans chaque passage de la Torah, même lorsqu’il s’agit d’une histoire simple en apparence : là encore se cache des trésors d’enseignements de Dieu mise en lumière par la glorieuse sagesse d’Israël; c’est pour cela que les 5 livres de Moïse sont appelés « Torah de l’Eternel ».

    La Torah est comparée par les sages à l’arbre de vie : Celui qui y touche et en retranche des fruits se verra appliquer le célèbre adage « Mesure pour mesure » : ce qu’un homme sème, il le récoltera et ce terrible verset deviendra pour lui réalité au jour du jugement : « si quelqu’un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part du livre de vie » (Apocalypse 22.19)

    II] La désobéissance et le mépris de la loi de Dieu : le fruit de l’orgueil

    La Torah de Dieu, appelée aussi Loi de Dieu, enseigne la vie et nous montre le chemin de la sagesse, de la piété, de l’amour du prochain et de ce qui est agréable à l’Eternel. Celui qui s’y adonne manifeste par là son attachement véritable et son amour au Dieu vivant et à son Messie Yéshoua sans quoi, il est question d’un autre dieu, d’un autre esprit et d’un autre Evangile.

    Comprenons bien les choses : Celui qui s’adonne sérieusement à l’étude et à la pratique de la Torah, reconnaîtra en lui même l’infini bassesse de sa chair et l’infini bonté d’un Dieu qui lui pardonne ses égarements et le rachète, lui demandant seulement de reconnaître ses fautes et de croire, et alors, bien qu’étant un pauvre pécheur si faible dans la pratique de la loi divine mais racheté par le sang de l’agneau de Dieu, sa pratique de la loi, effectuée dans l’humilité et bien qu’imparfaite, procurera joie et allégresse dans le coeur du Père qui recouvrira du sang de son Fils les linteaux et les montants de la porte de son coeur.

     

    C’est ce que Jean nous rappelle ici :  « L’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. » (1 Jean 5.3) en parfaite conformité avec ce verset de Torah dans notre paracha : « pourvu que tu observes et mettes en pratique tous ces commandements que je te prescris aujourd’hui, en sorte que tu aimes l’Eternel »

    « celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite » dit Jacques, mettant la parole en pratique, sans quoi, l’homme trompe son propre coeur « par de faux raisonnements. » (Jacques 1.22-25)

    Notre paracha nous parle d’orgueil notamment en deux endroits. Bien souvent, l’orgueilleux est défini comme étant une personne qui s’élève dans son propre coeur, qui se gonfle, qui s’enfle et qui a une haute opinion de lui même, regardant avec hauteur son prochain : cette définition est vraie mais dans notre paracha, la Torah nous montre avec clarté ce que produit cet orgueil : la négligence et/ou l’ignorance de la loi de l’Eternel.

    « L’homme qui, par orgueil, n’écoutera pas le sacrificateur placé là pour servir l’Eternel, ton Dieu, ou qui n’écoutera pas le juge, cet homme sera puni de mort. Tu ôteras ainsi le mal du milieu d’Israël » (Deutéronome 17.12)

    La Torah, Ce Trésor qui révèle l'orgueil du coeur - Paracha Choftim

     

    Il s’agit ici des personnes rebelles à ce qu’enseignent les sacrificateurs « versés dans la loi de l’Eternel » (Esdras 7) « Car les lèvres dusacrificateur doivent garder la science, Et c’est à sa bouche qu’on demande la loi, Parce qu’il est un envoyé de l’Eternel des armées. »(Malachie 2.7)

    Ainsi la Torah est limpide : du plus petit commandement de Dieu jusqu’au plus grand, quiconque détourne son oreille de la loi et n’écoute pas ce qu’enseignent ceux qui sont versés dans la Loi de Dieu, manifeste son orgueil, c’est précisément ce qui est dit en Néhémie :

    « Tu les conjuras de revenir à ta loi; et ils persévérèrent dans l’orgueil, ils n’écoutèrent point tes commandements, ils péchèrent contre tes ordonnances » (Néhémie 9:29)

    Fidèlement à ce que nous enseigne la Nouvelle alliance :

    « Si quelqu’un enseigne de fausses doctrines, et ne s’attache pas aux saines paroles de notre Seigneur le Messie Yéshoua et à la doctrine qui est selon la piété, il est enflé d’orgueil, il ne sait rien » (1 Timothée 6.3-4) : Paul parle ici précisément de celui qui ne s’attache pas à toutes les paroles du Messie et à la doctrine qui est selon la piété, c’est à dire à la loi de Dieu comme il est dit : « les oeuvres de piété, telles que les prescrit la loi de l’Eternel » (2 Chroniques 35.26)

     

    Ainsi, quiconque renie le plus petit commandement de Dieu et persiste dans cette voie malgré avertissements, manifeste un orgueil évident qui témoigne directement contre lui même.

    La loi de Dieu révèle les coeurs orgueilleux

    En effet, notre paracha le rappelle d’une manière limpide dans le conseil donné au Roi :

    « Il écrira pour lui, dans un livre, une copie de cette loi, qu’il prendra auprès des sacrificateurs, les Lévites. Il devra l’avoir avec lui et y lire tous les jours de sa vie, afin qu’il apprenne à craindre l’Eternel, son Dieu, à observer et à mettre en pratique toutes les paroles de cette loi et toutes ces ordonnances; afin que son coeur ne s’élève point au-dessus de ses frères » 

    La Torah, Ce Trésor qui révèle l'orgueil du coeur - Paracha Choftim 

     

    Nous voyons donc clairement ici que l’étude, la méditation et la mise en pratique constante et régulière de la Loi de l’Eternel, devait protéger le Roi de l’orgueil, « afin que son coeur ne s’élève point ».

    L’orgueil est un venin qui empoisonne toutes les relations, blesse les coeurs, créé la division et les sectes pernicieuses et engendrent toutes sortes de maux, de mauvaises pensées et de mauvais sentiments. Ainsi, le remède de Dieu contre ce mauvais penchant qu’est l’orgueil se trouve dans la Loi de Dieu ainsi qu’il est dit par les sages :

    « Si Dieu créa le penchant au mal, il a crée aussi la Torah comme antidote. Et nos maîtres d’écrire : « j’ai créé le penchant au mal, dit Dieu, et j’ai créé la Torah comme remède infaillible. » (T.B kidouchin 30B) »

    Nous comprenons mieux l’orgueil et la folie de tous ceux qui, ayant mal compris certains texte de la Bible, enseigne à abolir le plus petit commandement de la loi de Dieu, infectant par toutes sortes de mouches maléfiques le remède divin, qui est l’huile du parfumeur… Quiconque néglige, méprise et déclare la loi de Moïse caduc est encore en prise avec l’orgueil, qu’il en soit conscient ou non :

    Il est dit de celui qui supprime la loi de Dieu : pour certains, sous des apparences de piété et d’amour, se cache l’orgueil le plus vil, se manifestant très clairement dès lors que ce vernis de façade se voit quelque peu égratigné au contact de la réalité

    La Torah, Ce Trésor qui révèle l'orgueil du coeur - Paracha Choftim

    de la loi divine : « l’orgueil leur sert de collier, Les pensées de leur coeur se font jour. » (Psaumes 73.6-7)

    « Si quelqu’un détourne l’oreille pour ne pas écouter la loi, Sa prière même est une abomination. »(Proverbes 28:9) et encore : « Ta loi est la vérité » (Ps 119.142) et aussi :« Ils détourneront l’oreille de la vérité » (2 Timothée 4.3) : qui ne voit ici la parfaite harmonie des Ecritures ?

    Alors une simple conclusion s’impose : si Paul semble parfois dire le contraire dans certaines épîtres, c’est tout simplement qu’il s’agit d’une mauvaise interprétation de notre part comme cela est largement démontré par ailleurs, et malheur à celui qui persiste dans cette voie après avoir eu la grâce d’être averti !

    Nous avons besoin d’entendre ces vérités car le Seigneur est à la porte et il revient chercher une assemblée de convertis humbles, propres, sans tâches ni rides et nettoyée de leurs égarements comme il est dit :

    « vous tous, humbles du pays, Qui pratiquez ses ordonnances ! Recherchez la justice, recherchez l’humilité ! Peut-être serez-vous épargnés au jour de la colère de l’Eternel. » (Sophonie 2.3)

    et encore :

    « Et si le juste se sauve avec peine, que deviendront l’impie et celui qui transgresse la loi ? » (1 Pierre 4:18, 1 Jean 3.4)

    Ainsi, Il faut prêcher et hurler la Parole de Dieu bien haut, bien fort, chacun selon ses possibilités et selon l’appel que Dieu a posé sur sa vie, car nous sommes assurément dans ces temps où bien des enfants de Dieu, piégés malgré eux par les liens de l’apostasie, se donnent « une foule de docteurs selon leurs propres désirs, et détournent l’oreille de la vérité », c’est à dire de la loi de Dieu qui « est la vérité » (2 Timothée 4.3, psaumes 119.142) : un si grand mal ne saurait être caché plus longtemps et afin d’asséner quelques coups redoutables au serpent ancien, ce monstre apostat, nous encourageons chaque lecteur de ce site, à propager au plus grand nombre le lien de la rubrique « La Fausse doctrine de l’abolition de la loi dévoilée » :

    Dossier Spécial : La fausse doctrine de l’abolition de la Loi (Torah) dévoilée : http://www.rencontrerdieu.com/plus/dossier-special-la-fausse-doctrine-de-labolition-de-la-loi-torah-devoilee/

    Que Dieu aide son peuple à combattre le bon combat de la foi jusqu’au bout à cause de Celui qui a versé son sang précieux pour nous racheter de toute iniquité, c’est à dire de toute transgression de la Torah comme il est dit : « La loi de la vérité était dans sa bouche, Et l’iniquité ne s’est point trouvée sur ses lèvres » (Malachie 2.6)

    Lorsque le peuple de Dieu se sera repenti à ce sujet et décidera d’obéir complètement au Roi des rois, alors certainement, nous verrons enfin une véritable unité, un véritable amour fraternel ardent dénué d’hypocrisie et une tendre et douce humilité imprégner le coeur, les pensées, les paroles et les actions d’une assemblée fidèle au Sauveur et Messie Yéshoua que Dieu le Père, dans sa grande miséricorde, a envoyé sur cette planète pour nous arracher de toutes nos fautes ! Alors viendra la fin et le règne de Dieu commencera avec ses bien aimés dans un royaume de délices éternels !

    Sans cela, Ésaïe, aujourd’hui encore, dans sa qualité de prophète, nous met en garde : « A la loi et au témoignage ! Si l’on ne parle pas ainsi, Il n’y aura point d’aurore pour le peuple. » (Esaïe 8.20).

    Les temps de la fin sont là, le monde sombre et le le peuple de Dieu doit absolument changer, abandonner son zèle amer et cesser de regarder son prochain avec mépris et hauteur pour enfin revenir à la Torah avant qu’il ne soit trop tard.

    Que le Seigneur du ciel nous aide, nous protège et nous donne de garder levé ce lumineux bouclier de l’adhérence à la Saine Doctrine qu’il nous a donné, afin de stopper tous ces traits enflammés lancés avec hargne par la malin qui ne sait que trop bien qu’il n’a que si peu de temps… Amen vé amen.

    Une étude de Thomas.

    Source: http://www.rencontrerdieu.com/project/torah-tresor-revele-orgueil-coeur-paracha-choftim/

     

     

     

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