• YESHUA ET LE SHABBAT (2)

    Source: http://www.kol-hashofar.asso.fr/admin/gestion_pages/processpages.asp?pages=enseignement2

    Il faut affirmer avec autorité que les 1ers  croyants en Yeshoua étaient tous des Juifs et que leur désir le plus ardent était d’aller annoncer la Bonne Nouvelle à leurs frères Juifs tout en restant Juifs et sans vouloir fonder une nouvelle religion.
               La Communauté messianique de Jérusalem était constituée d’un groupe de Juifs qui faisaient partie intégrante du Judaïsme.

    Plus tard, Paul lui-même, lors de ses voyages missionnaires allait d’abord parler aux Juifs dans les synagogues et seulement après il allait vers les païens.

    Jamais les Juifs croyants ne s’étaient faits appeler Chrétiens, ils étaient Juifs et le restaient !

    Le Livre des Actes des Apôtres nous enseigne que la prédication de la Parole était d’abord destinée aux Juifs, que ce soit en terre d’Israël ou dans la diasporah.

    Le souci des apôtres Juifs, à partir du moment où ils comprirent que D.ieu voulait aussi accorder le salut aux païens (vision de Pierre), c’était de savoir ce qu’il fallait leur enseigner au sujet des textes de  la Torah, et des prophètes etc…

    En dehors de ce que précise Actes 15 et des 4 choses qu’ils doivent observer (s’abstenir des souillures des idoles, de l’impudicité, des viandes étouffées et du sang), il n’est pas fait mention des 10 Commandements parce que cela était évident.

    Les premiers Chrétiens, ex païens, participaient dans les synagogues au culte du Shabbat, et à aucun moment il n’est précisé que pour les nouveaux convertis issus du paganisme, leur Jour Saint spécifique serait autre que le Shabbat.

     Au contraire, nous voyons que leur instruction sur la Torah se fait le Jour du Shabbat avec tous les autres Juifs, croyant ou non au Nazoréen comme Messie, dans les synagogues : 
     

    « C’est pourquoi je suis d’avis qu’on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu, mais qu’on leur écrive de s’abstenir des souillures des idoles, de l’impudicité, des animaux étouffés et du sang. Car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu’on le lit tous les jours de shabbat dans les synagogues ».  (Actes 15 : 19)

    Le souci des Juifs est ici récompensé puisque les païens seront aussi enseignés le Shabbat par la lecture et les commentaires des écrits de Moïse et des prophètes : 
     

    « Hommes frères, fils de la race d’Abraham, et vous qui craignez Dieu, c’est à vous que cette parole de salut a été envoyée. Car les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont méconnu Jésus, et, en le condamnant, ils ont accompli les paroles des prophètes qui se lisent chaque shabbat ». (Actes 13 : 27)

     A Antioche,

    « presque toute la ville » était rassemblée 2 Shabbats à la suite  pour écouter Paul annoncer la Parole de D.ieu dans la synagogue (Actes 13 : 14 ; 42-46).

     Ne croyez-vous pas que c’était là, l’occasion rêvée pour annoncer le changement du Shabbat au Dimanche si tel avait été le cas ?

    Voyons un autre texte : Actes 16 : 12-15 : là, le récit de Paul et Silas observant le Shabbat à Philippes.

    Une lecture soigneuse de ce texte montre qu’il était coutumier pour les gens de s’assembler au bord d’une rivière à chaque Shabbat : 

    « De là nous allâmes à Philippes… Nous passâmes quelques jours dans cette ville. Le Jour du Shabbat, nous nous rendîmes, hors de la porte, vers une rivière, où nous pensions que se trouvait un lieu de prière. Nous nous assîmes, et nous parlâmes aux femmes qui étaient réunies.
    L’une d’elles, nommée Lydie, marchande de pourpre, de la ville de Thyatire, était une femme craignant Dieu, et elle écoutait. Le Seigneur lui ouvrit le coeur, pour qu’elle fût attentive à ce que disait Paul. Lorsqu’elle eut été baptisée…  ».

    De toute évidence, Paul et ceux qui l’accompagnaient observaient le Shabbat à chaque semaine. Cela exigeait qu’ils trouvent l’endroit où l’assemblée se réunissait régulièrement : oui, Paul observait le Shabbat.

     Pourtant, c’est un Shabbat à Thessalonique que des Juifs et des Grecs crurent à la Bonne Nouvelle, assemblés dans la synagogue  pendant 3 Shabbats de suite en présence de Juifs et de Grecs : (Actes 17 : 1-4)

    Et il agit de même à Corinthe (Actes 18 : 1-11) envers Juifs et Grecs et toujours pas un mot d’un jour nouveau d’adoration qui serait le Dimanche : 
     

    « Paul discourait dans la synagogue chaque Shabbat, et il persuadait des Juifs et des Grecs. » 

    Ce passage est remarquable parce qu’il nous montre que Paul travaillait la semaine et il s’arrêtait le 7ème jour pour observer le Shabbat, tout comme Lydie la marchande de pourpre.

    Paul est resté 18 mois c'est-à-dire 78 Shabbats à Corinthe au cours desquels, semaine après semaine il enseignait dans la synagogue la Parole de D.ieu.
    Après que certains Juifs se fâchèrent, Paul n’enseigna plus qu’aux païens seulement - et pourtant il continua de leur enseigner le Jour du Shabbat.

    Paul a enseigné aux Juifs et aux païens à chaque Shabbat et il travaillait les six autres jours en accord avec « Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage ». 
    Si Paul observait aussi le dimanche, il aurait couramment profané l’autre aspect du commandement du Shabbat, n’ayant travaillé que cinq jours.

    Voilà pourquoi, les gens des nations de ce temps-là, savaient que la Loi de D.ieu était aussi pour eux, comme cela est précisé en Isaïe 51 : 4 : 
     

    « La Loi sortira de Moi et J’établirai Ma Loi pour être la lumière des peuples ».

    Et voilà pourquoi ils gardaient aussi le Shabbat.

     Le mot Shabbat figure 105 fois dans le Tanah (tous les écrits de la Première Alliance), et 62 fois dans la Nouvelle Alliance : combien de fois figure  le  mot  Dimanche ?

            

    Les textes de la Nouvelle Alliance mentionnent 8 fois le 1er jour de la semaine sans jamais dire qu’il est béni, sanctifié ou choisi par D.ieu pour être respecté ou honoré comme jour d’adoration. (Matthieu 28 : 1 ; Marc 16 : 1-2 ; 9 ; Luc 24 : 1 ; Jean 20 : 1 ; 19 ; 1 Corinthiens 16 : 1-2 ; Actes 20 : 7)