• PARACHAT VAYISHLA’H « ET IL ENVOYA »

     

    PARACHAT VAYISHLA’H  « ET IL ENVOYA »

     

                                                                                                  Par Guy Vallée

     

    PARACHA   VAYISHLA'H                Et il envoya

                                                            "BERESHIT"       Genèse 32 : 3 à 36 : 43 

    HAFTARAH                                 "OVADIAH"       Abdias   1 : 21 

                                                             "HOSHEA"         Osée      11:   7 à 12: 12

    BRIT' HADASHA                        "YO'HANAN"    Jean         1: 40 à   2: 12

     

    La parachat Vayetsé "Il sortit", Jacob doit quitter la maison de ses parents pour fuir son frère Esaü.

    PARACHAT VAYISHLA’H  « ET IL ENVOYA »

     Il doit affronter son frère qui vient à sa rencontre avec 400 hommes dans un but de se venger, et cela  après plus de 20 ans de séparation.

    Il a cette image de son passé qui revient, il se rappelle comment il a eu ce droit d’aînesse et son frère a promis de le tuer, et voilà qu’il arrive à sa rencontre avec 400 hommes.

     La peur et l’inquiétude l’entrainent dans une situation de panique, il cherche des solutions, et décide de mettre en place des stratégies.

    -         a)  Pour apaiser la colère de son frère, il lui prépare un cadeau.

    -         b)  Il décide de partager en deux camps les gens qui sont avec lui, ainsi que son bétail, et ceci dans un seul but d’échapper à son frère, il dit :

    GENESE 32 : 8  Si Esaü vient contre l’un des camps et le bat, le camp qui restera pourra se sauver.

    Quand se présentent des situations que nous n’arrivons pas à gérer, arrive la peur, l’inquiétude, et nous cherchons le plus souvent des solutions en dehors du plan d’Elohim.

    Nous ne devons pas laisser la vieille nature prendre le contrôle de nos décisions, il nous faut chercher la face de notre Seigneur, et nous appuyer sur Ses promesses.

    Notre relation doit être sincère, nos prières doivent être adressées avec une grande humilité, ne laissons rien entraver ce moment d’intimité.

    Et Jacob se rappelle la promesse d’Elohim :

    GENESE 32  9 – 12     9  Jacob dit : Dieu de mon père Abraham, Dieu de mon père Isaac, Eternel, qui m’a dit : Retourne dans ton pays et dans ton lieu de naissance, et Je te ferai du bien !  

    10  Je suis trop petit pour toutes les grâces et pour toute la fidélité dont Tu as usé envers Ton serviteur ; car j’ai passé ce Jourdain avec mon bâton, et maintenant je forme deux camps.

    11  Délivre-moi, je Te prie, de la main de mon frère, de la main d’Esaü ! Car je crains qu’il ne vienne, et qu’il ne me frappe, avec la mère et les enfants.

    12  Et Toi, tu as dit : Je te ferai du bien, et Je rendrai ta postérité comme le sable de la mer, si abondant qu’on ne saurait le compter.

    Nous voyons que dans ce passage, Jacob reprend dans sa prière, les promesses reçues.

    Il veut mettre toute sa foi sur ces promesses, en rappelant que c’est le Seigneur Lui-même qui lui a dit de retourner dans son pays, et qu’Il lui fera du bien.

    Ce qui veut dire qu’il n’a rien à craindre, si EL-Shaddaï « le Dieu tout puissant » est avec lui, qui peut être contre lui.  

    Mais cela ne l’empêche pas de mettre en place sa stratégie de groupes, et d’obtenir les bonnes grâces de son frère en lui offrant un présent.

    Si nous faisons confiance à la Parole d’Elohim, nous n’avons pas besoin de faire de compromis, mais de croire à Sa promesse dans la situation qui nous préoccupe.

    Notre espoir dans des situations conflictuelles, est de nous rappeler Ses promesses, et de les proclamer par la foi.

    Un homme peut nous faire des promesses et ne pas les respecter, mais Elohim nous dit :

    ESAÏE  55 : 11   Ainsi en est-il de Ma Parole, qui sort de Ma bouche : Elle ne retourne point à Moi sans effet, Sans avoir exécuté Ma volonté Et accompli Mes desseins.

    Jacob était convaincu qu’il lui fallait une véritable rencontre avec Elohim :

    GENESE 32 : 24   Jacob demeura seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore.

    Alors une lutte s’engagea entre Jacob et cet homme « un ange » et il lui dit : je ne te laisserai point aller que tu ne m’aies béni.

    PARACHAT VAYISHLA’H  « ET IL ENVOYA »

    Jacob ne voulait pas se satisfaire de sa richesse, il voulait de quelque chose de plus important, plaire à Elohim, et accomplir Ses desseins.

    Il ne voulait plus que son passé soit un fardeau pour lui, et pour mettre un terme à cela, il s’est laissé conduire dans une véritable repentance.

    Combattre la vieille nature nous appelle :

    a)      A  reconnaître notre condition : c’est notre Créateur qui met en nous cette volonté, qui change notre cœur, c’est à ce moment que nos yeux s’ouvrent, et que nous prenons conscience de notre état.

    b)      Se repentir : La repentance est une profonde douleur pour avoir fait ce qui est contraire à la volonté d’Elohim.  

    c)      Confesser : Implorer Sa miséricorde, supplier, s’humilier. 

    GENESE 32 : 27 – 28    Il lui dit : Quel est ton nom ? Et il répondit : Jacob.

    28  Il dit encore : ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur.

    Dans ce combat Jacob a reconnu qu’il fallait qu’il se débarrasse  du vieil homme pécheur qui avait contrôle sur son âme, et qui était à l’origine de toutes ses souffrances.

    C’est pourquoi l’ange lui demanda quel est son nom, et il dit : Jacob, qui en hébreux veut dire talon du pied, parce qu’au moment où Rachel accouchait, Jacob  tenait son frère Esaü par le talon, ce qui peut aussi prendre le sens de supplanter.

    En lui posant cette question, l’ange voulait qu’il prenne conscience de ce qu’il était. Il confessait son passé, cette vieille nature qu’il ne voulait plus, pour être cette nouvelle créature.

    L’ange lui dit tu ne t’appelleras plus Jacob, mais Israël, qui veut dire  prince d’Elohim.

    GENESE 32 : 30  Jacob appela ce lieu du nom de Peniel : car, dit-il, j’ai vu Dieu face à face, et mon âme a été sauvée.

    Il dit qu’il a vu Dieu face à face !

    JEAN  1 : 18   Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître.

    JEAN 10 : 30   Moi et le Père nous sommes un.

    Il a vu Yeshoua le sauveur, car il dit après l’avoir vu, et mon âme a été sauvée.

    Qui peut sauver notre âme ?

    ACTES  4 : 11 - 12     11 Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle.

    12   Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.

    Suite à cette délivrance, la rencontre de Jacob et de son frère Esaü fût remplie d’émotion. 

    PARACHAT VAYISHLA’H  « ET IL ENVOYA »

     

    GENESE 33 : 4   Esaü courut à sa rencontre ; il l’embrassa, se jeta à son cou, et le baisa. Et ils pleurèrent.

    Elohim avait préparé cette rencontre, la confrontation a été évitée, mais la haine d’Esaü ne s’est pas effacée.

    L’histoire nous montre que les descendants d’Esaü se dresseront contre Israël.

    Mais de son coté Esaü appelé Edom « admôni » (roux) cette racine de mot hébreu « adom » qui désigne le rouge, ce nom lui a été attribué à sa naissance parce qu’il était couvert de poils roux, ensuite il  céda son droit d’aînesse pour un plat de roux (lentilles), et en sa qualité de chasseur il a  l’habitude du sang. 

    A l’inverse de Jacob, Esaü reste attaché à sa veille nature, et nous retrouvons dans sa descendance Amalek, petit fils d’Esaü un ennemi d’Israël. 

    GENESE 36 : 12    Et Thimna était la concubine d’Eliphaz, fils d’Esaü : elle enfanta à Eliphaz Amalek. Ce sont là les fils d’Ada, femme d’Esaü.

    Dans l’histoire il est noté l’assimilation de Rome à « Edom – Esaü », et qui est d’ailleurs  à l’origine de la destruction du deuxième temple en l’an 70, et de l’exile des juif, donc son ennemi.

    Depuis que Jacob avait reçu la bénédiction de son père pour accomplir le plan divin, Esaü s’est toujours opposé à lui.

    Aujourd’hui dans ce siècle présent rien n’a changé, nous vivons cette rivalité entre ces deux frères.

    Cette guerre fratricide aura-t-elle une fin ?

    LA HAFTARAH ABIAS nous répond : elle nous parle du châtiment d’Esaü, il sera abaissé, ses alliés l’ont chassé jusqu’à la frontière, et l’ont dressé des pièges.

    Les versets 10 et 18 nous parlent de son extermination :

    ABIAS 1 : 10   A cause de ta violence contre ton frère Jacob, Tu seras couvert de honte, Et tu seras exterminé pour toujours.

    ABIAS 1 : 18     La maison de Jacob sera un feu, et la maison de Joseph une flamme ; Mais la maison d’Esaü sera du chaume, Qu’elles allumeront et consumeront ; Et il ne restera rien de la maison d’Esaü, Car l’Eternel a parlé.

    La naissance de Benjamin, et la mort de Rachel.

    Dans la paracha Vayetsé nous avons abordé le sujet qui parle de la formation  des douze tributs d’Israël, les onze hommes qui forment ces tributs naissaient des deux femmes de Jacob, et de leurs servantes, et qu’il manquait le douzième qui devait naître  à Canaan.

    Naissance de Benjamin et mort de Rachel

    Ils quittèrent Bethel et voila que Rachel accoucha, elle eut un accouchement pénible, et eu un fils.

    GENESE 35 : 18    Et comme elle allait rendre l’âme, car elle était mourante, elle lui donna le nom de Ben-Oni ; mais le père l’appela Benjamin.

    Ben-Oni veut dire fils de ma douleur.

    Benjamin veut dire fils de ma droite.

    Pourquoi Jacob aurait-il changé le nom de Ben-Oni ?

    Il peut y avoir plusieurs raisons, peut-être cela lui rappellerait le souvenir douloureux de la mort de Rachel.

    Jacob savait que de lui descendraient les douze tributs d’Israël, et que le nom avait une importance capitale.

    Si nous nous rapportons aux noms donnés aux onze premiers enfants, ils ont tous des noms prophétiques pour un avenir promettant.

    a) -      Ruben : voyez, un fils

    b) -     Siméon : entendre, exaucer

    c) -      Lévi : attaché, joint

    d) -     Juda : louange de l’Eternel

    e) -      Dan : juger, rendre la justice

    f) -      Nephthali : luttant

    g) -      Gad : bonheur

    h) -     Aser : heureux

    i) -       Issacar : salaire, récompense

    j) -       Zabulon : habitation

    k) -      Joseph : il enlève

    Comment Jacob un homme marchant selon l’Esprit, intégrerait un fils portant le nom de Ben-Oni : fils de ma douleur, qui prophétiquement ne serait pas dans la même vision que ses frères, et serait une faiblesse au milieu d’eux.   

    Nous devons savoir que le nom a une importance capitale, puisque nous le proclamons en permanence.

    Nous ne devons pas ignorer que la parole est créative, en bien ou en mal.

     

    PARACHAT VAYISHLA’H  « ET IL ENVOYA »

    Nous avons une situation qui peut nous aider à comprendre la décision de Jacob, de changer le nom de son fils.

    I CHRONIQUES 4 : 9  Jaebets était plus considéré que ses frères ; sa mère lui donna le nom de Jaebets, en disant : C’est parce que je l’ai enfanté avec douleur.

    10  Jaebets invoqua le Dieu d’Israël, en disant : Si Tu me bénis et que Tu étendes mes limites, si Ta main est avec moi, et si Tu me préserves du malheur, en sorte que je ne sois pas dans la souffrance ! …  Et Dieu accorda ce qu’il avait demandé.

    Il portait un nom qui conditionnait sa souffrance, le limitait dans ses actes, et le rendait malheureux, Jacob ne voulait pas cela pour Benjamin.

    Peut être que Jacob en voyant la mort de sa femme, n’a t-il pas réfléchi à la parole proclamée, le jour où son beau-père l’accusait d’avoir dérobé ses dieux.

    Quand il dit :

    GENESE 31 : 32    Mais périsse celui auprès duquel tu trouveras tes dieux ! En présence de nos frères, examine ce qui t’appartient chez moi, et prends-le. Jacob ne savait pas que Rachel les eût dérobés.

    Faisons attention à tout ce que nous proclamons de mal, de négatif, prenons garde chaque jour à ce qui sort de notre bouche de négatif, annulons ces paroles, et demandons pardon à Elohim.

    Jacques dans sa lettre nous dit que la langue est un petit membre, mais il peut souiller tout le corps.

    Notre avenir dépend de nos paroles.

    PARACHAT VAYISHLA’H  « ET IL ENVOYA »PARACHAT VAYISHLA’H  « ET IL ENVOYA »PARACHAT VAYISHLA’H  « ET IL ENVOYA »

     

    Shabbat Shalom /Vé/ Shavoua Tov / Que la Paix Soit avec Vous /et/ Bonne Semaine ! 

     (Copie autorisée, à condition d'en redonner le texte intégral et la source.)

     

     

    « Parachah "Vayyichlah" (Il envoya)MONTONS HARDIMENT »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :