• SHABBAT SHALOM

    Shabbat shalom. Que la paix soit sur vous en ce jour de repos. Personnellement je préfère porter une bénédiction en ce jour, qu’un vœu de convenance comme « Bonne Année ». Celui qui a été en Israël connaît certainement la salutation : « Shabbat Shalom » ! Normalement on dit seulement « Shalom » mais dès le Vendredi soir et jusqu’au Samedi soir on se salue avec ces mots « Shabbat Shalom » ; ce qui veut dire « Paix du Shabbat » ou aussi « Paix sur le Shabbat ».

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    Le Shabbat a toujours joué un grand rôle, peut-être le plus grand, dans l’identité Juive. De nombreuses règles ou traditions peuvent être mentionnées, mais quand un Juif oublie le Shabbat, son assimilation aux nations est presque totale !

    Comme premier article cette année, je vais parler du shabbat, puisque Noël et le Jour de l’an tombent sur ce jour très particulier. Le simple fait de parler de ce sujet fait souvent bondir dans les dénominations chrétiennes qui dénoncent un retour au légalisme tant dénoncé dans les épitres pauliniennes. En fait c’est bien peu connaitre Paul et encore moins la Bible en générale. L’ancienne et la nouvelle alliance ne s’opposent pas entre-elles, elles se complètent en révélant le Christ dans toute sa mesure comme l’expression du Verbe divin révélant l’amour de Dieu.

    Le diable sait parfaitement ce que contient comme charge affective et source de bénédictions le jour du shabbat. C’est pourquoi il est si bien encadré par le jour du soleil catholique et la déesse lune des musulmans et si bien défendu par leurs adorateurs.

    Le shabbat agit comme un révélateur pour qui entre dans ce jour porté par l’Esprit-Saint. Il pénètre alors une dimension bien plus élevée que celle du simple rituel hérité de la tradition ou des convenances. Le jour du shabbat est le jour de la rencontre entre l’Epoux et l’Epouse, le jour béni où l’amour prend une dimension nouvelle exprimée par la foi en Dieu. Jésus nous a enseigné que la Loi se résume en ce commandant Mt 22: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. 38  C’est le premier et le plus grand commandement. 39  Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 40  De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.

    L’expression la plus simple à coshabbat1.jpgmprendre de la Loi est le décalogue. Même si l’appellation « Décalogue » est relativement tardive, le fait qu’il y ait dix paroles est biblique (Ex 34,28 ; Dt 4,13 ; 10,4). Cependant, nul ne parvient à découper le texte en dix unités de façon satisfaisante. En outre, malgré l’indication selon laquelle le Décalogue fut inscrit sur deux tables (Dt 5,22), le texte ne s’articule pas de manière évidente en deux parties. En effet, si l’on fait abstraction des données externes pour s’attacher au seul texte du Décalogue, c’est plutôt une structure ternaire qui se dégage. Le commandement sur le shabbat est au centre de cette architecture. C’est le commandement le plus long. C’est aussi celui qui, le plus clairement, concerne à la fois Dieu et le prochain.

    La loi d’Israël est ainsi différente de toutes les autres car elle implique une dimension absente ailleurs : le Juif obéit à la loi par la foi. Axée essentiellement sur la personne humaine et d’origine divine, la loi se présente dans la Bible porteuse d’un message universel. Un des indices les plus éloquents de cette intention universelle de la loi se trouve en particulier dans sa référence à la création. On le remarque notamment à propos du décalogue dont la structure place le shabbat, mémorial de la création, en son centre géométrique et thématique, c’est-à-dire à l’endroit même où était apposé le sceau dans les anciens documents d’alliance. Cette position du shabbat suggère que la conscience du Dieu créateur est au cœur même de l’observation des dix commandements, lesquels font par ailleurs écho aux dix paroles de la création.

    Étant liées à la création, les lois religieuses et morales sont donc toujours normatives. Par contre, les lois dites cérémonielles liées au temple ont disparu avec lui car totalement accomplies une fois pour toute en Yeshoua. La loi d’Israël connaît donc deux lois, une loi absolue et universelle et une loi relative qui dépend du temps et des circonstances. Cette distinction se retrouve jusque dans le Nouveau Testament où les textes qui parlent de l’abolition de la loi sont contrebalancés par de nombreux passages qui l’exaltent au contraire ; ce n’est pas que ces textes se contredisent, c’est en fait qu’ils parlent de deux lois différentes.

    Si les premiers chrétiens, Juifs religieux, ont été amenés à déclarer caduques les lois des sacrifices, car ayant trait au Messie, ils n’ont pas pour autant remis en question la loi du Décalogue dont Jésus a même approfondi et étendu l’application (voir Matthieu. 5 : 21, 22 ; 27, 28.)  De ces observations il s’ensuit que le principe de la loi comme de la vie religieuse demeure tout aussi valable pour le Juif que pour le chrétien. Surtout si la Loi est considérée dans son principe comme l’expression de l’amour divin.

    Différente, universelle et toujours actuelle, la loi est l’expression même du caractère de Dieu. Dans la Bible, la relation avec Dieu n’est pas d’ordre mystique, sorte d’extase qui emporte l’homme en dehors de la réalité. Bien au contraire, la religion prônée par les prophètes d’Israël concerne la vie de l’homme dans la chair chaude de son existence et de ses actes. La spiritualité passe nécessairement par l’exigence éthique qui courbe la volonté et forge l’être aux impératifs d’en haut.

    Mais il y a là plus qu’une discipline. Don de Dieu (Ex. 15 : 25) et expression de son amour pour l’homme, la loi est destinée à être vécue ici-bas comme l’expression de notre amour pour Dieu. Le prophète Jérémie voit la loi inscrite dans le cœur de l’homme (Jér. 31 : 33). Le psalmiste chante l’amour et les délices de la loi (Ps. 119 : 92). Paul lui-même reconnaît « prendre plaisir à la loi de Dieu » (Rom. 7 : 22, 25). On n’obéit pas à la loi par contrainte, parce qu’on est obligé, ou par intérêt pour se gagner les faveurs et le salut de Dieu.

    On obéit à la loi librement, par amour pour Dieu, et parce qu’aimé et sauvé par Lui (voir Ex. 19 : 4, 5 ; cf. Ps. 119 : 41-45). Bien plus, on obéit à la loi pour accomplir sa destinée, pour être vraiment soi-même. Le but de la loi de Dieu, c’est la liberté de l’homme. C’est ici l’idéal du Juif, mais aussi de tout homme qui veut vivre selon Dieu et avec lui, parce qu’il a compris qu’il ne peut vivre que de lui.

    La dimension universelle du Shabbat dans la création. (Extrait du journal Chrétien Suédois « Dagen »)

    La connexion « Shabbat et Israël » a une profonde signification : Par la bouche de Moïse qui énumérait les 10 commandements. Dieu ordonnait : « Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier » (Exode 20:8). Les Chrétiens pensent que cela signifie seulement prendre un jour de repos tous les 7 jours, mais pour le Juif et surtout pour Dieu cette signification est bien plus profonde : en effet il y a une pensée cachée, un « code secret ».

    Dès la création, la Genèse montre dans le texte hébreu concernant le 7ème jour un « code secret » étonnant que nous allons découvrir. Déjà à la fin du chapitre 1 il est dit : « Ainsi il y eut un soir il y eut un matin ce fut le sixième jour » et le chapitre 2 continue : « Ainsi furent achevés les cieux et la terre et toute leur armée. Dieu acheva au septième jour son oeuvre qu’il avait faite »…

    Apparemment il semble que ces versets n’ont rien de spécial, mais si on regarde attentivement le texte hébreu on découvre un message étonnant : En prenant la dernière lettre du chapitre 1 qui est  (« Yod » qui correspond à i) et en comptant toutes les 7ème lettres du chapitre 2 on découvre les lettres suivantes ISRaEL Ma Ma SH.

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    Cela est d’autant plus étonnant que le nom « Israël » en texte clair ne se trouve, pour la première fois que dans Genèse 32:28 où un « Etre mystérieux » combat avec Jacob et à la fin du combat change son nom en « Israël »…

    Ce que signifie « Israël » nous le savons mais qu’est-ce que signifient ces lettres « Mamash » ? D’après certains dictionnaires la signification serait : « réalité un fait, concernant un fait ». J’ai demandé à mon professeur d’hébreu qui m’a répondu que cela signifie « Cela et rien d’autre »  Quelle révélation !… Au septième jour Dieu a pensé à « Israël à cela et rien d’autre » ! Dieu s’est reposé le 7ème jour et il a projeté Israël durant son repos. On pourrait l’exprimer ainsi : Dieu s’est reposé en pensant à Israël et Israël doit se reposer en pensant à Dieu. Puisqu’il est dit qu’il serait « un royaume de sacrificateurs et une nation sainte » (Exode 19.6)

    On comprend alors combien les éléments du triangle « Dieu-Israël-Shabbat » s’adaptent tellement intimement. Exode 31:13 à 17 dit que le Shabbat est un signe et une alliance entre les enfants d’Israël et Dieu. Puisque Dieu pense tellement intensivement à Israël le Shabbat, il veut qu’Israël aussi pense a lui ce jour-là ! Est-ce que cela ne concerne pas aussi les Chrétiens qui ont été greffés sur l’olivier vrai, (Romains 11:17 à 18) ?.

    Mais derrière tout cela il y a quelque chose de plus important : Les Juifs comptent le temps depuis Adam, ce qui cette année devient 1 année 5762 (1991-1992). II est probable qu’il y a un décalage d’une centaine d’année, de même que pour les chrétiens il y a aussi quelques années de différence avec le calendrier actuellement utilisé.

    Quand les 6000 ans depuis Adam seront écoulés, les 1000 ans de paix commenceront pour la terre. Dieu travaille avec l’humanité durant 6000 ans et le septième millénaire, son oeuvre accomplit, il se repose. Durant ce temps, il y aura « collaboration » entre lui et Israël d’une manière très spéciale et alors s’accomplira ce qui est écrit en Jérémie 31:7 « Car ainsi parle l’Eternel : « Poussez des cris de joie sur Jacob. Eclatez d’allégresse à la tête des nations »…

    Remarquons encore dans ce code que la première lettre du nom d’Israël  « Yod » = i, se trouve la dernière lettre dans le 6ème jour. Je pense que cela signifie que Dieu ne peut pas attendre jusqu’au 7ème jour et que déjà au 6ème jour il commence avec Israël (1)… actuellement nous nous trouvons dans ce petit « Yod » (en grec Yota) à l’époque actuelle !

    En 1948, Dieu a commencé à écrire le nom d’Israël devant les nations et actuellement nous sommes à l’époque de transition entre la fin des 6000 ans et le millénium à venir. Dieu commence à travailler sur le modèle auquel il a pensé à la création. Yéshoua (Jésus) disait que pas un « Yod » de la Torah ne disparaîtra avant que tout s’accomplisse.

    Sans ce « Yod » (i) il n’y aurait pas d’Israël.

    Il n’y a donc rien d’étonnant que le diable qui depuis longtemps déteste et a voulu détruire les Juifs et ensuite les Chrétiens, veut s’acharner davantage actuellement, pourquoi ? Peut-être qu’il connaît ce code et veut se débarrasser des Juifs et des Chrétiens.

    En tout cas il sait que le jour approche où les Juifs diront « Barouh haba beshem Adonaï »… Béni soit CELUI qui vient au Nom du Seigneur (Matth. 23:39).

    En ce temps-là, avec la venue de Yéshoua (Jésus) il y aura un changement de gouvernement sur la terre : Le diable sera obligé d’abdiquer et le Messie s’installera sur son trône à Jérusalem pour régner, par son peuple, sur tout la terre.

    « Car de Sion sortira la loi et de Jérusalem la Parole de l’Eternel. Il sera le juge des nations, l’arbitre d’un grand nombre de peuples. De leurs glaives ils forgeront des hoyaux. Et de leurs lances des serpes: Une nation ne tirera plus l’épée contre une autre. Et l’on n’apprendra plus la guerre (Isaïe 2:3b-4).

    « … Afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ (en hébreu : Yéshoua ha’Mashiah N.D.L.R) que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes (Actes 3:20 à 21).

    D’autres articles traitent du sujet de la Loi et du Shabbat, écrit par des juifs ils sont important pour mieux comprendre tous ces sujets.

     

    Source: http://schoenel.unblog.fr/2011/01/01/shabbat-shalom-6/

               /Lettres à l’Epouse/

  • Nombres 4.21 à 7 - Nasso signifie « Fais faire » - « L'Éternel donnera force à son peuple; l'Éternel bénira son peuple par la paix. » - Psaumes 29.11

    Voici la plus longue paracha de la Torah. On y trouve certaines lois concernant la pureté, le vol, la femme Sota (adultère), le voeu de Naziréat, sans oublier la prière de bénédiction des sacrificateurs sur le peuple d’Israël et l’inauguration du tabernacle et les offrandes des 12 princes d’Israël, la paracha est immense. Nous essaierons d’extraire quelques perles émanant d’un seul petit verset pour découvrir que la négligence du Shalom (paix) entre les hommes est en vérité une des causes majeures des atrocités et des cruautés dans ce monde.

     
     

    « J’écouterai ce que dit Dieu, l’Éternel, car il parlera de paix à son peuple et à ses bien-aimés, afin qu’ils ne retournent plus à la folie. » (Psaumes 85:9)

    Une fois encore, cette paracha abrite en son sein une quantité phénoménale d’enseignements dignes de la Torah d’Israël ! Nous pourrions choisir de traiter le sujet de la femme adultère ou celui du nazir, thème occupant une grand place dans notre texte, mais plutôt, attardons nous sur un seul verset contenu dans la prière de bénédiction que font les Sacrificateurs sur le peuple d’Israël, et contemplons l’enseignement de gloire que nous pouvons retirer de cette dernière parole de Torah située tout à la fin de la prière de bénédiction : «(…)Que l’Eternel tourne sa face vers toi, et qu’il te donne la paix ! »

    Les plus grands trésors ne sont-ils pas parfois situés aux endroits les plus inattendus ?

    L’ingrédient du Shalom.

    Reprenons, le prière de bénédiction située dans notre paracha :

    « Vous bénirez ainsi les enfants d’Israël, vous leur direz : Que l’Eternel te bénisse, et qu’il te garde ! Que l’Eternel fasse luire sa face sur toi, et qu’il t’accorde sa grâce ! Que l’Eternel tourne sa face vers toi, et qu’il te donne la paix ! » (Nombres 6.23-27).

    Le Rav Yaguen rapporte une parabole intéressante afin d’appréhender la force et le pouvoir de la paix ou du Shalom en hébreu :shalom DIEU

    Dans tous les sirops en médicaments, il y a en vérité très peu de produit actif, la majorité étant constituée d’eau, de sucre, de colorants. L’ensemble produit un effet lorsqu’il est bien mélangé.

    Si le sirop n’est pas utilisé durant une certaine période, les composants actifs descendent au fond de la bouteille et il est nécessaire de la remuer avant d’en prendre afin de bénéficier de son effet guérisseur. Celui qui ne remue pas la bouteille et boit le sirop tel quel, le médicament n’aura aucun effet sur lui.

    Il en est ainsi des bénédictions que nous donne l’Eternel, quel qu’en soit l’intermédiaire : elles renferment de véritables trésors essentiels pour vivre, réussir, s’épanouir, être heureux.

    Seulement, nous devons savoir, apprendre et comprendre que le composant actif, tout comme dans le sirop, se trouve au fond, caché et enfoui dans un petit mot : Shalom, la paix !

    C’est ainsi que dans la prière de bénédiction de notre paracha Nasso, il est écrit :

    « Vous bénirez ainsi les enfants d’Israël, vous leur direz : Que l’Eternel te bénisse, et qu’il te garde ! Que l’Éternel fasse lever la lumière de sa face sur toi et use de grâce envers toi! Que l’Eternel tourne sa face vers toi, et qu’il te donne la paix ! » (Nombres 6.23-27).

    Dans cette prière, Tel un sirop de bénédiction, nous voyons le composant actif de la paix déposé en fin de prière. Si nous prenons ce sirop de bénédiction non mélangé, en laissant de côté le produit actif de la Paix, nous ne devons pas espérer que la bénédiction ait le moindre effet !

    hustensaftEn revanche, si nous prenons soin de remuer ce sirop de bénédictions et qu’ainsi, le produit actif de la paix se mélange véritablement au reste, la véritable Bracha(Bénédiction) reposera sur nos vies.

    Avant d’en venir à ce merveilleux composant actif de la Paix situé dans notre sirop de bénédictions donné par le Dieu vivant, regardons les quelques autres ingrédients afin d’apprécier ce sirop dans toute son ampleur :

    « Que l’Eternel te bénisse » :

    Ceci fait référence aux multiples bénédictions en Deutéronome 28 : 3-6 : « Tu seras béni dans la ville, et tu seras béni dans les champs; Béni sera le fruit de tes entrailles, le fruit de ton sol, et le fruit de ton bétail(…)Bénie sera ta corbeille et ta huche. Tu seras béni dans ton entrée, et tu seras béni dans ta sortie(…)L’Éternel commandera à la bénédiction d’être avec toi dans tes greniers et dans tout ce à quoi tu mettras la main; et il te bénira dans le pays que l’Éternel ton Dieu te donne(…) »

    « qu’il te garde » :

    Qu’il garde l’alliance de tes ancêtres selon qu’il est dit : « si, après avoir entendu ces ordonnances, vous les gardez et les pratiquez, l’Éternel ton Dieu te gardera l’alliance et la miséricorde qu’il a jurées à tes pères; Il t’aimera, il te bénira, il te multipliera, il bénira le fruit de tes entrailles et le fruit de ton sol(…)Tu seras béni plus que tous les peuples(…)L’Éternel détournera de toi toutes les maladies; et toutes ces langueurs malignes d’Égypte que tu as connues, il ne les mettra point sur toi; mais il les fera venir sur tous ceux qui te haïssent. » (Deutéonome 7 : 12-15)

    Selon un autre commentaire du Rabbi Yaacov MiLsaa, il est dit « qu’il te garde » afin de protéger son peuple du trop plein qui peut lui être accordé, ce qui pourrait être nocif selon qu’il est écrit : « Mais Yeshouroun (nom poétique donnée à Israël) s’est engraissé, et a regimbé. Tu es devenu gras, gros et épais. Il a abandonné le Dieu qui l’a fait, et a méprisé le Rocher de son salut. » (Deutéronome 32 : 15, Ostervald).

    Il est donc essentiel de rajouter « qu’il te garde » à la bénédiction afin de protéger son peuple de cette abondance qui peut mener à la faute et à quitter ses voies comme nous pouvons le voir parfaitement dans les divers évangiles de prospérité, en un mot : qu’il n’y ait pas d’effets secondaire à cette grande bénédiction.

    « Que l’Éternel fasse lever la lumière de sa face sur toi » :

    Il s’agit ici de la lumière de la Torah comme il est écrit dans Proverbes 6.23 :

    « Car le commandement (Mitsva en hébreu) est une lampe, et la Torah (Loi de Dieu) une lumière ». Ainsi, que la Loi de Dieu s’inscrive dans ton coeur et que tu puisses marcher à la lumière de la Vérité en observant la Torah de Dieu et ses commandements.

    « et use de grâce envers toi ! » :

    Qu’il te fasse trouver grâce en exécutant tes requêtes, qu’il te rendre gracieux aux yeux des créatures comme il est écrit : « L’Éternel fut avec Joseph, et il étendit sur lui sa bonté, et lui fit trouver grâce aux yeux du chef de la prison. » (Genèse 39 : 21).

    Et enfin la prière termine par le composant actif que nous avons vu :

    « qu’il te donne la paix, le Shalom ».

    C’est de la paix que dépend toute réussite et que toutes les autres bénédictions seront réellement agissantes ainsi qu’il est écrit :

    « L’Éternel donnera force à son peuple; l’Éternel bénira son peuple par la paix. » Psaumes 29.11

    Il est du devoir de chacun de rechercher et de poursuivre la paix en tout temps et en tout lieu. Combien le devoir deShalom alechem tout mettre en œuvre afin de faire régner la paix nous incombe !

    Regardons une histoire qui illustre l’importance de la place du Shalom Baït (Paix dans le foyer) dans la vie d’un israélite !

    « Un jour Rabbi Israël Meïr Hacohen (Zatsal), le ‘Hafets ‘Haïm, arriva dans une certaine ville. Le Rav de cette ville l’invita donc avec empressement à séjourner chez lui. La Rabbanit(épouse du rabbin) au comble du bonheur d’accueillir dans sa maison un invité aussi prestigieux que le ‘Hafets ‘Haïm mit de son côté tout en œuvre afin de le recevoir au mieux. Elle demanda aussi à sa domestique de faire preuve d’une extrême application dans tout ce qu’elle préparerait. Toutes les deux commencèrent donc à confectionner un repas en y mettant tout leur coeur… Cependant, au cours de la préparation de la soupe, la maîtresse de maison remarqua qu’on avait oublié d’y mettre du sel, ce qu’elle fit sans tarder à un moment où la domestique avait le dos tourné… et la domestique, qui avait remarqué elle aussi qu’on avait oublié d’y mettre du sel, le fit sans tarder Min Hachamaïm (volonté du Ciel), à un moment où la maîtresse de maison avait le dos tourné. La soupe fut ainsi doublement salée !

    Au moment du repas le ‘Hafets ‘Haïm se vit offrir une place confortable à côté de son hôte. Ce dernier proposa de lui servir une assiette de soupe, étant Cohen il devait en effet être servi en premier et il accepta volontiers puisqu’il s’agissait d’une Halakha (loi). Sans attendre, Rabbi Israël Méïr porta une cuillerée à sa bouche, et l’air ravi, il continua de manger sa soupe. Le Rav qui venait de se servir à son tour une assiette goûta : Pouah ! De l’eau de mer ? ! Il regarda d’un visage à la fois confus, honteux et désespéré le ‘Hafets ‘Haïm, mais quelle ne fut pas sa surprise de voir que celui-ci continuait à manger sa soupe comme si de rien n’était ! Lui aussi avait en vérité très bien senti que c’était trop salé, mais il avait surtout compris que dans l’émotion et l’excitation, la maîtresse de maison ou la domestique avaient commis cette petite erreur. Le ‘Hafets ‘Haïm remarqua que son hôte avait l’intention d’intervenir, il lui saisit alors la main et lui souffla à l’oreille qu’il fallait absolument pardonner à la responsable ce qui venait de se produire et continuer le repas comme si de rien n’était, et même se resservir ! Il lui expliqua qu’il comprenait parfaitement ce qui avait dû se passer, le plat avait été salé par deux fois. Il ajouta que s’il en faisait la remarque à sa femme elle en serait sans doute très peinée et réprimanderait fortement la pauvre cuisinière. Cela n’engendrerait que disputes et querelles. Il conclut en lui disant qu’il devait garder un visage souriant et continuer à manger… ! »

    Nous avons ici un simple mais merveilleux exemple de ce qu’est la recherche et la poursuite du Shalom, fruit d’un véritable amour émanant de Dieu selon qu’il est dit :

    « Celui qui couvre une faute cherche l’amour » (Proverbes 17.9).

    C’est à cela que nous avons été appelés. Attention toutefois : couvrir une faute ne signifie pas se taire si l’on voit son prochain dans le péché (transgression de la Torah). Dans cette anecdote de la soupe trop salée, la Rav ne couvre pas un péché, il couvre véritablement une faute ; cela n’est pas la même chose et la faute qui consiste à avoir trop salée n’a évidemment aucun rapport avec le péché.

    Puissions-nous faire preuve de discernement et de sagesse afin d’agir en toute chose avec l’esprit qu’il y a dans cette petite anecdote authentique typiquement israélite.

    Lorsque l’Éternel nous montre l’exemple.

    Lorsque la femme était soupçonnée d’adultère par son mari, la paracha nous montre tout le processus qu’enseigne la Torah pour juger selon la vérité de ce litige. Il n’est pas ici question de traiter de cette procédure riche en enseignement mais plutôt de regarder ce qui en ressort au sujet de la paix afin de toujours mieux saisir et comprendre la grande importance du Shalom aux yeux de Dieu dans les relations humaines :

    « Le Cohen écrira ces imprécations sur un parchemin et les effacera dans les eaux amères » (Nombres 5.23).

    Après que le mari ait conduit sa femme au Bet Hamikdash (temple), on écrivait tout le passage concernant la femme soupçonnée d’adultère (Femme Sota) sur un parchemin, puis on le trempait dans une certaine eau et on le remuait jusqu’à ce que le texte s’efface, que l’encre soit dissoute dans l’eau. Le Cohen(sacrificateur) donnait ensuite à boire cette mixture à la femme. Si elle était innocente, elle recevait toutes les bénédictions rapportées dans cette paracha, dont un enfant dans l’année, sinon elle mourrait dans des conditions atroces et douloureuses en jugement de son acte d’infidélité.

    Le Saint Nom de Dieu était écrit dans ce parchemin. Lorsque nous savons à quel point le nom de Dieu est précieux et respecté parmi les enfants d’Israël, il en ressort ici un enseignement capital.

    Nous voyons de là, qu’afin de rétablir la paix entre un homme et sa femme, Dieu va jusqu’à accepter que l’on efface Son Nom (écrit dans le passage de la femme Sota(adultère), que l’on mettait dans l’eau.)

    Or, les sages d’Israël (Hazal), nous ont dit :

    « Tout ce que HaShem(Dieu) a créé dans Son monde, il ne l’a créé que pour Son Honneur.(Fin du Pirké Avot) »

    Toute chose dans ce monde a donc été créée en Son Honneur et pourtant, il accepte qu’on efface Son Nom pour la paix entre un homme et sa femme !

    C’est dire l’importance et la place de la paix au Yeux du Seigneur et combien nous devons nous aussi nous y attacher et être capable de s’effacer lorsque cela est nécessaire, en vue de la paix.

    N’est-ce pas précisément ce qu’a accepté le Messie Yeshoua en s’offrant comme holocauste pour la vie du monde ? Ilpaix shalom israel yeshoua s’est effacé temporairement jusqu’à sa venu en Gloire dans très peu de temps selon qu’il est dit de la réaction de beaucoup de juifs lors de ce prochain merveilleux événement :

    « Ils regarderont vers moi, celui qu’ils ont percé; ils en feront le deuil comme on fait le deuil d’un fils unique, et ils pleureront amèrement sur lui, comme on pleure sur un premier-né. » (Zacharie 12.10)

    Concluons par le midrash du Ari haKadosh (dont parle la vidéo). Un midrash nous expliquant la cause véritable des horreurs dans le monde qui, encore une fois est le manque de Shalom entre les hommes et surtout, le manque Shalom entre les juifs premièrement  selon qu’il est dit :

    « Tribulation et angoisse sur toute âme d’homme qui fait le mal, sur le Juif premièrement, puis sur le Grec ! Gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, pour le Juif premièrement, puis pour le Grec !  Car devant Dieu il n’y a point d’acception de personnes. » (Romains 2.9-11)

    A travers une parabole dans laquelle les anges viennent demander à Dieu comment il peut laisser de telles horreurs se faire dans le monde, Le Ari HaKadosh enseigne qu’en vérité, les pires horreurs de ce monde émanent de ce refus de poursuivre et de rechercher la paix avec son prochain, quel qu’il soit.

    Deux israélites qui ne s’entendent pas entre eux et se disputent, sont en vérité pire qu’un israélite qui se prosterne devant un Bouddha ou qui mange du porc un soir de Kippour !

    Effectivement, se réclamer d’Hashem (Dieu) et de sa Torah dont l’essence est le Shalom, sans agir avec le Shalom à tous les niveaux, est une des pires choses amenant l’horreur dans ce monde par des mécanismes spirituels qui nous dépassent, d’où l’importance d’obéir à ce commandement : « rechercher la paix avec tous » : L’importance et la responsabilité sont colossales.

    Nous pourrions presque oser affirmer que Dieu permet les horreurs dans ce monde et s’est comme « interdit » Lui-même d’intervenir afin de montrer aux hommes vers où mènent les chemins terribles du manque de Shalom et de paix selon qu’il est écrit :

    « C’est par la souffrance qu’il l’avertit. » (Job 36 : 15)

    Et ceci, dans le but que tous puissent parvenir à une authentique Téchouva(repentance et retour à Dieu) en se tournant vers le Prince par excellence du Shalom, Prince de Paix que Dieu a suscité selon qu’il est écrit :

    « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et l’empire est mis sur son épaule: on l’appellera le Prince de la paix » (Ésaïe 9 : 6).

    C’est ce Prince de Paix qui donne largement le Shalom à quiconque croit en Lui : Le Messie ainsi qu’il le déclare à ceux qui croient en Lui :

    « Je vous laisse la paix; je vous donne ma paix; je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre coeur ne se trouble point, et ne craigne point. » (Jean  14.27)

    Et encore, Polos (Paul) de prier :

    « Que le Seigneur de paix vous donne lui-même la paix en tout temps et en toutes manières! Le Seigneur soit avec vous tous! » (2 thessaloniciens 3.16).

    Ce n’est pas sans raison que le juif Polos (Paul), élevé au pied de Gamaliel, avait bien intégré ce midrash du Ari Hakadosh, en insistant régulièrement sur l’importance de la paix dans ses enseignements :

    « Recherchez le Shalom avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. » (Hébreux 12.14.)

    Mais aussi :

    « S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez dans le Shalom avec tous les hommes.» (Romains 12.18).

    Les choses sont claires, mais concrètement, comment rentrer dans cette paix ? La repentance et la foi dans le Messie d’Israël sont les étapes préliminaires mais ensuite, que faire concrètement ?

    Regardons donc maintenant comment marcher dans ce Shalom, dans cette paix, selon l’enseignement de Dieu (à prendre par la foi et à pratiquer de tout son cœur).

    Comment Rentrer dans le véritable repos et le véritable Shalom (Paix) selon Dieu – Une doctrine pesée à la balance.

    En Luc 1, Elisabeth et Zacharie étaient considérés comme juste devant Dieu. Il serait donc intéressant de regarder ce que l’Ecriture nous enseigne à leur sujet.

    Une simple lecture montre qu’Elisabeth et Zacharie sont des témoins choisis par l’Esprit Saint dans les évangiles pour démontrer que l’observation de la loi convient aux hommes pieux et que les commandements de Dieu donnés à Moïse sont en vérité accessibles à chacun contrairement aux idées reçues : « Tous deux étaient justes devant Dieu, observant d’une manière irréprochable tous les commandements et toutes les ordonnances du Seigneur. » (Luc 1.6).

    COMMANDEMENT HOREB640X360Ce n’est pas sans raison que Néhémie rappelle que l’Eternel donna à Son peuple « des ordonnances justes, des lois de vérité, des préceptes et des commandements excellents. » (Néhémie 9.13).

    N’en déplaise à certains, Elisabeth et Zacharie n’étaient pas des personnes légalistes et charnelles ou déchues de la grâce et sous la malédiction. Non, la parole témoigne qu’ils étaient au contraire des personnes agréables à l’Eternel, juste devant Sa Face, observant la loi avec amour pour Dieu. Leur comportement rejoint ce que dit Paul : « Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés. » (Rom 2.13). Jacques apporte une précision de taille nous montrant avec clarté que l’observation de la loi (pratique de bonnes œuvres agréables à Dieu décrites dans la Torah) découle d’une foi authentique : « Vous voyez que l’homme est justifié par les oeuvres, et non par la foi seulement. » (Jacques 2.24)

    Plusieurs dans le monde chrétien se bouchent malheureusement les oreilles et affirment qu’Elisabeth et Zacharie était sous le régime de la malédiction et que leur histoire ne nous concerne plus. Grave erreur ! A cela il convient d’insister et de montrer qu’Elisabeth et Zacharie étaient juste devant Dieu et qu’en vérité, Elisabeth et Zacharie nous montrent ce qu’est la piété selon Dieu : observer la loi par amour et obéissance et non par légalisme ou pour se justifier puisque c’est le Messie Yéshoua(Jésus) qui nous justifie. Ainsi, Elizabeth et Zacharie étaient sous le régime de la bénédiction à tel point qu’ils ont été choisis pour donner naissance à un des plus grands prophètes de l’histoire humaine : Jean-Baptiste. Il en est de même pour Joseph et Marie qui donnèrent le sauveur du monde.

    De plus, rappelons encore et encore une chose fondamentale : selon Romains 11, la vraie église de Yéshoua n’est pas un peuple à part mais elle est greffée sur Israël et bénéficie des mêmes alliances, des mêmes promesses et aussi des mêmes lois. L’église est donc censée faire pleinement partie de l’assemblée d’Israël : elle n’a jamais remplacé Israël à qui « les oracles de Dieu ont été confié » (Rom 3.2). En vérité, spirituellement parlant, le voile séparant le lieu saint du lieu très saint a été déchiré par le Messie et une route nouvelle vers la présence divine fut inaugurée en Yéshoua, route accessible à quiconque se repent et suit le Dieu d’Israël et son Messie et obéit donc à ses commandements.

    Maintenant, regardons ce que dit précisément l’Écriture au sujet de la doctrine enseignée par Yéshoua(Jésus) : « Yéshoua répondit : Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé. » (Jean 7:16). La doctrine de Yéshoua est donc la doctrine de Dieu, il n’y a aucune loi nouvelle. « L’Éternel ne change pas » (Malachie 3.6) et la saine doctrine est permanente : « les lois de ta justice sont éternelles. » (Psaumes 119.160).

    Si la Doctrine de Yéshoua est la doctrine de Dieu, nul ne peut contester le fait que Ses lois sont les lois de Dieu. Regardons maintenant les bienfaits immenses qu’il y a à suivre la doctrine de Yéshoua qui est donc identique à la doctrine de Dieu :

    « Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. » (Matthieu 11.29).

    Ici, celui qui observe La doctrine de Yéshoua trouvera du repos pour son âme car Son fardeau est doux et léger. C’est un chemin de paix pour l’âme.

    Regardons maintenant ce qu’enseigne la loi de Moïse afin de voir s’il y a cohérence avec les propos de Yéshoua. Une grande partie du monde chrétien affirme que la loi est un joug pesant mais regardons ensemble ce que dit l’Ecriture.

    « Il y a beaucoup de paix pour ceux qui aiment ta loi, Et il ne leur arrive aucun malheur. » (Psaumes 119.165).

    « L’Eternel prendra de nouveau plaisir à ton bonheur, comme il prenait plaisir à celui de tesCommandement merveilleux dieu hashem pères, lorsque tu obéiras à la voix de l’Eternel, ton Dieu, en observant ses commandements et ses ordres écrits dans ce livre de la loi, lorsque tu reviendras à l’Eternel, ton Dieu, de tout ton coeur et de toute ton âme. Ce commandement que je te prescris aujourd’hui n’est certainement point au-dessus de tes forces et hors de ta portée. C’est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton coeur, afin que tu la mettes en pratique. » (Deutéronome 30.9-14).

    Nous voyons ici que la loi de Dieu est une chose bonne à observer, elle n’est pas au-dessus de nos forces ni trop lourde à porter, elle procure la paix et le Père prend plaisir envers Celui qui l’observe, exactement comme Yéshoua l’enseigne et comme Paul aussi le rappelle : « La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. » (Romains 7.12).

    Durant des millénaires, Dieu a donné à son Peuple sa loi parfaite. Avec un cri du cœur, Dieu n’a de cesse de rappeler à son peuple l’importance de suivre ses voies et d’y revenir afin de connaitre le vrai repos : « Oh ! si tu étais attentif à mes commandements ! Ton bien-être serait comme un fleuve, Et ton bonheur comme les flots de la mer; » (Esaïe 48.18).

    Effectivement, lorsqu’il s’agit de la loi de Dieu donnée à Moïse, Yeshoua n’’hésite pas à dire à ses disciples de l’écouter et de l’observer au travers des docteurs de la loi : « Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Observez donc et faites tout ce qu’ils vous disent d’observer » (Matthieu 23.2). Rappelons qu’être assis dans la chaire de Moïse signifie enseigner la Loi de Moïse. Yeshoua nous invite ici à mettre en pratique la loi de Moïse.

    A travers l’histoire du peuple d’Israël qui se répète dans l’église, nous voyons que le peuple de Dieu a souffert et connu le trouble car il n’a pas observé la loi de l’Éternel de tout son cœur avec foi et amour : ils n’ont pas suivi ses voies.

    Le jeune Jérémie nous décrit ce triste constat : « Je disais : Ce ne sont que les petits; Ils agissent en insensés, parce qu’ils ne connaissent pas la voie de l’Eternel, La loi de leur Dieu. J’irai vers les grands, et je leur parlerai; Car eux, ils connaissent la voie de l’Eternel, La loi de leur Dieu; Mais ils ont tous aussi brisé le joug, Rompu les liens. » (Jérémie 5.4-5).

    « Ils n’ont point voulu marcher dans ses voies, Et ils n’ont point écouté sa loi. » (Ésaïe 42.24).

    A travers ces versets, nous voyons donc clairement que les voies de l’Éternel consistent à observer ses lois, chose que le peuple de Dieu a souvent négligée, ce qui lui a valu bien des tourments.

    Abraham, dont la foi lui fut imputé à justice, est considéré dans toute l’écriture comme un modèle et un père pour les croyants. Abraham, par son exemple, nous montre les fruits de la véritable foi selon Dieu : « toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce qu’Abraham a obéi à ma voix, et qu’il a observé mes ordres, mes commandements, mes statuts et mes lois. » (Genèse 26.4). Petite précision concernant ce verset : certains se demanderont peut-être quelles sont ces lois qu’Abraham pouvait bien observer dans la mesure où la Torah n’avait pas encore été donnée sur le mont Sinaï. En vérité, selon la tradition juive et selon ce que l’écriture confirme en plusieurs endroit, avant d’être donnée à tout un peuple, une grande partie de la loi de Dieu donnée à Moïse était déjà connue à titre individuel par les héros de la foi tel Abraham, Enoch etc. Continuons.

    Voici ce que déclare l’Éternel qui ne change pas : « Observe les commandements de l’Eternel, ton Dieu, en marchant dans ses voies, et en gardant ses lois, ses ordonnances, ses jugements et ses préceptes, selon ce qui est écrit dans la loi de Moïse, afin que tu réussisses dans tout ce que tu feras et partout où tu te tourneras » (1 Rois 2:3).

    Oui, exactement comme Yeshoua l’a dit, suivre Ses voies, c’est suivre les voies de son Père, et suivre les voies de son Père, c’est suivre Ses commandements et suivre Ses commandements mène au repos et au Shalom biblique : « Ainsi parle l’Eternel : Placez-vous sur les chemins, regardez, Et demandez quels sont les anciens sentiers, Quelle est la bonne voie; marchez-y, Et vous trouverez le repos de vos âmes ! » (Jérémie 6.16). « Il y a beaucoup de paix pour ceux qui aiment ta loi » (Psaumes 119.165).

    Il faut insister : Suivre les lois du Père (connues d’Abraham et plus tard données à Moïse pour le peuple), c’est suivre Yeshoua qui, par son Esprit, nous apporte grâce et vérité dans l’observation de la loi « car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par le Messie Yéshoua. » (Jean 1.17).

    Regardons encore ce que dit l’écriture concernant les résultats merveilleux obtenus lorsque Josué et les siens observaient la loi de Dieu : « L’Eternel leur accorda du repos tout alentour, comme il l’avait juré à leurs pères; aucun de leurs ennemis ne put leur résister, et l’Eternel les livra tous entre leurs mains. » (Josué 21.44).

    Afin de conserver ce repos et cette bénédiction, voici ce que Josué prescrit au peuple de Dieu en Josué 22.5 : « Ayez soin seulement d’observer et de mettre en pratique les ordonnances et les lois que vous a prescrites Moïse, serviteur de l’Eternel : aimez l’Eternel, votre Dieu, marchez dans toutes ses voies, gardez ses commandements, attachez-vous à lui, et servez-le de tout votre coeur et de toute votre âme. Et Josué les bénit et les renvoya, et ils s’en allèrent vers leurs tentes. »

     

    Il est notable de remarquer un autre fait, (voir dans la vidéo) : Dieu dit à David que son Fils Salomon sera un homme de repos : « Voici, il te naîtra un fils, qui sera un homme de repos, et à qui je donnerai du repos en le délivrant de tous ses ennemis d’alentour; car Salomon sera son nom, et je ferai venir sur Israël la paix et la tranquillité pendant sa vie. » (1 Chronique 22.9)

    Pourquoi Salomon fut un homme de repos apportant tranquillité et paix au peuple de Dieu ? Une fois encore, l’Écriturealexlevine-jerusalem modif paix rejoint l’enseignement du vrai Jésus en Matthieu 5.17-19 : Dieu lui a « accordé la sagesse et l’intelligence pour le faire régner sur Israël dans l’observation de la loi de l’Eternel, son Dieu ! » : « Alors tu prospéreras, si tu as soin de mettre en pratique les lois et les ordonnances que l’Eternel a prescrites à Moïse pour Israël ». (1 ch 22.12). C’est ce même Salomon qui clôtura son livre de Sagesse de la sorte : « Crains Dieu et observe ses commandements. C’est là ce que doit faire tout homme. » (Ecclésiaste 12.13). Vérité éternelle que l’on retrouve comme étant une caractéristique des vrais Saints selon la Bible : « C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. » (Apocalypse 14.12)

    Regardons un dernier exemple édifiant, celui du roi Josaphat :

    « L’Eternel fut avec Josaphat, parce qu’il marcha dans les premières voies de David, son père, Et qu’il ne rechercha point les Baals; car il eut recours au Dieu de son père, et il suivit ses commandements, sans imiter ce que faisait Israël. » (2 Chroniques 17.3).

    Conséquence directe : « Et le royaume de Josaphat fut tranquille, et son Dieu lui donna du repos de tous côtés. » 2 Chr 20.30.

    Rappelons-nous qu’en tout temps, les serviteurs de Dieu se retrouvaient en petit nombre luttant contre l’apostasie présente au sein même du peuple de Dieu. Le livre de l’Apocalypse nous montre cette vérité : sur les 7 églises de l’apocalypse, 5 ont besoin de repentance, la 6ème est pauvre aux yeux du monde, persécuté et calomnié(Smyrne) et la 7ème a peu de puissance aux yeux du monde(Philadelpia). Ces 2 églises ont ceci de commun : Peu nombreux, considérés comme pauvres et faibles bien que riches et forts, ils ont gardé la parole de Dieu et ses commandements.

    Ce sont ici de dures mais importantes vérités qu’il n’est pas bon de taire : beaucoup d’appelés, peu d’élus, un chemin resserré, une porte étroite, Beaucoup qui chercheront à rentrer mais ne le pourront pas (Luc 13.24), un peuple humble et petit selon aussi ce que dit Sophonie : « Je laisserai au milieu de toi un peuple humble et petit, Qui trouvera son refuge dans le nom de l’Eternel. » (Sophonie 3.12). La distinction entre le vrai du faux est subtile en raison de l’apparence de piété qui trompe beaucoup. Aussi, le sujet de la loi de Dieu permet de révéler les cœurs et de voir où chacun se situe.

    Si quelques prises de consciences salutaires devaient se produire à la lecture de cette étude, devant l’ampleur de la tromperie et du changement à opérer, il ne faut cependant pas avoir peur ni s’inquiéter mais rester au contraire dans un authentique amour biblique : craindre l’Eternel et rester coûte que coûte attaché à Sa Parole et à son Messie selon ce qu’il nous révèlera, car n’oublions pas à quel point le Dieu des cieux est bon, patient miséricordieux et plein d’amour pour ceux qui l’invoquent et qui décident en leur coeur de s’humilier et de suivre sa parole avec calme, sagesse et confiance. Seule l’aide de L’Esprit de l’Eternel conduira paisiblement chacun à réformer ses voies et à se présenter devant Lui en toute bonne conscience, saint irrépréhensible et sans tâche devant le trône de sa gloire.

    Enfin, n’oublions pas une autre chose : pour tous ceux qui gardent la Torah de Dieu, leur fidélité fut toujours récompensée selon qu’il est dit : « La loi de l’Eternel est parfaite(…)Les commandements de l’Eternel sont purs, ils éclairent les yeux(…)Pour qui les observe la récompense est grande. » (Psaumes 19.8-12)

    Que chacun puisse agir et rentrer dans le vrai repos de Dieu, prémices du repos et du Shalom final que Dieu réserve dans le monde futur à ceux qui le craignent et qui observent ses commandements mais pour cela :

    N’oubliez pas de bien mélanger le sirop de vie !

    Une étude de Thomas, avec les commentaires du livre « La Paracha Leket Eliaou, compilation de commentaires et d’histoires » ainsi que les commentaires de Rachi et de la Tora Temina.

    Note Importante :

    Bien que faisant l’objet du plus grand respect de la part de toute l’équipe du site et bien que nombre de leur propos et enseignements Torahique sont infiniment précieux, en dehors des vidéos présentes sur ce site rencontrerdieu.com, plusieurs enseignements des rabbins présentés, ne reflètent pas nécessairement les opinions du site web notamment dans leur refus de reconnaître Yéshoua comme étant le Messie. Ce refus est certes parfaitement compréhensible lorsque l’on considère que le Jésus présenté par le christianisme est très éloigné du vrai Yéshoua des Evangiles (voir texte de présentation en bas de la rubrique Torah, cliquez ici). C’est ce Yéshoua qui est venu une première fois sous la forme du Messie Ben Joseph (Messie souffrant à l’image des épreuves de Joseph) avant de revenir sous la forme du Messie ben David, c’est à dire le Messie Roi des rois qui revient pour la délivrance finale rétablir la vérité et faire régner la paix dans le monde, Messie attendu également par les juifs et les musulmans.

    Ces choses se produisent afin que s’accomplissent ces paroles de l’écriture :

    « Une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés; Et ce sera mon alliance avec eux, Lorsque j’ôterai leurs péchés ».

    La nouvelle alliance déclare que Yéshoua(Jésus) est « l’image du Dieu invisible, le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne. Dieu l’a établi héritier de toutes choses ».

    C’est de Lui dont il est question dans le prophète Zacharie lorsqu’il est dit qu’une grande partie du Peuple juif le reconnaitra enfin au moment de la délivrance finale : « Ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. » (Zacharie 12.20)

    De la même façon que Joseph, laissé pour mort par sa famille, fut finalement leur sauveur à la fin de l’histoire lors de la famine en Egypte, Il en sera de même avec le Messie Yéshoua : laissé pour mort et imposteur par une grande partie de sa famille (peuple juif), il sera leur sauveur lors de la délivrance finale. Ainsi, de la même façon qu’il y eut des pleurs lorsque les frères de Joseph l’ont reconnu comme leur sauveur bien qu’ils l’avaient mal traité et laissé pour morts dans le passé, de la même manière ces choses se reproduiront lors de la délivrance finale : ils comprendront que Yéshoua(Jésus) est bien leur Messie venu accomplir les premières prophéties concernant sa venue il y a 2000 ans et venant accomplir le reste des prophéties le concernant lors de la délivrance finale. Alors se produira cette parole de l’Ecriture : « Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. » (Zacharie 12.20).

    Il convient donc d’être prudent, d’avoir une bonne connaissance des écritures de la nouvelle alliance afin de ne retenir que ce qui est bon. Les enseignements de Torah du peuple juif, grâce aux sages d’Israël et au coeur dévoué d’un nombre grandissant de juif, sont d’une profondeur et d’une richesse insoupçonné et infini.

    Il est cependant à noter qu’il existe des centaines de milliers de juifs ayant eu la révélation de Yéshoua(Jésus) comme étant Le Messie annoncé par les prophètes de la Torah (Bible Hébraïque). Leurs enseignements parfaitement en phase avec le contexte des Saintes Écritures et de la pensée hébraïque sont très précieux et permettent de toujours mieux comprendre les grandes erreurs qui se sont glissées dans le Christianisme moderne depuis l’émergence du catholicisme dans les premiers siècles avec notamment la fausse doctrine du remplacement : l’église remplacerait Israël. Bien qu’il existe énormément de chrétiens sincères ayant expérimenté le pardon des péchés et la joie du Salut offert par le Messie Yéshoua, il est indéniable de constater qu’en se coupant de ses racines, le mensonge et l’erreur ont inévitablement imprégné l’église et ont attiré beaucoup de maux sur l’ensemble des croyants. Le retour aux sources n’en sera que plus bénéfique.

     

     
     
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