• LE SENS DU SHABBAT

    Le sens du shabbat  (1 sur 6) 

      

      1) Je vais entamer une série d’études sur le shabbat et d’une manière plus générale les temps fixés par l’Eternel en essayant de résumer les choses au maximum sans en altérer le sens. La tétrade en cours actuellement est absolument exceptionnelle, car elle ne cale pas uniquement les éclipses de Lune sur le début et la fin des fêtes de l’Eternel, mais également l'éclipse totale du Soleil sur l’équinoxe de printemps qui marquait le début de l’année dans l’Antiquité. Nous entrons dans une nouvelle ère, quelque chose de neuf et comme on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres, il convient de nous adapter à ce nouveau paradigme biblique. 

     


    Le Seigneur superpose Ses temps, sur ceux du zodiaque babylonien et de sa relation avec les dieux païens. Babylone et la Bible se font donc face dans ce nouveau temps. C’est un signe divin de dimension biblique majeure, marquant un temps précis et une ère biblique nouvelle. La seule fois où le Soleil fut totalement éclipsé en relation avec un évènement biblique, ce fut par Dieu Lui-même le jour où Jésus est mort sur la croix. Ce que nous lisons dans l'Évangile, c'est que le jour de la mort du Sauveur, depuis la sixième heure (midi) jusqu'à la neuvième heure (trois heures), toute la terre fut couverte de ténèbres (Mt 27, 45). Et, au moment où Jésus expira, le voile du Temple se déchira en deux, et il survint un tremblement de terre universel qui fendit même des rochers (Mt 27, 51). Mais ce n’était pas Lune qui en fut la cause. Les observateurs de l’époque font remarquer que cette obscurité fut toute prodigieuse, car une éclipse de Soleil ne peut avoir lieu qu'à la nouvelle lune, et la Lune était alors dans son plein puisqu’on était au jour de la Pâque. De plus, le soleil étant beaucoup plus grand que la lune, celle-ci ne peut en intercepter complètement la lumière; or, l'Évangile atteste que les ténèbres furent répandues par toute la terre. Enfin, l'éclipse du soleil eût-elle été totale, l'obscurité n'aurait pu se prolonger au-delà de quelques minutes, vu la rapidité du mouvement des corps célestes; et il est constaté par l'Évangile qu'elle dura trois heures. Ce qui s’est passé ce jour-là est l’accomplissement de la prophétie d’Amos : "En ce jour-là, dit le Seigneur, le soleil se couchera en plein midi; et je couvrirai la terre de ténèbres, alors qu'elle devrait être pleine de lumière" (Am 8, 9). 


    A la Pentecôte, l'apôtre Pierre cite un passage en référence à l'effusion de l'Esprit Saint dans le livre de Joël où le prophète écrit: «Le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant la venue du grand et redoutable jour du Seigneur. Et il arrivera que quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé " (2: 31-32). Ce passage prend tout son sens dans le temps que nous vivons actuellement. Il y aura un très grand mouvement de l'Esprit Saint précédant le retour du Christ. Si l’apôtre cite ce passage, c’est en référence avec les ténèbres qui ont couvert le pays pendant la crucifixion de Jésus, mais il n’y eut pas de lune de sang simultanément. Il s’agit donc d’un signe pour les générations futures, la nôtre, où simultanément des gens vont se tourner vers le Christ pour leur salut et beaucoup vont s’en détourner pour suivre l’antéchrist.

    Je suis intimement convaincu que les tétrades de 2014 et 2015 nous font vivre une révolution religieuse de dimension biblique et unique dans les annales de l’humanité. Les 6000 ans donnés à la création pour former l’Epouse, trouvent leur finalité dans le couronnement de celle-ci par l’avènement des israélites dans les derniers jours. Quand je dis révolution, je pèse bien mes mots selon son étymologie qui vient du latin "revolvere" rouler en arrière, et dans sa définition qui est un changement, un bouleversement important et brusque dans la vie d'une nation dans de nombreux domaines comme le social, la politique, l’économie, la culture, la morale, la science et bien sûr la religion.

    Il suffit de regarder autour de vous pour se rendre compte que le monde change actuellement à une vitesse stupéfiante : révolutions arabes, révolutions des mœurs, révolutions monétaires et sociales, exode rural, changement climatique, etc… Tous ces changements dans le monde font l’actualité eschatologique et s’inscrivent dans les prophéties bibliques annoncées de longue date. Mais si le monde change pour produire une société antéchrist avec bientôt la bête immonde à sa tête, la Bible annonce également qu’en parallèle le peuple saint de Dieu subira des changements radicaux et rapides pour former une Epouse parfaite pour la venue du Messie qui viendra établir Son règne en renversant celui de l’antéchrist. Ce qui dans son principe est une révolution à l’échelle planétaire.

    Mais quand on parle de révolution en religion, cela implique forcément de revenir sur la tradition religieuse, qui est le rempart absolu à toute velléité de changement. La tradition dans les religions, toutes tendances confondues, vise avant toute chose à boulonner un statut aux gardiens du dogme et de sa mise en pratique. Bref, certain rabbin vont défendre le principe de la cacherout comme une défense de la tradition ou un pasteur protestant la fête de Noël comme fête traditionnelle, etc. Or la tradition se désigne comme la transmission continue d'un contenu culturel à travers l'histoire depuis un événement fondateur. Selon ce principe, tous les religieux devraient vivre nus dans un jardin, au milieu d’une communauté composée exclusivement d’homme, puisque l’élément fondateur de la relation entre Dieu et les hommes commença dans le jardin d’Eden avec Adam.

    Dans le jardin d’Eden Dieu a établi la base parfaite d’une création centrée sur l’homme à l’image de Dieu. Puis Dieu révolutionna Sa création en adjoignant à l’homme une femme. L’homme et la femme unis dans l’Esprit de Dieu, la création entière pouvait entrer dans le shabbat qui tel un sceau en parachevait la perfection. Las, la femme révolutionna sa relation avec Dieu en prenant l’initiative de son libre arbitre, ce qui produisit une nouvelle révolution dont la conséquence fut la séparation de l’esprit de Dieu de celui de l’homme. La césure se transforma alors en conflit ouvert, qui dégénéra au point que le créateur se repentit d’avoir fait l’homme et projeta de le détruire dans un déluge d’eau. L’œuvre de création divine repartait en arrière pour sortir du shabbat et produire une humanité qui marchait sans connaître Dieu.

    Mais il restait un juste dans la personne de Noé et Dieu révolutionna ses relations avec l’homme en établissant une alliance nouvelle en Noé, alliance qui serait de nature nouvelle par rapport à celle établie en Adam. Avec Noé de nouvelles règles furent établies entre Dieu et les hommes souvent appelées lois noahides, qui sont une liste de sept impératifs moraux qui auraient été donnés, « d'après la tradition juive », par Dieu à Noé comme une alliance éternelle avec toute l'humanité. Une nouvelle tradition s’installa alors qui dura jusqu’à Abraham. Mais entre-temps, les hommes se corrompirent une fois de plus pour abandonner les lois noahides et se détourner de Dieu. La perversité des hommes fut alors telle, que  la colère de Dieu s’enflamma jusqu’à consumer les villes de Sodome et Gomorrhe. Mais une fois de plus un homme fut trouvé en Abraham pour restaurer la relation entre Dieu et les hommes. Une nouvelle alliance fut établie, avec la circoncision comme symbole inscrit dans la chair de l’acceptation de cette alliance. Dieu une fois de plus révolutionna ses relations avec l’homme par l’instauration de la circoncision qui s’inscrivit dans la tradition de la famille d’Abraham.

    Abram fut à l’origine un adorateur de la Lune, comme son père. Jos 24:2 « Josué dit à tout le peuple : Ainsi parle l’Eternel, le Dieu d’Israël : Vos pères, Térach, père d’Abraham et père de Nachor, habitaient anciennement de l’autre côté du fleuve, et ils servaient d’autres dieux ». Le dieu tutélaire de la ville d’Ur où était établie la famille était le dieu Lune, quand la ville tomba, la famille partit pour Haran l’autre ville consacrée au dieu de la Lune. L’Eternel demanda alors à Abram de quitter et sa famille et son pays pour suivre un Dieu qu’il ne connaissait pas encore. En faisant cela il quittait le lieu de son adoration et de sa foi. Plus tard l’Eternel se laissa connaître à Abram et ils établirent une nouvelle alliance ensemble. Les noms théophores du dieu Lune d’Abram (père très haut) et de Saraï (ma princesse, nom de la parèdre du dieu Lune) changèrent, pour devenir Abraham et Sarah. Changer de noms signifie dans ce contexte, changer de dieu. Mais c’est également changer de temps. Les 2000 ans donnés aux patriarches vont céder leur place aux 2000 ans échus aux Hébreux. Abram qui s’identifie à la Lune devient également un marqueur temporel nouveau, une forme de nouvelle lune.

    Ce qui se passe avec Abram qui devient Abraham, est en soi une véritable révolution entre Dieu et les hommes. Car Abram va devoir abandonner ses traditions païennes pour suivre Dieu selon de nouvelles règles. On ne peut comprendre cette révolution qu’en replaçant l’histoire dans son contexte. Abram vivait dans la ville d’Ur en Mésopotamie, qui avait pour dieu tutélaire Sin symbolisé par la Lune. Son rôle était fondamental dans les observations astrologiques et dans les présages qu'on en tirait. « Maître de la couronne », il est aussi le dieu de la royauté ; et ses grands prêtres et grandes prêtresses, dans les deux villes qui lui étaient consacrées, Harran, au nord de la Mésopotamie, Ur, au sud, étaient souvent de famille royale. Sin est le fils d'Enlil, le souverain de la terre. Il a pour épouse Ningal, la « grande Dame », pour enfants Ishtar (Vénus) et Shamash (Soleil).

    Pour ce qui est de la fixation des temps, la Lune était le marqueur temporel principal qui rythmait la vie cultuelle au temps d’Abram. L’année était découpée en 12 lunes et une 13ème  était intercalée régulièrement pour compenser les décalages. Les phases du cycle de la Lune servaient de base pour établir le cycle des fêtes religieuses les plus courantes des temples mésopotamiens. Les semaines étaient des phases lunaires et les mois des lunes. L’année étant découpée par les solstices et les équinoxes solaires. Voilà en résumé rapide comment était organisée la vie d’Abram.

    Les païens de la ville d’Ur, croyaient que les dieux avaient créé l’univers et les hommes  et donc que tout leur appartenait. Les dieux possesseurs de tout, l’administraient également en fixant les temps et le destin des hommes. Le roi du pays était donc toujours un dieu et le roi terrestre sont représentant ou pontife, celui qui fait le pont en reliant les dieux aux hommes. Le croissant de lune était le symbole du dieu Sin, généralement représenté disposé à l'horizontale avec les deux extrémités pointées vers le haut, le croissant lunaire ressemblait alors à une paire de cornes qui symbolisait également le taureau dominant le troupeau des dieux et guidant les étoiles représentées comme un troupeau de vaches. Porter les cornes devient alors un symbole de divinité et de gouvernance, la hiérarchie des dieux se définira même par le nombre de cornes empilées sur la tête des dieux. Sur terre les rois porteront d’abord des cornes comme symbole de leur autorité, qui se réduiront au fil du temps pour ne représenter plus que la couronne qui les supportait, à la fin il ne restera que la couronne royale. Le porteur de cornes est donc couronné comme chef du troupeau et comme roi qui se doit de respecter les règles que fixent les dieux. Les seuls à porter une coiffe à cornes actuellement sont les ecclésiastiques catholiques avec leur mitre.

    Suivre les lunes selon les règles définies par le pontife d’Ur, revient à être administré et dominé par le Dieu Sin. Les cycles lunaires qui marquaient les antiques semaines et les nouvelles lunes les mois, entrecoupés de solstices et d’équinoxes solaires, renvoyaient toutes à des fêtes religieuses précises qui sont résumées dans le zodiaque babylonien qui met en relief les dieux et les temps. Les temps et les dieux sont donc indissociablement liés. Quitter ce système cultuel revient à refonder sur de nouvelles bases les relations entre Dieu et les hommes, c’est ce que symbolise le changement de nom d’Abram en Abraham.

    Abram qui signifie Père très haut devient le Père des nations, dans ce cas précis cela désigne un changement de paternité. Celui qui était fils de Sin et avait rejoint la semence du serpent, est appelé par un autre Père, celui de toutes les nations, afin de revenir dans le giron de la famille divine, celle de la semence de la femme, soit l’Epouse divine. Abraham est donc un exemple à suivre par toutes les nations, celui de sortir d’un paganisme régi par des fêtes religieuses et des cycles de temps liés à des dieux païens. Libéré des dieux païens Abraham devient également le symbole du père qui conduit son fils sur le mont Sion pour le sacrifier, geste inachevé, mais que fera un autre Père pleinement 2000 ans plus tard avec Jésus le Messie d’Israël. Au travers d’Abraham nous touchons à des considérations bibliques conférents à l’universel.

    Avec Abraham, implicitement les règles qui étaient définies par les dieux païens pour gouverner les hommes, vont être remplacées par de nouvelles. Les dieux qui régissaient l’humanité en réglant leur destin sur des cycles de temps qu’ils contrôlaient, vont eux-mêmes être intégrés dans un cycle plus vaste que Dieu contrôle et va organiser en s’y superposant quand la descendance d’Abraham aura atteint la dimension d’une nation. Les nouvelles lunes, le Shabbat et les 7 fêtes de l’Eternel, formeront la matrice temporelle dans laquelle grandira l’embryon qui formera le corps d’une nouvelle Eve de nature purement spirituelle, le corps mystique de l’Epouse. 

    Genèse 1:14 Dieu dit encore : Qu’il y ait des lumières dans le ciel pour séparer le jour de la nuit ; qu’elles servent à déterminer les fêtes, ainsi que les jours et les années du calendrier.

    Exode 20:9  Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. 10,  Mais le septième jour est le jour du Shabbat de l’Eternel, ton Dieu.

    Psaumes 104:19  Il a fait la lune pour marquer les temps ; Le soleil sait quand il doit se coucher.

    Psaumes 81:3-4 Sonnez de la trompette à la nouvelle lune, au temps fixé, au jour de notre fête ; Car c’est un statut pour Israël, une ordonnance du Dieu de Jacob.

    Jérémie 17 : 22  Ne sortez de vos maisons aucun fardeau le jour du sabbat, Et ne faites aucun ouvrage ; Mais sanctifiez le jour du Shabbat, Comme je l’ai ordonné à vos pères.

    Colossiens 2:16 Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou du Shabbat.

    En lisant ces versets on constate une continuité biblique depuis le livre de la Genèse jusque dans ceux de la nouvelle Alliance et qui est particulièrement bien souligné par l’apôtre Paul. La très grande majorité des exégètes chrétiens inversent totalement le sens que l’apôtre Paul prête aux fêtes de l’Eternel et particulièrement au shabbat. Beaucoup renvoient cela à un acte légaliste appartenant au passé et qui est effacé aujourd’hui, alors que l’apôtre Paul dit exactement l’inverse dans le verset qui suit. Col 2 : 17 « ce sont (c’est) une ombre des choses à venir; mais le corps est du Christ. » L'ombre désigne une « silhouette sombre, plus ou moins déformée, que projette sur une surface un corps qui intercepte la lumière » (Larousse). Maintenant que nous avons défini ce qu'est une ombre, regardons ce que Paul déclare être une ombre par rapport au corps qui est du Christ.

    Ne peut se comprendre comme faisant partie du corps du Christ (l’Eglise ou l’Epouse) que ceux qui mettent en pratique Son évangile comme exprimé en Matthieu 5 : 17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. 18  Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. 19  Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. 20  Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.

    Une justice qui surpasse celle des pharisiens se comprend dans le sens ou la tradition souvent remplace et annule les principes édictés dans la Loi. Un empilement de règles et de rites tirés de la loi orale ont étouffé jusqu’à l’annihiler le sens premier de la Loi écrite. C’est ce que Jésus souligne particulièrement en Marc 2 : 27  « Puis il leur dit : Le Shabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le Shabbat, 28  de sorte que le Fils de l’homme est maître même du Shabbat. » Jésus rappelle aux exégètes de son temps qu’il ne suffit pas d’appliquer une règle, mais qu’il faut également en comprendre la signification spirituelle. C’est exactement ce que fait Paul quand il s’adresse aux Colossiens.
    Encore une fois il faut replacer les choses dans leur contexte pour mieux les comprendre. Le monde romain antique était rythmé par toute une série de fêtes païennes liées au cycle du temps. On dénombrait seulement 55 jours ouvrables, les autres jours étant des fêtes religieuses et autant d’occasions de se réjouir en célébrant les dieux. Ces fêtes religieuses romaines, manifestations vivantes de la religion, sont inscrites dans le calendrier. À chaque étape de la vie de la cité correspondait une fête. Les Romains célébraient une fête presque un jour sur deux : les fêtes donnaient lieu soit à des cérémonies avec sacrifices, soit à des rites souvent étranges et obscurs, soit à des jeux. Les Romains attachaient une grande importance à l’observation rigoureuse des rites : un oubli, une négligence, obligeait à recommencer toute une cérémonie. Prières, vœux et sacrifices étaient les pratiques ordinaires des fidèles et se mettre en marge de la vie religieuse romaine revenait à se mettre en marge de la société, ce qui avait un impact important quant à la vie professionnelle ou civique. Le monde romain antique était un véritable bouillon de culture païen dans lequel commençait à se développer la nouvelle Eglise du Christ et c’est dans ce contexte particulier qu’est écrite la lettre aux Colossiens.

    Comme au temps d’Abraham, c’est la Lune qui marquait les mois romains et les cycles étaient appelés Calendes pour la nouvelle lune, Ides pour la pleine lune et la None pour le premier quartier. Le calendrier liturgique, impactait toute la vie romaine et donc des Colossiens. Se démarquer du calendrier liturgique païen, revenait à faire corps dans une liturgie différente et donc soulignait de manière claire son appartenance à la religion du Christ. L’Eglise du Christ, dont la lumière inondait le corps, projetait donc l’ombre de son propre calendrier liturgique formée par les 7 fêtes de l’Eternel, la fête de la nouvelle lune et le Shabbat, sur l’ensemble du monde romain païen dont il se démarquait nettement.

    Quand Paul dit que personne ne doit être jugé au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des Shabbats, car c’est l’ombre des choses à venir d’un corps qui vit en Christ, c’est en référence au monde romain païen qui jugeait les chrétiens comme  des fauteurs de troubles religieux et non comme une condamnation du christianisme par rapport à la pratique du judaïsme qui est une notion qui ne viendra que plus tard. La question de savoir si les chrétiens devaient ou non garder le Shabbat n'est même pas discuté par Paul. Car le problème n'est pas de savoir si ces jours devaient ou non être observés, mais plutôt la façon et la raison pour lesquels ses jours étaient observés. Car Paul était confronté au double problème du paganisme extérieur et du pharisianisme intérieur et son incroyable amoncellement de pratiques liées à la tradition orale qui pervertissaient le sens même des fêtes et du shabbat. Les uns et les autres voyant d’un très mauvais œil se développer une nouvelle religion qui bouleversait tant leurs traditions religieuses.

    Ce que Paul demande aux Colossiens, c’est de conserver intact le calendrier liturgique qu’impose la Torah, sans céder au formalisme traditionnel issu du pharisianisme, qui recommande pendant les fêtes ou le Shabbat de ne pas faire ceci ou cela. Colossiens 2 : (pourquoi) vous impose-t-on ces préceptes: 21  Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas ! 22  préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ? 

    Ainsi, que ce soit par la vie d’Abraham ou par les lettres de l’apôtre Paul, le même message transparaît. Révolutionnez vos vies en Christ en sortant du courant traditionnel de ce monde. Affirmez-vous comme faisant partie du corps du Christ en vous démarquant par rapport à ceux dont l’existence est calée sur des pratiques religieuses païennes et vivant sous la domination de dieux étrangers qui marquent leur empreinte jusque dans le calendrier. Entrer dans le Shabbat et honorer les fêtes de l’Eternel revient alors à quitter l’empire des démons pour entrer dans le royaume de Dieu. 

     

     2) Le sens du shabbat 2

    Nous avons vu que lorsqu’ Abraham quitta sa famille et son pays, c’était également pour se détacher du dieu païen Sin symbolisé par la Lune. Quand Moïse sera envoyé par Dieu pour libérer les Hébreux en Égypte, ce sera aussi pour les libérer de leurs dieux païens et principalement du dieu solaire Amon-Râ. Les dix plaies seront une véritable guerre que l’Éternel mènera contre tous les dieux égyptiens depuis le dieu Nil, jusqu’au dieu Amon-Râ représenté par le pharaon. La Pâque deviendra alors également le jour de la libération des dieux païens égyptiens, mais aussi de la liturgie du pays.

    Cette fois encore il faut remettre les choses dans leur contexte pour comprendre ce que fait l’Éternel avec Moïse. Le culte égyptien se déroulait suivant des règles liturgiques strictes communes à tous les temples et selon des horaires très précis. Pour ce faire, tout sanctuaire devait posséder des structures permettant les observations astronomiques nécessaires à l'établissement du calendrier. Ce sont les "horologues" qui ont la mission de déterminer l'heure précise des cérémonies en observant les étoiles. Les cérémonies se tiennent au moment précis où le soleil (image du dieu Râ) se tient dans les trois positions remarquables : au lever (le soleil est Khépri), au zénith (le soleil est Râ), au couchant (le soleil est Atoum). Ramsès comme souverain d’Égypte et fils du dieu solaire Râ (son nom signifie Râ m’a engendré) étant le garant de la pérennité du culte et tous les Égyptiens devaient s’y soumettre.

     On peut alors aisément s’imaginer ce que représentait le sacrifice de l’agneau pascal, si on le met en perspective avec le principal dieu égyptien, Amon-Râ créateur de l’Égypte. Malgré son nom, sa véritable forme est celle d'Amon. Il prend les titres d'Amon-Râ lorsqu'il est dans toute sa gloire. Son lieu de culte principal est dans la ville antique de Louxor (Thèbes) mais surtout à Karnak, le temple le plus riche du pays. Son nom dépassa vite la ville et tout le pays l'adora. On le représente entre autres, sous la forme d’un bélier que l’on trouve devant l'entrée de son temple de Karnak où s'étend une allée de sphinx criocéphales symboles de sa puissance procréatrice. Le criosphinx ou sphinx criocéphale se caractérise par un corps de lion accroupi ou couché aux longues pattes et une tête de bélier aux cornes recourbées. Cela symbolise à la fois la royauté et la fécondité. Ainsi l’animal réunit en lui la force du lion et l’ardeur du bélier, ce qui en fait un être exceptionnel. D’Amon-Râ il est dit qu’il est : « l’éternel, le seigneur de Karnak, créateur de ce qui existe, maître de tout, établi durablement en toutes choses ». Il est dit aussi que « Les dieux se prosternent à ses pieds tels des chiens quand ils reconnaissent la présence de leur seigneur ».

    En sachant cela, on peut mettre en perspective la séquence des évènements qui permirent au Dieu des Hébreux de se révéler au monde et à un peuple d’exister. Le bâton est ce qui guide le troupeau dans le désert, c’est un symbole d’autorité. Quand Dieu changea le bâton en serpent et qu’il avala ceux du pharaon, c’est un changement d’autorité divine qui est proclamé, car c’est sous la forme d'un serpent, qu’Amon-Râ fertilisa l'œuf cosmique façonné dans les Eaux primordiales d’où sortit la vie. En voyant cela ce fut la consternation à la cour de pharaon et il ne pouvait plus répondre à la demande de Moïse de laisser partir les Hébreux hors d’Égypte, car cela aurait signifié que le Dieu des Hébreux était plus grand que celui de l’Égypte. Mais l’Éternel va récidiver en exigeant que son peuple le serve en Lui offrant des sacrifices, notamment des béliers, encore un symbole d’Amon-Râ. Il faudra une séquence de plaies pour que le pharaon fléchisse devant l’Éternel. À partir de la quatrième plaie, Pharaon infléchit sa position. Exode 8 : 25 Pharaon (le fils d’Amon-Râ) appela Moïse et Aaron et dit : Allez, offrez des sacrifices (de béliers) à votre Dieu dans le pays. 26   Moïse répondit : Il n’est point convenable de faire ainsi ; car nous offririons à l’Éternel, notre Dieu, des sacrifices qui sont en abomination aux Egyptiens. Et si nous offrons, sous leurs yeux, des sacrifices qui sont en abomination aux Egyptiens, ne nous lapideront-ils pas ? 27  Nous ferons trois journées de marche dans le désert, et nous offrirons des sacrifices (de béliers) à l’Éternel, notre Dieu, selon ce qu’il nous dira. 28 Pharaon dit : Je vous laisserai aller, pour offrir à l’Éternel, votre Dieu, des sacrifices dans le désert : seulement, vous ne vous éloignerez pas, en y allant. Priez pour moi (le principe de la supériorité du Dieu des Hébreux est désormais acquis).

    Mais l’Éternel veut une victoire totale qui serve de témoignage dans le monde entier. « 15  Si j’avais étendu ma main, et que je t’eusse frappé par la mortalité, toi et ton peuple, tu aurais disparu de la terre. 16  Mais, je t’ai laissé subsister, afin que tu voies ma puissance, et que l’on publie mon nom par toute la terre. » Ex 9. L’Égypte qui était le grenier du monde et un don du dieu Nil va voir ses récoltes et troupeaux décimés par la grêle et les sauterelles. Puis l’Éternel frappa Amon-Râ lui-même en éclipsant le Soleil dans des ténèbres si épaisses que personne ne pouvait plus se déplacer. Puis, « 24  Pharaon appela Moïse, et dit: Allez, servez l’Eternel. Il n’y aura que vos brebis et vos bœufs qui resteront, et vos enfants pourront aller avec vous. 25  Moïse répondit : Tu mettras toi-même entre nos mains de quoi faire les sacrifices et les holocaustes que nous offrirons à l’Éternel, notre Dieu. 26  Nos troupeaux iront avec nous, et il ne restera pas un ongle ; car c’est là que nous prendrons pour servir l’Éternel, notre Dieu ; et jusqu’à ce que nous soyons arrivés, nous ne savons pas ce que nous choisirons pour offrir à l’Éternel. » Ex 9. L’Éternel veut détruire l’image même du paganisme égyptien et prouver au monde qu’il n’y a de Dieu qu’en l’Éternel. Le Père des nations révélé à Abraham, va alors frapper pharaon comme fils d’Amon-Râ au travers de son propre fils. Ce qui signifie qu’il n’y a qu’un Dieu au-dessus des nations, le Dieu de Hébreux. A partir de là, l’agneau comme symbole du fils du dieu Amon-Râ (bélier), devient également le principe du sacrifice du fils de Dieu, ce qui n’est rien d’autre que la finalité du sacrifice de la Pâque en Égypte et prendra son sens final quand Jésus mourra sur la croix le jour de Pâque. Le sacrifice de la Pâque en Égypte est le fondement religieux libérateur d’une nouvelle nation ayant l’Éternel pour Père. C’est le sens de la proclamation en Exode 13 : 2  Consacre-moi tout premier-né, tout premier-né parmi les enfants d’Israël, tant des hommes que des animaux : il m’appartient. 3  Moïse dit au peuple : Souvenez-vous de ce jour, où vous êtes sortis d’Égypte, de la maison de servitude ; car c’est par sa main puissante que l’Éternel vous en a fait sortir. On ne mangera point de pain levé.

    Au travers de Moïse, l’Éternel poursuit une œuvre commencée avec Abraham qui proclame toujours la même chose : Dieu est un Père qui va jusqu’au sacrifice de Son fils pour sauver le monde. La ligature d’Isaac et le sacrifice de la Pâque en sont les principaux témoignages bibliques. Ces témoignages vont s’inscrire définitivement dans les temps qui régissent alors toute les nations de la Terre. Car d’une manière ou d’une autre, elles sont toutes soumises aux rythmes lunaire ou solaire qu’imposent les dieux païens. Que ce soit le dieu lunaire Sin et son fils Shamash le soleil, ou Amon le dieu solaire et son fils lunaire Khonsou, un principe universel subsiste, les dieux administrent la vie des hommes par des rites qui se calquent sur les cycles de la Lune et du Soleil qui les représentent comme symbole. Le Dieu des Hébreux va alors définitivement briser cette logique universelle en imposant à Son peuple un nouveau rythme liturgique qui dépasse et même surpasse toutes les fêtes calquées sur les cycles lunaires ou solaires. C’est le principe révolutionnaire de la mise en place de la semaine de sept jours avec le Shabbat comme jour de sanctification.

    Par la circoncision une nouvelle alliance et semence est établie par l’Éternel au travers d’Abraham. Alliance qui va être renouvelée et complétée sur le mont Sinaï avec Moïse et les Hébreux établis comme peuple élu par Dieu. Par Moïse, Dieu va de nouveau révolutionner ses relations avec les hommes, car les Hébreux devront suivre de nouvelles règles pour rester fidèle à l’alliance que Dieu va établir cette fois avec tout un peuple. Elles sont résumées dans le décalogue, qui lui-même est résumé par Jésus ainsi : Matthieu 22 : 36  Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? 37  Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. 38  C’est le premier et le plus grand commandement. 39  Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 40  De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.

    Ces deux commandements résumant le décalogue s’articulent autour de celui du respect du Shabbat. Le commandement du Shabbat est une révolution majeure en lui-même, car le nouveau rythme du temps que Dieu va imposer aux Hébreux se démarquera radicalement de celui des nations et civilisations alentour et servira même de signe particulier d’appartenance à l’Éternel. Ezéchiel 20.20 : « Sanctifiez mes Shabbat, et qu'ils soient entre moi et vous un signe auquel on connaisse que je suis l'Éternel, votre Dieu. » Signe qui est également celui de la sanctification. Ezéchiel 20.12 : « Je leur donnai aussi mes sabbats comme un signe entre moi et eux, pour qu'ils connussent que je suis l'Éternel qui les sanctifie. »

    L’instauration du Shabbat est révolutionnaire pour son temps, car le décompte des jours ne se fait plus en fonction d’une organisation sidérale basée sur le Soleil, la Lune ou les étoiles représentant autant de dieux païens, mais à partir de la semaine qui est désormais la nouvelle norme et le Shabbat la référence. Les jours ne sont plus nommés par rapport à des astres divinisés, mais sont numérotés de manière totalement impersonnelle. Le premier jour sera le jour un, puis viendront, le deux, trois, quatre, cinq, six et enfin le seul à être nommé, le Shabbat. Jour dont le commandement impératif est énoncé dans le Pentateuque développé dans le livre de l'Exode (20, 2–17), et dans le Deutéronome (5, 6–21). Les textes sont presque identiques à une différence bien connue concernant le 4e commandement relatif au Shabbat. Dans l'Exode, il est écrit « souviens-toi (zakhor) du jour du shabbat » et dans le Deutéronome « observe », ou « garde » (shamor) le jour du Shabbat ».

    Exode 20 : 8  Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. 9  Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. 10  Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes. 11  Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié.

    C'est un commandement ample, qui s'énonce sur 4 versets et appelle à la sanctification dans la régulation des activités et l’ordonnancement du temps. Le Shabbat traverse de manière immuable tous les cycles de la vie, des ans et des saisons. D’autres fêtes seront déterminées selon les cycles lunaires, mais la nouvelle semaine instaurée de fait par le Shabbat se compte par rapport à lui-même et donc de celui qui l’ordonne. C’est un principe supérieur qui renvoie à la création tout entière qui s’y subordonne. Dieu fait le monde en six jours, mais dans le dernier Il fait Shabbat comme une révélation de Lui-même, ce qui sanctifie ce jour. La semaine et le Shabbat ne traversent pas seulement le temps, mais en déterminent la nature. Si des temps sont donnés, c’est pour entrer dans le Shabbat et la communion avec Dieu. C’est pourquoi le Shabbat est également un signe qui renvoie au principe divin.

    Schoenel

    3) Le sens du Shabbat 3

    Le Shabbat est une véritable révolution en soi, car il va déterminer des temps qui deviennent propres à l’Éternel et Lui seul. Le septième jour va faire du chiffre sept le marqueur de la divinité et donc de la sainteté. Les cycles sabbatiques ayant comme base le chiffre sept, peuvent alors couvrir des jours avec la semaine, des mois avec les fêtes de l’Éternel, des années et même des millénaires si on compte le millenium messianique comme le Shabbat de l’Éternel. Le temps s’organise autour du Shabbat, comme la Loi s’articule autour de son  commandement. Le Shabbat devient le centre d’un tout, comme le sceau divin frappant de sa marque l’Univers entier, une forme de signature divine et donc le signe même de Dieu.

    Les lunes à partir de l’instauration du Shabbat, deviennent un outil de comptage et non plus une référence cultuelle propre à la Lune comme divinité qui s’inscrit elle-même dans un comptage astrologique encore plus vaste. L’étymologie française du mot mois en explique bien le principe. Les mots grecs ὁ μήν (le mois) et ἡ μήνη (la lune) se construisent tous deux sur la racine Μα signifiant mesurer, expressions qui donnent l'étymologie du terme néoménie en français, signifiant simultanément le jour de la nouvelle lune et premier jour du mois, le premier jour de la mesure mensuel. Mais pour déterminer le début de l’année biblique, ce n’est même pas la Lune qui en est le marqueur, mais le début du printemps. Le mois prescrit à Moïse et Aaron comme le « premier des mois » est appelé le mois de l’aviv dans les premiers textes bibliques, car c'est en ce mois que le blé entre en germination, aviv pouvant être traduit par le printemps on ne se préoccupe absolument pas de savoir de quelle lune il s’agit et encore moins d’un équinoxe. Le printemps détermine la lune où on commence à compter les fêtes de l’Éternel selon un principe sabbatique où les cycles de sept sont omniprésents et il est plus qu’évident, que du temps de Moïse les mois étaient comptés et non nommés comme ils le furent plus tard au temps de l’exil. Cela signifie que l’on comptait les mois selon le cycle des fêtes de l’Éternel et non selon un cycle sidéral et ils devaient être numérotés comme les jours de la semaine, ce qui les dépersonnalisait par rapport aux dieux païens. Pour le premier mois, les Juifs commencent à employer l'appellation nissan (ce nom babylonien, dérivant de l’akkadien nissānu et/ou du sumérien nissag (premiers fruits) à la suite de la captivité de Babylone.

    Toute la vie liturgique dans la Loi mosaïque pourrait se déterminer à partir d’un cycle sabbatique. À partir du premier jour de l’année du mois de l’aviv, comptes deux semaines pour fêter Pâque, puis de là tu fêteras les pains azymes pendant 7 jours. Un jour après Pâque tu comptes 7 semaines jusqu’à la Pentecôte. Du premier mois tu en comptes 7 pour commémorer la fête des trompettes, puis deux semaines pour clore le cycle par la fête des cabanes qui durera 7 jours. Pour une personne qui respecterait à la lettre toutes ces fêtes et le Shabbat hebdomadaire, le principe sabbatique devient un signe évidant de la fidélité qu’on attache à l’Éternel et cela rythmerait toute son existence. Le fait que Jésus soit mort le jour de la Pâque et que l’Esprit Saint soit envoyé le jour de la Pentecôte n’annule en rien le cycle des fêtes, mais au contraire en souligne la pérennité.

    A priori la mesure de temps sabbatique pourrait paraître secondaire aujourd’hui, cependant il n’en est rien, bien au contraire, car il faut impérativement la mettre en relation avec les pratiques religieuses païennes de toutes les nations alentours. Toutes les fêtes païennes étaient rythmées et organisées par l’armée des cieux, soit la Lune, le Soleil et les étoiles, principalement Vénus avec Ishtar et le zodiaque. Les populations locales calquaient leur rythme de vie sur celle des dieux et le clergé veillait au travers du roi au strict respect des fêtes religieuses. Le rythme sabbatique des Hébreux créait un décalage temporel par rapport aux fêtes religieuses païennes, faisant du Dieu hébreu un culte original et unique.

    Mais les Hébreux n’auront pas l’exclusivité de cette originalité, car l’Histoire de l’Église elle-même se déroulera dans un cycle de temps sabbatique révélé au travers des 7 âges des Églises d’Asie d’Apocalypse 2 et 3, cycle intercalé dans les 70 semaines du prophète Daniel. Dans Daniel 9 le verset 25 concerne la chronologie de l'accomplissement des 70 semaines et qui représente une période de 490 ans, conformément au principe biblique prophétique selon lequel un jour prophétique équivaut à une année (Ezéchiel 4:4-6; Nombres 14:33-34). La semaine sabbatique devient alors un cycle de 7 années sabbatiques. Dans les versets 25 et 27, les 70 semaines sont divisées en trois périodes : 7 semaines (49 ans); 62 semaines (434 ans); et une semaine (7 ans). Les 70 semaines commencent avec la reconstruction de Jérusalem jusqu’à ce que le Messie soit retranché. Après le sacrifice de Jésus à Pâque, commence le temps des nations et les sept âges des Églises qui deviennent un nouveau cycle sabbatique qui s’intercale dans les 70 semaines de Daniel, c’est le temps des nations, dans ce contexte il s’agit du temps sabbatique des nations. Puis vient la dernière semaine, soit 7 années avant le millenium, lui-même à considérer comme le Shabbat de l’éternel. La dernière semaine étant elle-même découpée en deux moitiés appelant à être complétées par les 3 ½ ans de Jésus Christ et les 2 X 3 ½ ans des deux témoins, ce qui spirituellement représente le fond du message du Shabbat, soit le mariage divin entre l’Époux céleste et l’Épouse. Quand on étudie cela de plus loin, on constate que les cycles sabbatiques sont de véritables messages que Dieu envoie aux hommes et il faut vraiment être aveugle pour ne pas les voir.

    Le décalogue et le culte qui s’organise autour du Tabernacle dans le désert selon des règles précises peuvent à priori être très complexes à comprendre et à suivre, mais deviennent très simples si on les réduit à l’expression de l’amour pour Dieu et de son prochain, qui se traduisent de manière visible et concrète dans le respect du Shabbat. Ainsi, si je respecte le Shabbat c’est parce que je crois en Dieu et respecte Ses commandements, c’est le signe de mon appartenance à Son peuple.

    Deutéronome 6 : 4 Ecoute, Israël ! l’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. 5  Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. 6  Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. 7  Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. 8  Tu les lieras comme un signe sur tes mains, et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux.

    Après avoir donné les Dix Commandements à Moïse, Dieu lui indiqua que ces commandements doivent être une marque sur la main et sur le front, signifiant ainsi qu’ils doivent être à la fois gardés à l’esprit (marque sur le front) et mis en pratique (marque sur la main). La meilleure manière de vérifier si la signature de l’Éternel marque la vie d’une personne, c’est encore de le vérifier par rapport au respect du Shabbat qui est un signe par lui-même. Ezéchiel 20.20 : « Sanctifiez mes Shabbat, et qu'ils soient entre moi et vous un signe auquel on connaisse que je suis l'Éternel, votre Dieu. » Le peuple de Dieu se reconnaît donc au signe du Shabbat, ce qui ne signifie pas qu’il appartient au judaïsme qui existe par lui-même comme l’application rabbinique du talmud, mais à tous ceux que Dieu appelle à suivre Sa parole et qui la mette en pratique. Les juifs par leur pratique du judaïsme talmudique ne sont plus qu’une branche du peuple de Dieu parmi tous les autres peuples, une branche particulière, mais rien qu’une branche et non le peuple unique et particulier de Dieu. L’autre branche devient de facto celle qui se fond dans le maître du Shabbat, soit Jésus. Jésus dont la vie, la mort et résurrection, puis la dispensation de l’Esprit Saint, se calqueront de manière parfaite sur le cycle sabbatique.

    Les débuts du christianisme dans l’Église apostolique originelle ne vont en rien changer les habitudes religieuses des apôtres, puisque Jésus respectera scrupuleusement toutes les règles de la Loi. Les grandes fêtes impulsées par la mort de Jésus le jour de Pâque et l’Esprit Saint étant envoyé le jour de la Pentecôte, soulignent également que rien ne change quant à la volonté divine de poursuivre le cycle sabbatique des fêtes. Le Shabbat continuera d’être pratiqué par les apôtres et Paul dans le temps de ses voyages missionnaires ira de synagogue en synagogue pour enseigner les jours de Shabbat.

    Souvenez-vous que Paul a reçu l’enseignement des pharisiens et qu’il connaissait très bien les Écritures. Lorsqu’il se rendit dans la ville de Thessalonique, en Grèce, il prêcha aux Juifs trois Shabbat de suite dans la synagogue. Notez que c’était l’habitude de Paul, il prêchait régulièrement pendant le Shabbat. « Paul y entra, selon sa coutume. Pendant trois Shabbat, il discuta avec eux, d’après les Écritures, expliquant et établissant que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts. Et Jésus que je vous annonce, disait-il, c’est lui qui est le Messie » (Actes 17 :2-3).

    Nous voyons ainsi que Paul prêchait régulièrement devant les Juifs pendant le Shabbat. Mais prêchait-il aussi devant les non-juifs (les gentils) pendant le Shabbat ? Notez ce qu’il fit lorsqu’il visita les gentils à Corinthe, en Grèce : « Paul discourait dans la synagogue chaque Shabbat, et il persuadait des Juifs et des Grecs » (Actes 18 :4) ! Oui, Paul prêchait aussi devant les non-juifs pendant le Shabbat !

    Si Paul attendait des chrétiens qu’ils observent un autre jour de culte au lieu du Shabbat du septième jour, il aurait logiquement parlé devant eux, en tout cas devant les non-juifs, au cours de ce jour qui aurait forcément eu une connotation païenne. Mais que nous montre la Bible ? Voyons l’exemple de Paul à Antioche, en Turquie. Que se passa-t-il après le sermon hebdomadaire de Paul, pendant le Shabbat, à la fois devant les Juifs et les gentils présents dans la synagogue ? « Lorsqu’ils sortirent, on les pria de parler le Shabbat suivant sur les mêmes choses » (Actes 13 :42).

    Si Jésus ou les apôtres avaient négligé le Shabbat, Paul avait ici une excellente opportunité de dire aux non-juifs : « Non, nous n’avons pas besoin d’attendre le prochain Shabbat, en tant que chrétiens, nous pouvons observer n’importe quel jour pour le culte.» Mais il ne le fit pas ! Que nous dit la Bible ? « Le Shabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu » (Actes 13 :44). Paul enseigna clairement aux chrétiens non-juifs à observer le Shabbat, car il savait parfaitement que cela était le moyen choisi par Dieu de s’affranchir de la tutelle des dieux païens. Il ordonna même aux gentils à Corinthe de suivre son exemple. Souvenez-vous des instructions de Paul : « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ » (1 Corinthiens 11 :1). En d’autres termes : « Suivez mon exemple, comme je suis l’exemple du Christ ». Paul, Jésus et les autres apôtres ont montré l’exemple à tous les chrétiens en observant le Shabbat !

    Si dans votre entêtement, obstination et rébellion vous persistez à prétendre le contraire, sachez quand même que le calendrier romain s’arrangeât du rythme sabbatique chrétien et non le contraire. Le calendrier julien (imposé par César) est basé sur le cycle solaire et une année de 365 jours (avec une année bissextile de 366 jours tous les quatre ans) ; mais l'organisation en nones, ides et calendes ne changea pas. Mis à part les quelques changements opérés au niveau des années bissextiles pour le calendrier grégorien, ce système est le même que celui que nous utilisons encore aujourd'hui (les mois avec leurs noms et leur nombre de jours correspondants, le début de l'année en janvier, l'ajout d'un 29e jour à février lors des années bissextiles). En revanche, l'apparition de la semaine (division du temps judéo-chrétienne inconnue des Romains) est beaucoup plus tardive : elle est introduite par un édit de l'empereur Constantin Ier en 321 apr. J.-C., pour tenir compte de de la liturgie chrétienne de l’époque qui respectait encore le Shabbat. Ce qu’il fera en revanche sera de déplacer le jour de repos du Shabbat sur le dimanche, soit le jour consacré au culte solaire.

    Le 3 juillet 321, ce jour est décrété jour de repos légal dans l'empire romain par l'empereur Constantin Ier, qui, usant de son droit régalien, se sert de la notion de justitium, une institution romaine qui permettait de suspendre toute activité étatique judiciaire pour marquer un événement marquant. Pour satisfaire toutes les parties, païennes et chrétiennes, les jours de la nouvelle semaine romaine seront attribués aux principaux astres connus selon les doctrines astrologiques païennes de l’époque. Le paganisme entre en grande pompe dans le cycle sabbatique et se l’accapare. On est en droit alors de s’interroger sur les motivations réelles de Constantin, il est envisageable qu'elles aient été largement fondées sur des considérations d'ordre socio-économiques pour s'adapter aux coutumes du plus grand nombre, puisqu’à cette époque les chrétiens ne sont encore qu'une petite minorité.

    Constantin édicte une loi supplémentaire qui donne à ses soldats – ou au moins sa garde personnelle – du temps libre chaque dimanche, jour dédié au Soleil, afin d'accomplir leurs dévotions envers leurs dieux respectifs ou envers l'empereur. Sol Invictus (Soleil invaincu), une divinité solaire apparue dans l'Empire romain au IIIe siècle reprenant des aspects de la mythologie d'Apollon et du culte de Mithra et connaissant une grande popularité dans l'armée romaine, verra son culte s’étendre jusqu’à être intégré dans la pratique de la messe dominicale catholique, un triomphe pour Satan. L'empereur Aurélien (270-275) lui avait assuré une place officielle à Rome en proclamant que le Soleil invaincu est le patron principal de l’Empire romain et en faisant du 25 décembre (au solstice d'hiver qui tombait alors le 25 décembre) une fête officielle (dies natalis solis inuicti), cette fête deviendra dans le christianisme paganisé par Constantin, le jour de Noël.

    Les décalages cultuels dans le temps, deviennent alors un signe de rébellion contre Dieu et une manifestation d’un esprit antéchrist qui grandit de plus en plus, surtout dans l’Église de Rome. L’évêque de Rome Victor qui exerça son ministère de 189 à 199, voulut obliger toutes les églises à célébrer la solennité de Pâques le jour de la résurrection du Christ et non plus le jour de Pâque lui-même. Il lança même des excommunions contre les églises d’Asie qui s’obstinaient à le célébrer le quatorzième jour de la lune de mars. Pour la première fois, un évêque romain prétend imposer son autorité à toute la chrétienté. Victor Ier affirmait que la datation romaine remontait à Pierre et Paul et jouissait donc de l’autorité apostolique. Celui qui ne s’y conformait pas ne pouvait être considéré comme chrétien et devait donc être excommunié. Mais Victor Ier ne put imposer cette décision, preuve que les prétentions de Rome à la direction de l’Église se heurtaient encore à une forte opposition. Changer la date de la fête de Pâque revenait à se démarquer de la doctrine officielle de l’Église pour en imposer une nouvelle et du même coup imposer une nouvelle Église apostate dans son fonctionnement.

    À cause de la rébellion de l’évêque de Rome sur la fixation du jour de Pâque, le concile œcuménique de Nicée, voulu par Constantin pour unifier la chrétienté en 325, fixa définitivement la date de Pâques à un dimanche, ce qui n'était pas le cas jusqu'alors et s'écartait de la Pâque juive, au dimanche qui suivrait la pleine lune de l'équinoxe de printemps. Mais comme la lune astronomique pouvait avoir des irrégularités, on se basa sur une lune fictive, ou lune ecclésiastique, pour abolir les écarts de phase lunaire qui pouvaient survenir. Ces calculs eurent pour conséquence d'entraîner l'établissement d'un calendrier ecclésiastique particulier, en partie lunaire et en partie solaire : solaire du premier dimanche de l'Avent au neuvième dimanche avant Pâques, avec des fêtes fixes, comme Noël, puis lunaires pendant l'autre partie de l'année, avec des fêtes mobiles dépendant toutes de la détermination de la date de Pâques. Le premier dimanche après la pleine lune qui suit l'équinoxe de printemps. Constantin réussit le tour de force de recaler les fêtes chrétiennes sur les fêtes païennes et du même coup de précipiter toute l’Église dans les bras de Satan. Jusqu’au Moyen-Âge la chrétienté ne connaîtra plus que le déclin, jusqu’à l’avènement du catholicisme que les Carolingiens favoriseront avec l’apparition de papes dépassant en puissance les empereurs. La grande prostituée de l’Apocalypse était alors née.

    L’apostasie de Constantin est évidente quand les grandes fêtes « chrétiennes » se calent sur les anciennes fêtes païennes liées au solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps. Il n’a rien fait de plus que reprendre les anciennes fêtes célébrées à Babylone pour les intégrer dans l’Église. En y ajoutant le culte dominical pratiqué dans des temples offerts par l’empereur pour célébrer l’eucharistie sur des autels, le comble est mis à l’apostasie qui devient totale. A ce stade-là, l’Église de Rome n’a plus rien à voir avec celle mise en place par les apôtres et les cycles sabbatiques sont totalement brisés, l’action des fils de la rébellion devient effective et le signe qui les caractérise est l’abandon du Shabbat.

    Schoenel

    4)  Le sens du Shabbat 4

    Le retour des juifs en Israël est un des signes majeurs qui alerte le monde sur les changements en cours et contribue à développer un puissant sentiment religieux de retour en grâce de la part des juifs, qui s’élargit culturellement avec la certitude de vivre le temps d’un judaïsme messianique. C’est le temps de la revanche juive sur les nations, qui attend le Mashiah pour régner sur le monde. Les juifs d’essence talmudique sont donc persuadés d’être les nouveaux guides spirituels du monde et que leur interprétation de la Torah et respect strict des traditions en font les nouveaux élus de Dieu. Le problème pour eux c’est que les prophètes qui annoncèrent le retour ne l’ont pas annoncé ainsi. Le retour est pour l’essentiel le résultat de la Shoah et c’est dans la douleur et les guerres qu’Israël dut gagner son indépendance. Ez 36 : 22  C’est pourquoi dis à la maison d’Israël: Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Ce n’est pas à cause de vous que j’agis de la sorte, maison d’Israël ; c’est à cause de mon saint nom, que vous avez profané parmi les nations où vous êtes allés. 23  Je sanctifierai mon grand nom, qui a été profané parmi les nations, que vous avez profané au milieu d’elles. Et les nations sauront que je suis l’Éternel, dit le Seigneur, l’Éternel, quand je serai sanctifié par vous sous leurs yeux. 24  Je vous retirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai dans votre pays.

    La cause principale de la dispersion n’a pas disparu avec le retour, elle s’est même amplifiée. Les juifs sont partis dans la douleur et les larmes et leur retour s’effectue dans les mêmes conditions. Les raisons de cette situation conflictuelle avec leur Dieu sont particulièrement bien mises en lumière par Jésus quand il s’opposa avec force aux pharisiens en leur disant qu’ils ne sont pas des enfants d’Abraham, mais les fils du diable (Jean 8). Une grande partie de la controverse provenait de leur manière d’interpréter la Loi par le biais de la loi orale. Au temps de Jésus, on nommait cela la « tradition des anciens ». L'historien Flavius Josèphe l’explique : « les pharisiens ont livré à la population un grand nombre de célébrations par la succession de leurs pères, qui ne sont pas inscrites dans les lois de Moïse ». Car si les pharisiens reconnaissaient les lois de Moïse, ils défendaient également un dogme oral qu’ils ont placé à égalité avec les lois écrites et beaucoup le considéraient même comme d’une plus grande autorité. Cette tradition a entrepris de préciser et de décortiquer les lois mosaïques. La loi orale sera mise en écriture entre le 3è et 6è siècle après J.C. pour donner le talmud. Pour le rabbin Stephen Wise « Le retour de Babylone et l’adoption du talmud marque la fin de l’hébraïsme et le début du judaïsme. »

    Ce concept de torah orale, qui se développe à partir de la période perse, est un élément distinctif de la pensée pharisienne. L’appui sur la loi orale a fait évoluer le dogme juif dans un sens très favorable aux pharisiens. En effet, ils vont au-delà du texte écrit et, au nom de la tradition orale révélée à Moïse, en même temps que la Loi écrite selon eux, ils le précisent et l’enrichissent pour se détacher des pratiques collaboratives des prêtres qui se sont corrompus de plus en plus au fil du temps. La soumission à la loi orale des pharisiens, les placent en opposants des sadducéens qui ont leur propre exégèse orale et qui ne reconnaissent pas son autorité. Elle impliquera le développement de la synagogue comme lieu où l'on interprète la Loi. Le pharisaïsme est ainsi à l'origine du rabbinisme et de la mise par écrit de la loi orale dans le talmud

    Les Évangiles le disent très clairement, l’opposition entre les pharisiens et Jésus-Christ est principalement basée sur son rejet de cette tradition orale qui les aveugle sur la compréhension des messages qui annoncent la venue du Messie. Jean 5 : 39  « Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. 40  Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! 41  Je ne tire pas ma gloire des hommes. » La loi orale change radicalement le sens de la Loi divine pour la tordre au profit de ceux qui l’interprètent. Elle permet aux rabbins de prendre la direction spirituelle du peuple en lui imposant des règles qui sont parfois en totale opposition avec la volonté de Dieu. Les règles actuelles d’observance du Shabbat et de cacherout sont si contraignantes, qu’elles ruinent les ménages et vident de sens le Shabbat tant elles exténuent les femmes qui le prépare.

    La loi orale est l’instrument de la gloire des hommes au détriment de celle de Dieu, elle est la barrière intellectuelle qui durcit les cœurs et empêche l’action de l’Esprit Saint. Quand Dieu décida d’exprimer toute Sa colère contre Israël en 70, avant de détruire le Temple, la ville de Jérusalem et d’emmener les juifs en esclavage, méthodiquement tous les centres talmudiques du Golan furent préalablement détruits par les Romains, puis Gamla comme rempart et centre talmudique central devant préserver la route vers Jérusalem. L’avertissement était clair alors, mais dans leur entêtement et leur obstination à conserver la loi orale au bénéfice d’une lecture pure de la Torah qui aurait alors révélé dans son contenu qui est le Messie, ils ont préféré la destruction et l’esclavage pour garder la loi orale, plutôt que la liberté dans l’expression d’une Loi révélant le Mashiah en Yeshoua. La loi orale est le joug intellectuel de l’esclavage imposé par Satan, pour dominer religieusement les juifs. Il faut donc écraser le raisonnement talmudique du serpent, pour restaurer une lecture directe de la Torah qui seule peut révéler qui est le Messie et le libérateur d’Israël.

    Si on fait le lien entre la rédaction du Tanakh (l’Ancien Testament) et la venue de Jésus, on se rend compte que la venue du Messie correspond à la compilation définitive de la Bible hébraïque et de son enseignement dans les synagogues. Les premiers livres de la Bible sont rassemblés à partir de l'exil des juifs à Babylone (au VIe siècle av. J.-C.), qui les prive d'un roi et d'un pays. Cet état de fait donne de l'importance aux textes inspirés qui restent le seul lien entre les Hébreux exilés et ceux qui sont restés en Terre promise. Au fur et mesure que le temps passe, on peaufine et complète les textes. La communauté juive installée à Alexandrie fait traduire, au milieu du IIIe siècle av. J.-C. la Bible hébraïque en langue grecque, ce qui devient la Septante; cette version de la Bible contient déjà de nombreux textes supplémentaires. Le texte définitif (que l'on appelle un canon) est élaboré par une école de rabbins entre 70 et 110.

    Si je résume les choses simplement, on comprend que les Hébreux se sont forgé une histoire avec leur Dieu, qui leur a transmis des règles de vie à respecter pour vivre en harmonie avec Lui. Tout cela fut mis en écriture, compilé pour former le canon biblique hébraïque qui répond au sens de la volonté de Dieu et devient de facto le Verbe divin. La Parole traduite et enseignée au peuple, indique par tout son corpus qu’un Messie doit venir et que le sens de sa mission ne peut être compris que par l’exégèse biblique. C’est le sens de l’introduction de l’apôtre Jean dans son évangile : Jean 1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. 2  Elle était au commencement avec Dieu. 3  Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. 4  En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes… 14  Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père… 16  Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce ; 17,  car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.

    L’exil des Hébreux favorisa l’émergence d’une diaspora qui se regroupa en assemblée étudiant la Bible désormais traduite dans le langage vernaculaire des érudits du monde romain, soit le grec. Tous les éléments de la diffusion de la Parole de Dieu dans le monde ont  donc été mis en place par Dieu Lui-même bien avant que Jésus annonce la bonne nouvelle du royaume de Dieu.  Le terrain était préparé et labouré pour recevoir la bonne semence de Jésus. La manière dont Dieu a agi, nous démontre clairement que la volonté de Dieu est que la Bible devienne l’ouvrage de référence universel pour tous les hommes sur la terre et pas seulement pour les juifs de tendance rabbinique. Marc 16 : 15  Puis Jésus leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. 16  Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.

    Le message du Messie s’inscrit parfaitement dans la logique divine préparée depuis des siècles et se poursuivra toujours selon le même principe, la diffusion à la Terre entière de la Parole de Dieu. Tous ceux qui s’opposeront alors à la volonté de Dieu, se mettront en inimitié contre Lui et ne seront plus considérés comme Son peuple. Car ne peut être considéré comme le peuple de Dieu que celui qui vit et met en pratique Sa Parole. Afin qu’il n’y ait point d’ambiguïté à cet égard, Dieu va choisir le plus grand érudit de son temps parmi les docteurs de la Loi, pour expliquer que Jésus Christ est l’expression de la Loi et non la loi orale qui en verrouille le principe. Saül de Tarse, ville grecque d’érudition par excellence, va devenir la référence doctrinale de son temps pour expliquer aux juifs en premier, que le message du libérateur d’Israël sert également à les libérer du joug doctrinal des scribes et des pharisiens qui utilisent la loi orale comme un fouet doctrinal servant à soumettre le peuple à l’esclavage de leurs lois. L’universalité de la Bible est définitivement actée quand les Évangiles et les épîtres entreront dans le canon biblique en grec et non plus dans la langue des initiés qui étaient l’hébreu biblique qui nécessitait toujours un interprète pour le comprendre. La Bible qui passe de l’hébreu au grec, c’est les bras de l’Éternel qui s’ouvrent au monde pour y accueillir tous les hommes sans distinction de race ou de langue, c’est le message de la grâce qui surpasse celui de la Loi.

    Mais si quand bien même on s’en tient à la Loi comme référence ultime, alors cette même Loi vous jugera dans toute sa rigueur et c’est exactement ce qui arriva au peuple juif en 70. Cette année-là, les juifs vont connaître un exode à l’envers et une véritable inversion de la Pâque en voyant le Temple détruit et même tout le pays, pour finir par être vendu en Égypte pour quelques sous tant le nombre d’esclaves juifs était important. Ainsi Dieu démontre de manière évidente que le judaïsme rabbinique n’est pas l’expression de Sa Loi, mais son avilissement et cela Dieu ne peut pas l’accepter. Le pharisianisme qui a conduit à la destruction d’Israël comme nation, deviendra également l’instrument de son esclavage pendant les deux millénaires qui seront alloués aux nations. Le fouet qui les maintiendra dans cet état sera tressé dans les lanières de cuir du talmud, quand il deviendra la trace écrite de la loi orale. Le talmud est devenu le Goshen des juifs en captivité doctrinale, alors que l’Évangile du Christ devient l’expression biblique de l’avènement du royaume de Dieu. Pendant que les uns entrent dans le royaume, les autres en sortent et c’est la Bible avec ses 66 livres qui devient le passeport qui est délivré à ses nouveaux citoyens.

    Le talmud est devenu l’outil intellectuel pour garantir l’hégémonie du judaïsme rabbinique et pour être bien certain de verrouiller le système intellectuel mis en place, les rabbins enseignent une doctrine qui consiste à diviser le peuple d'Israël en deux, les Juifs et les non-juifs de l'autre côté. Et cette théorie est celle qui consiste à faire croire qu'il existe la Torah de Moïse uniquement faite pour le peuple juif et juste quelques lois secondaires comme les 7 lois noahides qui seraient pour les non-juifs rabbiniques, une sorte de Loi allégée. Cela a été instauré au sein du Judaïsme rabbinique orthodoxe, toujours pour mieux maintenir cette séparation d'avec les non-juifs, car selon le judaïsme rabbinique, n'appartiennent à Israël que ceux qui se convertissent à leur judaïsme. Mais tout cela est faux et c'est ce contre quoi se sont battus, Jésus, les Apôtres et notamment l'apôtre Saül (Paul), dont on pourrait dire qu’il est le Rachi de son temps, le rav Shaoul de Tarse.

    Selon le principe noahide, tout non-juif vivant en accord avec ces sept lois est considéré comme un Gentil Vertueux et a, par l'observance de ces lois, sa part au monde à venir. Les adhérents à ces lois sont souvent appelés B'nei Noah (Enfants de Noé) ou noahides, et peuvent souvent se retrouver dans des synagogues juives. Les lois noahides furent, toujours selon la tradition rabbinique, précédées par les Six Lois d'Adam, données à Adam par Dieu dans le jardin d'Éden. Lors de la révélation sur le Sinaï, les sept lois furent suivies des Dix Commandements et complétées par 613 mitzvot (prescriptions) contenues dans la Torah écrite, soit la Loi juive elle-même. Les mitzvot et leurs élaborations dans la Torah orale n'ont de caractère obligatoire que pour les seuls Juifs, ayant hérité des obligations de leurs ancêtres, qui reçurent ce « joug des commandements » de leur plein gré. Cependant, seuls les principaux commandements parmi ces 613 furent donnés sur le mont Sinaï, les autres auraient été donnés oralement dans la Tente d'Assignation et n'apparaissent qu'après exégèse et non pas scripturairement. Ainsi, si on expurge de la Loi les éléments secondaires défendus par le talmud, il ne restera que le corps principal révélé dans le décalogue et qui s’articule autour du Shabbat. Et comme le message principal du décalogue est un message d’amour résumé par, tu aimeras ton Dieu et ton prochain, l’Évangile du Christ est donc meilleur, car il en exprime le fond, alors que le talmud le développe à l’extrême en ne s’attachant qu’à sa forme.

    Si on reste factuel, on constatera que Dieu a sérieusement retaillé Son arbre de vie en en retirant toutes les branches mortes, pour ne conserver que celles qui portent du fruit. Les sadducéens disparaîtront avec le Temple et les pharisiens subsisteront comme la branche morte rabbinique d’un judaïsme sectaire. Du temps du rav Shaoul de Tarse, deux écoles de pensée principale vont se développer au sein des synagogues, celle d’un messianisme talmudique et celle suivant l’Évangile du Christ. Ces deux visions du messianisme sont totalement incompatibles entre elles. Les chrétiens totalement ouverts au monde, seront alors chassés des synagogues par les rabbins qui cherchent à préserver la prérogative du talmud. Ce fut une immense erreur, car libéré du joug rabbinique le christianisme va se développer de manière exponentielle jusqu’aux extrémités du monde, alors que le judaïsme va décliner pour devenir une religion marginale. En coupant brutalement les ponts avec la branche pleine de vie du peuple juif, le christianisme va progressivement devenir la première religion des nations et de moins en moins celle des juifs qui n’existeront plus qu’au travers du rabbinisme talmudique. Le problème c’est que coupé de ses racines culturelles juives, la vie chrétienne qui s’inscrivait dans le rythme sabbatique, va progressivement s’en détacher, car étant assimilé à une coutume exclusivement juive, ennemie du message de l’Évangile.

    La mentalité rabbinique qui vise à l’exclusivité, épouse alors celle des fils de la rébellion et commence à agir comme tel. Comme Caïn ils vont devenir des meurtriers et par voie de conséquence la semence du serpent qui s’attaque à la femme, l’Église du Christ. S’acharnant à sa destruction, à l’exemple de Saül de Tarse avant sa conversion. Le simple fait que l’on puisse s’accaparer les prérogatives de la Loi sans être juif au sens talmudique du terme, était considéré comme un blasphème que seule la mort pouvait châtier. Comme pratiquer le Shabbat était le signe distinctif qui déterminait qui servait l’Éternel selon ses Lois, les chrétiens qui pratiquaient le Shabbat en honorant Yeshoua, étaient donc des blasphémateurs. L’inimitié initiée par les rabbins contre les chrétiens ne visera pas seulement à les exclurent des synagogues, mais également à leur faire comprendre que le Shabbat est une exclusivité du judaïsme talmudique.

    Le ver étant dans le fruit, progressivement l’idée va faire son chemin et quand le christianisme surpassera le judaïsme, les règles sabbatiques seront abandonnées au profit de nouvelles qui permettront au paganisme de s’introduire dans l’Église. La vision juive des Écritures sera alors remplacée par une dogmatique purement chrétienne qui se détachera toujours plus du fond biblique, pour à terme se réaliser dans une Église nouvelle qui deviendra le catholicisme. On entrera alors dans le Moyen Âge et ses terribles ténèbres. La Bible vernaculaire disparaîtra et sa lecture directe sera même interdite au profane. Les juifs considérés comme les ennemis du christianisme seront traités de la pire des manières, martyrisés et souvent même bannis si ce n’est simplement exterminé. En agissant comme ils ont agi, les rabbins auront été les artisans de leur propre malheur, mais également de celui des chrétiens eux-mêmes.

    Le poids de la tradition qui s’est inscrite dans le judaïsme talmudique et le christianisme romain à partir de Constantin, a définitivement séparé en deux corps distincts totalement antagonistes, les juifs et les chrétiens. Aujourd’hui, où Dieu appelle son Épouse à reformer un corps uni porté par Son seul Esprit Saint, il devrait être évident que maintenir le statu quo revient à rester un rebelle opposé à sa volonté. Les deux parties emmurées dans des dogmatiques mensongères doivent impérativement se remettre en question et revenir à la source du Verbe. Pour les juifs s’est s’extraire du talmud et revenir à la lecture directe du Tanakh pour y discerner le Messie révélé en Jésus. Pour les chrétiens, s’est épouser le Verbe dans sa pureté pour en respecter la forme, soit appliquer la Loi en esprit et vérité comme le fit Jésus, Loi qui s’articule autour du Shabbat et des fêtes de l’Éternel afin de vivre selon le rythme imposé par Dieu. Quand les deux parties auront harmonisé la forme de leurs cultes respectifs, on ne parlera plus des juifs ou des chrétiens comme de deux religions distinctes, mais comme d’Israël réuni sous la forme d’Ephraïm qui représente les nations et de Juda qui représente les juifs qui auront accepté Yeshoua comme le Messie.

    Schoenel

    Le sens du Shabbat 5

    «Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction.» (Romains 14.5)

    Replaçons ce verset dans son contexte pour en comprendre la motivation. Outre les lunaisons, les jours eux-mêmes variaient selon le calendrier dit pompilien, attribué à Numa Pompilius qui faisait partie de la première série mythique des rois de Rome vers 700 Av J.C. On attribue à Numa Pompilius la réforme du calendrier romain, par le partage de l'année en douze mois lunaires et l'introduction de mois intercalaires pour correspondre avec la durée de l'année solaire. Il aurait créé le mois de Januarus situé au début de l'année et dédié au dieu des commencements et des fins Janus. Par ailleurs Tite-Live précise qu'au cours de cette mise en place calendaire, il distingue les jours fastes (dies fasti) et néfastes (dies nefasti) afin de rythmer la vie quotidienne romaine. Ces jours permis et défendus, fasti et nefasti, furent entendus des Romains, aussi bien pour l'administration de la justice entre les particuliers, que pour le traitement des affaires entre les magistrats. Quoi qu'il en soit, Numa voulut faire sentir que l'observation régulière de ces jours permis et non - permis, étaient pour eux un point de religion, qu'ils ne pouvaient négliger sans crime: de - là vient que faste et néfaste chez les auteurs, signifie ce qui est conforme ou contraire à la volonté des dieux. Le terme est encore employé aujourd’hui.

    On fit donc un livre où tous les mois de l'année, à commencer par janvier, furent placés dans leur ordre, ainsi que les jours, avec la qualité que Numa leur avait assignée. Ce livre fut appelé fasti, du nom des principaux jours qu'il contenait. Dans le même livre se trouvait une autre division de jours nommés festi, prefesti, intercisi, auxquels furent ajoûtés dans la suite, dies senatorü, dies comitiàles, dies proeliares, dies fausti, dies atri, c'est - à - dire des jours destinés au culte religieux des divinités, au travail manuel des hommes, des jours partagés entre les uns et les autres, des jours indiqués pour les assemblées du sénat, des jours pour l'élection des magistrats, des jours propres à livrer bataille, des jours marqués par quelque heureux évènement, ou par quelque calamité publique. Mais toutes ces différentes catégories se trouvaient dans la première subdivision de dies fasti et nefasti.

    Cette division des jours étant un point de religion, Numa en déposa le livre entre les mains des pontifes, lesquels jouissaient d'une autorité souveraine dans les choses qui n'avaient point été réglées par le monarque, pouvaient ajouter aux fêtes ce qu'ils jugeaient à – propos. Les pontifes furent déclarés les dépositaires uniques et perpétuels des fastes; et ce privilège de posséder le livre des fastes à l'exclusion de toutes autres personnes, leur donna une autorité singulière. S'il est vrai que le contenu du livre des fastes était fort resserré quand il fut déposé entre les mains des prêtres de la religion, il n'est pas moins vrai que de jour en jour les fastes devinrent plus étendus. Ce ne fut plus dans la suite des temps un simple calendrier, ce fut un journal immense de divers évènements que le hasard ou le cours ordinaire des choses produisait. Et comme les si les choses n’étaient pas assez complexes comme ça, un jour pouvait même être faste le matin et néfaste l’après-midi, bref, la vie romaine était emprunte de traditions et de règles complexes, autant religieuses que civiles, qui se démarquaient radicalement du rythme hébraïque où les jours étaient tous égaux à l’exception du Shabbat qui reste un jour sanctifié.

    Ainsi pour tout juif élevé dans la culture hébraïque et biblique, la vie romaine était un imbroglio calendaire où se mêlaient le paganisme et la vie civile qui dénotait radicalement du calendrier biblique. Il faut donc avoir en son esprit une pleine conviction de ses motivations pour faire le distinguo entre le calendrier biblique et romain. Si on ne sait pas discerner le sens profond du Shabbat, le respecter n’a aucun sens et vivre selon son rythme également. Dans ce contexte la lettre de Paul aux Romains se justifie totalement, surtout si on la place dans le contexte de l’ouverture au monde. «Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction.» (Romains 14.5) On ne bascule pas du livre des fasti qui rythme le temps romain à la Bible qui vit selon son propre rythme, sans un minimum d’explication et d’enseignement. Mais une chose reste certaine, sortir des dies fasti et nefasti pour suivre le rythme biblique, revenait à sortir du paganisme pour s’engager dans une véritable conversion à Jésus Christ. Car se baptiser en Jésus ne pouvait avoir de sens que si on abandonnait définitivement tout culte païen et donc le rythme de leurs fêtes. Il devient alors évident que le Shabbat reste le jour sanctifié par excellence et cela n’est même pas un sujet de discussion tant la chose est évidente et au pire on revient sur les autres jours dont on fait des distinctions alors que bibliquement ils sont tous égaux.

    Le but des lettres à l’Épouse a précisément pour objet de préciser les motivations qui justifient le respect du Shabbat. Aujourd’hui de nombreux évangélistes sortent par ignorance crasse certains versets de Paul de leur contexte pour justifier leur position contraire à tout légalisme. Cependant, chaque fois que l’apôtre Paul revient sur le sujet des jours calendaires ce n’est pas pour supprimer le jour du Shabbat, ce qui serait impensable pour lui, mais surtout souligner l’inanité des autres jours de la semaine: « Autrefois, ne connaissant pas Dieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature ; mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore ?  Vous observez les jours, les mois, les temps et les années ! Je crains d’avoir inutilement travaillé pour vous. » Galates 4 : 8-11.

    La profondeur du Shabbat

    Ainsi, si on a parfaitement compris que le rythme du temps biblique n’est pas une affaire de tradition rabbinique ou une justification pour en sortir et suivre un rythme calendaire païen, on peut revenir à la source même de la Bible pour en extraire l’essence du Shabbat qui en justifie seul le respect. Le Shabbat a toujours joué un grand rôle, peut-être le plus grand, dans l’identité juive. De nombreuses règles ou traditions peuvent être mentionnées à son sujet, mais une chose est certaine, quand un juif oublie le Shabbat, son assimilation aux nations est presque totale !

    Le simple fait de parler de ce sujet fait souvent bondir dans les dénominations chrétiennes qui dénoncent un retour au légalisme ou au judaïsme et que n’importe quel pasteur digne de ce nom se doit de balayer méprisamment d’un revers de main en faisant une moue dédaigneuse. En fait, ignoré le Shabbat  c’est ignorer sa profondeur, celle de Dieu et de la Bible en général. L’Ancienne et la Nouvelle Alliance ne s’opposent pas entre elles, elles se complètent en révélant le Christ dans toute sa mesure comme l’expression du Verbe divin révélant l’amour de Dieu. Il n’y a pas le Shabbat comme jour sanctifié pour les juifs et le dimanche pour les chrétiens, car un seul jour est déclaré saint par l’Éternel, c’est le Shabbat, trait d’union calendaire entre les générations, les âges bibliques et les communautés. Le diable sait parfaitement ce que contient comme charge affective et source de bénédictions le jour du Shabbat. C’est pourquoi il est si bien encadré par le jour du soleil catholique et la lune des musulmans, que défendent si bien leurs adorateurs. Quant au judaïsme talmudique, il l’a écrasé sous la somme des volumes du talmud et sa somme de science humaine qui sont autant de débris intellectuels enterrant sous un monceau de règles absurdes,  un Shabbat source de vie, mais qui doit rester figé dans son froid tombeau doctrinal talmudique.

    Le Shabbat agit comme un révélateur pour qui entre dans ce jour porté par l’Esprit-Saint. Il pénètre alors une dimension bien plus élevée que celle du simple rituel hérité de la tradition ou des convenances. Le jour du Shabbat est le jour de la rencontre entre l’Époux et l’Épouse, le jour béni où l’amour prend une dimension nouvelle exprimée par la foi en Dieu. Jésus nous a enseigné que la Loi se résume en ce commandant Mt 22 : 37 « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. 38  C’est le premier et le plus grand commandement. 39  Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 40  De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. » Le jour de Shabbat étant le trait d’union qui lie ces deux commandements entre eux, car c’est dans ce jour qu’ils peuvent totalement se réaliser quand l’Assemblée est réunie pour adorer son Dieu.

     L’expression la plus simple à comprendre de la Loi est le décalogue. Même si l’appellation « Décalogue » est relativement tardive, le fait qu’il y ait dix paroles est biblique (Ex 34,28 ; Dt 4,13 ; 10,4). Cependant, nul ne parvient à découper le texte en dix unités de façon satisfaisante. En outre, malgré l’indication selon laquelle le Décalogue fut inscrit sur deux tables (Dt 5,22), le texte ne s’articule pas de manière évidente en deux parties. En effet, si l’on fait abstraction des données externes pour s’attacher au seul texte du Décalogue, c’est plutôt une structure ternaire qui se dégage. Le commandement sur le shabbat est au centre de cette architecture. C’est le commandement le plus long. C’est aussi celui qui, le plus clairement, concerne à la fois Dieu et le prochain.


    La Loi d’Israël est ainsi différente de toutes les autres, car elle implique une dimension absente ailleurs : le juif obéit à la Loi par la foi. Axée essentiellement sur la personne humaine et d’origine divine, la Loi se présente dans la Bible porteuse d’un message universel. Un des indices les plus éloquents de cette intention universelle de la Loi se trouve en particulier dans sa référence à la création. On le remarque notamment à propos du décalogue dont la structure place le Shabbat, mémorial de la création, en son centre géométrique et thématique, c’est-à-dire à l’endroit même où était apposé le sceau dans les anciens documents d’alliance. Cette position du Shabbat suggère que la conscience du Dieu créateur est au cœur même de l’observation des dix commandements.

    Commandements étant liées à la création dans le sens ou tous les jours de la création tendent à parvenir à un but unique qui est le Shabbat, les lois religieuses et morales sont donc toujours normatives. Par contre, les lois dites cérémonielles liées au temple ont disparu avec lui, car totalement accomplies une fois pour toutes en Yeshoua. La Loi d’Israël connaît donc deux lois, une loi absolue et universelle et une loi relative qui dépend du temps et des circonstances. Cette distinction se retrouve jusque dans le Nouveau Testament où les textes qui parlent de l’abolition de la loi sont contrebalancés par de nombreux passages qui l’exaltent au contraire ; ce n’est pas que ces textes se contredisent, c’est en fait qu’ils parlent de deux lois différentes. C’est encore Jésus qui en résume le mieux le principe : Matthieu 5 : 17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. 18,  Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. 19  Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. 20,  Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.

    Puis au moment où Jésus allait être sacrifié pour que justement toute la Loi soit accomplie, il ajouta pour en résumer le principe : « Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » Jean 13:34-35. Ce qui pourrait être considéré comme un onzième commandement est en fait le résumé de ceux du Décalogue. Si les premiers chrétiens, qui étaient tous des juifs religieux, ont été amenés à déclarer caduques les lois des sacrifices, car le Messie les a accomplis une fois pour toutes en se sacrifiant lui-même, ils n’ont pas pour autant remis en question la loi du Décalogue dont Jésus a même approfondi et étendu l’application (voir Matthieu. 5 : 21, 22 ; 27, 28.)  De ces observations il s’ensuit que la Loi comme principe de la vie religieuse demeure tout aussi valable pour le juif que pour le chrétien. Surtout si la Loi est considérée dans son principe comme l’expression de l’amour divin et donc de la grâce.

    Différente, universelle et toujours actuelle, la Loi est l’expression même du caractère de Dieu. Dans la Bible, la relation avec Dieu n’est pas d’ordre mystique, sorte d’extase qui emporte l’homme en dehors de la réalité. Bien au contraire, la religion prônée par les prophètes d’Israël concerne la vie de l’homme dans la chair chaude de son existence et de ses actes. La spiritualité passe nécessairement par l’exigence éthique qui courbe la volonté et forge l’être aux impératifs d’en haut. Car que serait la foi si elle ne s’exprime pas par des actes ? La chrétienté moderne  a totalement oublié ce principe et la sanctification est reléguée au second plan, puisque la « grâce » permet tout. Alors on prie n’importe comment, avec n’importe qui et n’importe quand. On s’habille, on mange, on travaille, on s’amuse, etc., sans règle de sainteté. Or, sans sanctification il n’y a pas d’effusion de l’Esprit Saint!

    Mais il y a là plus qu’une discipline. Don de Dieu et expression de son amour pour l’homme, la Loi est destinée à être vécue ici-bas comme l’expression de notre amour pour Dieu. Le prophète Jérémie voit la loi inscrite dans le cœur de l’homme (Jér. 31 : 33). Le psalmiste chante l’amour et les délices de la loi (Ps. 119 : 92). Paul lui-même reconnaît « prendre plaisir à la loi de Dieu » (Rom. 7 : 22, 25). On n’obéit pas à la Loi par contrainte, parce qu’on est obligé, ou par intérêt pour se gagner les faveurs et le salut de Dieu. On obéit à la Loi librement, par amour pour Dieu, et parce qu’aimé et sauvé par Lui (voir Ex. 19 : 4, 5 ; cf. Ps. 119 : 41-45). Bien plus, on obéit à la Loi pour accomplir sa destinée, pour être vraiment soi-même. Le but de la Loi de Dieu, c’est la liberté de l’homme. C’est tendre vers un idéal commun au juif, mais aussi de tout homme qui veut vivre selon Dieu et avec Lui, parce qu’il a compris qu’il ne peut vivre que de Lui.

    La dimension universelle du Shabbat dans la création.

    (Extrait du journal Chrétien Suédois « Dagen »)

    La connexion « Shabbat et Israël » a une profonde signification : par la bouche de Moïse qui énumérait les 10 commandements. Dieu ordonnait : « Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier » (Exode 20:8). Les chrétiens pensent que cela signifie seulement prendre un jour de repos tous les 7 jours, mais pour le Juif et surtout pour Dieu cette signification est bien plus profonde : en effet il y a une pensée cachée, un « code secret ».

    Dès la création, la Genèse montre dans le texte hébreu concernant le 7ème jour un « code secret » étonnant que nous allons découvrir. Déjà à la fin du chapitre 1 il est dit : « Ainsi il y eut un soir il y eut un matin ce fut le sixième jour » et le chapitre 2 continu : « Ainsi furent achevés les cieux et la terre et toute leur armée. Dieu acheva au septième jour son oeuvre qu’il avait faite »…

    Apparemment il semble que ces versets n’ont rien de spécial, mais si on regarde attentivement le texte hébreu on découvre un message étonnant : En prenant la dernière lettre du chapitre 1 qui est  (« Yod » qui correspond à i) et en comptant toutes les 7ème lettres du chapitre 2 on découvre les lettres suivantes ISRaEL Ma Ma SH. 

    Cela est d’autant plus étonnant que le nom « Israël » en texte clair ne se trouve, pour la première fois que dans Genèse 32:28 où un « Etre mystérieux » combat avec Jacob et à la fin du combat change son nom en « Israël »…


    Ce que signifie « Israël » nous le savons, mais qu’est-ce que signifient ces lettres « Mamash » ? D’après certains dictionnaires la signification serait : « réalité un fait, concernant un fait ». J’ai demandé à mon professeur d’hébreu qui m’a répondu que cela signifie « Cela et rien d’autre »  Quelle révélation !… Au septième jour Dieu a pensé à « Israël à cela et rien d’autre » ! Dieu s’est reposé le 7ème jour et il a projeté Israël durant son repos. On pourrait l’exprimer ainsi : Dieu s’est reposé en pensant à Israël et Israël doit se reposer en pensant à Dieu. Puisqu’il est dit qu’il serait « un royaume de sacrificateurs et une nation sainte » (Exode 19.6)

    On comprend alors combien les éléments du triangle « Dieu-Israël-Shabbat » s’adaptent tellement intimement. Exode 31:13 à 17 dit que le Shabbat est un signe et une alliance entre les enfants d’Israël et Dieu. Puisque Dieu pense tellement intensivement à Israël le Shabbat, il veut qu’Israël aussi pense a lui ce jour-là ! Est-ce que cela ne concerne pas aussi les chrétiens qui ont été greffés sur l’olivier franc (Romains 11:17 à 18) ?

    Mais derrière tout cela il y a quelque chose de plus important : Les Juifs comptent le temps depuis Adam, ce qui cette année devient 1 année 5762 (1991-1992). II est probable qu’il y a un décalage d’une centaine d’années, de même que pour les chrétiens il y a aussi quelques années de différence avec le calendrier actuellement utilisé.

    Quand les 6000 ans depuis Adam seront écoulés, les 1000 ans de paix commenceront pour la terre. Dieu travaille avec l’humanité durant 6000 ans et le septième millénaire, son oeuvre accomplie, il se repose. Durant ce temps, il y aura « collaboration » entre lui et Israël d’une manière très spéciale et alors s’accomplira ce qui est écrit en Jérémie 31:7 « Car ainsi parle l’Éternel : « Poussez des cris de joie sur Jacob. Éclatez d’allégresse à la tête des nations »…

    Remarquons encore dans ce code que la première lettre du nom d’Israël  « Yod » = i, se trouve la dernière lettre dans le 6ème jour. Je pense que cela signifie que Dieu ne peut pas attendre jusqu’au 7ème jour et que déjà au 6ème jour il commence avec Israël… actuellement nous nous trouvons dans ce petit « Yod » (en grec Yota) à l’époque actuelle !

    En 1948, Dieu a commencé à écrire le nom d’Israël devant les nations et actuellement nous sommes à l’époque de transition entre la fin des 6000 ans et le millénium à venir. Dieu commence à travailler sur le modèle auquel il a pensé à la création. Yéshoua (Jésus) disait que pas un « Yod » de la Torah ne disparaîtra avant que tout s’accomplisse.

    Sans ce « Yod » (i) il n’y aurait pas d’Israël.

    Il n’y a donc rien d’étonnant que Satan qui depuis longtemps déteste et a voulu détruire les juifs et ensuite les chrétiens, s’acharne davantage actuellement, pourquoi ? Peut-être qu’il connaît ce code et veut se débarrasser des juifs et des chrétiens.

    En tout cas il sait que le jour approche où les juifs diront « Barouh haba beshem Adonaï »… Béni soit CELUI qui vient au nom du Seigneur (Matth. 23:39).

    En ce temps-là, avec la venue de Yéshoua (Jésus) il y aura un changement de gouvernement sur la terre : Le diable sera obligé d’abdiquer et le Messie s’installera sur son trône à Jérusalem pour régner, par son peuple, sur toute la terre.

    « Car de Sion sortira la Loi et de Jérusalem la Parole de l’Éternel. Il sera le juge des nations, l’arbitre d’un grand nombre de peuples. De leurs glaives ils forgeront des hoyaux. Et de leurs lances des serpes: Une nation ne tirera plus l’épée contre une autre. Et l’on n’apprendra plus la guerre (Isaïe 2:3b-4).

    « … Afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ (en hébreu : Yéshoua ha’Mashiah N.D.L.R) que le ciel doit recevoir jusqu’au temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes (Actes 3:20 à 21).

    Schoenel

    6) Le sens du Shabbat 6 et fin

    L’ouvrage créatif de Dieu et le Shabbat sont deux choses indissociables et cela nécessite un développement. On recommence à parler du Shabbat quand le peuple hébreu est dans le désert après sa sortie d’Égypte. Dans un premier temps c’est par rapport à la manne, mais en fait le Shabbat que l’Éternel impose à un sens spirituel qui renvoie directement à l’ouvrage créatif de Dieu en Gen 2 : 2 et qui en hébreu se dit melakha.

     Le shabbat avait été instauré très rapidement, dès la sortie d’Égypte et l’Éternel qui nourrissait le peuple  par la manne, interdisait aux Hébreux de travailler le shabbat même pour se nourrir. Un mois après l’Exode, la matsa que les Enfants d’Israël avaient emportée avec eux en quittant l’Égypte fut terminée. Pendant les quarante années qui suivirent, les Israélites furent sustentés par la manne. « Le matin il y avait une couche de rosée autour du camp. La couche de rosée s’éleva et voici qu’à la surface du désert une substance fine, dénudée, fine comme le givre, était sur le sol. Les Enfants d’Israël virent et se dirent l’un à l’autre : “C’est de la manne”, car ils ne savaient pas ce que c’était. Moïse leur dit : “Ceci est le pain que l’Éternel vous a donné pour nourriture.” » (Exode 16, 13-15). La manne venait chaque jour, et pourvoyait précisément au besoin de ce jour. « Quiconque en avait pris beaucoup n’en avait pas en surplus, et quiconque en avait pris peu n’en manquait pas ; chacun selon ses besoins en nourriture, ils avaient ramassé. » Il était en effet interdit de garder de la manne d’un jour à l’autre (Exode 16, 18-19).


    Ceci se passait chaque jour, sauf le vendredi. Car, « quand vint le sixième jour, ils ramassèrent le double de nourriture ; deux omers par personne. Tous les chefs de l’assemblée vinrent et le dirent à Moïse. Et [Moïse] leur dit : “C’est ce que Dieu a dit : Demain sera un jour de repos, un Shabbat saint pour Dieu. Ce que vous voulez faire cuire au four, faites-le cuire au four et ce que vous voulez cuire à l’eau, cuisez-le à l’eau, et tout le reste, mettez-le pour vous en réserve jusqu’au matin.” Alors ils la laissèrent jusqu’au matin... Et Moïse dit : “Mangez-la aujourd’hui, car aujourd’hui est un Shabbat pour Dieu ; aujourd’hui vous ne la trouverez pas dans le champ.” » (Exode 16, 22-26). ». « “Voyez ! Dieu vous a donné le Shabbat, c’est pourquoi, le sixième jour, Il vous donne le pain pour deux jours. Que chacun reste à sa place ; que nul ne quitte sa place le septième jour.” Ainsi le peuple se reposa le septième jour. » (Exode 16, 29-30). Ainsi le Shabbat fut instauré même par rapport à un don du ciel, mais ce ne fut qu’une étape pour une compréhension plus grande de ce que signifie vraiment ce jour.

    Ayant appris aux Hébreux de ne pas travailler le Shabbat, l’Éternel va maintenant leur apprendre à sanctifier ce jour très particulier en descendant sur la montagne du Sinaï et se présenter Lui-même au peuple rassemblé à Ses pieds. Moïse fit sortir le peuple du camp pour aller à la rencontre de Dieu, et ils se tinrent au pied de la montagne. Et la montagne du Sinaï était toute fumante parce que l’Éternel était descendu sur elle au sein de la flamme... et la montagne entière tremblait violemment. Le son du schofar allait redoublant d’intensité... Alors Dieu prononça toutes ces paroles, en disant...

    Dix Commandements furent prononcés ce jour-là au Sinaï, dix mitsvot qui forment le cœur de la Torah. Le quatrième commandement concernait le Shabbat et tous les autres commandements s’articulent autour de lui: « Souviens-toi du jour du Shabbat pour le sanctifier. Six jours durant tu travailleras et feras tout ton travail. Mais le septième jour est un Shabbat pour l’Éternel, ton Dieu ; tu n’y effectueras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail et ni l’étranger qui est dans tes murs. Car [en] six jours Dieu a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils renferment, et Il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi Dieu a béni le jour du Shabbat et l’a sanctifié. » (Exode 19, 17 – 20, 1 ; 20, 8-11)

    Le caractère solennel de la rencontre au Sinaï fut gâché par la confection du veau d’or, qui soulignait de manière manifeste que le peuple ignorait totalement quel était ce Dieu qui faisait trembler la montagne. Il fallait donc leur enseigner la volonté de Dieu. Moïse a préfacé son exposé des commandements liés au Tabernacle (Michkan) avec une brève déclaration sur le Shabbat en Exode 31 : 13  « Parle aux enfants d’Israël, et dis-leur : Vous ne manquerez pas d’observer mes sabbats, car ce sera entre moi et vous, et parmi vos descendants, un signe auquel on connaîtra que je suis l’Éternel qui vous sanctifie. 14  Vous observerez le sabbat, car il sera pour vous une chose sainte. Celui qui le profanera sera puni de mort ; celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera retranché du milieu de son peuple. 15  On travaillera six jours ; mais le septième jour est le sabbat, le jour du repos, consacré à l’Éternel. Celui qui fera quelque ouvrage le jour du sabbat, sera puni de mort. 16  Les enfants d’Israël observeront le sabbat, en le célébrant, eux et leurs descendants, comme une alliance perpétuelle. 17  Ce sera entre moi et les enfants d’Israël un signe qui devra durer à perpétuité ; car en six jours l’Éternel a fait les cieux et la terre, et le septième jour, il a cessé son œuvre et il s’est reposé. » Immédiatement après, Moïse poursuit avec les détails qui touchent à la construction du Tabernacle de Dieu.

    En fait le Seigneur juxtapose les commandements liés au Michkan et au Shabbat. Les érudits juifs ont évidemment remarqué la correspondance, qui de surcroît est soulignée par une particularité textuelle liée au mot « ouvrage » (mélakha) en hébreu. Le mot mélakha est utilisé pour décrire le travail nécessaire à la construction du Michkan (par exemple en Ex 35:21, 35:31, 35:33, 35:35, 36:1, 36:2, 36:3, 36:4, 36:5, 36:6, 36:7, 36:8). Ce même mot -mélakha- est également utilisé lorsque Moïse enseigne les lois d'observance du Shabbat. Ce mot clé qui n'est pas seulement l'expression principale des travaux interdits le Shabbat, mais aussi sur les autres jours saints du calendrier juif. C’est une expression singulière difficile à cerner en français et qui s’apparente à une forme passive du travail qu’on pourrait traduire par : l’ouvrage sera fait. Le travail en général est désigné par un autre mot, avodah, ou encore asso qui signifie faire. Les rabbanim en ont déduit que c’est les travaux qui sont liés au Tabernacle qu’il faut proscrire. L’ouvrage, mélakha, lié au Michkan, donne donc son sens au shabbat et lui confère un caractère de sainteté. Cette sainteté est soulignée particulièrement dans le chapitre 31 : 15 de l’Exode : « Six jours l’ouvrage sera fait et le septième jour: Shabbat Shabbatôn consacré à IHVH-Adonaï,  tout faiseur d’ouvrage le jour du Shabbat, mourra, il mourra » (Chouraqui). Ici on parle de Shabbat Shabbaton, un jour de repos complet où même Dieu se repose, car ce jour la manne ne sera pas dispensée. Tout contrevenant mourra, il mourra ! Répété deux fois, cela souligne le lien avec le Shabbat répété également deux fois, Shabbat Shabbaton. Au verset 14 le Seigneur ajoute que celui qui fait mélakha le Shabbat sera retranché du peuple. Un commentaire de Rachi, explique le Shabbat Shabbaton comme une construction grammaticale similaire à celle qui est employée pour désigner le lieu très saint. Derrière le rideau où l'arche s'installa, le lieu est appelé le Kodesh Kodeshim. Si le mot Kodesh signifie saint, alors Kodesh Kodeshim signifie le plus haut degré de sainteté, et donc, si le Shabbat est un jour de repos, alors Shabbat Shabbaton représente le repos total, un repos dans la sainteté total. Le Shabbat est donc une ordonnance de sainteté qui dépasse largement le cadre du travail profane.

    Le travail profane devient même pour un peuple soumis aux ordonnances divines, une extension du Shabbat, car mélakha et Michkan son indissociable. En étudiant les instructions détaillées que Dieu donna à Moïse pour la fabrication du Sanctuaire, la michna (Shabbat 73a) identifie trente-neuf melakhot – catégories de travail créatif – qui intervenaient dans l’élaboration du Sanctuaire. Celles-ci comprennent : toutes les étapes du travail agricole, depuis le labour et les semailles jusqu’à la moisson, le vannage et la cuisson ; le tissage et la couture, l’écriture, la construction et l’allumage d’un feu. Les 39 melakhot et leurs dérivées constituent le fondement et le cœur des lois du repos du Shabbat. Ainsi on travaille premièrement pour le service du Seigneur et après pour soi-même. Le Shabbat devenant le sceau de cette perfection dans la communion divine. C’est pourquoi on peut dire que le Shabbat est à la fois un signe et une alliance.

    Si on comprend le sens premier du Shabbat selon son lien direct avec le Tabernacle, on comprend donc que le but premier du peuple de Dieu est d’œuvrer à son élaboration et non à vaquer à des activités terrestres d’enrichissements ou d’amusements. Le travail terrestre est donc un moyen utile à notre subsistance, mais ne doit en rien être notre but. La théorie de la prospérité véhiculée par des télé-évangélistes multimillionnaires qui affirment que plus que vous êtes riches, plus vous êtes bénis de Dieu, est à une année-lumière du principe de l’ouvrage que Dieu attend de l’homme. En fait, si vous agissez ainsi et que l’enrichissement est le but de votre existence, vous vous retranchez vous-même du peuple de Dieu et n’êtes pas digne de faire Shabbat. C’est une des raisons qui amènent les juifs à dire qu’un non-juif ne peut pas faire Shabbat, car son esprit est tourné ailleurs que vers la sainteté de Dieu et qu’il ne peut pas participer à l’œuvre de construction du Tabernacle ou du Temple. Cet argument est cependant une arme à double tranchant, car elle prévaut également pour les juifs et explique grandement pourquoi le peuple fut mis à l’écart pendant les 2000 ans du temps des nations.

    Comme le sens spirituel du Shabbat fut enseigné progressivement aux Hébreux dans le désert en passant de la manne au Tabernacle. Le sens spirituel du Tabernacle lui-même doit être enseigné aux hommes afin qu’ils comprennent quelle est la dimension réelle du Shabbat. Le Tabernacle du désert fut construit selon un modèle montré dans le ciel, qui deviendra lui-même le modèle du Temple de Jérusalem, qui finalement enseignera aux hommes ce qu’est réellement le Temple que Dieu désire de tout Son cœur. L’édifice de pierre ne peut contenir l’Esprit Saint de Dieu qui est éternel, seul un ouvrage de dimension spirituel et ayant le même caractère divin, et donc éternel, peut le recevoir, c’est le cœur de l’homme. L’homme selon le cœur de Dieu devient donc le réceptacle de Son Esprit et in fine le Temple du Dieu vivant. Or c’est précisément ce qui advint avec Yeshoua. Matthieu 3 : 16  Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici, les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. 17  Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.

    Le Germe annoncé par Zacharie vient de poser la base du Temple éternel en Christ. Puis par son sacrifice volontaire le jour de Pessah, le Mashiah gagnera le titre de souverain sacrificateur de manière perpétuelle et la pierre de faîte sera posée. En Yeshoua hamashiah le temple entre dans sa dimension spirituelle parfaite et définitive. Hébreux 8 ; 1 Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, 2  comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme. 3  Tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices ; d’où il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose à présenter. 4  S’il était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur, puisque là sont ceux qui présentent les offrandes selon la loi 5  lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

    Le Tabernacle qui fut construit selon le modèle divin symbolisait une porte d’entrée ou un chemin qui conduisait à Dieu. Les sages israéliens ont donc donné symboliquement des noms aux trois rideaux du Tabernacle qui permettent de passer progressivement du parvis extérieur au Lieu Très Saint. Ces trois noms sont : Dére’e, Emet, ‘Haï. Ce qui signifie le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est pourquoi Jésus reprend, le principe pour lui-même en Jean 14 : 6  Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. 7  Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. 8  Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. 9  Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ?

    Jésus est donc l’expression physique du Père, Son habitation terrestre. Le nouvel Adam qui forme l’image de Dieu. En Christ nous entrons dans une alliance nouvelle qui inaugure un Temple nouveau, ce qui en rien annule la Loi, mais la confirme. Matthieu 5 : 17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. 18  Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. 19  Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.

    Jésus reste donc parfaitement dans le cadre de la Parole, car comme représentation physique du Temple de Dieu, il ne peut en être autrement. Le Tabernacle était appelé Hamichkan bamidbar, ce qui signifie le tabernacle dans le désert. Le mor bamidbar peut également être compris comme : « dans celui qui parle » ou « dans le parlant ». La racine étant davar qui signifie la parole. Le Michkan devient alors d’une certaine manière un sanctuaire dans la Parole, ou l’expression physique du Verbe. On comprend alors pourquoi Jean dans son évangile présente Jésus sous cette forme : Jean 1 : 14  Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père

    Puis de Christ sera pris une Epouse qui formera, de la pierre d’angle à celle de faîte, le corps du Temple nouveau. 1 Pierre 2 : 4 Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu ; 5  et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. 6  Car il est dit dans l’Ecriture: Voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse ; Et celui qui croit en elle ne sera point confus. 7  L’honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais, pour les incrédules, La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle, 8  Et une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale ;  ils s’y heurtent pour n’avoir pas cru à la parole, et c’est à cela qu’ils sont destinés. 9  Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, 10  vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu.
    Pour Jésus Christ qui est l’expression du Verbe et qui n’est pas venu pour abolir la Loi, le Shabbat dans son principe prend une dimension nouvelle si on l’associe à sa personne. Comme le sacrifice du Christ a instauré une alliance nouvelle, le Shabbat doit donc être considéré pour ce qu’il est, un signe qui confirme cette nouvelle alliance entre Dieu et Son peuple. Le Shabbat fait donc de vous un peuple saint si le but de votre existence est d’être à l’ouvrage pour la construction du corps du Christ établi comme Temple nouveau. Exode 31 : 16  Les enfants d’Israël observeront le sabbat, en le célébrant, eux et leurs descendants, comme une alliance perpétuelle. 17  Ce sera entre moi et les enfants d’Israël un signe qui devra durer à perpétuité ; car en six jours l’Éternel a fait les cieux et la terre, et le septième jour, il a cessé son œuvre et il s’est reposé.  Si le signe du Shabbat doit durer à perpétuité, on comprend alors qu’il dépasse le seul ouvrage lié à la construction de la tente du Tabernacle ou du temple de pierre à Jérusalem. Car alors le caractère de sainteté du Shabbat s’arrêterait le jour où l’ouvrage serait achevé. Il y a donc forcément une dimension supérieure liée au Shabbat et qui renvoie à l’œuvre de la création dans son entier. Pendant six jours Dieu est à l’ouvrage, lié au principe défini pour le Shabbat, on pourrait dire que pendant six jours Dieu construit Son Tabernacle et une fois celui-ci achevé, Il se repose.

    Dans son principe, le Shabbat établi comme loi perpétuelle pour les hommes, est la confirmation que Dieu est encore à l’ouvrage de Son Temple aujourd’hui, puisqu’ Il demande explicitement à Son peuple d’interrompre tout mélakha, comme si le Tabernacle était toujours encore en phase de construction. Il y a donc dans la compréhension du principe de la création, une forme liée à l’ouvrage que Dieu attend de Son peuple, soit une œuvre qui n’est pas terrestre, mais spirituelle. Ramener les six jours de la création à la seule considération des choses que l’œil peut voir, est une perception purement terrestre des choses. En fait le Seigneur image dans un sens symbolique les choses et attend de nous que nous nous élevions spirituellement afin qu’Il puisse nous révéler le vrai sens de Sa pensée et la profondeur du Verbe. Dans le premier jour apparaît la lumière, le quatrième les luminaires et dans le septième vient le Shabbat. Si on ouvre le dernier livre de la Bible qui est celui de la Révélation, on retrouve le schéma de la création dans son sens spirituel. Dans les premiers chapitres Jésus apparaît au milieu des chandeliers qui symbolisent la lumière, au chapitre 12 apparaissent les luminaires sous la forme de l’Épouse et dans les derniers chapitres on entre dans le millénium et donc le Shabbat. Ainsi, si le millénium peut être défini comme le dernier jour, alors un jour peut être défini comme ayant 1000 ans et c’est précisément ce que révèle 2 Pierre 3 : 8 « Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. » L’ouvrage de Dieu dans la création est donc de se donner une Épouse qu’Il construira comme Son Temple depuis Adam, jusqu’à nos jours, soit 6000 ans actuellement ou 6 jours pour l’Éternel. Le sixième jour étant celui où l’homme apparaît, implicitement on comprend qu’en l’homme Dieu peut se reposer. Ceci implique forcément le peuple juif, mais également ceux parmi les nations qui ont accepté Yeshoua comme le Mashiah.

    Si l’Épouse est le mélakha divin bâti pour être le Temple de Dieu, alors Christ dans son absolu est à la base même de toute la création et la conditionne, puisque l’Épouse est tirée de Lui. Hébreux 1 : 1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, 2  dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde. Si le monde existe, c’est parce que Dieu l’a façonné pour le Christ qui est l’expression corporelle de Son amour et que par extension il se reporte sur son Épouse. La Loi elle-même qui s’articule dans le décalogue autour du Shabbat, souligne cette évidence et c’est ce que Jésus rappelle en Matthieu 22 : 36  Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? 37  Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. 38  C’est le premier et le plus grand commandement. 39  Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 40  De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.
    Le fond de la compréhension du Shabbat est donc là, dans l’amour de Dieu pour Son peuple. Le Shabbat est une extension terrestre de ce que Dieu fait dans Sa création, une projection de ce que Dieu accomplit dans le Ciel et une forme de prémices du millénium. Le premier jour l’Esprit de Dieu planait sur la surface des eaux et le dernier Il se repose comme un aigle qui s’arrête de planer. Il ne s’agit pas alors de se demander de « quoi » Dieu se repose, mais sur « qui » Dieu se repose dans Son Shabbat. Le sixième jour l’homme est formé et alors l’Esprit de Dieu peut se reposer en lui. Toute la création prend alors. Si pendant le Shabbat les hommes arrêtent le travail profane pour avoir un cœur bien disposé à recevoir l’Esprit Saint de Dieu, alors l’homme devient l’expression physique du mélakha divin, Son tabernacle terrestre. Par la prière, la louange et l’étude du Verbe, l’Esprit Saint prend possession de Sa demeure et forme la Shékinah. Le terme Shekinah dérive de la racine hébraïque shakan. En hébreu biblique, le mot signifie littéralement être installé, habiter, ou résider, et a donné par extension le mot michkan, le tabernacle. Dieu présent dans Son Temple forme donc la Shekinah, mais le lieu de la Shekinah est avant tout « au plus haut des cieux » et c’est par un abaissement que le Dieu transcendant se révèle en se rendant réellement présent au milieu des hommes. La Shekinah, certes, est la Présence de Dieu, mais cette présence n’est pas ontologiquement autre chose que Dieu présent. Le Shabbat en Yeshoua est donc aujourd’hui la forme nouvelle de la Shekinah.

    L’ère messianique en Yeshoua révèle ce qu’est en réalité le Temple de Dieu, le judaïsme n’ayant été que la nécessaire étape à la compréhension de l’œuvre du Christ. À partir de là on comprend pourquoi le Temple, la ville et même tout le pays des juifs furent détruits en l’an 70. Le principe fondamental que Dieu est UN, interdisait ontologiquement la présence simultanée deux peuples coexistant dans des fois divergentes. Le christianisme est l’aboutissement du judaïsme et donne tout son sens au mélakha divin. En expulsant Jésus Christ de son sein, les juifs ont rejeté Dieu et se sont mis sous les pires malédictions de Deutéronome 28 : 15 si tu n’obéis point à la voix de l’Éternel, ton Dieu, si tu n’observes pas et ne mets pas en pratique tous ses commandements et toutes ses lois que je te prescris aujourd’hui, voici toutes les malédictions qui viendront sur toi et qui seront ton partage: 32  Tes fils et tes filles seront livrés à un autre peuple, tes yeux le verront et languiront tout le jour après eux, et ta main sera sans force. 33  Un peuple que tu n’auras point connu mangera le fruit de ton sol et tout le produit de ton travail, et tu seras tous les jours opprimé et écrasé… 37  Et tu seras un sujet d’étonnement, de sarcasme et de raillerie, parmi tous les peuples chez qui l’Éternel te mènera… 41  Tu engendreras des fils et des filles ; et ils ne seront pas à toi, car ils iront en captivité. 42  Les insectes prendront possession de tous tes arbres et du fruit de ton sol. 43  L’étranger qui sera au milieu de toi s’élèvera toujours plus au-dessus de toi, et toi, tu descendras toujours plus bas ; 44  il te prêtera, et tu ne lui prêteras pas ; il sera la tête, et tu seras la queue… 60  Il amènera sur toi toutes les maladies d’Égypte, devant lesquelles tu tremblais ; et elles s’attacheront à toi… 62  Après avoir été aussi nombreux que les étoiles du ciel, vous ne resterez qu’un petit nombre, parce que tu n’auras point obéi à la voix de l’Éternel, ton Dieu. 63  De même que l’Éternel prenait plaisir à vous faire du bien et à vous multiplier, de même l’Éternel prendra plaisir à vous faire périr et à vous détruire ; et vous serez arrachés du pays dont tu vas entrer en possession. 64  L’Éternel te dispersera parmi tous les peuples, d’une extrémité de la terre à l’autre ; et là, tu serviras d’autres dieux que n’ont connus ni toi, ni tes pères, du bois et de la pierre. 65  Parmi ces nations, tu ne seras pas tranquille, et tu n’auras pas un lieu de repos pour la plante de tes pieds. L’Éternel rendra ton cœur agité, tes yeux languissants, ton âme souffrante. 66  Ta vie sera comme en suspens devant toi, tu trembleras la nuit et le jour, tu douteras de ton existence. 67  Dans l’effroi qui remplira ton cœur et en présence de ce que tes yeux verront, tu diras le matin : Puisse le soir être là ! et tu diras le soir : Puisse le matin être là ! 68  Et l’Éternel te ramènera sur des navires en Égypte, et tu feras ce chemin dont je t’avais dit : Tu ne le reverras plus ! Là, vous vous offrirez en vente à vos ennemis, comme esclaves et comme servantes ; et il n’y aura personne pour vous acheter.

    Les malédictions qui frappèrent le peuple juif depuis près de 2000 ans, ne représentent rien d’autre qu’une forme de Pâque inversée où le peuple juif est devenu ennemi de Dieu, qui le ramène Lui-même vers l’Égypte. Le simple fait de pratiquer encore le Shabbat dans ces circonstances, revient à jeter de l’huile sur le feu de la colère divine et ajouter du malheur au malheur. À Rome, les esclaves juifs étaient battus pour leur refus de travailler le jour du Shabbat. Dans l’Espagne de l’Inquisition, les Juifs secrets (les « anoussim ») se réunissaient dans des souterrains pour allumer les bougies de Shabbat et faire le kiddouch. Sous le régime soviétique, les Juifs ont subi la faim, l’emprisonnement, l’exil en Sibérie et pire encore du fait d’être considérés comme des « parasites religieux », c’est-à-dire comme des gens qui ne travaillent pas le Shabbat. Même à Auschwitz, des Juifs ont déployé des efforts surhumains pour sanctifier le jour du Shabbat. Et pourtant, il a été dit que « plus que les Juifs ont gardé le Shabbat, le Shabbat a gardé les Juifs ». Cependant les fait sont têtus et ont pourtant clairement prouvé le contraire. Le fait qu’un reste soit conservé au sein du peuple juif n’est pas lié au Shabbat ou à l’observance du judaïsme, mais à Dieu qui reste fidèle même quand le peuple est infidèle.

    On constate que dans le melakha divin pour construire Son  nouveau tabernacle, Il démonte d’abord l’ancien temple de pierre à Jérusalem, puis « démonte » le peuple juif en le dispersant au sein  des nations. Puis l’Éternel rebâtit en Yeshoua le nouveau Temple au travers de Son Église et le retour du peuple juif en Israël annonce l’achèvement du melakha divin. Pour les Israélites, le Deutéronome, puis les prophètes, ont prédit le retour de l’exil (Dt 30.4s). Mais la visée de ces textes va bien au-delà. Le Seigneur se propose de renouveler totalement son peuple. Pour ce faire, il va faire un tri au sein de son peuple. Ce thème du tri est particulièrement présent chez Michée, Esaïe et Ezéchiel (Mi 2.12; 4.6s; 5.7; 7:18; Es 65:1-16; 66; Ez 34:17-22). Un autre thème s’y associe, celui du reste, que l’on rencontre chez la plupart des prophètes: le jugement de Dieu réduira Israël à un reste et c’est ce reste, et non pas tout Israël, qui bénéficiera du salut à venir (Es 10:22; Mi 2:12; 4:6s; 5:6s; 7:18; So 2.7,9; 3:12s…).  Un premier tri est effectué par ceux qui ont fait leur alyah en Israël. Mais les Juifs rentrés d’exil ne constituent pas encore le reste qui doit bénéficier du salut eschatologique. Un nouveau tri doit avoir lieu qui ne laissera subsister qu’un reste au sein du reste des Juifs rentrés d’exil (Za 13:7-9; Ml 3:3-5). Ce tri est nécessaire pour séparer les haredim appelés « ultra-orthodoxes », qui rêvent de la reconstruction du temple à Jérusalem et du strict respect du Shabbat comme d’une mitsva, d’avec les juifs messianiques en Yeshoua. La reconstruction du temple de pierre à Jérusalem, n’aura pour effet que de révéler le fruit de l’arbre de la connaissance, l’antéchrist qui viendra s’y faire oindre comme roi. Au terme des jours  on se retrouvera donc avec une situation identique à celle qui prévalut dans le chapitre trois de la Genèse, avec un nouveau Caïn et un nouvel Abel. Mais une cette fois c’est Caïn qui périra et Abel qui régnera comme seul fils légitime de Dieu.

    Cependant les juifs messianiques nous apportent maintenant ce qui manquait encore au sein des nations pour restaurer définitivement l’Église du Christ, soit le Shabbat. Etape essentielle pour revenir à une nouvelle Pentecôte. Car les juifs ne furent pas les seuls à dénaturer le sens du Verbe et vider de sa substance le sens du Shabbat. Les chrétiens après avoir été expulsés des synagogues ont rapidement perdu leur base apostolique et ont été happé par l’adversaire et le monde romain, ce qui les amena eux-mêmes dans les ténèbres du Moyen Âge et très loin du Shabbat. Nous avons donc eu pendant une longue période une situation où le Shabbat avait cessé de représenter la Shekinah. Car les juifs respectaient le Shabbat, mais sans avoir l’Esprit Saint et un reste de chrétiens avaient encore l’Esprit Saint mais sans le respect du Shabbat. Aujourd’hui on peut considérer que Dieu remet Son peuple en phase avec le Verbe. Restaurer le Shabbat et le cycle des fêtes de l’Éternel en Yeshoua, revient à reconstruire le Temple spirituel du Christ, tel qu’il fut établi par Jésus et les apôtres. On revient au point d’origine et la Shekinah se reforme dans la kehila (l’assemblée) pour redonner au Shabbat tout son sens.

    Schoenel 

     

     

  • Comment une vieille loi, souvent vilipendée, pourrait-elle améliorer la vie trépidante des familles de ce 21e siècle ? 

    Les parents se sentent souvent coupables de ne pas mieux éduquer leurs enfants, de ne pas avoir le temps de les aider, de les encourager et de les préparer à affronter les défis de la vie moderne. 

    La tâche des parents parait souvent incessante, ces derniers ayant souvent le sentiment de dépenser toute leur énergie pour assurer la bonne marche de leur foyer. Il semble qu’il soit devenu de plus en plus difficile de bien éduquer ses enfants, de faire avec eux des choses dont ils se souviendront, de leur inculquer  des valeurs morales ayant fait leurs preuves, et de les équiper pour qu’ils puissent réussir dans la vie.

    Le sabbat : une bénédiction familiale

    Bon nombre d’enquêtes ont révélé les avantages qu’il y a, pour les familles, à passer du temps ensemble. Par exemple, quand ces dernières prennent leurs repas ensemble, « les liens familiaux se resserrent, les enfants s’adaptent mieux, on mange des repas plus nourrissants, on souffre moins souvent d’obésité, on consomme moins d’alcool et l’on fait moins souvent usage de drogue » (Larry Forthun, professeur adjoint, University of Florida).

    Pour ces raisons, et pour beaucoup d’autres, nous encourageons les familles à prendre leurs repas ensemble. Et si vous avez la chance d’avoir plus de temps à consacrer à vos enfants et êtes davantage en mesure de les aider positivement à préparer leur avenir ? Et si Dieu vous avait miraculeusement donné un jour – 24 heures – lors duquel vous concentrer sur ce qui compte vraiment ? Et si Dieu l’avait fait chaque semaine ? 

    C’est en fait le cas. On est souvent surpris d’apprendre que l’un des Dix Commandements  régularise notre temps – pour notre bien et celui de nos enfants. Grâce au sabbat ! 

    Pour se ressourcer !

    Dès le départ, le sabbat [le samedi] a eu pour objet de se ressourcer et de se reposer. Notre Créateur omnipotent ne Se fatigue jamais, mais Il nous dit qu’Il « s’est reposé, et a été rafraîchi » (Exode 31:17, version Darby), le jour du sabbat, après avoir créé pendant six jours. Il apprécia tellement ce repos qu’Il le désigna pour partager avec nous Sa joie – « c’est pourquoi l’Eternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié » (Exode 20:11). 

    Une expérience aussi rafraichissante vous profiterait-elle ? Se pourrait-il que vous ayez besoin de vous détendre et de vous changer les idées ? De vous consacrer à ces choses si faciles à négliger quand on se sent pris par ce qui semble urgent ? 

    Le sabbat divin du septième jour  peut être une bénédiction rafraîchissante pour les familles. Pourquoi ne vous en a-t-on  généralement pas parlé, et pourquoi pense-t-on souvent que c’est un fardeau ? 

    Le sabbat a été créé pour l’homme, et les familles:

    Christ (Ha Mashiah) rectifia une fausse conception que les dirigeants religieux de Son temps avaient à propos de ce jour de repos, lorsqu’Il précisa : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat » (Marc 2:27). Le sabbat n’est pas un fardeau pesant ou un rituel arbitraire dénué de sens. Dieu l’a créé pour notre bien. C’est un cadeau et une bénédiction de notre Créateur. 

    Les hommes ont souvent mal compris le commandement s’y rapportant. Les pharisiens du temps de Christ (Ha Mashiah) se méprenaient à son sujet. Au fil des siècles, diverses tentatives visant supposément à le « protéger » ont abouti à l’élaboration de règles rigides ridicules contraires à sa raison d’être. Quant à la majorité des dirigeants religieux de notre temps, ils ont, eux, fait le contraire, se basant sur des siècles de traditions qui, contre tout « légalisme » en ce sens, font fi du sabbat comme jour de repos. 

    Aucune de ces extrêmes ne saisit le cadeau divin merveilleux qu’est le sabbat hebdomadaire, et les familles en ont été lésées. 

    La bénédiction du sabbat prévue par Dieu fournit aux familles du temps pour se retrouver. Elle offre en outre des leçons vitales porteuses de bénéfices éternels pour chacun dans les foyers. 

    Le sabbat : une bénédiction familiale

    Le sabbat nous enseigne :

    Voici quelques-unes des leçons que le respect du sabbat  – le Quatrième Commandement – peut nous enseigner :

    Le sabbat nous apprend qu’il importe de se reposer après avoir travaillé dur. Dieu précise que cette bénédiction est prévue pour tous les membres de la famille. « Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Eternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille » (Exode 20:8-10).

    Le Commandement du sabbat crée des limites et un contraste étonnant.  Après que nous ayons travaillé dur pendant six jours, nous sommes bénis de pouvoir nous reposer et de nous ressourcer physiquement, mentalement et spirituellement. Non seulement les parents modernes mais aussi les étudiants stressés et submergés ont besoin de ce laps de temps comme refuge et comme période de renouvellement.

    Le sabbat nous enseigne à gérer notre temps. Vous vous demandez peut-être comment, dans votre emploi du temps chargé, vous pourriez bien prévoir ne serait-ce qu’une heure de ce repos auquel vous aspirez. Dieu fait des miracles, et bon nombre de ceux qui ont découvert le sabbat ont découvert qu’en faisant le choix courageux de le respecter et en tenant leur engagement, ils sont récompensés par une semaine plus productive et avec le soulagement que Dieu leur procure.

    L’arrivée du sabbat, et le repos ordonné qu’il impose, fournissent un jalon efficace dans la gestion de notre temps. Lire à cet effet notre article « La façon chrétienne degérer son temps »

    Le sabbat nous montre quelles doivent être nos priorités. Pour bien gérer notre temps, nous devons déterminer sagement nos priorités. Le sabbat, en somme, réclame 24 heures pour nos priorités – nos relations avec Dieu et les autres (notamment nos familles et les membres de notre Église (Kéhila).

    Le sabbat nous apprend à apprécier…

     

    • La création divine. Comme pierre d’angle de la semaine de la Création, le sabbat nous rappelle notre Créateur et Sa création minutieusement interconnectée.
    • La liberté. Quand Moïse réitéra les Dix Commandements avant qu’Israël n’entre dans la Terre promise, le Commandement sur le sabbat comprenait : « Tu te souviendras que tu as été esclave » (Deutéronome 5:15). Cela fait du sabbat une célébration de la liberté – et nous rappelle de ne pas opprimer les autres.
    • Dieu, Sa Parole et Sa voie. Le sabbat nous enseigne à honorer Dieu et à mettre notre plaisir en Lui (Ésaïe 58:13-14). Le sabbat est « une sainte convocation » (Lévitique 23:3) – un ordre de s’assembler pour écouter les ministres de l’Éternel et pour fraterniser avec les membres de Son Église. Le sabbat fournit aussi aux familles plus de temps pour s’entretenir sur les choses de Dieu, Ses pensées et le comportement qu’Il veut que nous ayons.
    • L’avenir. L’Épître aux Hébreux compare le sabbat au repos millénaire du Royaume de Dieu proche (Hébreux 4:1-10 ; lire aussi notre article « Le plan divin »).
    • La famille. Dieu a créé le mariage et la famille peu après avoir créé le premier homme et la première femme (Genèse 2:24). Il a donné, après le commandement du sabbat, le Commandement suivant : « Honore ton père et ta mère […] afin que tes jours se prolongent et que tu sois heureux » (Deutéronome 5:16). La famille est importante aux yeux de Dieu, et nous pouvons Lui exprimer notre appréciation, Lui étant reconnaissants et reconnaissants des êtres formant nos foyers.

    (Ha Mashiah, Kéhila), ajouté par moi.

    Source: http://vieespoiretverite.org/bible/dix-commandments/sabbat/le-sabbat-une-benediction-familiale/

     

     

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    Cours élémentaire de compréhension des "Ecritures" pour les esclaves des doctrines antisémites et anti-shabbat: (Part 1)

    Par Phare Ouest Casher dans "Les Ecritures" et "l'antisémitisme" (19) le 6 Juillet 2012 à 18:38

    Hélas, pour beaucoup, l’expression « Christ est la fin de la Loi », (Romains 10:4)signifie, plus du tout de lois, de préceptes, d’ordonnances, de règles, de prescriptions à observer, etc.

    Mais alors, attention, car voulant vivre la vie libre de l’Esprit, on peut rapidement se trouver « hors la loi » de D.ieu, c’est à dire hors la loi tout court !

    Yeshoua nous a accordé l’accès au Royaume de D.ieu, mais cet accès, cette liberté de vie qu’il nous a conquise par sa mort et sa résurrection ne doit pas être un prétexte pour vivre sans loi ou selon notre propre loi.

    Non, dans ce : « Christ est la fin de la loi », il faut comprendre que ce qui a cessé par la venue du Messie, c’est uniquement le principe de la justification par l’observance de la Loi, la justification qu’apportait la Loi au travers des divers types de sacrifices d’expiation.

    Le mot grec traduit par « fin » est le mot « Telos », et ce mot a 2 sens :

    -          fin, dans le sens de stoppé, cessé, terminé, conclu,

    -         fin dans le sens de but atteint, fin en soi, objectif atteint, aboutissement,  mission accomplie, apothéose, couronnement.

     Note JYH: "telos" veut également dire "prix, impôt, taxe, douane"... et j'aime penser que Yeshoua a "payé le prix" pour que nous puissions passer par la "porte" (étroite) et "marcher comme Il a marché" (1 Jean 2:6) sur le "chemin" (également "resserré") qui mène à la "vie" ! (Jean 14:6)

    C’est évidemment,  ce deuxième (et troisième ?) sens  qu’il nous faut appliquer à ce verset, et l’on comprend alors mieux la suite du discours de Yeshoua, face à Kfar Nahum, au sommet du mont des béatitudes, ou plus exactement du mont des bénédictions et des malédictions, quand il proclame avec force et autorité :

    « Je ne suis pas venu pour abolir mais pour accomplir ».

    Plerosaï             =              accomplir, remplir, rendre fécond

    Katalusaï          =             abolir, détruire, délier, renverser.

    Le mot « montagne »  en Hébreu se dit  « har  »,  le mot « enceinte, grossesse »  se dit« harah »  et le mot « parents » se dit « horim » : Yeshoua, sur cette montagne, va, comme une maman, accoucher de la Torah afin que toute la foule la reçoive comme des parents qui viennent de donner la vie à un fils 1er né !

               Ce que proclame Yeshoua en  s’adressant  à  la  foule juive de Galilée pour la rassurer, c’est que NON, il ne renverse pas la Torah, NON, il ne la vide pas de son contenu, mais OUI, il la confirme encore plus et même, OUI il y ajoute pour la remplir jusqu’à ras bord.

     En prenant un autre langage,

     Yeshoua n’est pas venu pour avorter de la Torah dont il était « enceinte », mais pour en « accoucher », non pour donner la mort à la Torah mais bien pour lui donner la vie !     

               Qu’y ajoute-t-il ?   La loi  de la  Sainte Torah ne  sera plus simplement observée par des actes extérieurs mais elle sera observée par des actions motivées par l’amour de D.ieu qui siège dans nos cœurs.

    Désormais la Torah n’est plus la Loi, mais la Loi du cœur, la Loi d’amour, la Loi de vie, et cette Loi d’amour exprimée ainsi révèle pour chaque croyant l’amour de la LOI : voilà tout simplement mais ô combien magistralement ce qu’exprime le rabbin Juif Yeshoua, et beaucoup de croyants continuent hélas d’obéir à ce qu’on exprimé et continuent d’exprimer les théologiens non Juifs : qui faut-il croire ?

    En Yeshoua, la Loi du dehors a été digérée et assimilée en dedans, et désormais, de même que le bon pain nourrit tout le corps par ses glucides, ses protides et ses lipides, la Torah, le Pain de vie, apportera à l’être tout entier, corps âme et esprit, tous les bienfaits promis par D.ieu.

     Tout  ceci  étant  résumé par  les  fameuses paroles de Yeshoua :

    «  Vous avez entendu qu’il a été dit par les Anciens… Et  moi je vous dis … »                 Je vous dis quoi ? …    

    N’accomplissez pas par automatisme, n’obéissez pas d’une manière légaliste, allez au-delà de la lettre du commandement, découvrez l’esprit qui doit vous animer pour obéir, alors vous   accomplirez la Loi du Messie dont le moteur est l’esprit d’amour,  amour pour D.ieu, amour pour son prochain, oui, accomplissez d’abord  la Loi  dans votre cœur, alors vous verrez comme  il est  aisé, bon  et agréable de l’accomplir en action.

    Yeshoua n’a ni exterminé la Torah pour en proposer une nouvelle, ni rejeté le Judaïsme pour fonder le Christianisme.

    Toujours dans cette épître aux Romains Paul ajoute :

               « Mais voici comment parle la justice qui vient de la foi… » (10 : 6) et il citeDeutéronome 30. 

    Ce verset semble encore en opposition avec la Loi-Torah, simplement à cause de cette conjonction            « mais » : Paul semblerait dire en effet qu’il y aurait 2 chemins distincts pour atteindre la justice de D.ieu 2 chemins qui s’opposent :

    -           la justice qui vient de la Torah

    -           la justice qui vient de la foi.

    Ce  tout  petit  mot  « mais »  tend  à  les  opposer  ce  qui, dans l’esprit antisémite d’une certaine théologie, peut facilement amener à cette conclusion : la Loi - Torah est mauvaise « mais », au contraire, ou à l’opposé, à l’inverse, la foi, donc l’Evangile est bon, et continuer ainsi cette guerre entre Loi et Grâce, Ancien Testament et Nouveau Testament, Juifs et Chrétiens.

               Jamais,  ni Moïse,  ni Yeshoua,  ni Paul  n’ont  pensé  ou parlé ainsi.

    Là  encore  le  mot rendu  en  Français  par  « mais »  est  une mauvaise traduction, qu’elle ait été volontaire ou non.

    Si le mot signifiait « mais », « au contraire », « à l’inverse » etc… on utiliserait un autre mot grec  « ella ».

    Or ici, c’est le mot grec  « de » qui lui signifie tout simplement « et », « aussi », « qui plus est ».

    Ce mot « de » implique une idée de continuation et d’amplification de la pensée mais jamais d’opposition.

    Ce que Paul dit, ce n’est pas qu’il y ait 2 chemins pour atteindre la justice de D.ieu, mais que la justice provenant de la Torah ne peut être effective et efficace que si elle est manifestée par la foi en Yeshoua.

    Nous verrons un peu plus loin comment s’exprime vraiment l’apôtre.

               Soyons donc vigilants, et faisons attention !           Il faut partir de la Torah pour arriver ! 

               Et combien ne sont jamais partis de la Torah et pensent être arrivés !

     Paul est parti de quelque part et il est arrivé quelque part, et ce quelque part, c’est la Torah, sur la route de laquelle il a rencontré le Messie qui la lui a fait vivre alors, cette Torah, dans toute sa plénitude.

    Oui, sans l’ombre d’un doute, Paul est un pur-sang étalon, Juif à 100 % et Messianique à 100 % ! 

    Les hommes ont tronqué et déformé son message pour répondre à leur fin, et leur propre fin antisémite justifie tous les moyens, des traductions fallacieuses aux théologies hérétiques en passant par les Croisades, l’Inquisition, les Pogromes, la Shoah et autres techniques d’épuration ethnique.

               Croyez-vous que ce mot Croisades renferme pour un Juif le symbole de la culture de la chevalerie ou l’image trop souvent répétée de bains de sang ?

    Paul enseigne en fait que la justice de la Loi n’est efficace que si elle vient aussi et en même temps que la justice venant de la foi.

    Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !

               Ce que Yeshoua a fait est bien plus grand, c’est harmoniser la pensée et le cœur avec l’action de la main.

    Par l’accès à la  Nouvelle Alliance, Yeshoua  apporte  un  plus,  c’est à dire un approfondissement, une intériorisation, une sublimation de la Torah : il n’a rien aboli, il n’a rien changé, comment lui, la Parole de D.ieu faite chair aurait-il pu se contredire ?

    Le drame, de beaucoup de croyants, c’est d’agir sans toujours savoir pourquoi ils agissent de telle ou telle manière.

    Le monde est rempli d’habitudes, de coutumes, de rituels, de traditions, de superstitions et peu d’individus connaissent réellement l’origine réelle des choses.

    Il en est de même dans le monde religieux où l’on préfère agir comme les autres, comme nos parents et grands-parents ont fait plutôt que de se poser les questions sur l’origine biblique ou non de telle ou telle pratique religieuse.

    C’est plus facile de faire « comme les autres », fondu dans la masse et cela semble même plus sécurisant, c’est la « loi du grand nombre » et après tout on se rassure en se disant, « des millions et des millions de gens ne peuvent pas tous ensemble se tromper sur la même chose !

    Et l’observance du Dimanche par près de 2 milliards de Chrétiens en est l’exemple le plus flagrant, toutes dénominations confondues : sans savoir « pourquoi », sans savoir« quelle est l’origine » de cette pratique, on observe le Dimanche qu’on appelle pour beaucoup le « Jour du Seigneur » !

    L’Ecriture Sainte nous explique par la bouche du prophète Daniel quand et par qui le changement se ferait,  le jour viendrait où les hommes changeraient les temps et la Loi.

              « Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très Haut, et il espérera changer les temps et la loi; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps » (Daniel  7 : 25)

    Nous comprenons que des 4 grands empires dont parle le texte, le 4ème est l’Empire Romain, symbolisé par les 10 cornes, desquelles sortira « une petite corne » ayant une« grande apparence ».

    Il s’agit en fait d’un royaume beaucoup plus petit mais bien plus puissant pourtant, dominant sur les autres : chacun aura reconnu une puissance religieuse hiérarchique non pas titanesque mais vaticanesque !

    Or c’est à partir de là que la sainte doctrine s’est vue modifiée, à propos du Shabbat et de la Torah en général.

    En effet, c’est très tôt que le courant politique d’un Christianisme qui ne l’était que de nom seulement a voulu s’émanciper par rapport à toutes les racines juives qui l’avaient engendré, et c’est là l’origine d’une violente rupture, d’une terrifiante cassure, d’une épouvantable déchirure dans le mépris le plus total et l’orgueil le plus fou.

    Le but était de montrer que ce que l’on appelle dès lors le Nouveau Testament provoquait cette rupture avec tout ce que l’on appelait désormais Ancien Testament pour montrer la supériorité du Nouveau par rapport à l’Ancien.

    C’est là en fait que l’antisémitisme et l’anti-judaïsme Chrétien voyaient le jour : il fallait impérativement se couper du tronc originel et se déraciner volontairement.

    Le Shabbat est un commandement divin ainsi qu’une révélation, et c’est par réaction que l’on imposa le Dimanche, comme d’autres, plus tard encore, les Musulmans, par réaction vis à vis des Juifs et des Chrétiens instaureront le Vendredi comme jour d’adoration.

              Quelle en est donc la véritable origine ?

    Déjà le Livre des Actes de Apôtres nous apprend que des persécutions s’abattaient contre les croyants :

    -           A Ephèse (Actes 19) ce sera le peuple qui élèvera un tumulte craignant que ces Juifs et non Juifs croyant en leur Messie pouvaient porter atteinte à leurs affaires,

    -           A Thessalonique, ce seront les Juifs non croyant en Yeshoua qui avanceront des raisons politiques contre Paul et ses disciples, leur reprochant de considérer leur Yeshoua comme Roi à la place de l’Empereur.

    Après la  révolte du Juif Bar KOHBA (de 132 à 135) contre les  Romains, l’Empereur Adrien réagira par une répression physique et spirituelle terrible, prenant les 1ères mesures officielles à savoir :

    -           le Shabbat des Juifs devient le Dimanche des Chrétiens,

    -           la Pâque des Juifs devient les Pâques chrétiennes, et chaque fois il prit la date  d’une fête païenne, à la place de la date biblique,

    -           Israël devient Palestine

    -            Jérusalem devient Aelia Capitolina

    Puis, de  Claude  à  Néron on parvient jusqu’à  Constantin.

    La mère de Constantin a joué un rôle fondamental à cette époque, étant une fine politicienne qui a tout fait pour « faire monter » son fils sur le trône, jusqu’à faire assassiner ses rivaux).

     

    Devant ces tensions internes il fallait trouver quelque chose qui souderait l’Empire : or, cette nouvelle foi séduisait : Constantin avec l’aide de sa mère comprit que la religion était le moyen idéal, « l’opium du peuple ».

    Il était un fervent adepte de Mithra, dieu du culte solaire.

    C’est par décrets d’Empire au 4ème siècle que Constantin impose la Religion d’ Etat et produit la base sémantique des décrets prononcés par les futurs Conciles : le 7 Mars 321, Constantin le Grand comme on l’appelait, émit la 1ère loi civile  du Dimanche contraignant tout le monde, excepté les fermiers de l'Empire Romain, à observer le Dimanche.

    Celle-ci et 5 autres lois civiles émises par Constantin concernant le Shabbat ont servi de précédent à toutes les législations civiles sur le Dimanche de cette époque à nos jours.

    Au 4ème siècle, le Concile de Laodicée empêchait les Chrétiens de s'abstenir du travail pendant le Shabbat, et les exhortait à observer le Dimanche en s'abstenant de travailler.

    L'histoire montre que le culte et l'observation du Dimanche sont des habitudes créées par les humains.

    La Bible ne donne aucun ordre pour mettre de côté le Shabbat du septième jour que l'on retrouve dans le 4ème commandement. Le prophète Daniel avait bien prophétisé !

    Enfin,  c’est  ce  fidèle  adorateur d’Hercule  et d’Apollon  que  fut Constantin, prétextant une « conversion chrétienne »,  qui utilisa le  jour de l’adoration voué  au soleil, le Dimanche, pour affirmer que le Shabbat était caduc.

              En 363, le concile de Laodicée adoptera le décret proclamant officiellement le Dimanche, en transférant la solennité du Shabbat au 7ème jour à ce 1er jour de la semaine :

              « Les Chrétiens  ne doivent pas se comporter comme des Juifs en chômant le jour du Shabbat, mais ils doivent travailler ce jour-là  pour témoigner au Dimanche le respect qui lui est dû… Mais si l’on établit qu’ils se comportent comme des Juifs, qu’ils soient anathèmes auprès du Christ. »

    Cela signifiait que lorsqu’une personne était marquée comme « anathème » (maudite ouhérétique) par l’Église, elle était arrêtée par l’État et, à moins qu’elle n’abjure, on la torturait jusqu’à la mort : et cela était appliqué si strictement que les gens étaientobligés de se reposer le Dimanche et de travailler le Samedi pour pouvoir faire des affaires ou détenir un emploi !

    Rome observait des fêtes païennes comme Noël / les Saturnales, Pâques / la fête d’Astarté, et le Dimanche comme jour d’adoration du soleil bien avant la venue du Seigneur.

    L’Église apostate, la fausse Église, a tout simplement adopté ces fêtes païennes parmi ses pratiques et les a rendues obligatoires dans tout l’Empire Romain par l’intermédiaire du gouvernement civil en 315 quand ce Christianisme devint Religion d’Etat.

    Pour mémoire, c’est le prédécesseur de Constantin, Aurélien qui proclama l’anniversaire du soleil invaincu / Natalis solis invicti le 25 Décembre 274 !

              En fait, le premier à obliger l’adoration le dimanche n’a pas été le pape mais Constantin, l’Empereur de Rome !

    Et les décrets de ce Concile précisaient que non seulement les Chrétiens ne devaient pas judaïser en se reposant le Shabbat, mais qu’en cas de désobéissance ils seraient punis de mort !

    Même les protestants avec Martin Luther, leur « leader » croyaient en l’observance du Shabbat du 7ème jour et l’observaient ; mais il ne le prescrit dans ses articles sur la foi à ses fidèles, sauf dans sa thèse originale où il est mentionné. Luther préconisait l’observance du Sabbat du 7ème jour, mais ses collègues s’y sont opposés en prétextant que c’était une doctrine impopulaire qui aurait tendance à repousser les supporteurs de la Réforme qui « n’étaient pas aussi pieux qu’ils auraient dû l’être ».

              Voilà simplement ce que fit Constantin et voilà simplement à qui obéissent encore trop de Chrétiens !

              Voilà, ce que signifie changer les « Temps et la Loi ». 

    Luther préconisait l’observance du Sabbat du 7ème jour, mais ses collègues s’y sont opposés en prétextant que c’était une doctrine impopulaire qui aurait tendance à repousser les supporteurs de la Réforme qui « n’étaient pas aussi pieux qu’ils auraient dû l’être ».

    Devons-nous obéir à l’autorité de la Parole de D.ieu, du D.ieu d’Israël, ou à celle de la parole d’un homme,  antisémite de surcroît ?

    Voilà le mensonge, voilà la fiction, voilà l’œuvre du Père du Mensonge, le dieu de ce Siècle, Lucifer, l’Astre Brillant, le Fils de l’Aurore.

              On décrète comme cela que les 4000 ans de conduite par l’Eternel depuis Abraham, Isaac, Jacob devenu Israël puis Moïse et le don de la Torah, les prophètes et jusqu’à Yeshoua et les apôtres, cela est nul et non avenu !

    Yeshoua a gardé la Torah et le Shabbat, les apôtres aussi, les disciples aussi, les disciples non Juifs des premiers siècles aussi, mais ensuite il y a eu Constantin, Nicée, Laodicée ?

    Alors mes Frères, vous qui avez répondu présents à ce Rendez-Vous Saint de Souccot, vous qui semblez être plus matures que d’autres, je voudrais poser une question :

              Pourquoi de bons croyants, issus des nations, aimant le vrai D.ieu, le vrai Messie, même pour certains aimant Israël et les Juifs et conscients de l’élection et de la vocation de ce peuple, pourquoi ces disciples de Yeshoua, pourquoi n’ont-ils encore pas décelé le mensonge ?

              Oui, pourquoi continuent-ils plus ou moins inconsciemment ou non à flirter avec le Dimanche et pourquoi ignorent-ils inconsciemment ou nontout ce qui concerne le Saint Shabbat ?

              Eux qui connaissent l’Ecriture, pourquoi préfèrent-ils obéir à l’homme plutôt qu’à D.ieu ? 

    On me reproche souvent de vouloir « judaïser » les Chrétiens : dire que le Shabbat doit être observé par tous, et c’est ce que je dis et affirme, ce n’est pas vouloir « judaïser », mais c’est vouloir authentifier leur greffe sur Israël, alors, c’est peut-être vouloir les« israéliser », et là, je suis d’accord  !

    Beaucoup de nos frères et amis des nations sont conscients de ces choses révélées, concernant le Shabbat, les Saintes Convocations, mais « n’osent pas » faire le pas décisif.

    Celles et ceux parmi les Chrétiens qui accusent les Juifs Messianiques de vouloir les« judaïser » ne veulent pas comprendre le contexte d’Actes 15 ou de l’épître aux Galates qui ne traitent que du problème de la circoncision.

    « Judaïser » ne s’applique pas davantage lorsque les Juifs Messianiques affirment aux Chrétiens, et c’est toujours mon cas, qu’ils leur faut respecter le Saint Shabbat et toutes les Fêtes de l’Eternel, plutôt que d’autres fêtes comme Noël, les Pâques dites « chrétiennes » la « Sainte Cène », etc…

    Frères et sœurs, vous aimez D.ieu, alors obéissez à D.ieu, plutôt qu’aux hommes, et observez le Shabbat :

              « C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de D.ieu et la foi en Yeshoua. » (Apo. 14 : 12)

    Israël est le pilier choisi par D.ieu pour Son plan de Salut, et si les gens des nations veulent recevoir ce même Salut, ils doivent s’attacher à Israël par Yeshoua : le Shabbat est le pilier central pour Israël : il doit l’être aussi pour les Gentils greffés sur Israël. La Grâce ne peut avoir aucun effet sans la Loi, et la Loi ne peut être mise en pratique que parce que la Grâce de D.ieu est présente.

    Le Shabbat est le guide spirituel pour tous les peuples car il est antérieur à l’existence même d’Israël et les Juifs croyant en Yeshoua écoutent leur Messie et le regardent lorsqu’il proclame qu’il est le Baal, le Maître, le Seigneur, l’Epoux du Shabbat (Marc 2 : 28).

    Déjà au 2ème siècle Justin Martyr reconnaît que le Christianisme repose sur une philosophie et une théologie païennes et explique comment les pratiques dites chrétiennes sont en fait basées sur les rites en faveur du dieu Mithra, divinité perse qui se confond avec le dieu soleil  Shamash.

    Ce sont les hommes qui ont décidé et institué le Dimanche comme jour d’adoration et de sanctification lors du Concile de Trente où de sa propre autorité l’Eglise Romaine a comme par magie, transféré le pouvoir du Shabbat au Dimanche en l’appelant le « Jour du Seigneur » !

    Le Concile Vatican II rappelle d’ailleurs avec force : 

              « Selon la tradition apostolique, dont l’origine remonte jusqu’au jour même de la résurrection du Christ, l’Eglise célèbre le mystère pascal chaque 8ème jour, qui est nommé à juste titre Jour du Seigneur ou Jour Dominical. »(je pose la question : de quels apôtres s’agit-il ? Sûrement pas de ceux dont parle le Livre des Actes des Apôtres !)

    C’est en effet pour dénigrer le 4ème commandement du Shabbat que certains avancent la vision de Jean à Patmos prétendant que c’est un Dimanche qu’il eut cette vision quand il déclare dans le Livre de la Révélation :

              « Je fus ravi en esprit au Jour du Seigneur ».

    Mais le jour du Seigneur qui n’est ni le Dimanche ni le Shabbat est un jour redoutable et terrible, un jour de jugement selon les prophètes et Jean précise :

              « Car le grand jour de Sa colère est venu » (6 : 17)

     et Pierre, à la Pentecôte, précise :

              « Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang avant l’arrivée du Jour du Seigneur. » (Actes 2 : 20)

    Ce que les Ecritures appellent le jour du Seigneur, et les prophètes en particulier, c’est un jour terrible, un jour de jugement redoutable qui aura lieu quand le Messie  reviendra avec les anges de puissance pour juger et châtier.

              Le Dimanche n’est rien d’autre que l’institution d’une loi antisémite, anti-juive, anti-Torah imposée par des païens ayant l’apparence de la piété, et les croyants authentiques se doivent de ne pas respecter ce jour comme Jour de l’Adoration de D.ieu, car D.ieu nous a fixé un autre rendez-vous pour cela !

    Ce n’est pas le fruit du hasard si cela s’est produit quand la Sainte Eglise devenait religion d’Etat du Saint Empire Romain !

    Cela a pu se produire à cette époque car le nombre de ceux qui croyaient devenait plus grand issu du paganisme qu’issu du Judaïsme et la finesse magistrale de cette église romaine, c’est d’avoir fait une savante cuisine entre les jours et dates des fêtes païennes en les maquillant à la sauce chrétienne.

    En rejetant la Torah, ce Christianisme-là rejetait Moïse, rejetait Celui Qui avait choisi et envoyé Moïse, rejetait celui dont parlait Moïse, au profit de l’adoption d’un jour qui correspondait à la célébration du dieu soleil chez les peuples païens dont faisaient partie les Romains.

    Cette Eglise fera de même avec la Pâque de l’Eternel, et inventera des Noël, et autres fêtes venant tout droit du calendrier des faux dieux païens, avec des jours autres que ceux de D.ieu, Lundi, M, M, J, V, S, D au lieu de jour 1er, jour 2ème, etc… ?

    Concernant le Shabbat, l’Eglise Romaine s’est autoproclamée être le Nouvel Israël, elle a fait du Dimanche, le « vrai » Shabbat de la nouvelle Création, l’affublant à ses yeux de toutes les caractéristiques de sainteté de ce Yom Kodesh !

    En réalité, on a « pris » tout ce qui caractérise le Shabbat du 7ème jour, Shabbat l’Adonaï, le Shabbat de l’Eternelle jour d’adoration du Père, et on l’a vidé pour en remplir le 1er jour, et en faire le Shabbat du Fils.

    A ceux qui rejettent la Loi mosaïque, ou plutôt la Loi de D.ieu transmise par Moïse, on peut faire le même reproche que Yeshoua fit à certains Juifs. (Jean 5 : 45)

    C’est comme si le Fils avait dépouillé le Père en s’octroyant ce qui appartient au Père !

    Malheureusement, les hommes l’ont fait, le Christianisme l’a fait, mais le Fils, lui, parfaitement soumis et respectueux du Père, ne l’a pas fait, non, Yeshoua ne l’a pas fait !

    On appelle cela du vol ou de la spoliation. 

    C’est pourquoi, plutôt que d’obéir à D.ieu en se greffant sur Israël « contrairement à leur nature » (Romains 11 : 4), en préférant adapter les choses de D.ieu aux choses des hommes, ces faux-vrais Chrétiens païens ont connu très vite une forte expansion et un succès grandissant, par une séduction et une persuasion héritées d’un esprit de« malignité ».

    Et vous aurez alors compris aussi pourquoi ce nouvel Evangile était un véritable obstacle pour les Juifs : Jean ne dit-il pas que les disciples de Yeshoua « doivent marcher aussi comme le Messie a marché lui-même » (1 Jean 2 : 6) ?

              Si  le  Shabbat  a  été  fait pour l’homme, pourquoi ne pas respecter le Shabbat ?Alors, « dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres et quiconque aime et pratique le mensonge ! » (Révélation 22 : 15)

    A ce stade et avant de conclure, que chacun commence à se poser la bonne et la vraie question :

    Alors ! Shabbat  ou  Dimanche ?

    Certains, pensent qu’en observant les deux jours, D.ieu ne pourra rien leur reprocher.

    Mes amis si nous calculons les choses ainsi, un jour viendra et il est peut-être déjà venu pour certains de s’entendre dire : « pene, pene, tekel oufarsin  /  pesé, pesé, compté, divisé ! » 

    Savez-vous qu’au  dernier jour, ce n’est ni D.ieu, ni Yeshoua ni l’Esprit qui nous jugeront, mais la Parole de D.ieu ?

    Si l'E.ternel s’est donné la peine d’écrire de Sa propre main la Loi, afin qu’elle nous parvienne jusqu’à nos jours, il y a une raison à cela.

              Non !L’observance  du Dimanche  n’a  rien  à voir, ni  avec  un commandement divin, ni avec une tradition des Juifs, ni avec celle des premiers Juifs Messianiques, pas davantage avec celle des premiers Chrétiens d’origine païenne !

    Il s’agit bien davantage d’une tromperie, d’une imposture d’un système anti-D.ieu représenté par quelques hommes de tradition romaine anti-sémite et polythéiste.

    Il est temps pour chacun de se méfier des contestataires de la parole de D.ieu écrite, car : « Malheur à qui conteste avec son Créateur, vase parmi les vases de terre » ! (Isaïe 45 : 9)

    Le mot hébreu satan, est justement traduit par contestataire, accusateur !  Et attention, il nous faut reconnaître sa voix !

    « D.ieu a-t-Il réellement dit ? », nous connaissons tous cette belle parole lénifiante, et comme nous sommes bien complaisants avec nous-mêmes ! 

    A chacun de reconnaître cette voix, Yeshoua, lui, la reconnut lorsqu’elle le tenta à sa sortie du désert, il lui résista, il la combattit, et elle s’éloigna loin de lui : faisons donc de même.

              Alors non, célébrer et Shabbat et Dimanche, non, car on ne peut servir deux maîtres à la fois car, comme dirait le prophète Elie, si c’est D.ieu qui est l’Eternel, allez vers D.ieu, si c’est Baal, allez vers Baal !

    Et l’on prendra des paroles de l’apôtre Paul, en Français bien sûr, et on en fera Parole de D.ieu !

    Certains prétendent la fin du Shabbat remplacé par le Dimanche en citant les écrits de l’apôtre Paul : nous allons donc prendre quelques uns de ces textes pour mieux comprendre ce que Paul veut réellement dire.

    -            Romains 14 : 1-6

    Dans le texte de Paul aux Romains que nous allons lire ci-dessous, (14 : 1-6), l’apôtre s’adresse à des croyants issus pour la plupart du paganisme et qui n’ont pas encore une bonne connaissance de la Parole et qui ne sont pas enseignés régulièrement par un responsable.

    On peut aisément déduire qu’ils n’ont pas de pasteur ou rabbin à leur tête car, si tel avait été le cas, Paul les aurait nommés comme il le fait dans d’autres épîtres ou se serait adressé à l’église ou aux ministères : (1 et 2 Corinthiens 1 : 1, Galates 1 : 2, Philippiens 1 : 2, 1 et 2 Thessaloniciens).

    Dans ce texte, il nous est dit que certains de ces Chrétiens issus du paganisme ne mangeaient pas de viande, que des légumes, ils étaient végétariens.

    Et même si cela n’est pas conforme à la doctrine biblique, Paul conseille de ne pas leur en tenir rigueur car il faut que les forts puissent soutenir les faibles et D.ieu permettra qu’ils parviennent ensuite à la saine connaissance.

    De plus, certains de ces anciens païens conservaient leurs coutumes superstitieuses et considéraient certains jours comme chanceux ayant leur « bonne étoile », et d’autres malchanceux, ayant leur « mauvaise étoile » en accord avec le calendrier astrologique qui accordait aux démons le pouvoir de provoquer la chance ou la malchance.

    Parmi ces nouveaux convertis il y avait un mélange de coutumes païennes associées à la nourriture, certains mangeaient végétarien, s’abstenaient de vin, etc… et étaient influencés par la « bonne ou mauvaise étoile » qui conduisait tel ou tel jour.

               « Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. Tel croit pouvoir manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. 

    Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli. Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? 

    S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir. Tel fait une distinction entre les jours ; tel autre les estime tous égaux. 

    Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. 

               Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grâces à D.ieu; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grâces à D.ieu. » 

    Il existait donc, entre ces nouveaux convertis, des divergences en ce qui concernait la nourriture avec ou sans viande notamment à certains jours de la semaine.

    D’ailleurs cette pratique est restée chez les Catholiques Romains qui ne mangent par de viande le vendredi, par exemple.

    Et c’est tout simplement par attachement et superstition que ces gens continuaient d’appliquer ces coutumes et n’osaient s’en défaire.

    La philosophie de l’Ascétisme et du Stoïcisme étaient répandue dans ce monde à culture gréco-romaine et l’on considérait le plaisir, même sain, comme un péché et il fallait, certains jours de la semaine se mortifier par des privations pour, en quelque sorte se purifier.

    Dans ce passage Paul n’a que cela en pensée et décrit ces deux tendances parmi ces convertis, ceux qui mangeaient de tout et ceux qui ne mangeaient pas de tout.

    Il n’y a donc là aucun rapport avec le respect de la Kashrout biblique ou celui du Saint Shabbat. 

    Ce sont les païens qui avaient eux-mêmes déterminé tel jours gras ou maigres et les nouveaux convertis, mal enseignés et encore un peu faibles dans la foi, restaient attachés à ces prescriptions non bibliques.

    -           Galates 4 : 8-1

    « Autrefois, ne connaissant pas D.ieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature ; mais à présent que vous avez connu D.ieu, ou plutôt que vous avez été connus de D.ieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore ? Vous observez les jours, les mois, les temps et les années !

    Je crains d’avoir inutilement travaillé pour vous. »

    Pour beaucoup, la preuve irréfutable démontrant que Paul était opposé au Shabbat se trouverait dans cette épître, où l’apôtre reprocherait aux Galates d’observer les jours, les mois, les temps et les années, sous entendu, bien sûr, les jours étant ceux du Shabbat et des Fêtes, les mois ceux des célébrations des néoménies, la nouvelle année Rosh Hashanah, etc…

    C’est là encore un raccourci mensonger trop facilement emprunté par beaucoup pour étayer la thèse du Dimanche en lieu et place du Saint Shabbat. qui tord complètement la pensée de Paul.

    Pour bien comprendre les propos de Paul faisons d’abord un petit historique : les habitants de la Galatie étaient originaires de hordes gauloises qui avaient envahi l’Asie Mineure au 3ème siècle avant l’ère actuelle.

    Plus tard, vers 189 avant Yeshoua, Rome envahira cette Galatie mais lui accordera cependant une certaine indépendance.

    En l’an 25 de notre ère, sous le règne de l’Empereur Romain Auguste, la Galatie devint une province romaine.

    Et c’est pourquoi, Paul, de nationalité romaine, ne l’oublions pas, put aller apporter le message de la Bonne Nouvelle du Royaume de D.ieu.

    Quand ces Gaulois envahirent l’Asie Mineure pour fonder la Galatie, ils ne vinrent pas seuls : ils y apportèrent toutes leurs croyances, cultures, traditions, coutumes, superstitions et tous leurs faux dieux.

    Certains furent sensibilisés par le message de l’apôtre et se convertirent, tandis que d’autres le repoussèrent et tentèrent d’influencer dans le mauvais sens les Galates convertis.

    Et c’est dans ce contexte que Paul tient ces propos :

               « Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Evangile. Non pas qu’il y ait un autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile de Christ. (1 : 6-7)

    Le mot grec original traduit par « renverser » a le sens de « pervertir, corrompre, altérer ».

    Influencés par les Galates païens, les Galates convertis avaient gardé encore leurs coutumes gauloises païennes et leurs faux dieux imaginaires : désormais ils devaient abandonner cela et Paul leur reproche de vouloir conserver ou retourner à ces fausses croyances et coutumes.

    Vous voyez, cela n’a strictement rien à voir avec ce que pensent aujourd’hui encore certains Chrétiens qui accusent les Juifs ou les Gentils Messianiques de vouloir retourner sous la Loi, comme ils disent en brandissant ce texte !

    Si autrefois païens, ils observaient toutes sortes de faussetés et adoraient toutes sortes de faux dieux, s’ils se disent désormais être croyants, c’est toute cette fausse observance qu’il leur faut abandonner.

    Les divinités gauloises étaient : Abélio, le dieu guérisseur, Belen (Baal), le dieu soleil,

    Ils observaient également les jours du calendrier astrologique issu du paganisme, et c’est ces jours-là que Paul leur reproche de continuer de respecter :

    -            Lundi                          Lune, reine du ciel

    -            Mardi                         Mars, dieu de la guerre

    -            Mercredi                    Mercure, messager de dieu

    -            Jeudi                          Jupiter, roi des dieux

    -            Vendredi                    Vénus, déesse de l’amour

    -            Samedi                       Saturne, D.ieu des paysans et vignerons

    -            Dimanche                   Jour du soleil

               De même pour les mois :

     

    -           Janvier                        Janus, dieu des dieux

    -           Février                        Mois des expiations en faveur des morts

    -           Mars                            Célébration du dieu de la guerre

    -           Mai                              Célébration de Maïa, mère de Mercure devenue pour certains le mois de Marie, mère de D.ieu !

    Et puis ils observaient les temps comme les Calendes, les Nones, les Ides, les Matronales, les Saturnales, l’Avent.

               C’est cela que Paul leur reproche, rien à voir avec le Shabbat !

               D.ieu, le vrai D.ieu d’Israël n’a pas donné aux jours de la semaine les noms de « ses concurrents »,  Il les a nommé par un chiffre du 1er au 7ème !

     Colossiens 2 : 16

                « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger et du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune ou des Shabbats. »

     En fait Paul s’adresse ici à des Chrétiens d’origine païenne qui étaient jugés par leur entourage pour vouloir abandonner les pratiques païennes et se conformer à l’exemple du Messie ou des apôtres

    Certains Chrétiens, issus du paganisme, étaient jugés parce qu’ils voulaient garder le Shabbat et les fêtes de l’Eternel.

    Du reste l’expression « au sujet de » vient du Grec meros, qui signifie exactement« pour le respect de, pour l’observance de, pour le partage de. »

    Et bien Paul, au contraire, encourage les Chrétiens, ex païens, à garder le Shabbat, les fêtes, le mois nouveau, et ne pas tenir compte des jours où les païens mangeaient gras ou maigre.

    -           1 Corinthiens 5 : 6-8  

    Dans cet autre passage, Paul encourage  les Chrétiens d’origine païenne à célébrer les fêtes, ici celle de la Pâque de l’Eternel et des pains sans levain.

    D’ailleurs, en disant « que personne ne vous juge », Paul confirme que l’église de Colosse garde les fêtes et le Shabbat !

    Ils étaient critiqués et jugés par leur entourage païen parce qu’ils voulaient, en tant que Chrétiens authentiquement greffés, respecter les convocations saintes de l’Eternel.

    Que les Chrétiens aient aussi des traditions, c’est normal, mais à condition que cela ne s’oppose pas et ne torde pas les Ecritures Saintes, et à condition qu’ils ne les instaurent pas en dogme, en règle, en loi.

    Sinon, la remarque de Yeshoua à certains Pharisiens est aussi pour eux :

    « Vous anéantissez fort bien le commandement de D.ieu pour garder votre tradition. »(Marc 7 : 9)

    Conclusion

    Gardons fermement en mémoire vivante que le Shabbat est un signe d’alliance entre D.ieu et Son peuple, or que je sache, il n’y a pas deux peuples mais bien un seul, le peuple d’Israël auquel, au temps de la Grâce lui a été adjoint l’église des nations, et ce signe doit durer à perpétuité.

    JYH
    6/07/2012
    D'après: Lettre à l'Epouse (Claude-Haïm Bitoun)

     (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)

    Cours élémentaire de compréhension des "Ecritures" pour les esclaves des doctrines antisémites et anti-shabbat: (Part 1)

     

    SUITE ET FIN:

    Par Phare Ouest Casher dans "Les Ecritures" et "l'antisémitisme" (19) le 6 Juillet 2012 à 18:34

     

     Permettez-moi de vous lire un texte d’un frère et ami, le Pasteur DECARIS proclamant avec force et vérité en s’opposant au Pasteur Thomas BRESS : 

               « Que nous le voulions ou non, nous sommes, frère Thomas, les descendants d’Israël par la foi en ce Juif qui nous a réconciliés par le sang de sa Croix. J’ai acquis le droit de cité en Israël, je ne suis plus étranger aux Alliances de la Promesse. Je suis enté sur l’Olivier Franc d’Israël, participant comme eux de la même racine.  Son histoire du salut est mon histoire. Le Shabbat de l'Eternel est mon Shabbat. Les sept fêtes de l'Eternel sont mes fêtes.  Elles ne sont pas le facteur de mon salut, mais l’évocation du combat des hommes et des femmes de D.ieu qui déposèrent dans nos mains le Saint livre, la Parole Vivante et Permanente de D.ieu. »

     Le Shabbat millénaire arrive bientôt et là, le satan n’aura plus la possibilité de tromper et séduire.

    La foi basée sur l’observance du Dimanche est greffée sur des racines païennes gréco-romaines, et nous savons que Grecs et Romains (dont l’empire se reconstitue aujourd’hui) ont été les ennemis jurés du peuple de D.ieu et donc de D.ieu.

    Comme l’ont proclamé des hommes de D.ieu Chrétiens, des Wesley, Finney, Moody, opposés au Dimanche en tant que jour destituant et remplaçant le Shabbat, prenons à l’image du fils prodigue des résolutions, des engagements et agissons.

               Le Shabbat de l’Eternel nous conduit dans le vrai repos nous préparant à la Vie Eternelle, le Dimanche de l’homme nous amène dans un repos trompeur, celui de la mort éternelle !

    Adorons, louons et servons D.ieu tous les 6 jours de la semaine, mais arrêtons-nous tout particulièrement comme D.ieu nous le demande, le 7ème jour : en acceptant ainsi le rythme de la semaine fondée sur le récit de la Création, on accepte implicitement et naturellement le dogme du Créateur.

    L’Ecriture Sainte dans le livre de l’Apocalypse, invite les Saints, les vrais croyants, vous et moi mes frères, à persévérer c'est-à-dire à endurer en gardant les commandements de D.ieu et la foi en Yeshoua. (14 : 12)

               Or, ni D.ieu, ni Yeshoua n’ont parlé d’un autre Jour Saint à respecter, à honorer, à garder que celui du Yom Kodesh de Shabbat l’Adonaï !

     Et, dans ce même livre, il nous est dit que la malédiction et la condamnation éternelle sont pour ceux qui rajoutent ou enlèvent quoi que ce soit du Saint Livre.

    D.ieu disait déjà la même chose au temps de Moïse et que je sache il n’y a en Lui ni changement ni ombre de variation : il faut choisir, il ne faut plus endurcir son cœur.

    Oui, il nous faut observer les jours, les dates, les temps, les mois, les années, et même les semaines.

    En Hébreu, le mot semaine se dit shavouâet ce mot est le synonyme de l’expressionprêter serment : dans la semaine biblique, les six 1ers  jours de la semaine avec la créature tov meôd - très bonne, de ce jour, l’homme, prête serment d’accomplir le 7ème, le Shabbat : c’est l’engagement de terminer le cycle divin.

                Alors ! Que faire ? Shabbat ou Dimanche, et pour les petits malins qui disent Shabbat et Dimanche, écoutons la suite du discours comme dirait le roi Salomon !

    J’invite les Chrétiens, issus du paganisme, mes frères dans la foi, ceux qui font de la Bible, l’unique référence comme Parole de D.ieu, de s’éloigner du système pagano-romain et de venir «prendre leur frère aîné le Juif par le pan (il s’agit des franges, lestzitziot) de son vêtement », pour désormais, ensemble, ne célébrer que le Shabbat de l’Eternel, au 7ème jour de la semaine biblique, du vendredi à la tombée de la nuit au samedi à la tombée de la nuit.

    D.ieu par la bouche d’Isaïe le prophète nous informe, nous tous qui attendons le retour du Seigneur :

    « Qu’à chaque nouvelle lune et à chaque shabbat, toute chair viendra se prosterner devant Moi, dit l'E.ternel ».

    Comment ce D.ieu Qui ne change pas, pourrait-Il avoir supprimé le Shabbat avec la venue de Son Fils, alors que durant les 1000 ans où le diable sera lié et où Yeshoua Son Fils règnera, tout homme devra le respecter ?

    Il n’est pas question seulement des Juifs ou des Chrétiens mais de toute chair, comme à l’époque du jardin d’Eden : oui, le Shabbat a bien été fait pour l’homme !

    Combien de Chrétiens, frères et sœurs se font l’idée véritable de ce que représente le Saint Shabbat comme symbole de l’Etablissement du Repos Millénaire et du Royaume Messianique, alors que l’ennemi de nos âmes sera lié et alors que l’humanité connaîtra le repos du péché ?

               Vous maintenant, vous le savez, alors dites-le aux autres et n’attendez pas le retour du Messie pour observer ce Saint Commandement, mais respectez-le dès à présent car observer le Shabbat chaque semaine c’est aussi préparer pour soi-même cette période de félicité à venir !

               Vous maintenant, vous savez qu’un Juif est venu parmi vous, qu’il a tenté de vous faire connaître la Parole de D.ieu fidèlement en étant le plus proche possible de son sens initial : cet enseignement n’est pas celui qui est le plus répandu, vous en conviendrez bien.

               Pourtant, Vous maintenant, vous connaissez la Vérité et vous serez jugés par D.ieu selon ce que vous ferez de cette connaissance : vous allez devoir choisir entre l’obéissance et la rébellion !

               Pour Vous maintenant,  il  va vous falloir choisir entre les voies DIVINES et les voies HUMAINES faussement appelées « chrétiennes », vous ne pouvez pas vivre désormais dans le statu quo sans rien faire.

               Vous maintenant, écoutez-moi encore une dernière fois : je vous ai parlé de la part de D.ieu, j’en suis certain.

               Ne rejetez pas d’emblée toutes les paroles que vous avez entendues, « consultez le Livre » !

               Il aurait peut-être mieux valu que vous ne participiez pas à ce Rendez-Vous de Souccot, mais parce que D.ieu vous aime et parce qu’Il ne supporte plus que vous restiez dans le mensonge qu’on vous vous a imposé, Il a permis que vous soyez là pour entendre.

               Pour ma part, moi j’ai obéi à D.ieu, j’ai accompli Sa mission, je vous ai proclamé la vérité avec force et autorité : à présent, « je me lave les mains », ma responsabilité n’est plus engagée, elle s’arrête là où la vôtre commence !  

               Qu’on le veuille ou non, l’œuvre divine avance au travers d’un« petit troupeau », persécuté, méprisé par le monde, et même le monde des croyants, mais il avance : alors une question, et si dans ce petit troupeau, cette Epouse si vous préférez, D.ieu voulait vous engager ?

               Oui, cette Epouse du Seigneur, la vraie, celle qui est sainte, sans tâche et irrépréhensible, est composée d’hommes et de femmes qui, comme des soldats, ne s’embarrassent pas des affaires de la vie mais obéissent aux ordres de leur chef.

               Pour ma part je n’ai qu’un seul chef, l'E.ternel des Armées et je n’obéis qu’à Ses ordres : à mon retour chez moi je serai convoqué par ce chef, et malheur à moi si je n’ai pas tout dit de ce qu’Il m’avait ordonné de dire en terre antiboise !

               J’ai obéi, je suis venu, je vous ai partagé le fardeau de mon cœur pour 2 raisons essentielles :

    -           d’abord parce que j’aime D.ieu et parce que j’ai la crainte de D.ieu et que je ne veux pas Le décevoir,

    -           ensuite parce que je vous aime, et parce que je voulais partager avec vous ce merveilleux cadeau du Shabbat.

               Peut-être nous ne nous reverrons plus, D.ieu Seul le sait, peut-être m’oublierez-vous, peut-être rejetterez-vous les paroles que vous avez entendues de moi, mais écoutez ceci :

               Vous maintenant, oubliez-moi, oubliez le rabbin messianique Claude-Haïm BITOUN, oubliez même ses paroles, mais de grâce,

               N’oubliez pas, n’oubliez plus Sa Parole et obéissez à D.ieu et ce Livre Saint, vous montrera comme il nous l’a montré à nous premièrement, le Peuple du  Livre, les Juifs et comme il l’a montré à d’autres, issus des nations, combien les Vérités de cette Paroles et les Grandeurs de la Sainteté du Jour du Shabbat de l'E.ternel sont détentrices de grandes bénédictions.

               Oui, le Shabbat est le chemin et le signe de l'Eternel, celui de la foi authentique juive et judéo-chrétienne et qu’à ce titre il nous attache à D.ieu Seul.  

    Tout le reste n’est que vanité, il n’y a aucun fondement biblique à l’observance du Dimanche en lieu et place du Jour Saint du Shabbat !

               « Il y eut un soir, il y eut un matin » : avez-vous remarqué que pour les 6 premiers jours de la Création il est écrit : « il y eut un soir, il y eut un matin », mais pas pour le 7ème jour, le jour du Shabbat ?

               Ce jour n’est pas encore terminé, il est la clef de la Lumière Divine pour celui qui l’honore et l’observe.

     Lettre à l'Epouse (Claude-Haïm Bitoun) 

     

     

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  • SITE EN MAINTENANCE

    Lorsque l’on parle d’observer les lois de Dieu, il est un constat : beaucoup de croyants du monde chrétien s’opposent farouchement, résistent et aiment brandir un verset tiré de l’épître de Paul aux colossiens, en vue de se dédouaner de certaines ordonnances de la Torah :

    « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. » (colossiens 2.16).

    Ce verset est couramment utilisé dans le monde protestant évangélique pour notamment justifier l’abolition pure et simple 4ème commandement de Dieu (Shabbat), des fêtes de l’Eternel et de la cacherout.

    Que personne ne vous juge, soyez libre de transgresser la Torah ! Vraiment ?

    Utilisant ce verset de colossiens 2.16, plusieurs verraient ici la preuve que Paul inciterait à ne plus suivre les fêtes de l’Eternel ou les prescriptions alimentaires et que nul ne devrait les juger pour cela. Selon ces enseignants qui ont « pignons sur rue », les chrétiens seraient donc libre de déclarer plusieurs lois divines abolies, et de les transgresser en raison de leur vétusté.

    En réalité, une telle affirmation ne prend pas en compte la pensée juive de Paul, ni le contexte de l’époque et encore moins le fait que la traduction est mauvaise, induisant d’autant plus les chrétiens en erreur comme nous allons ici le démontrer.

    Cette étude tentera donc de réparer cette grande erreur d’interprétation commise dans une partie du christianisme, une erreur qui conduit tout de même des millions de croyants à abolir et à retrancher plusieurs lois de Dieu précieuses et importantes, ce qui est loin d’être négligeable ainsi que nous le rappelle les sages d’Israël en conformité avec l’interdiction de retrancher quoi que ce soit de la Torah parfaite de Dieu :

    « Il ne faut pas considérer la petitesse de la faute commise mais la grandeur de Celui qui l’a l’interdite. » (Rabbi Yonah de gérone) 

    Comme nous l’avons déjà vu et démontré dans bien des articles sur ce site, Paul observait la Loi de Dieu et enseignait à l’observer, il serait donc inconcevable qu’il ait soudainement enseigné à négliger la Torah parfaite de Dieu, Torah au sujet de laquelle David écrit :

    « Tous tes commandements sont la vérité. » (Psaumes 119.151) 

    Mépriser les lois de Dieu fait précisément parti du principal reproche que n’avaient de cesse de marteler les prophètes aux oreilles du peuple de Dieu, dès le matin et aujourd’hui encore :

    « ils n’ont point été attentifs à mes paroles, Ils ont méprisé ma loi (Torah). » (Jérémie 6.19) 

    En tant que juif élevé au pied de Gamaliel, étant versé dans les Écritures, il est impossible que Paul enseigne à abolir et à abandonner le moindre commandement de Loi de Dieu, lui-même connaissant très bien les grandes bénédictions qu’il y a dans l’observation de la Torah.

    Si Paul met toute sa joie et son espérance dans la révélation glorieuse du Messie au point de considérer ses propres mérites personnels et « ses diplômes théologiques » comme de la boue, jamais cela ne signifie pour autant qu’il néglige la Loi de Dieu, bien au contraire. 

    A ceux qui continuent de penser à tort que Paul enseignerait à ne pas observer la loi de Dieu, ou à ne pas observer certaines lois, Paul leur répond directement : « ils ne sauraient prouver ce dont ils m’accusent maintenant. Je t’avoue bien que je sers le Dieu de mes pères selon la voie qu’ils appellent une secte, croyant tout ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes ». (Actes 24.13) : L’Écriture ne saurait être plus claire. De plus, les compagnons d’œuvres de Paul ne lui ont-il pas dit en réponse aux fausses rumeurs qui circulaient à son sujet : « ce qu’ils ont entendu dire sur ton compte est faux, toi aussi tu te conduis en observateur de la loi. » (Actes 21.24).

    Problème de contexte et de traduction 

    Que personne ne vous juge, soyez libre de transgresser la Torah ! Vraiment ?

    Regardons maintenant le contexte de l’époque : les colossiens étaient majoritairement des païens fraîchement convertis au Dieu d’Israël et vivant encore dans un environnement païen. Etant instruit dans les voies de Dieu par l’étude de la Torah et les enseignements qu’ils recevaient, les colossiens se mettaient progressivement à observer la cacherout, les fêtes et le Shabbat de l’Eternel. Ainsi, Paul exhorte ici les colossiens à ne pas se laisser juger par les païens au sujet de leur nouvelle pratique. En substance, il dit aux saints : « Que personne ne vous juge sur votre Sainteté. Car toutes ces choses sont bonnes et importantes : Elles sont L’ombre des choses à venir dont Le Corps est le Machia’h (Messie). » 

    Un dernier point important : la traduction est erronée ce qui n’est pas sans rappeler le célèbre dicton : « traduire c’est trahir »

    Voici la mauvaise traduction avec les mots problématiques soulignés : 

    « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. ».

    Concernant le mot traduit en français par « c’était », le simple fait d’utiliser un temps au passé pourrait faire penser au lecteur que Paul parle de choses passées et révolues et comme n’étant plus d’actualité. Or le grec est clair : c’est le mot « ESTI » qui est utilisé. Dans tous les autres passages bibliques dans lesquels ce mot apparaît, il est bien traduit par « est » qui est un présent. Cela change considérablement la perception. Paul nous fait comprendre que les fêtes ou le Shabbat SONT comme des ombres nous enseignants sur la personne du Messie qui est le corps et un corps, nous le savons, produit une ombre, qui a son importance et son utilité.

    Notons que le mot « ombre » en grec « Skias » est le même mot utilisé pour décrire l’ombre de Pierre, une ombre qui apportait la guérison aux malades lorsque Pierre passait à côté d’eux et les recouvrait de son ombre. Le parallèle est intéressant :

    Loin de disparaître, le Shabbat, les fêtes de l’Éternel, la cacherout et les autres commandements semblables, son telles une ombre nous enseignant sur la personne du Messie et apportant guérison, bénédictions et révélations extraordinaires pour quiconque sait venir se placer en dessous d’elle. 

    C’est bien ce que cherche à nous dire le Rav Asher Brakha, le directeur du Collel Michkenot Yaacov :

    « Le non respect  des commandements se traduit donc par l’éloignement de Dieu et « l’obstruction des conduits » amenant la bénédiction. Précisons qu’HaShem (Dieu), dans son amour incommensurable pour Son peuple, ne lui impose en aucun cas de supporter un fardeau désagréable ; au contraire, il nous propose de vivre sainement, avec joie et dignité. » 

    N’est-il pas dit, dans une prophétie au sujet de la fin des temps :

     

    « Ainsi parle l’Eternel : Observez ce qui est droit, et pratiquez ce qui est juste; Heureux l’homme qui fait cela, Et le fils de l’homme qui y demeure ferme, Gardant le sabbat, pour ne point le profaner (…) Et les étrangers qui s’attacheront à l’Eternel pour le servir, Pour aimer le nom de l’Eternel, Pour être ses serviteurs, Tous ceux qui garderont le sabbat, pour ne point le profaner, Et qui persévéreront dans mon alliance,  Je les amènerai sur ma montagne sainte » (Ésaïe 56)

    Que personne ne vous juge, soyez libre de transgresser la Torah ! Vraiment ?

    Paul prêcherait-il contre ce que Dieu en personne déclare ? Et si c’était le cas, suivriez-vous un homme plutôt que Dieu ? Ou alors, les écrits de Paul ont-ils tout simplement mal été compris ? Comme de nombreuses études sur ce site et ailleurs le démontre, la dernière solution est évidemment à retenir. Paul est un personnage complexe et ses écrits ne le sont pas moins, surtout lorsque les traducteurs projettent leur pensée grec sur des écrits juifs !

    Continuons : le verset se termine ainsi : « c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. »

    Ici aussi, le mot traduit par « mais » donne l’idée d’une opposition alors qu’en vérité, comme nous l’avons vu, il n’y a aucune opposition entre la Loi de Dieu, l’enseignement de Paul et du Messie.

    Il suffit de regarder le lexique grec du téhologien STRONG pour se rendre compte que le mot grec « de » traduit par « mais » possède près de 7 sens différents : seulement DEUX de ces sens décrivent une idée d’opposition : « Mais, néanmoins »

    Les 5 autres traductions possibles ne laissent place à aucune opposition et correspondent bien mieux au contexte et à la pensée juive : « de plus, et, maintenant, alors, aussi »

    On pourrait alors paraphraser Paul de la sorte : « Que personne donc ne vous juge au sujet de votre nouvelle vie, de votre observation des commandements de Dieu et de votre façon de vivre sainement selon la Torah : toutes ces choses précieuses et agréables à Dieu sont comme l’ombre des choses à venir et le corps est le Messie. » (colossiens 2.16).

    Il nous faut également comprendre qu’à l’époque de Paul, certains païens habitués à leurs coutumes païennes et non désireux de s’en détacher, qu’ils soient convertis ou non, critiquaient et jugeaient plusieurs de leurs frères ou amis qu’ils voyaient obéir à Dieu en cessant les coutumes païennes pour observer les lois parfaites de Dieu telles que le Shabbat, les fêtes, la cacherout. Aujourd’hui encore, c’est précisément ce que nous voyons encore dans une partie du monde croyant. Face à tous ces jugements et toutes ces critiques méchantes, Paul déclarera dans sa lettre : « Que personnes ne vous juge » !

    Manger impur génère et participe à l’impureté. Transgresser le Shabbat rapproche de l’idolâtrie et découle d’un mauvais désir contraire à la volonté de Dieu et ainsi, on comprend bien mieux pourquoi Paul, dans la même lettre aux colossiens, insistera encore et encore et invitera les convertis à Dieu à quitter toutes ces choses païennes dans lesquelles ils marchaient autrefois (nourriture impropre, semaine non sanctifié par le shabbat etc,) :

    « Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. » (Colossiens 3 : 5-7)

    Rendez-vous compte de la folie de la situation : la fausse doctrine de l’abolition de la loi est tellement bien ancrée dans les consciences, certains enseignements ont tellement été tordus, falsifiés et éloignés de leur sens véritable, que beaucoup de chrétiens n’osent pas observer la loi de Dieu de peur d’être rejeté par leur communauté, de se mettre sous la malédiction et la condamnation de la Loi alors que c’est précisément le contraire qui est vrai : observer la loi de Dieu restaure l’âme (psaumes 1), apporte la bénédiction et participe à la justification par la foi au travers de la sanctification qui en découle.

    Pour ceux qui ont le désir de suivre cette voie étroite mais vertueuse, ils seront bien souvent découragés par leurs propres frères et soeurs : Que L’Esprit de l’Éternel leur donne le courage de ne pas fléchir les genoux devant un autre que Celui qui siège dans les cieux car grande sera leur récompense pour avoir été fidèle à Dieu.

     

    Conclusion : aller chercher le mal à sa racine 

    Que personne ne vous juge, soyez libre de transgresser la Torah ! Vraiment ?

    Mais comment est-il possible que des chrétiens proclamant marcher par l’Esprit en soit arrivé à faire dire à l’Écriture l’inverse de ce qu’elle dit réellement et à persister dans ces voies de mensonges ?

    David H. Stern, un théologien juif ayant reçu Le Messie Yéshoua(Jésus) dans son coeur en 1972, nous donne un bon début de réponse. David H Stern est en outre diplômé d’une maîtrise de théologie du Séminaire de Théologie Fuller (American University Judaïca). L’extrait qui suit est issue de son ouvrage « le nouveau testament, un livre juif », livre pourtant disponible dans de nombreuses librairies (voir le lien dans la rubrique « Livres » du site: http://www.rencontrerdieu.com/livres).

    L’agréable CV de David H. Stern lui confère un certain crédit sur de tels sujets, et bien qu’un CV ne soit pas gage de vérité, son analyse vaut vraiment le détour. Il dit :

    « Malheureusement quasiment toutes les traductions du Nouveau Testament, et il y en a des centaines, présentent le message de la bonne nouvelle dans un cadre culturel, théologique et linguistique Pagano-chrétien. » 

    « Quand aux lecteurs de ces traductions, ils acquièrent des attitudes et une pensée qui sont étrangères au judaïsme. Ainsi, le christianisme, dans sa manière de se présenter, a induit une perception négatif de l’Évangile. L’aliénation causée par la plupart des traductions du Nouveau Testament semble jouer un rôle majeur. À cause d’ornement d’origine Pagano-chrétienne et de fondation théologique anti-juive, un grand nombre de juifs voit le Nouveau Testament comme un livre païen, concernant un dieu païen. Le Jésus qui est dépeint semble n’avoir aucun rapport avec la vie juive. Par conséquent, cela devient difficile pour un juif de faire l’expérience du Messie tel qu’il est réellement, à savoir l’ami de n’importe quel Juif qui lui ouvre son coeur. Certaines expressions du nouveau testament n’ont aucun sens, à moins qu’à travers le grec, le lecteur puisse identifier les expressions hébraïques sous-jacentes. » 

    Pour terminer, voici un complément intéressant de Robert Heidler dans son livre « l’Eglise messianique se lève »(voir rubrique « Livres » pour vous le procurer : http://www.rencontrerdieu.com/livres/)

    Au temps de Yeshoua, la loi du shabbat avait été pervertie. Les pharisiens avaient détourné ce merveilleux don de Dieu en un fardeau légaliste. Ils surveillaient les gens tout au long de ce jour, condamnant toute personne qui violerait leurs règles rigides qui interdisaient toutes activités. 

    Une grande partie de l’enseignement du Nouveau Testament a pour but de restaurer le shabbat selon l’intention originale de Dieu. Colossiens 2.16 résume l’enseignement du Nouveau Testament sur le shabbat en disant : « Que personne ne vous juge… au sujet des Shabbat ». 

    Certains, en lisant ce verset, en ont déduit que ce n’était plus pour aujourd’hui ; que nous ne devions plus observer le Shabbat. 

    Mais ce n’est pas ce que ce verset dit. Colossiens 2.16 ne dis pas : « n’observez pas le Shabbat. » Il dit : « Ne nous jugez pas les uns les autres sur comment vous observez le Shabbat. ». Ce verset interdit une observance pharisienne du Shabbat. Il rend au Shabbat l’intention originelle de Dieu : être reçu comme un don gracieux de Dieu. 

    Il est clair et évident que l’Église primitive observait le shabbat régulièrement. Origène (185-254) écrivit : « après la célébration de la Pâques, on célèbre le shabbat, et il est approprié pour quiconque est juste parmi les saints d’observer également les célébrations du Shabbat. » 

    « Il y a donc un repos de shabbat réservé au peuple de Dieu. » (Hébreux 4.9). 

    Les constitutions apostoliques, écrites au troisième ou au quatrième siècle, déclare : « vous devez observer le shabbat, à cause de celui qui s’arrêta après avoir créé l’univers. » 

    Prière : Que l’Esprit de Vérité du seul vrai Dieu puisse amener le plus grand nombre de ses enfants à la repentance, qu’il puisse faire tomber les écailles de nos yeux afin que l’on revienne à l’entièreté de Sa Parole et de Sa Loi parfaite, que l’on soit digne de l’appel qu’il a posé sur nos vies afin d’être propres et irrépréhensibles devant Sa face lorsqu’il paraîtra dans peu de temps, avec les anges de sa puissance, pour rendre à chacun selon Ses oeuvres. Amen !

     

    Une étude de Thomas 

    Source: http://www.rencontrerdieu.com/project/que-personne-ne-vous-juge-au-sujet-du-manger-ou-du-boire-dune-fete-des-shabbats-explications/

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  • Est-ce que l'épître aux Hébreux dit que les chrétiens doivent continuer à se reposer jour du sabbat ? Que signifie au juste le mot grec sabbatismos  ?

    On  s'interroge  parfois  sur  la  signification  de  Hébreux 4:9  où  il est écrit : « Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu ». On s'interroge sur la signification du mot grec sabbatismos ; traduit en français par repos ou repos de sabbat ou repos sabbatique selon les versions.

    Un repos physique

    L'auteur de l'Épître aux Hébreux se sert, de plusieurs manières, de l'idée de repos dans les chapitres 3 et 4. Il est d'abord question de repos (en grec : katapausis) lorsqu'il est question du repos physique que les anciens Israélites devaient recevoir, après avoir erré 40 ans dans le désert, en entrant dans la Terre Promise (Hébreux 3:7-11). La raison pour laquelle les Israélites qui furent libérés de leur captivité en Égypte ne connurent pas de repos est qu'ils se rebellèrent ouvertement contre Dieu. Cette « rébellion » (versets 8 et 15), et ce « jour de la tentation dans le désert » (verset 8) font allusion à leur refus de prendre possession de la Terre Promise après que 10 des 12 espions envoyés pour observer le pays aient donné des rapports négatifs de leur expédition de reconnaissance (Nombres 14:1-38).

    Se  remémorant  cette  période sombre dans l'histoire d'Israël, Dieu avait dit : « Je leur donnai aussi mes sabbats comme un signe entre moi et eux, pour qu’ils connaissent que je suis l’Eternel qui les sanctifie. Et la maison d’Israël se révolta contre moi dans le désert. Ils ne suivirent point mes lois, et ils rejetèrent mes ordonnances, que l’homme doit mettre en pratique, afin de vivre par elles, et ils profanèrent à l’excès mes sabbats. J’eus la pensée de répandre sur eux ma fureur dans le désert, pour les anéantir » (Ézéchiel 20:12-13). Ce qu'il importe de remarquer en lisant ce passage, c'est que la transgression du sabbat faisait partie de la grande rébellion de ces gens-là.

    Un repos de sabbat

    Le mot repos (en grec : katapauo) est aussi utilisé dans cette partie des Écritures pour décrire le respect du sabbat. Comme il est écrit dans Hébreux 4:4, « Il a parlé quelque part ainsi du septième jour : Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour ».

    Un repos spirituel

    L'auteur de l'Épître aux Hébreux se sert également du mot repos (en grec : katapausis) pour décrire une relation future avec l'Éternel, Dieu déclarant : « Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos » (Hébreux 4:3). Il précise ensuite à propos de ce repos, qu'« il est encore réservé à quelques-uns d’y entrer » (verset 6).

    D'avis que ce repos décrit une relation future avec Dieu, on en a conclu – à tort – que le repos (en grec : sabbatismos) de Hébreux 4:9 n'a aucun rapport avec le sabbat. Comme nous venons de le voir, cette interprétation ne tient aucun compte de la référence sans équivoque de l'auteur à ce commandement.

    Tout en expliquant qu'il existe un repos futur que les chrétiens peuvent avoir avec Dieu, l'auteur établit le rapport entre le sabbat et ce repos, précisant : « Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu’il dit: Je jurai dans ma colère : Ils n’entreront pas dans mon repos ! Il dit cela, quoique ses œuvres eussent été achevées depuis la création du monde.  Car il a parlé quelque part ainsi du septième jour : Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour » (Hébreux 4:3-4).

    Adam Clarke, dans son commentaire d'Exode 20:8 sur le sabbat, a écrit : « C'est un type du repos dans lequel doit entrer le peuple de Dieu et, à la lumière de ceci, apparemment, il est évident que cela, l'apôtre en était nettement conscient ; Hébreux 4... Certains, présomptueux, en ont conclu qu'il n'existe pas de sabbat sous le système chrétien. Or, à vrai dire, le sabbat représente un type. Tout type garde sa force jusqu'à ce que ce qu'il préfigure ait eut lieu. Mais ce qui est signifié par le sabbat, c'est ce repos dans la gloire dans lequel doit entrer le peuple de Dieu ; par conséquent, l'obligation morale relative au sabbat doit subsister jusqu'à ce que le temps soit englouti dans l'éternité » (Adam Clarke's Commentary).

    Le sens de sabbatismos

    Dans son commentaire d'Hébreux 4:9, Albert Barnes écrit à propos de sabbatismos que cela signifie respect du sabbat ou observance du sabbat. Le sens de Hébreux 4:9 est donc : « Le peuple de Dieu doit donc respecter le sabbat ». Les chrétiens, de nos jours, doivent continuer d'observer le sabbat, car il pointe vers leur repos dans le Royaume de Dieu. Ce respect hebdomadaire du sabbat nous rappelle cette glorieuse espérance.

    Le verset 10 sous-entend le respect du sabbat : « Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes ». Notons que si nous voulons avoir une relation avec Dieu, nous avons besoin de L'imiter. Christ observait le sabbat (Luc 4:16), et il est écrit que nous devrions nous-mêmes « marcher aussi comme il a marché lui-même » (1 Jean 2:6).

    Le mot sabbatismos n'apparaissant nulle part ailleurs dans le Nouveau Testament, on en a déduit, à tort, que l'auteur de l'Épître aux Hébreux a inventé ce mot et qu'il revêt un sens spirituel différent du respect du sabbat. Or, plusieurs écrits séculiers du premier siècle de notre ère confirment son usage et son sens, comme expliqué ci-dessus.

    D'après le Pr Andrew T. Lincoln : « L'usage de sabbatismos ailleurs dans la littérature grecque en notre possession fournit une indication plus exacte de son sens. Ce mot est employé par Plutarque dans De Superstitione 3, Moralia 166A, à propos de l'observance du sabbat. Il est en outre employé à quatre reprises dans la littérature postcanonique, en dehors de Hébreux 4:9. Il s'agit de Justin, Dialogue avec Tryphon 23:3 ; d'Épiphanius, Adversus Haereses 30:2:2 ; de Martyrium Petri et Pauli 1; et des Constitutions Apostoliques 2:36:2. Dans chacune de ces références, le terme [sabbatismos] dénote l'observance ou le respect [célébration] du sabbat. Cet usage correspond à l'usage, dans la Septante, du verbe apparenté sabbatizo (voir Exode 16:30 ; Lévitique 23:32 ; 26:34 ; 2 Chroniques 36:21) qui a trait également au respect du sabbat. Ce que l'auteur de l'Épître aux Hébreux veut dire, c'est que depuis l'époque de Josué, l'observance du repos du sabbat demeure » (Sabbath, Rest & Eschatology in The New Testament, From Sabbath to Lord's Day [Sabbat, repos et eschatologie dans le Nouveau Testament, du sabbat au Jour du Seigneur], ed. D.A. Carson, 1982, p.213).

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  • Par caleb dans Accueil le 22 Février 2016 à 17:49

    Un sujet qui me tient à cœur et que je ne me lasserai pas de proposer à l'étude. Je présente 2 vidéos qui vous permettront d'avoir un meilleur éclairage sur ce sujet.                                                                                                                                      La 2ème vidéo révèle qui est le responsable du changement du jour du Shabbat. Et ce n'est pas moi qui l'affirme, mais l'Église catholique.

    Le Sabbat, est-ce le Samedi ou le Dimanche ?

     

     

    A signaler une légère erreur sans conséquence pour la compréhension: si la date du concile retenue est 364, ce ne peut pas être Constantin qui l'a organisé car il est mort vers 337. 

    Le concile (régional) de Laodicée eut lieu vers 364 à Laodicée, métropole de la Phrygie, province de l'Asie Mineure. On s'accorde à le situer vers 364 (date notée par Justel dans le Code de l'Église Universelle) mais sa date exacte est incertaine : pour certains (Baronius et Binus) il eut lieu en 314, avant le concile de Nicée, pour d'autres après 352, d'autres encore 360 ou 370. La seule certitude est qu'il se tint avant 381. 

    On ne sait rien de son organisation, de sa direction et du nombre des évêques qui y participèrent. (source Wikipédia)

     

    Source: http://discernerlesondushofar.eklablog.com

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  • Avant-propos
     
    Cela va peut-être vous étonner, mes amis, mais jamais je n'aurais pensé écrire un article sur le shabbat, tant ce sujet a été abordé à de nombreuses reprises, aussi bien au sein des congrégations que dans la littérature messianique.
     
    En effet, le respect du shabbat me parait tellement évident, pour nous croyants messianiques, qu'il me semblait superflu et inutile d'encore en parler.
     
    Pourtant, lors de certaines réunions de shabbat passées en compagnie de frères et sœurs, je me suis rendu compte qu'il était peut-être intéressant de rappeler, en toute humilité, ce que signifie « respecter le shabbat » et quel est son importance pour nous qui prétendons faire partie du peuple de Dieu (1).
     
    Qu'est ce que le shabbat ?
     
    Le shabbat est le septième jour de la semaine (samedi) consacré au Créateur de l'univers et destiné au repos de l'homme et de l'animal domestique :

    "Vous avez six jours dans la semaine pour accomplir votre ouvrage, mais le septième jour vous cesserez toute activité, afin que vos bœufs et vos ânes puissent se reposer, et que les serviteurs et les étrangers puissent reprendre haleine." (Ex. 23: 12).
     
    "Le jour du sabbat suivant, presque toute la population de la ville s'assembla pour entendre la parole du Seigneur. " (Actes 13 : 44).
     
    Le shabbat débute le vendredi soir au coucher du soleil et prend fin le samedi soir :
     
    «Vous en ferez un jour de repos, semblable au sabbat, et vous jeûnerez. Vous observez ce repos sabbatique, du neuvième jour du mois au soir jusqu'au lendemain soir. » (Lév. 23 : 32. Il est question ici du Jour des Expiations qui est un sabbat annuel et un jour de jeûne).
     
    Outre le shabbat hebdomadaire (le samedi), il y a des shabbats annuels (2) qui sont les jours de fêtes mentionnés notamment dans Lévitique 23, et qui peuvent tomber n'importe quel jour de la semaine. Excepté pour le Jour des Expiations (Yom Kippour), qui est chômé comme le shabbat hebdomadaire, l'interdiction concernant tout travail est moins rigoureuse pour les autres jours de fêtes ; exemple :
     
    «... Le jour de ce rassemblement final, vous n'accomplirez pas votre travail ordinaire. » (Lév. 23 : 36).
     
    Ce qui est différent pour le shabbat hebdomadaire et le Jour des Expiations où tout travail est interdit : "le septième jour vous cesserez toute activité" (Ex. 23: 12).
     
    En réponse à certains incrédules, il est peut-être aussi utile de préciser que le shabbat est bien le septième jour de la semaine que nous appelons « samedi ».
    Nous pouvons en effet être assurés que le samedi est bien le jour du shabbat biblique, car l'histoire nous apprend que le peuple juif a toujours conservé en mémoire ce jour saint tout au long des siècles, malgré les nombreuses tentatives visant à le supprimer ou à le remplacer par un autre jour de culte !
     
    Et contrairement à une opinion très répandue, le respect du shabbat n'a pas été institué par Moïse mais bien par le Créateur de l'univers lui-même !
     
    « Dieu, après avoir achevé son œuvre, se reposa le septième jour de tout son travail. Il fit de ce septième jour un jour béni, un jour qui lui est réservé, car il s'y reposa de tout son travail de Créateur. » (Genèse 2 : 2-3/Hébreux 4 : 4).
     
    Le shabbat est donc un rappel pour tous les hommes (et pas seulement pour les Juifs) que Dieu s’est reposé le septième jour après avoir tout créé. De fait, le shabbat a été institué bien avant le don de la Loi sur le mont Sinaï et, en l'incluant dans le Décalogue, Moïse n'a fait que confirmer l'importance de son respect.
     
    « N'oublie jamais de me consacrer le jour du sabbat. Tu as six jours pour travailler et faire tout ton ouvrage. Le septième jour, c'est le sabbat qui m'est réservé, à moi, le Seigneur ton Dieu ; tu ne feras aucun travail ce jour-là, ni toi, ni tes enfants, ni tes serviteurs ou servantes, ni ton bétail, ni l'étranger qui réside chez toi. Car en six jours j'ai créé le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent, puis je me suis reposé le septième jour. C'est pourquoi moi, le Seigneur, j'ai béni le jour du sabbat et je veux qu'il me soit consacré. » (Exode 20 : 8 à 11).
     
    Le commandement nous invitant à respecter le shabbat occupe la 4e place dans le Décalogue (les Dix commandements). Si les quatre premiers commandements concernent la relation entre Dieu et les hommes, les six autres régissent les relations entre les hommes eux-mêmes.
    Cette classification des commandements résumée en deux groupes est parfaitement expliquée dans le discours que le Seigneur fit à un pharisien :
     
    «- Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? Jésus lui répondit : - 'Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.' C'est là le commandement le plus grand et le plus important. Et voici le second commandement, qui est d'une importance semblable : 'Tu dois aimer ton prochain comme toi-même.' Toute la loi de Moïse et tout l'enseignement des prophètes dépendent de ces deux commandements. » (Matt. 22 : 36-40).
     
    Ces Dix commandements ont toujours constitué le fondement et la base de l'Alliance sainte entre Dieu et son peuple physique (Israël) et spirituel (véritables chrétiens).
     
    « Le Seigneur ordonna encore à Moïse : - Écris ces commandements, car ils constituent la base de l'alliance que je conclus avec toi et avec le peuple d'Israël. » (Exode 34 : 27).
     
    Le shabbat est-il réservé aux Juifs ?
     
    On reproche souvent aux chrétiens qui respectent le shabbat de « judaïser ». Ce reproche n'est pas nouveau. Au début du IVe siècle, les chrétiens qui gardaient le shabbat furent accusés d'hérésie et ils furent considérés comme des « judaïsants ».
    A cette époque-là, une division au sein du christianisme récemment toléré par Rome menaçait la paix dans l'Empire. Ainsi l'empereur Constantin promulgua un décret le 7 mars 321 par lequel il invita tous les citoyens de l'Empire à honorer d'un commun accord le dimanche, jour de culte du soleil toujours respecté en ce temps-là :

    "Au jour vénérable du soleil {dimanche}, que les magistrats et les habitants se reposent et que tous les ateliers soient fermés ...".
     
    Ensuite, lors du concile de Laodicée convoqué par les « pères » de l’Église en 364, un autre décret fut formulé interdisant aux chrétiens le respect du shabbat. Parmi les articles de ce décret, voici ce que dit le canon 29 :
     
    « Les chrétiens ne doivent pas judaïser en se reposant le jour du sabbat, mais ils doivent travailler en ce jour en honorant plutôt le jour du Seigneur {dimanche} en se reposant ».
     
    Les rabbins, eux-mêmes, considèrent que le shabbat est un jour saint uniquement réservé au peuple juif. Pour eux, les chrétiens, qui sont des non-Juifs (goïm), ne sont pas tenus à le respecter et, selon ces rabbins, il suffit aux non-Juifs de s'en tenir aux « Sept lois de Noé » pour être en règle avec le Créateur !
     
    Alors, le respect du shabbat est-il uniquement réservé au peuple juif ?
     
    Pour répondre à ces rabbins, je dirai d’abord que la Bible déclare expressément que le shabbat a été fait pour l’homme (tous les hommes), et pas seulement pour les Juifs :
     
    « Jésus leur dit encore : - Le sabbat a été fait pour le bien de l'homme; l'homme n'a pas été fait pour le sabbat. C'est pourquoi, le Fils de l'homme est maître même du sabbat. » (Marc 2 : 27-28).
     
    Ce passage, souvent mal interprété, signifie que le shabbat n'est pas naturel à l'homme qui se repose n'importe quel jour de la semaine lorsqu'il en ressent le besoin. Le shabbat est vraiment un repos « imposé » et un signe d'alliance entre Dieu et l'homme. Le fait de le respecter démontre notre attachement à Dieu et notre désir d'obéir à sa volonté.
     
    « 2 Heureux sera l'homme qui fait ce que j'ai dit, qui s'y tient fermement, qui respecte avec soin le sabbat et s'interdit de faire quelque mal que ce soit !'
    3 Il ne faut donc pas que l'étranger qui s'est attaché au Seigneur aille s'imaginer : 'Le Seigneur me met à part, à l'écart de son peuple' Il ne faut pas non plus que l'eunuque se mette à dire : 'Je ne suis qu'un arbre sec'. 4 Car le Seigneur déclare : 'Si un eunuque respecte mes sabbats, (...) 5 alors je lui réserverai, sur les murs de mon temple, un emplacement pour son nom (...) 6 Quant aux étrangers (...) le Seigneur déclare : 'S'ils respectent avec soin le sabbat, s'ils se tiennent à l'engagement que j'attends de mon peuple, 7 alors je les ferai venir sur ma montagne sainte (...) 8 Celui qui a rassemblé les dispersés d'Israël, le Seigneur Dieu, ajoute : 'J'en ai déjà rassemblés, j'en rassemblerai d'autres encore. » (Esaïe 56 : 2-8).
     
    Le chrétien devrait-il garder le shabbat ?
     
    Par rapport à ce que nous venons de lire, il paraît évident que le monde chrétien aurait dû continuer à respecter le shabbat, comme le faisaient les premiers disciples, car le Seigneur n’a jamais aboli la Loi, même si ce n'est pas la Loi qui nous sauve mais bien la grâce par le sacrifice de notre Seigneur.
     
    « - Ne pensez pas que je sois venu pour supprimer la loi de Moïse et l'enseignement des prophètes. Je ne suis pas venu pour les supprimer mais pour leur donner leur véritable sens. Je vous le déclare, c'est la vérité aussi longtemps que le ciel et la terre dureront, ni la plus petite lettre ni le plus petit détail de la loi ne seront supprimés, et cela jusqu'à la fin de toutes choses. » (Matt. 5 : 17-18)
     
    Il est donc évident que nous devons respecter le shabbat qui est un des Dix commandements !
     
    « ... Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » (Matt. 19 : 17).
     
    « 15 - Si vous m'aimez, vous obéirez à mes commandements. (...) 21 Celui qui retient mes commandements et leur obéit, voilà celui qui m'aime. Mon Père aimera celui qui m'aime ; je l'aimerai aussi et lui apparaîtrai. » (Jean 14 : 15 et 21).
     
    « Si vous obéissez à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi j'ai obéi aux commandements de mon Père et que je demeure dans son amour. » (Jean 15 :10).
     
    « Si nous obéissons aux commandements de Dieu, alors nous savons que nous connaissons Dieu. Si quelqu'un affirme : 'Je le connais', mais n'obéit pas à ses commandements, c'est un menteur et il n'y a pas de vérité en lui. » (I Jean 2 : 3-4).
     
    « Être circoncis ou ne pas l'être n'a pas d'importance : ce qui importe, c'est d'obéir aux commandements de Dieu. » (I Cor. 7 : 19).
     
    « Car si quelqu'un désobéit à un seul des commandements de la loi, il se rend coupable à l'égard de tous. » (Jacques 2 : 10). Voir aussi II Jean 1 : 5-6.
     
    «Voilà pourquoi les membres du peuple de Dieu, ceux qui obéissent à ses commandements et qui sont fidèles à Jésus, doivent faire preuve de patience. » (Apoc. 14 : 12), voir aussi Apoc. 12 : 17.
     
    Paul, l'apôtre des non-Juifs, gardait le shabbat et il ne l'a jamais remplacé par un autre jour de culte pour faire plaisir aux non-Juifs :
     
    «Chaque jour de sabbat, Paul prenait la parole dans la synagogue et cherchait à convaincre aussi bien les Juifs que les Grecs. » (Actes 18 : 4).
     
    Du reste, à l’époque des Apôtres, les premiers croyants juifs et non-juifs avaient l’habitude de se réunir ensemble le jour du shabbat pour rendre un culte au Seigneur :
     
    « 42 Quand Paul et Barnabas sortirent de la synagogue, on leur demanda de revenir au prochain jour de sabbat pour parler de ce même sujet » (Actes 13 : 42). Voir aussi Actes 17 : 2 et Luc 4 : 16.
     
    Et lorsqu'il est fait mention d'une réunion le dimanche, c'était pour régler des questions financières et récolter des dons pour les nécessiteux, preuve que cette activité ne se faisait pas le jour du shabbat, mais bien le premier jour de la semaine.
     
    «Chaque dimanche, chacun de vous doit mettre de côté chez lui de l'argent, proportionnellement à ce qu'il a gagné, pour le garder, afin qu'on n'ait pas besoin de faire de collectes quand je viendrai. » (I Cor. 16 : 2).
     
    Plus qu'un jour de repos !
     
    Bien plus qu'un jour de repos et de culte, le shabbat est un signe et une marque de reconnaissance du véritable peuple de Dieu à travers les siècles :
     
    «13 Parle aux enfants d'Israël, et dis-leurs : Vous ne manquerez pas d'observer mes sabbats ; car ce sera entre moi et vous, et parmi vos descendants, un signe auquel on connaîtra que je suis l’Éternel qui vous sanctifie. (...) 17 Ce sera entre moi et les enfants d'Israël un signe qui devra durer à perpétuité ; car en six jours l’Éternel a fait les cieux et la terre, et le septième jour il a cessé son œuvre et il s'est reposé. » (Ex. 31 : 13-17, version L. Segond).
     
    « J'instituai le jour du sabbat pour manifester la relation qui les unit à moi et leur rappeler que moi, le Seigneur, je les consacre à mon service. » (Ézéchiel 20 : 12, 20).
     
    D'ailleurs, cette marque de reconnaissance s'oppose directement à la marque de la bête mentionnée dans Apocalypse 13 : 16-18.
    En effet, de la même façon que la marque de la bête est apposée sur la main droite et sur le front des hommes non-repentis, les commandements, dont le shabbat qui est la marque de Dieu, sont symboliquement attachés sur le bras et sur le front des véritables croyants :
     
    « Pour ne pas les oublier {les commandements}, tu les attacheras sur ton bras et sur ton front. » (Deut. 6 : 8 et 11 : 18).
     
    D'autre part, il faut savoir que le shabbat est une préfiguration du Millénium, le septième millénaire durant lequel notre Messie Yéchoua régnera sur la terre entière. Ainsi, le shabbat est à la semaine ce que le Millénium est aux six mille ans donnés à l'humanité :
     
    « Mais il est un point que vous ne devez pas oublier, mes amis : c'est que, pour le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour. » (II Pierre 3 : 8).
     
    Comment respecter le shabbat
     
    Le shabbat ne devrait pas être une contrainte ni un fardeau. Nous devrions plutôt le considérer comme un jour de repos, de relâche et même de joie :
     
    « Si tu renonces à travailler le jour du sabbat, ou à traiter une bonne affaire en mon saint jour, dit le Seigneur ; si tu parles du sabbat comme d'un jour de joie réservé à mon service et qu'il convient de respecter ; si tu le respectes effectivement en renonçant à travailler, à saisir une bonne affaire et à marchander longuement, alors je deviendrai la source de ta joie. Moi, le Seigneur, je t'emmènerai en triomphe sur les plus hauts sommets, et je te ferai profiter du pays que Jacob, ton ancêtre, a reçu en propriété. Voilà ce que promet le Seigneur. » (Esaïe 58 : 13-14).
     
    Mais, sans l'aide de l'Esprit saint, il est difficile de comprendre comment bien respecter le shabbat. Certains croyants en feront toujours trop, et d'autres pas assez ! En effet, comment savoir ce qui est permis de faire de ce qui ne l'est pas en ce jour-là ?
    Si vous avez l'Esprit saint en vous, vous comprendrez naturellement comment respecter ce jour saint sans tomber dans aucun excès, tout en faisant la volonté du Seigneur.
    En plus de tous les passages que nous avons déjà vus, en voici deux autres bien à propos :
     
    Jérémie 17 : 19-27. C'est un jour de repos pendant lequel on ne travaille pas, excepté en cas de nécessité impérieuse et pour des secours urgents (interventions médicales urgentes, soins infirmiers indispensables, services d'incendie, etc).
     
    Néhémie 13 : 15-20. On ne pratique pas de commerce ni de ventes (même de Bibles ou d'articles religieux !). Et il faut forcément éviter d'acheter quoi que ce soit, excepté en cas de besoins urgents (médicaments et produits de première nécessité urgente).
     
    En guise de conclusion, sachez mes amis que le shabbat sera toujours respecté au cours du Millénium à venir :
     
    « Ainsi, de mois en mois et de sabbat en sabbat, tout le monde viendra s'incliner devant moi, dit le Seigneur. » (Esaïe 66 : 23).
     
    « En effet les jours de sabbat et de nouvelle lune, la population viendra à cette porte pour m'adorer moi, le Seigneur. » (Ezék. 46 : 3).
     
    Notes :

    1) Le shabbat est un des signes distinctifs des véritables assemblées de Dieu (Apoc. 12 : 17 et Apoc. 14 : 12). Voir l'article : « Le peuple de Dieu, quel est-il et où se trouve-t-il ? » publié dans ce blog le 12/05/13.

    2) Nous ne parlerons pas de l'année de relâche ni du Jubilé, qui sont des années sabbatiques, voir l'article : « L'année de relâche et le Jubilé » publié dans ce blog le 26/08/14.

    Salutations et shabbat shalom !
    Jacquy Mengal
    Source: http://bibleenquetetemoignage.blogspot.be
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  •  

    Actes 15 :20: validité du sabbat et des fêtes de l'Eternel?

     Question: Nous voyons, dans Actes 15, que l’Eglise du Nouveau Testament n’imposa que quatre conditions aux nouveaux convertis : « Mais qu’on leur écrive de s’abstenir des souillures des idoles, de la débauche, des animaux étouffés et du sang » (Actes 15 :20). Le sabbat, les Jours saints et les lois de la santé sont visiblement absents. Pourquoi donc les chrétiens devraient-ils les observer, aujourd’hui ? 

    Actes 15 :20: validité du sabbat et des fêtes de l'Eternel?

     

    Réponse :

    Il est important de comprendre que le concile de Jérusalem, dont nous trouvons le récit dans Actes 15, avait pour thème la circoncision – et non l’abolition de la loi spirituelle et des statuts divins contenus dans les livres de Moïse (les cinq premiers livres de la Bible). Certains supposent, à tort, que les commandements relatifs à l’observance du sabbat, des Jours saints et des lois de la santé ont été abolis, parce qu’ils ne figurent pas dans ce chapitre. Mais, notez aussi que sept commandements sur les dix ne sont pas mentionnés dans le récit d’Actes 15. Un chrétien peut-il, pour autant, prendre le nom de Dieu en vain, déshonorer ses parents, tuer, voler, mentir et convoiter ? Bien sûr que non ! Actes 15 n’annule pas la validité de ces lois, pas plus que l’observance du sabbat, des Jours saints et des lois de la santé.

     

    Notez la déclaration de Jésus-Christ : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4 :4). Jésus a cité Deutéronome 8 :3 – en l’appliquant à toute l’humanité, aux Juifs comme aux païens. La parole de Dieu à laquelle Jésus a fait référence n’est autre que l’Ancien Testament.

     

    Le Christ a révélé pourquoi Dieu a instauré le sabbat : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat, de sorte que le Fils de l’homme est maître même du sabbat » (Marc 2 :27-28). Notez que le sabbat a été créé, à l’origine, pour toute l’humanité – pas seulement pour les Juifs ! Jésus a déclaré sans ambiguïté qu’Il est le Maître du sabbat – révélant sa pertinence pour le peuple de Dieu. En outre, Il observa le sabbat selon Son habitude et Sa coutume (Luc 4 :16). Plus tard, nous voyons que l’apôtre Paul observait encore le sabbat – et encourageait par son exemple à faire de même – longtemps après la conférence décrite dans Actes 15 (Actes 17 :2-3). Le Nouveau Testament montre que les Juifs et les nouveaux convertis observaient le sabbat ; dans Actes 13 :42-44, nous voyons une ville entière s’assembler le jour du sabbat pour écouter Paul.

     

    Paul enseigna aux chrétiens de « célébrer la fête » – la Pâque et les pains sans levain (1 Corinthiens 5 :7-8). Le Nouveau Testament se réfère aussi aux Jours saints annuels de la Pentecôte et du Jour des Expiations (Actes 2 :1 ; 20 :6 ; 1 Corinthiens 16 :8 ; Actes 27 :9). Si ces Jours saints et les autres Fêtes de Dieu avaient été annulés, pourquoi alors les apôtres et les chrétiens nouvellement convertis les observaient-ils encore ? La réponse est évidente : Dieu n’a pas annulé Ses lois et les jours spéciaux de Fête.

     

    L’apôtre Pierre connaissait les lois de la santé, établies par Dieu (voir Lévitique 11 et Deutéronome 14), qui existaient avant Moïse (Genèse 7 :2). Lorsqu’il lui a été demandé, dans une vision, de se lever et de manger des animaux impurs, il répondit : « Non, Seigneur, car je n’ai jamais rien mangé de souillé ni d’impur » (Actes 10 :9-14). Dans cette vision, Dieu n’a pas changé les lois de la santé, Il révéla à Pierre qu’on ne doit « regarder aucun homme comme souillé et impur » (verset 28) – ouvrant ainsi la porte du salut aux païens. Cette vision est la base des décisions inspirées, qui sont mentionnées dans Actes 15.

     

    Actes 15 confirme les lois bibliques telles qu’elles sont révélées dans l’Ancien Testament. Lorsque les apôtres parlaient aux païens, ils citaient les prophètes pour leur montrer que toute la parole de Dieu restait valable pour eux ; ils expliquèrent que les nouveaux convertis devaient croître dans la compréhension de la voie divine : « Car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu’on le lit tous les jours de sabbat dans les synagogues » (Actes 15 :21). Loin d’annuler les lois divines, Jésus-Christ et les apôtres les ont réaffirmées – en révélant leur importance spirituelle ! Jésus a répondu catégoriquement à ceux qui voudraient penser le contraire : « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir » (Matthieu 5 :17).

     Source: http://www.mondedemain.org/                               http://discernerlesondushofar.eklablog.com

     

     

     

     

     

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  • (Source: Rencontrer Dieu)

    Bonjour et Shabbat Shalom à tous ! Je me sens le coeur de vous partager ce que l'Eternel des armées, dans Sa grâce, a bien voulu faire descendre dans mon coeur (cet article se retrouvera sur le prochain nouveau site web en préparation, site web presque terminée et d'ailleurs, à ce sujet : merci pour vos nombreuses prières !).

     

    Lorsque l’on rentre dans l’hébreu, la Bible ne parle pas de « Dix Commandements » mais de « Dix Paroles » gravées par le doigt de Dieu sur les Tables de pierre selon qu’il est dit :« Lorsque l’Eternel eut achevé de parler à Moïse sur la montagne de Sinaï, Il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre, écrites du doigt de Dieu. »(Exode 31.18) et aussi : « Les tables étaient l’ouvrage de Dieu, et l’écriture était l’écriture de Dieu, gravée sur les tables. » (Exode 32.16).

    C’est ce même doigt glorieux de Dieu qui, après avoir écrit les 10 Paroles, chassait les démons au travers de la personne du Messie Yéshoua : « Si c’est par le doigt de Dieu que Je chasse les démons, le Royaume de Dieu est donc venu vers vous. » (Luc 11.20).

     

    Oh ! qu’il convient donc de prêter attention et d’observer avec soin ce que l’Eternel nous a prescrit de Son propre doigt, car nous voyons ici clairement le lien que fait la Parole : le doigt de l’Éternel, ce doigt ayant écrit les 10 Paroles sur des tables de pierre, apporte la délivrance et amène le Royaume ! Ce n’est pas sans raison que l’Écriture n’a de cesse de nous enjoindre à observer les commandements de Dieu car, il est une chose bien souvent négligé sur la « planète christianisme » : l’observation des commandements de Dieu, non seulement nous rapproche de Dieu et de Son Royaume, mais apporte aussi la délivrance selon qu’il est dit de la part des disciples de Yéshoua observateurs de Torah : « Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous. » (Jacques 4.7) et encore : « L’observation des commandements de Dieu est tout » (1 Cor 7.19)

     

     Maintenant, comme le fait aussi remarquer Rachi**, il est très intéressant de noter la chose suivante :

     

    - La table de droite contient les 5 Paroles liées aux points fondamentaux devant apparaître dans une relation authentique avec Dieu.

    - La table de gauche contient les 5 Paroles liées aux point fondamentaux devant apparaître dans notre relation avec notre prochain.

     

    D’une manière voulu de Dieu, il faut remarquer que les Paroles de transitions entre les 2 tables sont le Shabbat(4ème Parole de la table de droite) et l’honneur qui est dû aux parents (5ème Parole de la table de droite). De là nous pouvons retirer un enseignement parmi l’infinité d’enseignements que peut contenir ce simple constat :

     

    De la même façon qu’il est demandé d’honorer son père et sa mère, observer et honorer le jour du Shabbat, c’est honorer l’Éternel.

     

    L’Ecriture nous montre cette relation étroite qu’il y a dans l’observation du Shabbat et l’honneur dû aux parents : tout deux font parti pleinement de la sanctification : « Soyez saints, car Je suis saint, moi, l’Eternel, votre Dieu. Chacun de vous respectera sa mère et son père, et observera Mes sabbats. Je suis l’Eternel, votre Dieu. » (Lévitique 19.1-3)

     


    Rachi rajoute un commentaire pertinent sur ce passage :

     

    « Le Shabbat est rapproché du respect des parents, pour dire : Bien que Je t’ai ordonné le respect du père, s’il te dit : profane le Shabbat, ne l’écoute pas, et de même pour tous les autres commandements »

     

    Sur ce passage de Lévitique 19, Rachi continue et rajoute des choses fortes intéressantes en parfaite harmonie avec la structure précise de ce passage de la Torah. Pourquoi, après avoir parlé de l’importance d’observer le Shabbat et de l’honneur dû aux parents, le verset termine de la sorte : « Je suis l’Eternel, votre Dieu. ». Rachi explique :

     

    « Toi et ton père, vous devez m’honorer, c’est pourquoi, ne l’écoute pas pour annuler Mes paroles. En quoi consiste la vénération ? Ne pas s’asseoir à sa place,  ne pas parler à sa place, ne pas contredire ses paroles. En quoi consiste l’honneur ? Donner à manger et à boire, procurer vêtements et chaussures, accompagner en entrant et en sortant »
     


    ​ Sur simple analyse de ce commentaire de Rachi, on comprend que celui qui vénère Dieu en Esprit et en Vérité, n’annulera, n’abolira, ni ne contredira aucune de Ses paroles, ni ne parlera à Sa place, ni ne Lui volera Sa gloire en prenant Sa place. Egalement, il est fort intéressant de remarquer que l’honneur dont parle Rachi correspond à certaines pratiques dans le monde juif afin d’honorer le Shabbat, des pratiques qui sont conformes à la Torah : Bien manger et bien boire le jour du Shabbat en sélectionnant les meilleurs repas, s’habiller d’une façon belle et convenable, accompagner l’entrée du Shabbat et la sortie du Shabbat par toutes sortes de prières et de louanges faites au Maître de l’Univers, Lui qui nous sanctifie par Sa Parole Emet(Vérité) et qui nous a ordonné d’observer le 4ème commandement.

     

    « Si tu retiens ton pied pendant le Shabbat, Pour ne pas faire ta volonté en Mon saint jour, Si tu fais du Shabbat tes délices, Pour sanctifier l’Éternel en le glorifiant, Et si tu l’honores en ne suivant point tes voies » (Esaïe 58.13)

     

     Enfin, il est intéressant de voir ce qu’enseigne la Parole de Dieu juste après nous avoir rappelé l’importance d’honorer ses parents et d’observer le Shabbat : « Vous ne vous tournerez point vers les idoles, et vous ne vous ferez point des dieux de fonte. » (Lévitiques 19.4). Quel est le lien ?

     

    Pourquoi la Torah nous parle de l’importance d’honorer ses parents et d’observer le Shabbat puis soudainement, le verset suivant nous met en garde contre l’idolâtrie, pourquoi ?

     

    Tout simplement parce que la Torah veut faire ressortir un lien très important : on apprend que celui qui n’honore pas ses parents et/ou qui abolit et transgresse le Shabbat, finira par tomber dans l’idolâtrie. C’est bien malheureusement ce que l’on constate dans l’histoire de l’église.

     

    L’église catholique, au 4ème siècle, a aboli le shabbat dans le canon 29 du concile de Ladociée(remplacé par le dimanche). L’église catholique a également déshonorer leur père spirituelle dans la foi (Le peuple juif).

     

    Ainsi, l’église catholique est effectivement et inévitablement tombée dans l’idolâtrie ainsi que le montre la Torah. Effectivement, en se faisant des statuts innombrables de la vierge Marie, en se prosternant devant, en lui élevant d’innombrables prières et en la vénérant, ils sont tombés dans l’idolâtrie bien qu’il soit dit dans « Le livre de la vérité » : « Tu ne dresseras point des statues, qui sont en aversion à l’Éternel, ton Dieu. » (Deutéronome 16.22) et ainsi, « Ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l’homme corruptible »(Romains 1.23).

     


    Que l’Éternel des armées vous donne de bien méditer ces choses, qu’Il vous bénisse tous au nom de Son Fils Yéshoua,« Le Maître du Shabbat », car assurément, la Torah de Dieu est glorieuse et nous révèle tous les mécanismes. Puissions-nous tous faire la prière de David : « Ouvre mes yeux, pour que je contemple Les merveilles de Ta Torah ! » (Psaumes 119.18).

     

    « A chaque nouvelle lune et à chaque Shabbat, Toute chair viendra se prosterner devant Moi, dit l’Eternel. » (Ésaïe 66.23)

     

     

    **RACHI est l'un des plus grands commentateurs juifs des Ecritures. Connu dans le monde entier par tous les Juifs, il est une référence. Homme simple et pratique, il craignait Dieu et s'évertua à faire découvrir l'amour de Dieu pour les hommes au travers des Ecritures. L'un de ses commentaires fut de dire : « l'accomplissement de la Tora, c'est l'amour ». Il avait compris le message de l'Eternel... Dans le monde juif, sa réputation devint mondiale et ses commentaires firent très vite référence... Rachi nous précise que les Dix Commandements englobent les 613 mitsvot de la Torah. « Tous les 613 commandements sont inclus dans les Dix commandements » (Rashi 24:12). Ceci est très important car bien souvent, de nombreux chrétiens marquent une mauvaise distinction en pensant que les 10 commandements de Dieu n’ont aucun lien avec certains autres commandements.

    http://www.rencontrerdieu.com

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